La Crète orientale, une terre de légendes

La Messara, grenier des dieux

La Messara, grenier des dieux
Gortyne © Eric Milet

Une mer d’oliviers. Il n’y a pas d’autre mot pour qualifier l’immense plaine de la Messara, bordée au nord par le massif de l’Ida (ou Psiloritis) et au sud par celui des Asterousia. Le premier lui déverse ses eaux, le second – véritable Mecque pour les amateurs de varappe –, la protège des vents desséchants du sud. Le Sahara n’est, en effet, qu’à 400 km à vol d’oiseau !

De cet immense dais de verdure, sillonné par des pickups chargés de fruits ou de légumes, émergent trois sites archéologiques. Le premier, Gortyne reste célèbre pour avoir été de théâtre de l’accouplement entre Zeus et Europe (ils firent leur affaire sous un platane vert et eurent 3 fils, dont le célèbre Minos).

Le second, Phaistos, est un site minoen où fut trouvé le célèbre disque de Phaistos (exposé au musée d’Héraklion) que personne n’a encore réussi à déchiffrer. Enfin, la villa minoenne d’Agia Triada, où fut excavé un sarcophage de toute beauté (musée d’Héraklion), complète le trio.

Les franges littorales de la Messara ne sont pas en reste. Matala accueillait dans les années 1960 une importante communauté hippie. Joyeuse, musicale et insouciante, elle prenait du bon temps dans les grottes qui surplombent la plage, avant de poursuivre sa route vers Katmandu.

Ils ont été évacués manu militari dans les années 1970, mais la petite station balnéaire surfe encore aujourd’hui sur la vague Flower Power de cette époque (bars musicaux, bijoux, marchés artisanaux un peu comme à Formentera dans les Baléares), même si celle-ci commence sérieusement à se faner…

Texte : Eric Milet

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