Okinawa, le Japon côté tropical

Okinawa, le Japon côté tropical
© Okinawa Convention & Visitors Bureau

En partenariat avec l'office de tourisme d'Okinawa

A 2 h 30 de vol de Tokyo, Okinawa séduit les visiteurs par son cadre naturel exceptionnel, son climat semi-tropical et sa douceur de vivre. Mais cet archipel aux plages dorées et aux eaux translucides est aussi une remarquable destination culturelle aux nombreux sites classés par l’Unesco. Un autre Japon à découvrir les sens et l’esprit en éveil, à la pointe sud-ouest de l’archipel nippon.

Un chapelet d’îles paradisiaques

Un chapelet d’îles paradisiaques
© Okinawa Convention & Visitors Bureau

Situé en mer de Chine orientale,  Okinawa offre un tout autre visage du Japon, entre végétation luxuriante, climat subtropical et plages de sable. Cet archipel, situé à environ 1 500 km au sud-ouest de Tokyo,  comprend quelque 160 îles où vivent près de 1,4 million d'habitants. 90 % d'entre eux habitent l'île principale, longue de135 km du nord au sud.

Par sa situation privilégiée, ce chapelet d'îles, longtemps indépendant, a entretenu des rapports commerciaux étroits avec ses voisins de l'Asie de l'Est et du Sud-Est entre le 15e siècle et 1879, année où Okinawa devient une préfecture administrative du Japon.

Le climat du lieu, subtropical océanique, rend la destination prisée en toute saison. En janvier, la température est en moyenne de 17°C, en été elle atteint environ 29 °C. Pas étonnant que l'île principale d'Okinawa comporte la plus grande forêt subtropicale du Japon.

Les atouts  naturels d’Okinawa ont favorisé la biodiversité et ont contribué au cadre de vie idyllique de l’archipel. Ses habitants jouissent de l'une des espérances de vie les plus longues au monde (87 ans pour les femmes). Venez rallonger la vôtre en profitant d'une alimentation saine, les pieds dans des eaux translucides en contemplant des paysages naturels exceptionnels.

Okinawa, une culture traditionnelle vivante

Okinawa, une culture traditionnelle vivante
Danse eisa © Okinawa Convention & Visitors Bureau

Impossible de s'ennuyer à Okinawa tant la palette d'activités est large. Les amateurs d'histoire peuvent se promener parmi les neuf sites archéologiques inscrits au Patrimoine mondial de l'humanité. Ces trésors culturels témoignent de la riche histoire d’Okinawa et notamment de l’époque de la dynastie Ryukyu qui régna sur ces îles du XIVe au XIXe s. : à voir, notamment, quatre vestiges de châteaux, ceux de Nakijin, Zakimi, Katsuren, Nakagusuku, ainsi que le site sacré de Sefa-utaki, un sanctuaire entre grottes et corniches.

La culture traditionnelle est toujours très vivante à Okinawa. Ne manquez pas, par exemple, d’assister à un spectacle de chansons folkloriques, où l'on découvre le sanshin, un instrument à trois cordes et l'eisa, une danse traditionnelle. Pendant le festival d'été O-Bon, en été, on peut la voir pratiquée par des groupes au rythme des chants et des tambours. Une manière de dialoguer avec les esprits ancestraux et de guider les âmes des morts. Autre tradition, mais plus ludique : le tir à la corde géant de Naha, qui accueille chaque année plus de 15 000 participants au mois d'octobre. Un événement qui a pour but d'assurer la santé et la prospérité.

L'archipel est réputé pour son excellente cuisine, à base de produits frais, de poissons et de fruits de mer. Cette alimentation équilibrée et saine serait d'ailleurs un des facteurs de la longévité des habitants d'Okinawa. Il faut se rendre au marché de Makishi, à Naha, pour acheter ces ingrédients locaux ou alors s'installer dans un des restaurants situés au premier étage. L'un des plats les plus typiques d'Okinawa est le champuru, un mélange sauté de tofu, de viande et de légumes. L'alcool traditionnel, l'awamori est fabriqué à partir de distillation de riz, d'eau, de levure et d'un champignon microscopique noir appelé "kuro kōji".

