Carnet de voyage itinérance au nord de l'Espagne: de bien jolies découvertes!

Forum Espagne

De Hendaye à Bilbao:

Bonjour à tous,

Je viens ici sur ce forum vous narrer avec beaucoup de retard notre périple de l’été dernier qui nous a menés du Pays Basque français au Cirque de Gavarnie en faisant une longue boucle par le sud des Pyrénées.
Et c’est cette fameuse boucle en territoire espagnole que je détaillerai ici puisque pour la partie "française’, j’avais déjà fait un retour ici : https://www.routard.com/forums/t/retour-de-quelques-randonnees-au-pays-basque/430652

J’en avais déjà parlé dans le retour sur le Pays Basque car la randonnée que je vais décrire se trouve bien du côté espagnol mais celle-ci étant à quelques dizaines de minutes (en voiture) de la frontière, cela vaut vraiment la peine de la franchir pour découvrir cette merveille.
Donc, la première randonnée de l’été côté espagnol se fera à quelques encablures de la frontière et sera assurément une des plus belles effectuées lors de ce voyage:
La vallée de Labetxu (vallée des couleurs).
Si vous êtes friands d’érosion et de roches colorées comme nous, alors c’est assurément la rando qu’il vous faut.

Nous reviendrons repus de couleurs et de formes d’érosion.
Le soir, ayant loué un Airbnb dans le coin, nous passerons la soirée à San Sebastian pour y dîner et profiter des dernières heures du jour pour flâner le long de la plage et dans les rues de la ville:
Ici, la plage très populaire de la Concha avec le mont Urgull en arrière plan:

Coucher de soleil avec le mont Igeldo en arrière plan. C’est sur ce mont que l’on trouve un parc d’attractions Belle Epoque:

Le lendemain, nous reprenons donc la direction de Bilbao avec l’idée de prendre notre temps. Nous faisons un premier arrêt à Getaria:

On profite bien sûr de cette belle plage pour aller piquer une tête…
L’endroit est assez charmant, pas très fréquenté en cette belle journée de juillet. On profite aussi de se promener dans les rues étroites de la petite ville:


Sur le coup de 12h, la chaleur s’intensifiant, nous reprenons la route pour prendre un petit peu d’altitude et trouver un coin plus frais. Nous nous arrêtons à l’aire de pique-nique d’Elorriaga où nous perdons vite quelques degrés. Parfait pour pique-niquer: il y a des tables et des toilettes. Nous irons même nous dégourdir les jambes jusqu’au point de vue Flysch Begiratokia-Baratzazarrak:

Arrivés à Bilbao, il nous reste encore pas mal de temps cet après-midi et nous décidons d’aller voir dans un premier temps la gare d’Abando et plus exactement l’énorme verrière qui se trouve à l’intérieur et qui illustre l’histoire de la ville:

Puis direction le quartier d’Irala pour aller voir les maisons colorées où on aurait pu se croire facilement à San Francisco si la rue n’était pas aussi plate :

A voir aussi à Bilbao, le quartier du Street Art qui porte le nom de … San Francisco (décidément). On chemine vraiment au hasard dans les rues et comme le temps n’est pas extensible, on ne s’y éternise pas non plus mais il y en a vraiment beaucoup à dénicher:

Bilbao c’est aussi beaucoup de contrastes de couleurs, de matériaux, de types d’architecture, ancien et nouveau, ce qui nous fait penser à certaines villes américaines:

Mais aussi plein de détails: ici une porte, ici un plafond, une boîte aux lettres etc…

Et puis évidemment, l’endroit immanquable à Bilbao, le musée d’art moderne et contemporain Guggenheim:

Le bâtiment à 83 millions de dollars et constitué en pierre, verre et titane vaut déjà le déplacement à lui tout seul. On peut en faire le tour et y admirer d’autres oeuvres devenues aussi très emblématiques.

Nous y avons bien sûr planifié une visite (18 euros/adulte) qui s’est révélée très agréable. Le musée n’est pas du tout surchargé, les oeuvres sont très bien mises en valeur et nous ne verrons pas passer nos deux heures de déambulation à l’intérieur.

