Rue d’Aremberg 11-13
A l’occasion du BANAD festival, l’ancien Magasin Wolfers Frères a ouvert ses portes.
Élevé sur les plans de 1909 de l’architecte Victor Horta, immeuble Modern Style dont le programme comprend, outre la partie commerciale, des ateliers d’orfèvrerie et une usine, deux étages administratifs ainsi qu’au niveau de la loggia l’appartement privé du directeur.
Plus de 150 personnes travaillaient dans ce bâtiment!
Le mobilier de l’ancien magasin de joaillerie Wolfers Frères qui est conservé aux Musées Royaux d’Art et d’Histoire, a été conçu par Victor Horta en 1909-1911, en même temps que le magasin où il se trouvait. En 1973, les meubles ont été offerts aux MRAH, où ils ont été exposés dès 1977.
L’escalier menant au premier étage.
L’éclairage de la verrière est artificiel.
Il reste peu d’archives de ce bâtiment Horta.
La plaque de cheminée avec le monogramme WF pour Wolfers Frères
Les fenêtres avec le « verre américain »
Ces verres ont été créés à partir de 1879, à la demande de John La Farge et de Louis Comfort Tiffany, dans des verreries de Brooklyn.
C’est quoi ce verre? D’une part, il n’est pas transparent, mais seulement translucide. Ensuite, il a la plupart du temps un aspect opalescent, laiteux. Il peut aussi comporter plusieurs couleurs, et cette coloration est aléatoire. Il peut également être dichroïque, c’est-à-dire posséder une couleur par transparence et sa complémentaire par réflexion. Enfin, il présente des reliefs sur l’une des surfaces, soit réguliers, soit irréguliers.
Façade de la cour intérieure.
Horta ne cherche jamais la facilité. Il aurait pu dessiner le coin à 90°!
Fin de la visite de la rue d’Aremberg.
Je vous emmène au musée du Cinquantenaire pour voir les fameuses vitrines et les pièces d’exceptions des joailliers et du sculpteur Wolfers
Avant de partir pour le Cinquantenaire , jetez un œil à côté à l’immeuble de droite.
Aux sculptures de blasons et de signes du zodiaque.
L’entrée est gratuite le premier dimanche du mois
La reconstitution du magasin Wolfers est située au premier étage du musée.
Information importante – fermeture temporaire
La salle du Magasin Wolfers sera fermée au public du 23 mars au 5 avril 2026 inclus, en raison de travaux de restauration de l’éclairage des vitrines.
Mobilier en acajou du Honduras (selon certaines sources, acajou de Cuba), conçu par Horta et exécuté en 1912 par la Firme Sage de Londres. Vitrines du magasin démontées en 1974 et reconstruites en 1977 aux Musées Royaux d’Art et d’Histoire.
La boucle est bouclée pour la firme Sage de Londres. C’est elle qui à démonté les vitrines de la rue d’Aremberg et qui les a remontées au MRAH.
La firme Sage à réalisé des projets pour les Galeries Lafayette à Paris, Harrods à Buenos Aires,
Portrait de Sophie Wolfers-Willstädter - Firmin Baes (1903)
Sophie Willstädter porte le pendentif “Cygnes et Serpents”
Portrait de Philippe Wolfers (Fils du fondateur) - Frans Van Holder (1907)
Un couvert et le double monogramme W de Wolfers
L’Offrande de Philippe Wolfers (1925)
Le prix de cette oeuvre était de 26.000 francs = 645€
Grille des salaires & appointements annuel 1915-1930 / 40 francs = 1€
La Vigne de Philippe Wolfers (1921)
Le prix de cette oeuvre était de 12.000 francs = 300€
Méduse de Philippe Wolfers (1898-1899)
La Parure ou Le Paon de Philippe Wolfers (1905)
Coffret à bijoux composé d’ivoire, argent, or, email, opales et de perles.
Une partie des œuvres Wolfers est visible dans de meilleurs conditions que les vitrines de l’ancien magasin. Deux nouvelles salles ont étés inaugurées le 13 juin 2025. La première nouvelle salle de 715 m² est consacrée à l’Art nouveau et à l’Art déco belges. L’accent est mis sur l’Art nouveau, un style né en Belgique vers 1900 et qui y connaît un essor phénoménal.
Vase au Cygne ou Caresse du Cygne de Philippe Wolfers ( 1897)
La défense mesure 153cm!
Civilisation et Barbarie de Philippe Wolfers (1897)
Porte-documents en ivoire congolais soutenu par deux figurines, l’une blanche, l’autre noire, censées évoquer les deux peuples qui se partageraient à l’avenir la partie belge des « côtes de Corail africaines ».
Un cygne pour la civilisation, tandis que le dragon devait figurer la barbarie, tous deux luttent pour la protection du lys (sculpté sur l’ivoire), symbole de pureté et de lumière.
L’œuvre est indissociable de l’Exposition universelle organisée à Bruxelles en 1897. À cette occasion, une section coloniale avait été inaugurée à Tervuren : l’exposition visait à parer les critiques négatives portant sur la politique coloniale, et à présenter les produits importés du Congo et les bienfaits qui en découlaient.
Wolfers ne faisait qu’illustrer la perception de l’époque quant à la colonie et à l’influence civilisatrice de la Belgique.
L’album Congolais de Philippe Wolfers (1897)
Milieu de table de Marcel Wolfers (1935) fils de Philippe
Le soleil de la Victoire (1930-1931) de Marcel Wolfers
Cette grande sculpture de Marcel Wolfers (1930) est un chef-d’œuvre de l’Art déco belge. En 1930, l’artiste maîtrise le laque chinois et représente Diane, déesse de la chasse, en femme moderne aux cheveux courts, flanquée de lévriers incarnant la vitesse. La base en bois laqué, en forme de ziggourat, évoque la Mésopotamie antique; la nacre évoque l’eau. La statue en bronze, polychromée de rouge et d’or, acquiert un aspect précieux.
Et aujourd’hui? Wolfers fait partie du groupe Chaumet
Wolfers aujourd’hui!
Wolfers à toujours pignon sur rue à Bruxelles. La collection Libellule également. Les prix varient entre 1600 et 4000€.
Une version plus abordable est disponible au shop du musée
Pendentif Libellule de Philippe Wolfers ( 1902-1903)


