Une autre raison de privilégier Okinawa ? Les cerisiers y fleurissent dès la mi-janvier, bien avant le reste du Japon. Pour admirer cette effervescence de pétales roses, on conseille l'ascension du Mont Yae, en empruntant un "tunnel fleuri" de 4 000 arbres qui mène jusqu'au sommet. Splendide.

Le château de Shuri et le patrimoine d'Okinawa

Le château de Shuri et le patrimoine d'Okinawa
Jardin royal Shikinaen © Okinawa Convention & Visitors Bureau

À partir du 15e siècle, la capitale du royaume de Ryukyu était située à Shuri sur l’île principale d’Okinawa. Largement détruit pendant la Seconde Guerre mondiale, le château médiéval a été restauré dans ses couleurs éclatantes en 1992 et ses structures d'origine ont été classées par l'Unesco. Une visite à ne pas manquer.

A proximité du château de Shuri, trois autres lieux ont été classés par l'Unesco. D'abord le jardin royal Shikinaen, construit en 1799 autour d'un grand étang et de deux petits îlots, et qui servait de résidence secondaire à la famille Shö du royaume Ryukyu. Ensuite, la porte de pierre du Sonohyan-utaki, bâtie en 1519, avec des influences chinoises. Enfin, le mausolée Tamaudun, sépulture de la seconde dynastie Sho et ses animaux imaginaires, des phénix et des dragons qui veillent sur les sépultures.

Ces sites classés au patrimoine mondial témoignent de la richesse culturelle d’Okinawa. Sous le royaume de Ryuku, les arts et la culture sont devenus florissants, notamment les arts martiaux comme le karaté et le kobudo. A Okinawa, le karaté, issu des techniques d'autodéfense enseignées à l'aristocratie guerrière, est enseigné dans des dojos qui peuvent se visiter.  Le royaume a aussi vu la naissance de la danse de Ryukyu et du kumiodori, une expression musicale et théâtrale également inscrite au patrimoine culturel immatériel de l'humanité.

Quant à l'artisanat, il s'est affirmé dans plusieurs domaines : laque, teinture, verrerie… Dans les environs du château de Shuri, on peut visiter des fabriques de poterie, notamment au village Yachimun no Sato à Yomitan, mais aussi dans la rue Yachimun Dori à Naha.

Du mémorial de la Paix à la tranquillité de la forêt tropicale

Du mémorial de la Paix à la tranquillité de la forêt tropicale
Forêt dans la région de Yanbaru © Okinawa Convention & Visitors Bureau

Okinawa est également connue pour la bataille qui s'y est déroulée pendant la Seconde Guerre mondiale. Situé au sud de l’île principale, le parc du Mémorial de la paix rend désormais hommage aux victimes sur la colline de Mabuni, où se trouve aussi un musée commémoratif. Les passionnés d'histoire militaire peuvent aussi se rendre dans l'ancien quartier général souterrain de la marine japonaise, un bunker en bon état de conservation.

La culture moderne se découvre plus particulièrement dans la ville d’Okinawa (qu’on appelle aussi Koza), où s’exprime la culture « champuru » mêlant tradition locale et cultures étrangères. Ainsi, la pop d’Okinawa mixe musiques de l’île aux influences occidentales (rock, blues, jazz…). Profitez de votre passage à Koza pour la découvrir.

Après la ville, il est temps d’aller se mettre au vert. Direction le nord de l’île principale d’Okinawa, dans la région de Yanbaru, recouverte de luxuriantes forêts subtropicales. Un véritable trésor de la nature où vivent des espèces rares comme le râle et le pic vert d’Okinawa.  On peut faire de la randonnée le long du fleuve Gesashi, et sa mangrove est un endroit idéal pour faire du kayak. Le lieu est d'ailleurs un parc national.

Pour avoir un aperçu de la faune sous-marine sans se jeter à l'eau, on peut aussi visiter l'Ocean Expo Park, où la principale attraction est l'aquarium Churaumi. Il contient 740 espèces et 21 000 animaux marins.

Okinawa, au fil de l'eau

Okinawa, au fil de l'eau
Yonahamaehama beach © Okinawa Convention & Visitors Bureau

L'un des attraits principaux de l’archipel d'Okinawa, ce sont bien sûr ses îles et les flots paradisiaques qui les entourent. Une aubaine pour les hommes, mais aussi les animaux. De janvier à mars, le parc national des îles Kerama est très fréquenté par des baleines à bosse, d'environ 15 m de long et pesant près de 30 tonnes. Des excursions en mer pour observer ces cétacés sont proposées aux touristes.