Après avoir régalé nos pupilles et afin de prolonger l’état de grâce qui nous enveloppe encore à la sortie du musée, nous allons prendre un verre sur la terrasse du hautement recommandable hôtel “The Artist”. Lieu dont la terrasse surplombe justement le bâtiment conçu par Franck Gehry. Les banquettes sont confortables et la vue y est magnifique:

Si vous voulez plus de renseignements sur cette partie, les coordonnées GPX de la randonnée, des cartes, les lieux d’hébergement, plus de photos etc j’ai tout détaillé là si ça vous intéresse: De Hendaye à Bilbao

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De bien belles photos !!!
Il y a un endroit qui aurait pu énormément vous plaire à Bilbao, c’est la " Alhondiga" restaurée par Philippe Starck, les colonnes, toutes différentes, sont fabuleuses.
J’adore la gare, elle fait partie de ma dizaine de préférées en Espagne.
Le théâtre est très beau aussi.

Effectivement, c’est un bien bel endroit qui aurait mérité une visite.

Le voyage s’est ensuite poursuivi plus au sud: direction les Bardenas.
Ils devaient constituer un des points forts du périple et ils ont tenu toutes leurs promesses.

Notre seule crainte était la chaleur (nous y étions en plein mois de juillet) et peut-être une fréquentation élevée mais ni l’un ni l’autre n’ont été contraignants.
En fin d’après-midi, nous allons faire une reconnaissance pour le lendemain et aller voir sous une belle lumière les environs de l’emblème du parc, le Castildetierra.
Les premières vues du parc en arrivant par la route:

Le Castildetierra:

Le soir en repartant, le parc s’illumine. Attention, le parc ferme une heure avant le coucher du soleil…

Le lendemain, nous partons faire une belle randonnée-pique-nique en commençant par le petit canyon situé juste à côté du Castildetierra:

Nous reprenons ensuite la voiture pour faire le tour du fameux “polygone de tir”. A cette saison, la randonnée y est interdite. Je ne parle pas de la zone militaire mais de toutes les zones adjacentes réservées à la nidification des oiseaux locaux. En revanche, les occasions de se garer sur le côté et admirer le paysage sont nombreuses:

Le lendemain, nous allons nous intéresser à un endroit encore moins fréquenté du parc: la Bardena Negra.
Alors direction sud-est pendant à peu près 45 minutes.
Nous partons pour une randonnée de 2 heures (sans les pauses) : la Pena del Fraile.
Le chemin d’accès quand on quitte la NA-126 est plutôt photogénique:

On est donc monté là haut:

Une randonnée bien tranquille, on a croisé seulement une famille.
Si vous voulez plus d’infos, notamment sur ces randonnées (traces GPX notamment), les hébergements, des cartes, plus de photos etc … J’ai développé ça là si ça vous intéresse : Les Bardenas

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Nous quittons le secteur des Bardenas et nous nous dirigeons vers les Mallos de Riglos. Un bien chouette endroit découvert un peu par hasard au gré de nos lectures. Nous avons 2 heures de route et comme nous avons traîné un peu au petit déjeuner sur la jolie terrasse du logement précédent et qu’il est déjà 13h, on se dit qu’une pause pique-nique serait la bienvenue. Le mirador de la Carrasqueta, à l’abri d’un grand chêne vert, ponctuera aisément la recherche du “petit coin de verdure tranquille avec vue” que tout un chacun se met en quête de trouver afin de se poser pour manger. Celui-ci se trouve juste avant le village de Casa Laste sur l’A-125:

Quand nous arrivons presque à destination, la vue sur les Mallos est saisissante:

Nous arrivons donc au camping Armalygal vers 14h30.
Celui-ci sera élu meilleur camping de l’été 2024 grâce à quelques atouts indéniables dont sa piscine avec vue sur les Mallos de Riglos:

Son bar-restaurant, qui distille une playlist de musique douce si bien que le peu de monde qui s’y affaire a l’air très détendu.
On n’a qu’une envie, y déguster ses glaces maison et aller s’immerger dans cette si belle piscine quasi désertée.

