Birmanie : escale à Yangon

Yangon, ville plurielle de la Birmanie

Yangon, ville plurielle de la Birmanie
© Eric Milet

Cosmopolite Yangon ? Doux euphémisme ! Ville pluriethnique, ville commerciale, la métropole ne comptait pas plus d’un tiers de Birmans au seuil de la Seconde Guerre mondiale !

Tout a commencé au lendemain de la seconde guerre anglo-birmane (1852). Forts de leur victoire, les sujets de la reine Victoria entreprennent de reconstruire la ville à leur image : larges avenues ourlées d’arbres, places, parcs, etc. Yangon devient alors la ville la plus importante de la Birmanie britannique.

Kipling y fera escale 3 jours au cours de son voyage entre Calcutta et San Francisco, 4 ans après la fin de la 3e guerre anglo-birmane (1885). Cette escale sera déterminante pour son œuvre. Puis Loti y accostera, lui aussi pour un temps très court, au tournant du 20e siècle. Littéralement subjugué par la Shwedagon, l’auteur, tombé sous le charme de la « grande cloche d’or », lui consacrera les plus belles pages de son livre Les pagodes d’or.

À cette époque, Yangon est déjà le grand centre cosmopolite de la région, le commerce de l’opium, du sel et du teck, attire les investisseurs. L’architecture est à la fois audacieuse et solide, les Anglais construisent pour durer.

Avec ses banques pratiquement à touche-touche, la rue Pasodan est emblématique de cette volonté de commercer. À l’époque, Yangon était le 2e port le plus achalandé au monde, juste après New York.

Texte : Eric Milet

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