Randonnée dans les Highlands de l'Ouest . Du Knoydart à la Fisherfield Forest

Forum Écosse

Aux abords du loch Kernsary , le terrain est de plus en plus accidenté .Peu avant d’atteindre le loch . .Nous nous arrêtons pour déjeuner frugalement (il ne nous reste vraiment plus grand-chose comme on le verra le lendemain ). Un passage un peu pentu lorsque nous longeons le loch qui est d’un bleu incroyable .

Photo Whymper

Nous arrivons à un panneau qui nous indique deux itinéraires pour Poolewe . Nous avons rejoint la civilisation !


Photo Cyrus

Photos Whymper

Photos Cyrus

![j10_34|666x500](upload://moMSOU5s9t75hTrSKefazinXRxi.jpeg

On voit très bien sur cette photo la crête enneigée de l’A’ Mhaighdean .

Photos Whymper

Vue sur les montagnes de Torridon

Après avoir fait une longue halte en vue du loch Kernsary , dans un endroit magnifique , nous reprenons notre route et nous arrivons à Poolewe

Arrivée à Poolewe

Arrivée à Poolewe . Vue sur les jardins d’ Inverewe

Photos Cyrus

Notre sentier débouche sur la route de la côte tout près des jardins d’ Inverewe . Nous avons mis 7 heures pour venir de Carnmore . Nous avons beaucoup traîné, pour prolonger au maximum notre aventure qui est maintenant terminée puisque nous avons pleinement retrouvé la civilisation .

A suivre

Poolewe, c’est le lieu où un bateau français devait attendre Bonnie Prince Charlie dans sa fuite après le désastre de Culloden . Je me plais à imaginer sur les cartes les différents itinéraires par lesquels il aurait pu passer après ses pérégrinations dans le Knoydart et au dessus du glen Shiel . Finalement , il s’embarqua pour les Hébrides et le navire français l’attendit en vain à Poolewe .
A Poolewe, je sais qu’il y a les jardins d’Inverewe, et je suis très intéressée par les jardins, les rhododendrons en particulier, que j’aime suffisamment pour partager avec eux ma couchette dans un train de nuit si j’en ai trouvé une variété intéressante à planter dans mes Highlands personnelles .Mais notre souci premier est de nous établir pour la nuit (nous devons prendre le bus le lendemain à 8h05), d’autre part, nous avons faim, comme toujours.
Nous trouvons facilement à camper au camping-caravaning de Poolewe. Normalement, nous ne fréquentons pas des lieux de ce genre, mais nous avons besoin de nous rendre un peu plus présentables, et d’abord d’être à peu près propres, avant de retrouver la civilisation.
Le camping est très bien situé, il a vue sur la mer, mais du même coup, nous ressentons le vent du large, et le montage des tentes s’avère difficile, nos tentes manifestent un fâcheux désir de se transformer en montgolfières. D’autre part, la toile de nos tentes manifeste une curieuse tendance à rétrécir, et nous avons le plus grand mal à fixer nos arceaux : nous ne voulons pas prendre le risque de les casser.Nous offrons donc un spectacle divertissant aux touristes installés avec leur camping car.

Photos Cyrus

Une fois installés, nous pourrions bien entendu aller visiter les jardins d’ Inverewe, mais nous donnons priorité à la recherche de l’arrêt d’autobus, situé devant le post office, et à celle d’une nourriture consistante accompagnée d’ale. C’est le dimanche, et tout nous paraît fermé. Par bonheur, l’hôtel et son restaurant sont ouverts, et nous n’aurons donc pas à nous contenter d’un repas de muesli et flocons d’avoine . Notre faim calmée, pleinement heureux d’être arrivés au but nous aurons le courage de nous promener dans Poolewe . Nous nous intéresserons surtout à la rivière Ewe , déversoir du loch Maree .

Photos Cyrus

Nous reviendrons ensuite à notre terrain de camping, confortable ,avec de bonnes installations sanitaires , et des abris pour les repas prévus pour ceux qui dorment sous la tente . Le lendemain, il nous faut entamer notre long voyage de retour, par Inverness ,Edimbourg et Londres .