C’est presque avec regret que deux heures après, on doive s’arracher de notre torpeur estivale pour aller découvrir une randonnée prévue de longue date qui contourne le village de Las Penas de Riglos.
On part du camping avec, vous savez quoi, en point de mire:

L’heure à laquelle on part n’est pas idéale car il fait encore très chaud. De plus une bonne partie de la randonnée se fait à contre-jour l’après-midi jusqu’au soir car on contourne les falaises par le haut. Seule l’arrivée au pied des falaises au départ et à la fin de la rando auront un éclairage favorable. Donc, plutôt privilégier cette randonnée le matin de bonne heure…

Bon, l’avantage, c’est qu’en 2h15 de marche, on a juste croisé un couple d’Italiens qui était perdu.
On ne traîne pas pour retourner au camping et profiter encore un peu de la piscine.

On a la surprise de voir un maraicher vendre ses produits (il vient tous les soirs en fait). On y achète d’ailleurs les fameuses tomates feo de Tudela. Tomate “moche” (il existe même un concours de la plus moche) mais chair très goûteuse et juteuse.
On se dépêche d’aller ensuite se rafraîchir une dernière fois à la piscine et profiter des belles couleurs du coucher de soleil.
La piscine est toujours déserte :

Belles vues sur le rocher des vautours également depuis l’emplacement de notre tente au soleil couchant:

Le lendemain, nous prenons la direction de notre prochaine destination : la Sierra de Guara. Afin de faire une pause sur la route et en même temps y pique-niquer, j’avais trouvé un endroit sur le Net qui me paraissait aussi bien remplir le cahier des charges du “petit coin de nature tranquille avec vue” et celui-ci d’ailleurs constituera l’endroit rêvé.

Il faut prendre la direction de l’Embalse de Vadiello. Se garer au niveau du barrage et compter ensuite 15 minutes de marche pour trouver son coin de paradis à l’ombre.

La jolie route qui y mène:

Une fois sur place, effectivement l’endroit est non seulement magnifique mais aussi désert :

On y restera une bonne demi-heure pour pique-niquer sans vraiment parler. Le paysage se suffisant à lui-même…

Une randonnée dans la Sierra de Guara nous attendant (on a une heure de route), on finit quand même par lever le camp.

Toujours pareil, pour de plus amples informations sur les lieux visités, j’ai consigné ça sur cette page si ça vous intéresse: Les Mallos de Riglos

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La Sierra de Guara:

Nous voici donc arrivés à Alquézar. Le village est classé comme “uno de los pueblos mas bonitos de Espana”. L’équivalent de notre label “un des plus beaux villages de France” et on s’apercevra un peu plus tard que cette appellation n’est vraiment pas usurpée.

On s’installe au camping Alquézar situé au pied du village (18 euros la nuit). Le camping est bien rempli et autant le dire d’emblée, ne restera pas dans nos favoris car pas mal de bruit généré tôt le matin (départs pour le canyoning) et tard le soir. On avait réservé 3 nuits, on y dormira donc 3 nuits mais ce sera purement utilitaire . Dommage, car le parc naturel de la Sierra et des gorges de Guara vaut à lui seul le voyage depuis la France.

On y restera 2 jours et demi mais on aurait pu au moins doubler ce temps tellement les possibilités de randonnée (aquatiques ou sèches) sont nombreuses.

Nous avons déjà entamé la 2ème partie d’après-midi quand, notre tente installée, nous décidons d’attaquer la première randonnée du coin et sûrement la plus connue.
L’idée du jour est d’emprunter le chemin des passerelles (5 euros/personne). La caisse est juste en face de la porte qui fait office d’entrée.
Dans la première partie, on commence par la descente qui nous mènera au pied de la rivière Vero.

La 2ème partie constitue la partie la plus spectaculaire de la balade. Il y a 4 sections de passerelles en métal à emprunter. Elles culminent entre 5 et 20 mètres de hauteur.

Il y a bien sûr plusieurs occasions de baignade tout au long du parcours.
A la fin on remonte au village par une belle pente exposée.

Compter 2 h environ. Temps sur le site hautement variable suivant le temps que chacun passera dans l’eau …

Le lendemain, on décide de reprendre le canyon del Vero mais plus en amont au niveau du “Puente de Villacantal”.

Arrivés au pont, nous suivons tout bêtement le courant qui nous ramènera à Alquézar. Comme au départ de France, j’ai oublié de prendre mon sac étanche pour protéger papiers, argent et appareil photo, j’ai loué un bidon étanche 5 euros à titre préventif mais en fait ayant au maximum de l’eau jusqu’en haut des cuisses et en faisant un minimum attention, cela n’a pas été très utile.

