:: Musiques, rencontres, liberté : c’est tout Sziget !
Au début des années 1990, deux potes branchés
musique, Péter Müller et Karoly Gerendai, découvrent une île abandonnée qui
ne va pas tarder à devenir leur éden. Située en plein cœur de Budapest, sur
le Danube, Obuda est alors un territoire militaire en friche, grand comme
le quartier parisien du Marais. Nos deux compères rêvent d’y créer un festival
en plein air pour les étudiants de Budapest. Leur projet se concrétise en 1992
avec la première édition du festival Diàk Sziget : « l’île
des étudiants ». Il consiste en un rassemblement libertaire, une sorte
de Woodstock tendance goulasch, qui réunit quelques centaines de jeunes hongrois
avides de rencontres, de liberté après la glaciation communiste et d’événements
culturels détonants. La saga Sziget ne fait que commencer…
2006, quatorze ans plus tard, le Sziget festival
est devenu l’un des plus grands festivals d’Europe : 400 000 personnes,
dont 8 000 Français, sont attendues pour sa 14e édition.
Ils viennent à Sziget pour découvrir le meilleur de la musique européenne,
de l’Atlantique à l’Oural. En effet, durant huit jours, 1 000 événements
sont prévus, dont 400 concerts. Et ce n’est pas tout… Entre les collines
boisées de l’île Obuda, les festivaliers trouveront aussi un chapiteau consacré
au théâtre et à la danse, du cinéma en plein air, un village associatif, un
cabaret gay et lesbien, des bars, une piscine et des jeux. Des centaines de
groupes, autant de danseurs, comédiens et artistes de tous horizons se produiront
sur une vingtaine de scènes dans cette atmosphère qui, par certains côtés,
rappelle un certain mois d’août 1969, de l’autre côté de l’Atlantique.
La preuve ? Vous pourrez planter votre tente sur les vertes pelouses
hongroises du camping installé sur le site avec douches et
sanitaires. Et, à Sziget, l’ambiance est très, très chaude, planante de jour
comme de nuit : la fête bat son plein non-stop.
:: Laissez votre pépé souverainiste à la maison
Vous vous demandez peut-être : comment Budapest a pu en arriver là ?
Eh bien, vous connaissez mal la Hongrie ! Situé au cœur de l’Europe, ce
pays a toujours été le plus remuant de l’ancien bloc de l’Est. Budapest est
un carrefour d’influences culturelles à mi-chemin entre l’Orient et l’Occident.
Ce syncrétisme Est-Ouest se traduit par l’architecture, les arts, la délicieuse
gastronomie locale et… les gens, tout simplement. Les Hongrois sont chaleureux
et hédonistes. On sait vivre sur les bords du Danube bleu. Budapest pourrait
être une sorte de Paris qui se donnerait des airs d’Orient, mâtinés de Mitteleuropa.
Bref, un heureux mélange…
Le festival de Sziget est à l’image de ce mix hors pair. Il permet aux
publics de l’Est et de l’Ouest de se rencontrer pour célébrer la musique et
la création en toute fraternité. Sziget rapproche indéniablement « ancienne »
et « nouvelle » Europe, qui, nous l’avons tristement vu lors du référendum
sur la Constitution, ont tendance, sinon à se tourner le dos, du moins à se
méconnaître. Et quoi de mieux qu’une rencontre pour envoyer clichés et préjugés
à la poubelle ?
:: Demandez le programme !
Allez donc à Sziget faire la fête avec le plombier
polonais et le dentiste tchèque ! Sur chacune des vingt scènes, les musiques
alternatives de l’Est croiseront celles de l’Ouest, les célébrités internationales
côtoieront les références locales et les musiques aux couleurs traditionnelles
se rapprocheront des dernières tendances du moment. Le Sziget Festival, c’est
plus de mille concerts, spectacles, événements!