A suivre

A Poolewe, le bus arrive au lieu et à l’heure dite. Il va jusqu’à Inverness en longeant successivement le loch Ewe, la baie de Gruinard, puis le Little loch Broom . Aucun de nous n’a fait de photos, ce que je regrette . Nous sommes tous les quatre affamés . Notre reste de muesli ne nous a pas suffi et il ne nous reste plus que deux mininuts apportés par notre Whymper et deux sablés, le tout à partager entre nous quatre . Un souvenir devenu désormais légendaire . Pas de possibilité d’acheter quoi que ce soit à Poolewe la veille qui était un dimanche . Je remarque que le trajet est très beau, mais je songe que les touristes motorisés ne voient souvent , et de manière trop rapide , que ce que nous voyons sur nos trajets “utilitaires”. En passant le long du Little Loch Broom, j’ observe attentivement la péninsule de Scoraig, et le chemin qui permet de se rendre dans ce village, un lieu qui me fait rêver. Un autre moyen permet d’attendre Scoraig, une traversée en bateau à partir de Badcaul sur la côte .Il me paraitrait intéressant, si nous repartions , après avoir traversé le Great Wilderness jusqu’à Dundonnell, de passer par la presqu’île de Scoraig et de trouver le moyen de traverser le loch Broom jusqu’à Ullapool*

Le parcours sera très intéressant jusqu’à Corrie Hallie’s Gorge, dont les environs me rappellent certains paysages cantaliens .plus banal ensuite, et franchement laid en arrivant à Inverness.

  • J’ écris cela en 2012 . Un bac, indiqué sur la carte a existé autrefois, permettant de traverser le loch Broom . Malheureusement, il n’existe plus depuis longtemps .

A suivre

Arrivés à Inverness , nous devons passer de la gare routière à la gare ferroviaire . Elles ne sont fort heureusement pas très éloignées l’une de l’autre mais nous n’aurons pas le temps de nous procurer de quoi manger . Nous espérons trouver de quoi satisfaire notre faim de plus en plus pressante dans le train . Nous avons la désagréable surprise de devoir prendre un bus de remplacement jusqu’à Aviemore, la voie ferrée ayant été coupée par suite des intempéries. Nous sommes un peu surpris, n’ayant subi qu’un fort vent et des averses de grésil dans le glen Torridon, ainsi que du brouillard et un vent glacial au sommet du Bheinn Eighe Mountain Trail , mais rien de si marquant finalement . Apparemment , il n’en a pas été de même à l’Est , donc les affamés devront attendre .
Le temps est bouché, la circulation sur la route est importante . Nous ne profitons guère du trajet . Seul fait amusant , au moment de décharger la soute à bagages, un géant écossais employé par Scotrail se saisit du sac à dos de Théodorine (18kg, dont trois de cailloux) presque du petit doigt. Vraisemblablement, ce doit être un ancien champion du lancer de troncs d’arbres . Aussitôt après , il fait la même chose avec un landau, et je crois me souvenir que le bébé était à l’intérieur . Théodorine admire d’autant plus qu’il lui faut parfois faire appel à nous, pour se mettre sur ses pieds lorsqu’elle est assise avec son sac sur le dos . Mais l’objectivité oblige à dire qu’après, la mule avance sans problème .

A suivre

Nous n’aurons guère profité du paysage entre Inverness et Edimbourg . Il ne fait pas beau ,comme en témoigne cette unique photo , des Cairngorms prise par Cyrus .

Toujours quasiment à jeun depuis le matin (un demi mininuts et un demi sablé par personne ), nous aurons la satisfaction de voir notre train enfin pourvu de ravitaillement à Perth . Fort heureusement , depuis le matin, mulets et mules n’ont guère eu à faire d’efforts physiques . J’évoque très souvent la question du ravitaillement dans mes carnets de voyage . On peut le déplorer , mais toutes les bêtes de somme ont besoin d’être suffisamment nourries .

L’arrivée à Edimbourg nous permet d’admirer une fois de plus le grand viaduc sur le Forth emprunté par la ligne de chemin de fer.