Là aussi la baignade s’impose et curieusement la balade est très peu fréquentée en ce 25 juillet.

Bilan: là aussi on a mis 2 heures environ. La randonnée est très photogénique, ludique et gratuite (puisqu’aucun aménagement à financer). Pour la lumière, privilégiez plutôt l’après-midi.

Après une pause déjeuner à notre camping heureusement quasi vide à cette heure de la journée, nous prenons la direction de “la Portal de la Cunarda” afin d’y admirer une splendide arche.

La randonnée en elle même n’est pas franchement intéressante et offre peu d’ombre. En revanche, l’arrivée sur l’arche est splendide.

Ne pas arriver trop tard dans l’après-midi sinon l’arche sera à contre jour et pas moyen d’avoir assez de recul de l’autre côté pour la photographier. L’accès sous l’arche est un peu sportif, il faut mettre les mains.
Le soir, dîner dans un très beau restaurant sur les hauteurs d’Alquezar…
On se balade un peu en soirée, le village est très bien illuminé:

Le lendemain matin, Sierra de Guara oblige, nous avons réservé une session de canyoning dans le canyon de Formiga.

Très bel endroit. Dommage que pour des raisons pratiques, l’appareil photo soit resté dans la voiture. C’est donc avec l’appareil du mono qu’ont été prises les photos suivantes.
Au programme: Rappels, sauts (dont un de plus de 6m), toboggans, passages étroits etc … Guide très sympa, bonne humeur dans le groupe très européen pour le coup (un Hollandais, quatre Slovènes, deux Français et notre guide espagnol).

Le saut de la mort :wink:

L’après-midi, nous sommes retournés au pont de Villacantal pour profiter notamment des belles couleurs de l’après-midi sur le canyon mais aussi pour voir explorer la partie amont du pont.
L’après-midi étant bien avancée et comme il faut compter quand même une heure de marche d’Alquézar jusqu’au pont, nous n’irons pas très loin dans l’exploration et nous contenterons de profiter de la baignade avec personne autour de nous à cette heure-ci.

Au retour, très belles lumières sur le canyon:

Le chapitre Sierra de Guara s’achève, demain nous reprenons la route vers l’Est pour aller randonner dans deux endroits qui méritent eux aussi un bon détour …

Si vous souhaitez avoir des détails sur les endroits décrits, c’est là: Sierra de Guara

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Le village Alquezar est en effet un des plus beaux villages d Espagne.
Il se situe dans la province de Huesca.
A voir le chateau.
Le village possede des exemples d art rupestre dans le parc naturel du Vero qui sont classes au patrimoine mondial.

La Collegiale Sainte Marie La Majeure/Collegiale de Santa Maria la Mayor de Alquezar , je ne suis pas du tout monuments religieux, mais il est bon a savoir pour les touristes que c est le monument le plus visite de la region par les aragonais.
Elle se situe dans la partie haute du village.

La Collegiale comprend des chapiteaux romans, son cloitre et son orgue sont tres particuliers.

Au village a visiter le musee ethnographique Casa Fabian.
Le Somontano pour ses vignobles.

Site du tourisme espagnol pour Alquezar.

Salut Boncampeur,

De bien jolies découvertes effectivement et pour moi de très jolis souvenirs. J’ai l’impression de revivre notre parcours de 2016 dans le nord de l’Espagne, entre sierras, canyons et déserts. :wink:

Je suis curieuse de lire la suite et de découvrir si ces deux endroits plus à l’est sont ceux auxquels je pense :stuck_out_tongue_winking_eye:

A+ pour la suite ! :slightly_smiling_face:

Je me réponds à moi même car j’ai pris un peu d’avance en allant lire ton blog.

Je confirme que les deux endroits que tu vas explorer plus à l’est sont bien ceux auxquels j’avais pensé. :wink:

Je partage aussi ton appréciation sur la Casa Pardina et la Villa Alquezar t’aurait assurément plu !

A+

Merci Christine d’être passée par ici.
J’ai découvert ton CR sur cette région mais … après qu’on soit revenu. Je me suis aperçu qu’on avait malgré tout eu beaucoup de destinations communes.

