Santé et sécurité Cambodge

Santé

Dans un pays ruiné comme le Cambodge, la situation sanitaire est évidemment déplorable. La population connaît les ravages du paludisme, de la malnutrition, de la tuberculose, actuellement première cause de mortalité, et de la rage (pays le plus touché par cette maladie).
Quant aux voyageurs, les vaccins, les règles élémentaires d’hygiène et les précautions alimentaires habituelles les préserveront dans la plupart des cas.

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Vaccinations

Aucune vaccination n'est obligatoire pour les voyageurs en provenance d'Europe.

Sont très fortement conseillées :

- Les vaccinations « universelles », encore plus utiles là-bas. Diphtérie, tétanos, polio, coqueluche et hépatite B.

- Hépatite A : absolument indispensable.

- Typhoïde : indispensable, sauf peut-être pour un très court séjour dans la capitale. Il existe également un vaccin combiné hépatite A + typhoïde.

- La rage : attention aux chiens, souvent porteurs de la maladie. En cas de morsure, laver immédiatement et abondamment la plaie avec du savon. Puis consulter en urgence un médecin recommandé par les autorités consulaires ou les expats du coin pour se faire injecter le vaccin curatif ou se faire rapatrier en urgence. Les symptômes n’apparaissent pas avant 10 à 15 jours, mais l’issue est alors toujours fatale. La vaccination est indispensable pour les séjours longs et en zones rurales.
Ne pas oublier que même lorsqu’on est déjà vacciné, il faut se faire injecter aussi vite que possible le rappel, puis une autre dose 24h après.

- L’encéphalite japonaise : elle sévit en permanence, mais surtout, par épidémies, dans les zones de rizières et particulièrement en période de mousson. C’est une maladie grave. La vaccination est d’autant plus recommandée que les séjours ruraux seront longs, en particulier dans les zones de rizières, en période de mousson et après.

Paludisme

Un traitement antipaludique fortement conseillé, même si le paludisme affecte surtout les zones rurales. Ne pas prendre cette maladie à la légère ! Ainsi, si à Phnom Penh et à Siem Reap il n'y a quasi-pas de paludisme intra-muros, les moustiques vecteurs sont bel et bien présents sur le site d'Angkor, où vous ne manquerez certainement pas d'aller admirer un coucher de soleil... l'heure où se réveillent ces « chaires » bestioles !

Utiliser donc abondamment des répulsifs antimoustiques efficaces (à base de DEET 50 %). Il est conseillé de s’enduire les parties découvertes du corps et de renouveler fréquemment l’application (toutes les 4h). Une moustiquaire imprégnée d’insecticide est utile (moustiquaire souvent fournie dans les hôtels mais rarement imprégnée ; emporter la sienne !). Porter des vêtements couvrants, si possible imprégnés d’insecticides (chemise à manches longues et pantalon), lorsque la nuit est tombée et jusqu’au lever du soleil. Éviter le parfum. Ne pas oublier les antipaludiques prescrits par un médecin.

En cas de fièvre pendant ou après le voyage, consulter d’urgence un spécialiste.

La dengue

La dengue est également transmise par les moustiques mais de jour. Les symptômes sont sensiblement les mêmes que pour le paludisme (fièvre, migraines, douleurs musculaires, fatigue intense et, en prime, parfois une éruption cutanée), à cette différence près que cette maladie n’est généralement pas mortelle. Heureusement, car on ne lui connaît pas de traitement. Protégez-vous ! Une raison de plus pour éviter de se faire piquer...

Virus Zika

Comme la dengue, le zika est transmis par un moustique qui pique le jour. Maladie grave pour les femmes enceintes.

L'eau

L'eau est le principal vecteur de maladies. On ne le répétera jamais assez, ne JAMAIS boire l'eau du robinet. Bien vérifier que les bouteilles d'eau (purifiée) que l'on vous propose sont fermées. Si elles ont été décapsulées avant d'être placées sur votre table, les refuser. Éviter tous les glaçons.