Photo Cyrus

Nous descendons à Waverley, où Théodorine et moi, nous nous déchargeons de nos sacs à la consigne . Je crois me rappeler que cela coûtait 10 livres . Actuellement , j’ai compris , peut-être à tort , qu’on ne pouvait plus laisser de bagages à la gare d’Edimbourg . crainte du terrorisme comme en France . En tout cas, ces messieurs vont passer tout l’après-midi et toute la soirée à parcourir Edimbourg avec leurs gros sacs sans lesquels visiblement, ils se sentiraient diminués, tandis que Théodorine et moi-même , nous ferons du lèche-vitrines avec toute l’allégresse que fait naître une légèreté retrouvée .

Cyrus et moi . Photo Whymper

A suivre

Nous aimons beaucoup Edimbourg depuis notre premier voyage, et nous y passerions volontiers une semaine, mais ce jour-là, il y fait vraiment froid, et je ne l’avais guère prévu.Nous flânerons avec plaisir dans la ville, un peu frigorifiés, alors que le soir, c’est paraît-il la fête de l’été.
Sortis de la gare de Waverley, après avoir salué notre ennemi Wellington, nous nous nous dirigeons d’abord , côte New Town , vers le monument de Walter Scott .

Wellington sur son cheval

Photo Whymper

Photo Cyrus

Walter Scott et son chien

Pour nous (à l’exception de notre Whymper qui découvre Edimbourg ) c’est une sorte de pélerinage devant la statue de l’auteur dont les oeuvres m’ont conduite à rêver de l’Ecosse . J’ai parlé abondamment de Walter Scott et de son importance historique dans le carnet de voyage précédant celui-ci intitulé *Dans les montagnes de l’Ouest de l’Ecosse *

A suivre

Notre visite à Walter Scott terminée, nous nous dirigeons vers Old Town , pour réviser nos connaissances acquises en 2012, et pour faire découvrir la vieille ville à notre Whymper . Il nous faut d’abord emprunter un pont qui franchit les voies qui partent de la gare de Waverley .

.

Impossible de ne pas remarquer , dominant les jardins de Princes Street, l’université d’ Edimbourg, monument dont j’apprécie l’architecture et qui me paraît sortir tout droit d’un film d’épouvante avec ses tours surmontées de dents acérées .

Photo Whymper

Nous entrons dans la vieille ville par un passage aménagé sous une maison qui nous rappellent , à Théodorine et à moi, les traboules que nous avons connues pendant nos années de jeunesse lyonnaise
.

Peu après, nous arrivons sur le Royal Mile , l’artère principale de la vieille ville .

Au fond à droite , la cathédrale Saint Giles

Nous entrons dans toutes les cours accessibles, au gré de nos humeurs .

Ici a vécu Robert Burns !

A suivre

.

Nous continuons ensuite nos déambulations, et nous finissons par nous rendre au pub que nous avions déjà testé et apprécié en 2010 , le White Hart Inn, le plus vieux pub d’Edimbourg , à Grassmarket .

Deacon Brodie est le personnage qui aurait inspiré à Stevenson Docteur Jekyll et Mister Hyde

Une enseigne à l’effigie du célèbre chien Bobby qui veilla jusqu’à sa mort sur la tombe de son maître décédé , sans pour autant refuser d’aller tous les jours manger au restaurant .

Photos Whymper .

Arrivée à Grassmarket , dominée par le château .

Photos Cyrus

Intérieur du pub

Après nous être restaurés et avoir bu notre ale rituelle (du cidre pour Théodorine ) , nous partons faire des achats de souvenirs . Non loin de Grassmarket , nous entrons dans une librairie où je découvre un exemplaire d’occasion du *Scottish Studentsongbook * qui nous promet des soirées d’hiver réjouissantes, à Cyrus et à moi . Nous allons pouvoir chanter "Will ye no come back again " consacré à Bonnie Prince Charlie .

Cela s’ajoutera à mon répertoire . Jusque là , je n’avais en matière de chants inspirés par la question jacobite que "The lovely lass of Inverness " dont je pense sans en être certaine qu’il est inspiré par le désastre de Culloden, l’homme cruel mis en cause étant le duc de Cumberland, le Boucher .