De leur côté, les îles Miyako abritent la plage de Yonahamaehama, au sable blanc et fin, qui s'étale sur près de 7 km. C'est sur ces îles qu'on fabrique le Miyako jofu, tissu traditionnel à base de ramie, une plante textile également appelée "ortie de Chine". Il faut aussi sillonner un chef-d’œuvre d'ingénierie ouvert en 2015 : le pont d'Irabu, long de 3,5 km, qui vogue au-dessus de la mer. Sur les îles avoisinantes, les paysages naturels sont magnifiques, par exemple les étangs Tori-Ike sur l'île de Shimoji. Non seulement ils communiquent entre eux sous le sol, mais ils sont aussi le repaire de créatures comme les sirènes. Enfin, selon la légende.

Autre plage étonnante, celle de Hatenohama, sur l'île de Kume. Au-delà de cette bande de sable émergeant de l'océan, rien que des eaux turquoise et limpides. Sur l'île même, les falaises de Hiyajo Banta, à 200 m de hauteur, permettent de goûter aux contrastes entre ciel, terre et mer. Et, pour se reposer de ses aventures, rien de tel qu'un passage au Bade Haus Kumejima, un spa utilisant l'eau salée puisée dans les fonds marins de Kume.

L'archipel paradisiaque de Yaeyama

L'archipel paradisiaque de Yaeyama
Baie de Kabira © Okinawa Convention & Visitors Bureau

À près de 450 km au sud de l'île principale d'Okinawa, les dix  îles Yaeyama offrent le spectacle d'une nature luxuriante. Depuis Naha, il faut compter environ une heure pour atteindre Ishigaki, porte d'entrée de ces îles. Ne pas manquer de se rendre sur la baie de Kabira, pour son superbe panorama sur l'île, ainsi que dans la grotte calcaire qui s'est formée au travers de plus de 200 000 années.

L'île d'Iriomote, deuxième la plus grande après celle d'Okinawa, est facilement accessible depuis Ishigaki. Il faut 45 minutes pour la rejoindre en bateau. Son principal attrait : une jungle qui la recouvre presque entièrement. Parmi les animaux qui s'y faufilent, une espèce de matou endémique dont il ne reste qu'une centaine de membres : le chat sauvage d'Iriomote. Sur l'île de Taketomi, à une dizaine de minutes d'Ishigaki en ferry, subsiste un ancien hameau, avec des maisons traditionnelles au toit rouge et aux murs en pierre. Un passé qui peut se remonter à bord d'une charrette à buffle.

Encore plus loin à l'extrémité sud-ouest du Japon, voici l'île de Yonaguni, d'où on peut même apercevoir les côtes de Taïwan, à une centaine de kilomètres. Elle est également renommée pour abriter le Yonaguni-san, plus grand papillon de nuit du Japon. Les passionnés de manga reconnaîtront peut-être que le lieu a servi de décor au tournage de la série "Dr Koto", adaptation de l'œuvre en 25 volumes de Takatoshi Yamada. L'histoire d'un chirurgien qui ouvre une clinique dans une île éloignée du monde.

Le paradis des plongeurs

Le paradis des plongeurs
© Okinawa Convention & Visitors Bureau

Au sud-ouest de l'archipel Yaeyama, dans les eaux claires de l’île de Yonaguni, ce sont des vestiges sous-marins qui excitent l'imagination. Découvert en 1985 par un plongeur local, ce monument immergé pourrait être le vestige d'une cité préhistorique. Les débats font toujours rage dans la communauté scientifique.

Okinawa est d'ailleurs très prisée des plongeurs, débutants comme confirmés. Les récifs de corail d'au moins 250 espèces différentes attirent les plongeurs et les amateurs de snorkeling. On peut aussi observer le ballet des raies manta, des requins-marteaux et d'espèces plus petites, mais pas moins intrigantes : thon à dents de chien, carnage à grosse tête, barbier rouge… Près de l'île de Taketomi, une source chaude sous-marine jaillit à 20 m de profondeur, toujours au milieu des eaux translucides. Incroyable, mais vrai…

Pour en savoir plus

Le site Internet de l'office de tourisme d'Okinawa : https://www.visitokinawa.jp

Texte : Routard.com

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