Se munir éventuellement d'une gourde et purifier l’eau suspecte grâce à un procédé individuel et économique : lifestraw. Il s’agit d’une sorte de paille qui filtre bactéries, virus et parasites (à hauteur de 99,99 % : du jamais vu) avec une capacité de 1 000 litres, soit la consommation d’une personne sur une année.

Les aliments

Les aliments sont l'autre source de problèmes intestinaux. Le choix des restaurants s'avère donc primordial : si c'est vraiment très sale, fuyez ! Un endroit vide doit être considéré comme louche.
À Phnom Penh, les estomacs fragiles préféreront sans doute les restos occidentaux, non par conservatisme mais par mesure d'hygiène. Ne pas exagérer cependant, on trouve tout plein de bonnes et fiables adresses khmères.
Éviter les crudités et les légumes non bouillis. De même pour les glaces et fruits déjà épluchés.

Aujourd'hui, le traitement d'une turista simple de l'adulte repose sur l'association d'un antibiotique et d'un ralentisseur du transit intestinal.

Autres conseils santé

- Le soleil tape fort au Cambodge, surtout à Angkor : se couvrir la tête avec un chapeau à larges bords et ne pas oublier sa crème solaire. Boire beaucoup d'eau (purifiée) ou de Coca Cola pour éviter la déshydratation. En cas de coup de soleil, appliquer la pommade Biafine.

- La bilharziose et certaines parasitoses s'attrapent lors des baignades sur les bords du Mékong, dans les eaux stagnantes ou à faible débit.

Les piqûres et morsures d’animaux

Si vous êtes piqué par de petits insectes, employez de la pommade type Parfenac (anti-inflammatoire). Pour les moustiques, on a déjà parlé du paludisme, de la dengue et du zika. Les piqûres de scorpion sont douloureuses mais jamais mortelles, sauf exception rarissime. On trouve des scorpions dans les temples, alors mieux vaut ne pas glisser ses mains n’importe où (sous les cailloux notamment) et attention au moment de remettre ses chaussures, prisées par les scorpions. N’oubliez pas de les secouer avant de les remettre. En cas de piqûre, consulter un médecin.

Les morsures de serpent peuvent être mortelles, mais là encore, les cas sont rares, car le serpent est un animal craintif. Porter des chaussures montantes et marcher en faisant du bruit. Éviter les sandalettes à Angkor. En cas de morsure, ne pas s’affoler, éviter de courir, poser un bandage serré autour de la plaie et essayer de la refroidir. Ne pas exciser. Le venin met souvent plusieurs heures avant d’agir ; il convient donc de trouver un hôpital au plus vite !

Les sangsues abondent dans les hautes herbes pendant la saison des pluies. Ne jamais tenter de les arracher.

Pharmacies

- Ne pas trop se fier aux « pharmaciens » du pays (certains vendent des médicaments périmés ou contrefaits et ils ne sont pas plus pharmaciens que vous, bien souvent) ou aux hôpitaux (sous-équipés). Demander conseil à son ambassade, qui connaît les adresses compétente. En cas de pépin sérieux, prendre le premier avion pour Bangkok, qui possède les meilleurs hôpitaux de la région. Savoir enfin qu'au Cambodge, les études de pharmacie (et de médecine) se font en français. Si un médecin ne parle pas le français, dans la plupart des cas, ce n'est pas bon signe...

- Il existe de deux types de pharmacies, les A et les B. Les premières sont tenues par des pharmaciens diplômés qui proposent théoriquement de vrais médicaments. Le problème, c'est qu'il n'y en a quasiment pas. Les secondes (les B) ne sont que des revendeurs de médicaments.
La plupart d'entre eux sont des faux souvent fabriqués au Vietnam. Ces contrefaçons, sorte de placebos dans le meilleur des cas, toxiques dans le pire, ont la forme, le goût, la couleur et l'emballage des médicaments qu'ils copient. La prudence certaine est donc de rigueur. C'est simple, évitez les petites pharmacies de rue, même si les médicaments qu’on y propose semblent familiers.