25 Scottish Songs, Op. 108: No. 8. The Lovely Lass of Inverness. Affettuoso assai ed espressione

A suivre

Nos achats accomplis, nous repartons pour New Town, pour revoir les jardins de Princes Street , le cimetière de Saint Cuthbert et le château sous différents angles . Nous avons besoin de marcher . Il nous est impossible de changer trop brutalement de mode de vie .

Photo Cyrus

Moument funéraire

Le château , vu du cimetière de Saint Cuthbert

Photos Cyrus

Je suis certaine que notre Whymper, amoureux des mathématiques, a pris cette photo à cause de Napier .

Jardins de Princes Street . Photo Cyrus

Nous marchons quelque temps dans les jardins de Princes Street

.

Panneau consacré à l’histoire géologique du site des jardins et du Château

![Ecosse (431)château et jardins de Princes Street|666x500]

(upload://r7TbRO84VluZ5BJ3CBwZ7LdykVG.jpeg)

Photos Cyrus

Après cette sorte d’aller-retour, avec la logique très particulière qui est la nôtre, nous allons pénétrer un peu plus profondément dans Newn Town .

A suivre

Au cours de cette promenade dans New Town ,nous nous intéresserons surtout aux pubs de Rose’s Street , en fait seulement à leur extérieur . Nous sommes tout de même loin d’être des piliers de pub et nous sortons tout juste du White Hart Inn .

![Ecosse (393)|666x500](upload://dP2Or5f0ySj60GROmuOrH2RC1Ow.jpe

Photos prises par Cyrus, qui a été tout particulièrement attiré par cette publicité .

Quant à moi, j’ai surtout été attirée par le pub The Kenilworth, qui m’a aussitôt fait penser au roman de Walter Scott . D’ailleurs l’enseigne est à l’effigie de Walter Scott, tenant à la main la plume avec laquelle il écrit .

Photo Whymper

Nous nous sommes ensuite rendus jusqu’à une place typique de l’architecture de New Town , comportant comme il se doit un square réservé à ses habitants en son centre .

Photo Cyrus

A suivre

Après cette incursion dans New Town, nous décidons de revenir dans Old Town . Nous avons appris que la fête de l’été doit se dérouler sur Arthur’s Seat . Nous partons donc dans cette direction en descendant Canongate jusqu’à Holyrood Palace . Mais le vent glacial qui souffle sur Canongate nous dissuade d’aller plus loin .

Près d’Holyrood Palace . Photo Cyrus

En arrivant à Holyrood Palace . Photo Whymper

Palais du Parlement écossais . Photo Cyrus

Holyrood Palace
Photo Whymper

Renonçant à suivre tous ceux qui se dirigent vers Arthur’Seat , nous revenons sur nos pas et nous nous trouvons nez à nez avec ce personnage sur Canongate .

Photo Cyrus .

Je ne l’ai pas remarqué lors de mon dernier passage à l’automne 2025 . Est-il parti sous d’autres cieux ?

Finalement , nous quittons Old Town pour rejoindre la gare où nous attend le Caledonian Sleeper . Demain matin, nous serons à Londres .

A suivre

A Londres, nous devons passer de London Euston à la gare routière de London Victoria, et nous avons décidé de prendre à nouveau le métro. Nous avons plusieurs heures devant nous et nous voulons en profiter pour aller faire un tour dans le centre . Lors de nos passages à Londres en 2010, nous n’avions guère eu le temps que de passer de la gare de London Euston à la gare routière de London Victoria .

A London Euston

Adieu au Caledonian Sleeper

Manque de chance , le matin à 7h30 dans le métro londonien, , il y a déjà foule. Nous devons éviter d’être séparés, et il n’est pas facile de se faufiler avec nos gros sacs. Je suggère donc que nous adoptions la formation des légions romaines, en carré, courbés sous nos sacs, la formation dite de la tortue. Nous ne nous servons pas de nos bâtons de marche comme piques, parce que nous conservons un minimum de sens moral, mais la tactique adoptée est efficace.
Nous devrons laisser passer plusieurs rames avant de pouvoir monter tous les quatre. Lorsque nous descendrons, nous marcherons à la queue leu leu, et nous ressemblerons à une procession de cloportes.