La musique adoucit les mœurs et rapproche les peuples. Elle se taille donc
la part du lion. La grande scène internationale, large de 30 m,
accueille notamment Radiohead (le 12 août), Franz Ferdinand (le 9 août),
Placebo (le 14 août), Ministry (le 10 août) et les Scissors Sisters
(le 11 août). La scène des musiques du monde invite à un voyage métissé
et coloré aux quatre coins de la planète : au Mexique avec Lila Downs (le
10 août), en Serbie avec Goran Bregovic (le 10 août), au Nigeria avec
Femi Kuti (le 12 août), au Pérou avec Susana Baca (le 13 août), en
Russie avec Leningrad (le 13 août) ou en Égypte avec Natacha Atlas (le
14 août).
Les ravers et fans de musiques électroniques ne manqueront sous aucun
prétexte la scène ARENA où ils pourront s’éclater sur de grands noms
de la scène techno internationale : Roger Sanchez, roi du latino-dub new-yorkais
(le 9 août), Carl Craig de Détroit (le 12 août), le célèbre DJ argentin
Hernan Cattaneo (le 13 août), Tiefschwarz et le son house allemand et,
en clôture du festival, le prodige écossais Mylo (le 15 août). Sur la scène
Wan 2 se produiront de nombreux groupes alternatifs européens, tandis
que les fans de hard rock se précipiteront du côté de la scène métal.
Enfin, la scène tsigane présente de nombreux artistes roms d’Europe,
du swing manouche au flamenco, des groupes tsiganes aux fanfares des Balkans.
Vous êtes encore en forme ? De nombreuses autres scènes seront ouvertes
nuit et jour : le chapiteau Théâtre et Danse, la scène Talentum (pour savourer
les découvertes de Sziget), la scène Bahia (musiques underground et expérimentales),
les scènes Blues et Jazz, la tente Ambient et un nouveau cinéma en plein air,
qui accueillera notamment des ciné-concerts. Vous frôlez l’overdose ? Et
bien, allez découvrir la belle Budapest. Il suffit pour cela de franchir le
pont sur le Danube !
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Informations pratiques
Sziget Festival
Du 9 au 16 août
Tél. : 01-42-77-38-54 ou e-mail : france@szigetfestival.com.
Site officiel : www.szigetfestival.com
Tarifs
Pass hebdomadaire en vente à la Fnac :
105 €. 125 € avec camping (France, Belgique, Suisse). Sur place :
150 € par personne. Au bureau Sziget France : 99 € le pass et
120 € avec camping (formulaire disponible sur le site internet).
Pass journalier : 25 € (uniquement sur place). Les pass hebdomadaires
ne sont disponibles qu’en prévente.
Y aller en bus
L’agence New-East,
partenaire du festival, propose des formules tout compris (en bus et à partir
de 255 €) au départ de la France et de la Suisse. Départ le 9 août,
retour le 16. Renseignements : www.neweastfestival.com.
Y aller en avion
- Sinon, vols directs Paris-Budapest avec Air France, Malev et Sky Europe
à partir de 265 € A/R TTC. Attention, il n’est pas nécessairement
plus avantageux de voyager avec la low cost Sky Europe. Pensez à bien
comparer les tarifs !
- Depuis la province, nombreux vols avec Air France, via Paris-CDG, Lufthansa,
via Francfort ou Munich, Swiss, via Zurich, CSA, via Prague, KLM, via Amsterdam
ou Alitalia, via Milan.
- Depuis la Belgique, vols directs avec SN Brussels Airlines et Malev à partir
de 260 € A/R TTC. Depuis Genève, vols directs avec Malev à partir
de 280 CHF A/R TTC ou avec Swiss via Zurich.
Y aller en train
Depuis Paris-Est, compter 17 heures de voyage, via Munich. Billets
à partir de 290 € A/R.
Comment rester 100 % Sziget ?
Le festival propose tout ce dont vous aurez besoin : camping, restos,
buvettes, bars, mais aussi banques, épiceries, bureaux de change, une pharmacie
ou encore un bureau de poste, le tout spécialement aménagé pour l’événement.
Le camping est gratuit, mais ne pourra pas, en revanche, accueillir tout le
public. Certains devront, ou même préfèreront être hébergés à l’extérieur de
l’île et notamment dans le centre-ville, situé à dix minutes en métro.

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