Norvège, sur la route des fjords

Le Telemark bucolique

Le Telemark bucolique
Marie Borgers

Le Telemark, qui s’étend de Kongsberg jusqu’aux fjords, voit se succéder vallées et montagnes. La route qui le traverse est bordée par les fameuses églises en bois debout (stavkirker) qui font d’elle le fil rouge d’un ensemble architectural.

Construites entre le XIe et le XIVe siècle, ces églises sont bâties sur des socles de pierre qui les isolent de l’humidité. Leur structure repose sur un pilier central : le stav. Le goudron qui les recouvre les protège des intempéries et leur donne une odeur prégnante. Leurs fresques et gargouilles font cohabiter culture religieuse et influences païennes. Du millier de stavkirker qui existaient, il n’en reste plus que vingt-huit. On admirera les stavkirker de Heddal (1242), surnommée « la cathédrale des stavkirker », celle d’Eidsborg (XIIIe siècle) (photo), en surplomb d’un lac, et celle de Røldal (1462), plus sobre, au cœur d’un cirque montagneux.

Outre ces églises, le Telemark égrène fermes, chalets et stabbur, des greniers surélevés. Les bâtiments aux couleurs vives contrastent avec la verdure des plaines traversées par des ruisseaux. Ils sont dispersés au cœur d’une nature où tout parfois semble s’être assoupi. Si la Norvège est un pays à faible densité (4,7 millions d’habitants se partagent 324 000 km²), le Telemark est particulièrement peu peuplé.

Signalons enfin que le Telemark, le berceau du ski, a donné son nom à un style de ski alpin, le télémark. C’est à Morgedal qu’un certain Sondre Norheim, en 1825, en devint le pionnier. La flamme olympique y fut allumée en 1952 pour les Jeux d’Oslo, et en 1994, une flamme partit de Morgedal pour les Jeux de Lillehammer. Aujourd’hui, le Norsk Skieventyr retrace l’histoire du ski et évoque les expéditions polaires.

Texte : Marie Borgers

Mise en ligne :

Norvège Les articles à lire

Voyage Norvège

Bons Plans Voyage

Services voyage