Autour de Finestras
Notre prochaine étape va nous emmener un peu plus à l’Est au niveau de la frontière entre l’Aragon et la Catalogne.

En effet, deux belles randonnées nous ont tapés dans l’oeil dans ce coin-là.

Nous prenons donc la direction de Viacamp. Sur la route, la ville de Barbastro nous permettra de refaire le plein de carburant et quelques courses.

L’objectif du jour est d’aller admirer les murailles de Finestras. La formation rocheuse est parfois affublée sur certains panneaux du surnom de Muraille de Chine.

Nous roulons donc jusqu’au village de Viacamp. A partir de là, l’accès aux Murailles est bien fléché. A un moment donné on quitte la route pour prendre une piste (là aussi c’est bien indiqué). J’avais lu un peu de tout sur cette piste d’ailleurs mais en fait, par temps sec, elle est bien roulante et parfaitement praticable avec une simple berline jusqu’au parking.

Je dirais que jusqu’au village de Finestras, cela pourrait même encore passer en voiture mais c’est nettement plus risqué et puis c’est quand même mieux de finir en marchant afin de s’imprégner du site tout en lenteur.
On arrive en vue du village abandonné de Finestras autrefois réputé pour sa production oléicole. Le barrage n’a pas inondé le village mais ses cultures. Autant dire que ses habitants n’avaient pas d’autres moyens que de partir…

Et puis apparaissent celles pour lesquelles nous sommes venus:

On constate hélas que l’eau n’arrive plus au pied des murailles. Le niveau du bassin a considérablement baissé (on voit bien la trace sur la photo du dessus).

On monte aussi à la chapelle de San Marcos qui domine le village et le bassin de Canelles.

Ne pas hésiter à pousser la porte (ouverte à notre passage) de cette chapelle:

On aura mis 3h30 depuis le parking en tout en prenant de nombreuses pauses sur le parcours.
Le site mérite vraiment une visite. Je dois bien vous avouer, et pour employer une litote au passage, qu’on n’a pas eu froid lors de cette randonnée. La contrepartie à cette belle suée a été une absence quasi totale d’humains sur le parcours.
Il est temps de nous rendre à notre hébergement du soir et ce ne sera d’ailleurs pas un camping: l’auberge de Montfalco.
Pour y aller, il faut retrouver la route et partir à droite en direction de l’auberge. Là aussi c’est indiqué et impossible de se tromper car cette route n’a aucun embranchement et finit justement à l’auberge.
Les deux derniers kilomètres sont une piste là aussi très roulante.
Mais avant, en roulant sur la piste, nous profitons de la vue qu’on n’avait pas à l’aller :

Sur la route bitumée en direction de l’auberge, vous verrez un village abandonné sur votre droite nommé Estall, n’hésitez pas à y consacrer quelques minutes en essayant parfois de vous frayer un passage entre les ronces…
La chapelle, enfin du moins ce qui en reste, est assurément à voir:


Nous arrivons à l’auberge vers 18h. Le bâtiment, vestige d’un village déserté comme tous ceux aux alentours, a été complètement restauré pour en faire un hôtel restaurant.:

Le temps de s’installer et de prendre une douche et le dîner est déjà servi sur la terrasse qui jouit d’une vue imprenable sur le bassin de Canelles:

Nous avons choisi la pension complète pendant deux jours car moins que la difficulté de se ravitailler aux alentours il était aussi normal d’ honorer les personnes qui ont eu le courage de s’installer ici et faire revivre quelque peu la région.
En plus d’avoir une cuisine simple, copieuse et goûteuse (tout est cuisiné sur place), l’auberge pratique des prix très raisonnables.
La deuxième randonnée qui nous a attiré dans le coin est celle qui nous fera découvrir le Congost du Mont Rebei.

L’avantage du jour sera de laisser la voiture sur le parking car un des départs de cette randonnée démarre justement de l’auberge.

Egalement, c’est à partir de ce départ qu’on emprunte les deux séries de pittoresques escaliers en bois posés le long de la falaise.

