Angkor, toujours

Le grand circuit

Le grand circuit
Preah Khan © Claude Hervé-Bazin

Quittant Angkor Thom par la porte nord, on abandonne le Petit circuit pour le Grand. L’itinéraire occupe généralement une journée entière.

Première escale, le complexe monastique bouddhique de Preah Khan (1191, photo) a lui aussi été bâti par le puissant Jayavarman VII, en l’honneur de son père et de sa victoire vengeresse sur les Chams. Le roi semble y avoir résidé en attendant la fin des travaux d’Angkor Thom.

Ce temple bas révèle un enchevêtrement de petites pièces à demi effondrées libérant, de-ci, de-là, un bal d’apsaras, d’ascètes et de singes. La sculpture est ici particulièrement remarquable.

Impossible, dans ce dédale, de trouver seul son chemin jusqu’à l’autel d’Indradevi. L’image en pierre de la seconde épouse de Jayavarman VII repose sous l’auvent de pierre d’une voûte effondrée, dont les blocs énormes menacent son éternité. Quelques bâtonnets d’encens à demi consumés et des billets froissés témoignent d’offrandes continuelles.

C’est Indradevi qui poussa son monarque de mari à s’éloigner du culte hindou du dieu-roi pour épouser la philosophie du bouddhisme mahayana. Cette transition en forme de révolution sociale vit le monarque garantir l’un et l’autre culte, tout en s’ouvrant davantage aux intérêts du peuple — par ailleurs abruti de travail…

Pour la première fois de l’histoire khmère, de simples travailleurs se virent représentés sur les bas-reliefs, tandis qu’étaient bâtis routes, ponts, gîtes d’étape et quelque 102 hôpitaux disséminés aux quatre coins du royaume. L’un d’entre eux, Neak Pean, est tout proche, amarré à un îlot artificiel flottant sur les vestiges d’un ancien baray (bassin).

Texte : Claude Hervé-Bazin

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