Comment expliquer l’exode de tant d’Européens, à chaque renaissance printanière, vers l’Andalousie, contrée gâtée du continent ? Vous avez rêvé de la Costa del Sol et de ses villages blancs, de sa terre rouge et de ses cieux désespérément bleus.
Mais en Andalousie, il n’y a pas que le soleil. Malheureusement, elle a saboté une grande partie de sa côte, et l’on ne peut que conseiller de fuir au plus vite vers l’intérieur, où survivent les images de toujours.
Comme la France avec la Provence, le Portugal avec l’Algarve ou l’Italie avec la Sicile, en Andalousie l’Espagne se mue en une terre chaleureuse et nonchalante. En un mot, hospitalière. Cette hospitalité est la racine profonde de la terre andalouse. Elle a donné son lait à un peuple homogène malgré ses origines multiples (Maures, juifs, catholiques, gitans).
Mais où se cache cette mystérieuse âme andalouse ? À vous de la trouver, entre les croûtons d’un divin gazpacho, dans les claquements de talons d’un flamenco, dans l’attitude virile d’un torero ou, tout simplement, dans le pot de fleurs d’un patio.
L’Andalousie c’est tout cela à la fois et bien d’autres détails subtils : l’ombre des rues et l’ardeur des regards, la quiétude de la siesta et le déchaînement des fiestas, la ferveur des processions et le goût acidulé des olives.