Attention pas de point d’eau sur le parcours hormis à la Fuente de Montfalco qui ne se trouve qu’à 600 m de l’auberge. L’objectif du jour est d’aller jusqu’à Masieta (toilettes, boissons et souvenirs mais pas de robinet d’eau) et de revenir sur nos pas.
Nous commençons la randonnée par un chemin en descente:

La première série de 139 marches:
Vue du dessous, cela parait spectaculaire mais ça se monte très bien et elles sont bien protégées par un garde fou.

La deuxième série de 215 marches:

La première passerelle qui nous fait passer de l’Aragon à la Catalogne:

La rivière de la Noguera Ribagorçana responsable (mais pas coupable) du façonnement de ce merveilleux paysage.
On peut d’ailleurs se baigner à cet endroit. Une corde a été placée pour faciliter la descente (abrupte) et aussi la remontée !

On aperçoit déjà la partie du sentier creusé à même la paroi:

C’est à cet endroit que se trouve le passage le plus étroit, le "Congost"entre les deux parois de la montagne.

Juste après, le canyon s’élargit:

Et nous marchons jusqu’à la Masieta où une boisson fraîche prise à l’ombre nous fera le plus grand bien.
Retour ensuite par le même chemin. On se croise à des endroits parfois étroits mais tout le monde est respectueux et on laisse passer en premier ceux et celles qui paraissent le moins à l’aise.
Il y a du monde mais ce n’est pas la foule des grands jours au vu de la difficulté du sentier.

Et on reprend bien sûr à nouveau les marches, mais en descente cette fois-ci.

Bilan:

De la 2ème passerelle à Masieta c’est beaucoup moins spectaculaire. Le seul intérêt à mon avis réside dans la perspective de la boisson fraîche. On aura mis 8 h en tout avec une pause pique-nique d’une heure.

Finalement la fontaine située à 600 m de l’auberge nous aura bien dépanné car nous n’avions plus d’eau.

Deuxième nuit à l’auberge, toujours rien à redire. Nous sommes un dimanche soir et par rapport à hier, l’auberge s’est bien vidée.
Demain nous remontons vers le nord …

Pour plus d’infos sur l’hébergement et les randos, c’est là: Autour de Finestras

Les alentours d’Ainsa

Nous profitons de nos dernières heures à l’auberge de Montfalco en prenant le temps qu’il faut au petit déjeuner.
Aujourd’hui au programme, il y a encore une randonnée mais bien plus courte que celle d’hier, une baignade en milieu naturel, une autre dans une piscine et une visite citadine en soirée.
Nous prenons donc la route qui nous mène au départ de la randonnée du Congost d’Entremon. Arrivés au pont sur le barrage El Grado, nous nous garons juste après celui-ci sur un petit parking à notre droite. On vous conseille à la fin d’aller au delà du barrage (on peut le contourner facilement) car une surprise attend le randonneur un peu curieux : le sommet du clocher de l’église de l’Ascension émergeant du lac de Mediano. Curieusement, les gens qu’on a croisés ignoraient cette curiosité.
C’est parti pour quelques clichés:

On passe donc le barrage, on marche quelques centaines de mètres sur la rive droite du lac et on aperçoit très vite le sommet du clocher. C’est une vision peu commune qui nous est offerte, Nous voyons la seule partie émergée de la municipalité de La Fueva engloutie sous le lac de Mediano. On trouve un petit coin à l’ombre et on en profite pour y pique-niquer.

Après 2 heures de marche en AR sans compter la pause du pique-nique, on décide d’aller se baigner dans un endroit très accessible qui se trouve juste à côté du parking:

Bilan favorable: randonnée courte avec peu de dénivelé, de nombreux passages ombragés jalonnent le parcours et à la fin on a droit à une jolie baignade !
Nous reprenons la route et nous installons sur le lieu de notre hébergement du soir au camping d’Aïnsa (30 euros la nuit). Comme il fait encore chaud et que la piscine est quasi vide, on ne se fait pas prier pour s’immerger à nouveau après avoir monté la tente.

En soirée, nous partons pour une visite de la ville classée elle aussi comme un des plus beaux villages d’Espagne. Bon, personnellement, j’ai préféré Alquezar mais ce n’est que mon opinion…

Belles vues environnantes:

Le lendemain, nous nous dirigeons vers le canyon d’Anisclo, dont j’ai lu le plus grand bien, en prenant la très étroite et pittoresque HU-631qui est fort heureusement à sens unique. A notre arrivée, le petit parking est déjà rempli et il faut se garer le long de la route qui elle même compte de nombreuses voitures ce matin. On commence à marcher le long du Rio Bellos et on pique-nique le long de la 1ère cascade.