Sécurité

Après des années d'insécurité dues à la guérilla des Khmers rouges, le Cambodge est progressivement rentré, depuis 1998 (année de la fin des combats), dans une période de stabilité et de sécurité civile.
Phnom Penh a connu une véritable métamorphose et a quitté le cercle des capitales dangereuses. Ce qui n’empêche pas d’être vigilant : le vol à l’arraché (surtout des gars à moto) est en expansion. Alors tenez bien vos sacs quand vous marchez dans la rue, circulez à bord d’un tuk-tuk ou d’un moto dop. La nuit, mieux vaut prendre un tuk-tuk qu’un moto-dop. Comme il y a moins de circulation, ces derniers ont tendance à rouler nettement plus vite ou carrément en état d’ivresse, quand ce n’est pas les deux...

Siem Reap, la région des temples d'Angkor et les grandes villes sont des destinations sûres. Jusqu'aux provinces reculées de Kratie et du Ratanakiri et, surtout, de Païlin (l'ancien fief des Khmers rouges) qui s'ouvrent au tourisme.

On peut donc se balader de façon autonome presque partout. Cela n'empêche pas de se méfier, comme dans n'importe quel autre pays, des pickpockets dans les marchés et les bus, ainsi que des quartiers excentrés un peu trop sombres la nuit. On donne la même consigne qu'en maints autres pays : en cas d'agression armée, ne tentez pas de résister.
Concernant l'argent, ne jamais en emporter beaucoup vous promener. Enfin, lorsque vous partez en balade, laissez votre passeport dans un lieu sûr et ne conservez sur vous qu'une photocopie.

Mines

Les mines antipersonnel ont été posées pendant deux décennies, essentiellement dans le nord-ouest du pays, entre 1978 et 1998, pendant une guérilla qui a débuté avec l’occupation vietnamienne (à partir de 1978). Des millions de mines ont été posées aussi bien par les Khmers rouges que par l’armée, cambodgienne ou vietnamienne.
Même après le départ de cette dernière, en 1989, la guérilla a continué jusqu’à la mort de Pol Pot et la fin des combats en 1998, affectant considérablement le pays.
Autre fléau, les 2,7 t de bombes lâchées par les États-Unis sur le territoire entre 1965 et 1973. On estime que 20 % des engins n’ont pas explosé. Ce sont encore des millions de munitions qui sommeillent toujours sur le sol cambodgien...

Le travail de déminage a commencé en 1990, avec l’aide des ONG qui avaient pris le relais des Casques bleus. Mais des milliers d’engins explosifs seraient encore enfouis dans le sol cambodgien.

Le bilan des dégâts est lourd. Il faut seulement une poussée de 5 kg pour provoquer l’explosion de certaines mines. Depuis 1979, près de 65 000 victimes ont été recensées. On en croise partout dans les rues.
Phnom Penh n’est pas minée, et Angkor a été nettoyé entre 1990 et 2000. Si quelques endroits isolés à la frontière thaïlandaise peuvent encore comporter un risque, il n’y a aucune raison de s’y aventurer seul.

Sexualité

Le Cambodge n'a rien à voir avec la Thaïlande, mais les mœurs ont beaucoup évolué avec l'arrivée des forces de l'ONU en 1992, et de la prostitution.

Le sida a fait une entrée fracassante dans le pays. En provenance notamment de Thaïlande, près de 50 % des prostituées seraient séropositives !

Tout aussi grave et dramatique est l'existence de la prostitution enfantine. Nombre de potentats locaux ont rapidement compris les profits rapides qu'ils pouvaient tirer de ce trafic de gamines et gamins vendus, facile à mettre en place et peu coûteux. Il s'agit d'un esclavage abject et intolérable que chaque touriste doit combattre.

Si vous vous trouvez face à une situation où un enfant se trouve en danger (sexuel, mais pas seulement), composez le numéro de téléphone d’urgence : 1280.

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