Birmanie : escale à Yangon

Yangon se dévore comme un roman

Yangon se dévore comme un roman
© Eric Milet

Yangon (Rangoon). Un nom qui résonne comme un ailleurs inaccessible. Ancienne ville coloniale abandonnée aux affres du climat depuis l’indépendance du pays (1948), capitale déchue en 2005 au profit de Naypyidaw…  Cette ville, rincée une bonne partie de l’année par des pluies torrentielles, a bien du mal à séduire les opérateurs de tourisme.

Pourtant, quand on prend la peine de lire entre les lignes de ses rues tracées au cordeau, Yangon se dévore comme un roman. Ni tout à fait birmane, ni tout à fait chinoise, thaïe ou même indienne, ouverte aux touristes depuis les années 1990, elle n’en demeure pas moins une ville attachante, avec ses bâtiments coloniaux défraîchis, ses rues embouteillées et ses marchés grouillant d’activité.

Bien sûr,  il y a le clinquant des pagodes… La Shwedagon, d’abord, fer de lance des militaires, dans un pays en proie à la montée du bouddhisme radical. Elle récolte à elle seule tous les superlatifs. Et faut avouer qu’elle en jette avec ses ors et ses milliers de pèlerins. Pas un mendiant aux abords, tout est clean, ça brille de mille feux…

Mais Yangon c’est aussi la ville de Kipling, même s’il n’y a passé que 3 jours, de Loti, de Pablo Neruda (il y fut consul en 1927), de Somerset Maugham, de George Orwell, de Kessel et de l’infatigable Paul Theroux… De tous ces raconteurs d’histoires qui puisèrent, derrière la vitre ruisselante de pluie de leur chambre d’hôtel, leur envie d’écrire le monde…

Texte : Eric Milet

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