L’endroit ne manque pas de charme mais une impression de déjà vu et surtout la sur-fréquentation du site nous incitent à faire demi-tour et prendre la route pour Torla-Ordesa surtout que le camping n’acceptant pas de réservations, on ne doit pas traîner pour y arriver et espérer trouver une place.
Les infos sur la rando sont

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Torla-Ordesa

Dernier article sur notre périple espagnol qui se termine sur notre frontière naturelle commune. On arrive ainsi au camping de Torla-Ordesa. Attention à ne pas arriver plus tard que 14h …
On profite du fait que la majorité des campeurs soit partie randonner dans le parc national pour aller à la piscine vide à cette heure-ci. On va également se balader à Torla classé comme l’un des plus beaux villages d’Espagne:

Demain, nous attend une très belle randonnée dans ce parc national.

Attention en haute saison c’est navette obligatoire à partir du village (grand parking à disposition). C’est 12 euros/personne en AR. Ce n’est pas donné mais nécessaire au vu de la fréquentation.

Le parc national d’Ordesa est suffisamment vaste pour éviter l’engorgement. Beaucoup se contentent de marcher dans la vallée pour aller y admirer les nombreuses cascades qui s’y trouvent.

Nous optons pour une marche plus sportive qui va permettre de nous élever dans un premier temps puis revenir par le fond du canyon:
La Cola de Caballo par la Faja Pelay.
On s’aperçoit dès le départ que 75% des visiteurs se contentent du fond du canyon car peu de marcheurs s’engagent sur notre parcours.
Le sentier est essentiellement à couvert pendant la première heure et de rares cônes de vue s’offrent à nous:

Nous arrivons au Mirador de Calcilarruego au bout d’une heure et vingt minutes de marche (600 m de dénivelé). C’est bon, la magnificience du parc nous apparait enfin:

S’ensuit alors un sentier relativement plat et qui nous amènera en douceur vers le fond de la vallée:

Nous arrivons en vue du Cirque de Soaso et sa fameuse cascade “en voile de mariée”

Le retour est comme prévu ponctué de cascades où, à différents endroits, on peut se rafraîchir et effectivement il y a beaucoup plus de monde.

Nous sommes de retour au parking de la Pradera (où s’arrêtent et repartent les navettes). Nous avons passé 8 heures dans le parc.
Assez fourbus, nous profiterons tout de même des quelques heures qui nous restent pour aller refaire un tour dans le bourg afin d’y faire quelques emplettes.
En soirée, la falaise derrière le camping s’irradie au grand bonheur des campeurs:

C’est presque la fin de notre périple espagnol, demain nous remonterons vers la France sans oublier de nous arrêter déjeuner à Biescas et profiter une dernière fois des prix plus doux pratiqués par les restaurateurs espagnols. Par exemple la pizzeria Nera où l’addition s’élèvera à 41 euros pour 2 pizzas, 2 boissons et 2 tiramisus.
Le soir c’est bivouac, le premier des vacances sur les hauteurs de la station d’Hautacam mais on n’y verra pas plus loin que le bout de notre nez…
Heureusement s’ensuivra le surlendemain une superbe randonnée nous emmenant à plus de 3000 m vers le sommet d’un des pics ceinturant le Cirque de Gavarnie.
J’en ai parlé là si ça vous intéresse vers la 2ème moitié de l’article: Pic du Taillon

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Bonjour Boncampeur,
Quel plaisir de regarder ton carnet et tes magnifiques photos.
Tu as choisi de bien belles régions avec des paysages spectaculaires !!
Nous avons parcouru plusieurs de ces sites mais en plusieurs voyages.
Bilbao, le Congost de Rebei, mais l’escalier était en réfection, la Sierra de Guara et les Mallos de Riglos où nous avions un gîte au pied des Mallos d’Aguero à quelques kilomètres à l’ouest et moins fréquentés.
Cela donne vraiment envie d’y retourner !!
Un grand merci à toi.
Michèle.