A suivre

Arrivés à la gare routière, nous laissons tous nos sacs à la consigne, même ces messieurs (leur marche héroïque dans les rues d’Edimbourg a dû leur suffire ) et nous partons pour un peu plus de deux heures de visite à pied. Absolument rien d’original . Je n’ai pas étudié l’anglais au lycée (pas question d’apprendre une langue dépourvue de déclinaisons ) et je suis passée par l’Angleterre pour la première fois il ya deux ans lors de notre premier voyage en Ecosse . Je n’ai vu de Londres que des faubourgs , en voyageant par Eurolines, ce qu’on peut en connaître par un trajet en taxi entre London Victoria et London Euston, ces deux gares, et le métro . En parfaite touriste plouc et novice, je veux voir l’extérieur de Westminster et du Palais du Parlement .
Nous allons faire ce trajet à pied . Nous arrivons bientôt devant Buckingham Palace, et nous intéressons particulièrement aux lions de la grille et au monument dédié à la reine Victoria

Lions et chevaux

Photo Cyrus

Lion

Photo Cyrus

Le lion* comme symbole , c’est tout de même autre chose que le coq, le plus stupide des volatiles, que la France a choisi pour la représenter . La perfide Albion, notre ennemie héréditaire, en est bien consciente . Le marquis de Salisbury, ministre de la reine Victoria que nous allons bientôt saluer, n’a-t-il pas dit "Laissons au coq gaulois ces sables à gratter ! "

Mais il y a aussi des monstres marins et des chevaux sur ces grilles et sur les poteaux qui les soutiennent . Symboles de la domination maritime et terrestre ?

Monstres marins

Monstres marins . Détail

Monstres marins et cheval

Cheval

Lion, monstres marins et cheval sont déclinés dans toutes les combinaisons possibles sur ces piliers et ces grilles

Tournant le dos à ces grilles , nous dirigeons vers la reine Victoria

  • La lionne ,ce serait encore mieux . Ce ne sont pas ces fainéants de lions qui chassent .

A suivre

Il est impossible de ne pas voir le monument à la mémoire de la reine Victoria, situé entre l’entrée principale de Buckingham Palace et Saint James Park . Mais la statue de la reine est située côté Saint James Park .

De part et d’autre de l’escalier central qui permet d’accéder au monument , situé à gauche sur la photo, deux statues ont attiré notre attention à tous les quatre , celle de l’Industrie, et celle de l’Agriculture (l’agriculture anglaise a été la première à faire l’objet d’une modernisation en Europe) . Cette volonté de modernisation a suscité d’ailleurs des protestations de la part de ceux qui en faisaient les frais ,qu’il s’agisse des enclosures ou des clearances écossaises .

Photo Cyrus

J’ai eu tort de voir là spontanément un marteau . En fait cela ressemble plutôt à la masse que j’utilise lorsque je dois planter un piquet dans mes Highlands personnelles .

Photo Cyrus

Voyant ces deux statues , je n’ai pu m’empêcher d’y voir les symboles du communisme , saugrenus dans cet environnement , et de voir dans la reine Victoria , la "grand -mère de l’Europe ", la Petite Mère des Peuples de l’UKSS . Plaisanterie facile et anachronique puisque le Victoria Memorial date de 1911 .

Photo Cyrus

Photos Whymper

Enfin , nous découvrons la Reine Victoria , tenant le Monde dans ses mains .

Photo Whymper

Je n’ai été nullement impressionnée par sa majesté . Je lui ai trouvé au contraire l’expression renfrognée d’une concierge régentant le monde comme un escalier d’immeuble , beaucoup moins aimable que ma gardienne , une Portugaise pleine d’humour avec laquelle j’entretenais les meilleures relations et qui me racontait toutes les histoires non seulement de la maison mais de toute ma rue parisienne .

Refroidis par un accueil aussi peu agréable , nous avons rapidement pris congé d’elle .

A suivre

Après avoir jeté un dernier regard sur Buckingham Palace et la reine Victoria, nous entrons dans Saint James Park .

Photo Cyrus

Photos Cyrus

Nous allons passer un bon moment dans le parc, à observer les oiseaux et les arbres , en particulier certains arbres au pied très curieux , évoquant des doigts . La star incontestée est un pélican . Mais c’est avec les écureuils et les canards que nous passerons le plus de temps . Nous sommes plus à l’aise avec eux qu’avec les grands de ce monde .

Photo Whymper

Photos Cyrus

Photos Cyrus

Photos Whymper

Photo Cyrus

Finalement , nous quittons à regret Saint James Park pour Westminster .

A suivre

Arrivant à Parliament Square, la première rencontre que nous allons faire est celle de Winston Churchill

Puis nous tombons sur ces affiches politiques qui ne sont pas sans relation avec l’actualité internationale actuelle .

Arrivée à l’abbaye de Westminster

Photo Cyrus

Abbaye de Westminster . Photo Whymper

Abbaye de Westminster et statue de Cromwell

Photo Cyrus

Après avoir salué la reine Victoria et Churchill, nous prenons le temps de saluer Cromwell .

Cromwell . Photo Whymper

Abbaye de Westminster

Nous nous intéressons ensuite au Palais du Parlement et à Big Ben .

Photo Cyrus

Photos Whymper

Ne connaissant pas du tout Londres , je me réjouis comme une gamine d’entendre sonner Big Ben .

Après cela, mon plus grand sujet de satisfaction sera d’aller saluer Richard Coeur de Lion, qui dans Ivanhoé reçoit le surnom de Noir Fainéant quand il combat incognito à la passe d’armes d’Ashby et part ensuite ripailler dans la forêt de Sherwood en compagnie du frère Tuck . C’est le premier roman de Walter Scott que j’ai lu étant enfant , avant de lire ses romans écossais , Walter Scott qui avec Jules Verne et Stevenson m’a intéressée à l’Ecosse . Je peux donc considérer que mon voyage est quasi terminé .

Palais de Westminster et statue de Richard Coeur de lion

Richard Coeur de lion

A suivre

Comme il nous reste un peu de temps ,nous allons continuer à flâner à proximité .

Nous tombons ensuite sur le groupe des Six bourgeois de Calais, qui nous rappelle que la perfide Albion est notre ennemie séculaire .

Photos Whymper

Nous allons saluer la Tamise .

Après cela nous prenons le chemin du retour pour regagner la gare routière de London Victoria .

A suivre

Il y a peu de choses à mentionner sur ce trajet du retour à la gare routière , à part un passage devant la cathédrale de Westminster , cathédrale catholique de style néo-byzantin, mais nous n’avions plus le temps de nous y intéresser .

Pour le reste , nous avons emprunté des rues assez banales . Ce qui me surprend cependant dans Londres, c’est un mélange de maisons relativement anciennes et de constructions de style très moderne . Paris me semble présenter une beaucoup plus grande homogénéité architecturale .Est-ce parce que Paris a été épargné par les bombardements, à l’inverse de Londres ? Je n’ai pas été immédiatement séduite par ma première approche de Londres . Je me suis mise à l’apprécier davantage au cours de mes passages ultérieurs .

.

Une rue de Londres qui m’évoque une rue d’Amiens

Nous sommes arrivés suffisamment tôt à la gare routière pour ne pas avoir de problèmes . La gare routière de Londres est très confortable . Rien à voir avec les gares françaises .
Je n’ai pas conservé de souvenir du voyage du retour .