Bonjour Michèle,

Merci pour ton gentil message. C’est vrai que ces coins méritent vraiment une visite et nul besoin de prendre l’avion ni de louer une voiture car la frontière française n’est pas bien loin.
De quoi être bien dépaysé à côté de chez nous !

Bonne continuation à toi

Bravo @boncampeur pour ce magnifique carnet plein de superbes photos et paysages !
je le découvre aujourd’hui via la newsletter du Routard

nous étions nous-mêmes dans ce secteur en juillet dernier, on a fait quelques randos aux mêmes endroits que vous quelques jours plus tôt (Bardenas, Alquézar, Riglos) mais même si nous aimons cela, nous faisons aussi de la ville pour alterner, nous n’aurions pas la force physique pour enchaîner tous les jours comme vous.

Si vous voulez revoir d’autres photos du secteur et aussi des journées en ville (Saragosse qui était notre base, Téruel notamment), je vous laisse l’adresse de mon carnet : Carnet de voyage, un mois en Espagne à l'été 2024 : partie 1-Saragosse et l'Aragon

Bonne soirée

Bonjour @boncampeur,

Quel régal ce carnet que je vient de découvrir :blush: !

Je préparais justement un petit périple pour cet été dans le Nord de l’Espagne et tu m’as donné plein d’idées et d’infos.
Je ne connaissais pas du tout l’embalse de Vadiello ou le Congost du Mont Rebei (là je doute d’avoir le courage de faire la randonnée jusqu’au bout :sweat_smile:).

Pour les murailles de Finestras, j’avais abandonné l’idée à cause de la route car nous voyageons dans notre fourgon aménagé mais elle semble tout de même praticable.

Je viens de lister tous les endroits que je ne connaissais pas et je vais certainement lire et relire tout le descriptif sur ton site. Merci encore pour toutes ces petites informations et conseils très concrets !

Bonjour Fecampois,

J’avais déjà lu ton compte-rendu que tu as rédigé bien plus vite que moi et cela m’avait amusé d’ailleurs de constater qu’on s’était peut-être croisé dans les Bardenas.
Oui, on a effectivement vu moins de villes que vous hormis Bilbao qu’on a bien apprécié. On aime aussi la vie citadine mais j’avoue qu’on a plus de facilités à enchaîner des randonnées sur plusieurs jours que d’enchaîner des visites culturelles. L’idéal étant d’arriver à alterner tout ça sur un itinéraire mais ce n’est pas toujours évident.

Bonjour Alix,

J’ai déjà lu pas mal de tes cr de randonnées et je parie que tu iras sans problème jusqu’au bout de la rando du Congost :grinning:
Par rapport à la piste des murailles de Finestras, effectivement la piste qui mène au parking dont j’ai parlé ne vous posera aucun problème. C’est en fait vers l’arrivée que ça se complique car la pente peut être raide à remonter avec une berline. Pas grave, car ça permet d’arriver en douceur dans le village abandonné en marchant et ce n’est vraiment pas long pour y arriver depuis le parking.

Merci pour les précisions sur l’état de la piste, j’aimerais beaucoup pouvoir faire cette randonnée car ces formations géologiques sont vraiment uniques.

Autocorrection : je viens car le “t” pique les yeux :woozy_face:

ah ok désolé je m’en rappelais pas ça me semble déjà loin :slight_smile:

comme j’ai la chance de vadrouiller souvent, j’essaie de faire les carnets rapidement derrière pendant que c’est chaud et que je me rappelle bien des noms des lieux etc ça va plus vite pour rédiger

depuis cet été j’ai déjà refait 3 carnets si ça vous intéresse, sur Londres en octobre, le Bade-Wurtemberg au nouvel an , et le ski dans les Hautes-Alpes, je peux fournir les liens au besoin ou sinon vous les trouvez bien sur dans ces rubriques là. Le prochain à venir dans le forum Emirats arabes car on part à Abu Dhabi dans 3 semaines.

bon week-end
Etienne

Tu as deviné que j’étais enseignant ? :sweat_smile:

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Bonsoir Etienne,

Et bien je vais aller voir ton retour sur les Hautes Alpes dans un 1er temps.

Je comprends mieux maintenant pourquoi tout est si bien expliqué ! :blush:

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