A suivre

Notre premier voyage en Ecosse, celui que j’ai raconté sous le titre *Dans les montagnes de l’Ouest de l’Ecosse * m’avait intéressée, mais un peu déçue. Le second m’avait comblée , par la beauté exceptionnelle des paysages traversés . A part une journée vraiment dure , de KInloch Hourn à Ratagan , nous n’avions pas trop souffert . De toute façon , il nous fallait bien un peu de difficulté, et nous avions bien ri . Nous avions eu une journée de grand vent et de pluie , dans le glen Torridon , nous avions eu bien froid au sommet du Bheinn Eighe Mountain Trail, l’eau avait gelé dans nos gourdes par deux fois pendant la nuit , mais cela arrive chez nous en Juillet - Août , en altitude . Nous avions donc tiré de nos deux premières randonnées en Ecosse l’idée que , somme toute , la randonnée en Ecosse était quelque chose de très accessible . Il suffisait d’éviter la saison des midges , de partir au printemps . Je m’étonnais un peu à notre retour du récit de cette Suissesse qui disait avoir pas mal souffert sur le Cap Wrath Trail .Certes, nous n’avions pas été rapides, mais nous aimons prendre notre temps . Nous avions évité de passer par les chutes de Glomach , et tout s’était bien passé .
Nous n’avions rencontré aucun Français sur cet itinéraire. On nous avait plusieurs fois adressé la parole en gaélique. Nous avait -on pris au premier abord pour des autochtones ? L’hypothèse serait pour nous trop flatteuse.Selon des Ecossais sympathiques rencontrés sur les rives du loch Hourn, jamais aucun Français ne venait randonner par là. Le Cap Wrath trail étant devenu à la mode , la situation a changé .
En 2010, nous avions marché de Bridge of Orchy à Inverie , avec pour seule interruption de parcours un trajet ferroviaire entre Fort William et Glenfinnan . Là, nous avions marché d’Inverie à Shiel Bridge , puis de Strathcarron à Poolewe , en prenant le bus et le train entre Shiel Bridge et Strathcarron . Je rêvais d’explorer la région que nous avions évitée . Nous songions tous les quatre à poursuivre notre parcours vers le Nord .
Nous ne savions pas encore de quoi le climat écossais est capable . J’ai compris après coup que nous avions bénéficié ces deux années de conditions météo exceptionnellement bonnes *. Nous avons commencé à le découvrir un an plus tard en 2013 . J’ai un peu complété mes connaissances dans ce domaine à l’automne 2025 avec l’expérience (à l’abri ) du déluge et de la tempête dans l’île de Skye .

J’ai lu ultérieurement un récit des épreuves subies par certains randonneurs sur l’étape Kinloch Hourn Shiel Bridge . L’un d’eux, qui s’était engagé dans cette étape une quinzaine de jours après nous , avait subi une pluie diluvienne .(8 cm d’eau dans la journée ) . Il avait donc abrégé l’étape en descendant sur le glen Shiel mais avait de peu manqué de tomber et de se noyer dans un petit torrent qui avait soudainement grossi . Un autre randonneur , pas le même jour ni vraisemblablement la même année , n’aurait pas choisi cette solution, il aurait suivi le même parcours que nous jusqu’au moment , proche de l’arrivée, de traverser à gué l’Allt Undalain, trop puissante pour être franchie . A cours de vivres , il aurait eu par chance un peu de réseau à cet endroit et tout juste assez de réserve de batterie pour appeler les secours . La question des passages de gué est fondamentale . S’y ajoutent les problèmes posés par le vent qui peut vous envoyer pluie, grésil ou neige à l’horizontale , vous épuiser, vous refroidir et vous conduire à l’hypothermie
A l’issue de nos deux premières expériences nous sous-estimions la difficulté de la randonnée en Ecosse . Nous l’avons appris à nos dépens lorsque nous avons poursuivi notre marche vers le Nord, avec l’idée d’atteindre enfin le Cap Wrath . Comme on le verra dans le récit suivant, consacré à notre randonnée de 2013 , nous n’avons pas atteint notre but . La montagne a accouché de quatre souris trempées .

  • Tout est possible en Ecosse, même la sècheresse sur l’île de Rum qui partage avec la région du loch Quoich le record envié de la pluviosité (3 mètres de précipitations annuelles) . J’ai bénéficié en Mai 2019 de conditions très sèches sur l’île de Rum . Quelques jours plus tard, il y neigeait .

Fin

Le récit de la fin de notre marche vers le Nord a désormais une version modifiée accompagnée des photos que ne pouvait recevoir sa version initiale sous le titre "Dans les Highlands du Nord Ouest ou comment la montagne accoucha de quatre souris trempées " .

Sujets suggérés

Services voyage