Jeudi 7: Etosha - Okonjima
Dernier réveil à Etosha.
Nous nous sommes fixés l’objectif de quitter le parc à 10h30. Il nous reste donc 3h pour profiter au maximum.
7h, passage à l’accueil du camp pour prendre des infos sur le cahier rempli par les visiteurs sur les animaux vus récemment.
Cap au nord donc vers le waterhole de Tsumcor.
Vison de rêve des flamants roses dans la lumière du soleil levant.
Juste avant Klein Okevi Foutain 5 ou 6 véhicules à l’arrêt. C’est très bon signe.
Oh !!! Une mère guépard et son petit se dirigent vers une petite mare.
La cadeau de départ d’Etosha. On est aux anges.
On sent la mère particulièrement vigilante à la présence d’autres prédateurs. Elle garde notamment un oeil attentif sur un chacal qui les observe à 40m de distance.
Le moment dure 15mn. C’est à la fois court et très long vu l’intensité de la rencontre.
Une fois leur soif étanchée, tous deux vont se poser à l’ombre d’un arbre.
Pas sûr qu’il y ait du mouvement dans les prochaines heures.
Quelle chance on a encore eu ! Difficile de mieux finir notre séjour ici.
On sillonne encore quelque temps cette zone du parc. Encore de nombreux animaux.
On est devenu complètement fan des chacals. On ne s’y attendait pas. Difficile de ne pas craquer pour ce couple de chacal jouant autour de nous.
Dernier waterhole.
Deux girafes s’affrontent en se frappant violemment avec leurs cous.
On est au bord du ring.
Surprise, des phacochères, nos premiers en Namibie. Comme quoi, tout vient à point…
10h30. Il faut partir.
Nous laissons un bébé zèbre, qui nous a l’air encore bien ffragile.
On lui souhaite le meilleur mais on sait bien qu’ici, dans cette forme de paradis qu’est Etosha, c’est la nature qui décide.
Salut Etosha, c’était vraiment des moments exceptionnels.
Nous quittons le parc par la Von Lindequiest Gate.
Fouille en règle de notre frigo pour vérifier que nous ne sortons pas de viande du parc. Aïe, c’est le cas. On a oublié le bacon qu’il nous restait en réserve. On s’en déleste donc.
En revanche, pas de fouilles des sacs et donc pas de problème de drone. Je souffle…
Nous prenons la B1, cap au sud-est, direction Okonjima.
Une route goudronnée, d’avantage de circulation, des passages à travers des villes animées: changement d’ambiance après cette semaine hors du temps commencée à Spitzkoppe.
Plusieurs radars et contrôle de police sur cette grande route.
À la sortie d’Otjiwarango, 2 agents me font signe de me mettre sur le côté.
Heureusement, mes feux, obligatoires, sont allumés.
Je le sais, car depuis le début de notre voyage j’ai passé un deal avec Lison.
Par crainte d’un oubli, je lui ai proposé 2 euros si elle me surprend sans phares allumés.
Ce n’est pas tombé dans l’oreille d’une sourde. Depuis plus de 15 jours j’entends plusieurs fois par jour: « Papa, t’as mis tes phares ? »
Au final, je lui devrai 12 euros au retour en France. Un très bon placement.
Bref, mes feux sont allumés.
Les policiers font le tour du Hillux, vérifient mon permis et les papiers du véhicule.
Tout est en ordre, et je vois que ça ennuie un peu l’un des deux. Aïe, nous sommes en règle.
C’est subtil mais il y a des regards qui ne trompent pas. Sa tête dodeline.
Le regard à l’horizon, il soupire: « Vous avez bien quelques euros non ? Des euros que vous n’avez pas dépensés… » me dit-il.
Je suis un peu surpris de sa demande en euros mais, ni une ni deux, lui réponds avec mon plus beau sourire que non, nous n’en avons pas, ce qui est vrai d’ailleurs, et enchaîne immédiatement sur une question, à savoir comment se passe leur journée.
On échanges quelques phrases, toujours tout sourire.
Personne n’est dupe de ce qui vient de se passer, mais tout cela reste très cordial.
« Allez, vous pouvez circuler - Merci messieurs, bonne journée ». Une petite tentative de corruption pas bien méchante mais dont je ne suis pas peu fier de m’être tiré sans encombres.
4h de route nous suffisent pour atteindre la réserve privée d’Okonjima.
Dès la barrière passée, déjà beaucoup d’animaux: girafes, zèbres, gnous mais aussi des babouins. On n’en avait pas vus depuis le premier croisé à l’aéroport le jour de l’arrivée.
Nous prenons nos quartiers à notre campement.
C’est vraiment top niveau. Et parfaitement entretenu.
Même le sable semble y avoir été ratissé avant notre arrivée. Luxe.
Direction le Plains Camp Barn, vaste bâtiment à la très belle déco où se regroupent les visiteurs avant de partir en excursion. La collation est succulente.
J’aperçois sur les tables des appareils photos qui feraient rêver tout amateur. Là, un énorme téléobjectif, qui a lui seul, représente le prix de notre voyage pour 4. Et ben… ça ne rigole pas …
Nous nous sommes inscrits dès notre arrivée pour le leopard tracking.
Toujours un léger flou sur cette réservation. Elle semble être prioritairement réservée aux pensionnaires du lodge, puis des campements et enfin aux personnes ne faisant que passer à la journée. Pas très clair.
À vérifier si cette expérience vous intéresse. C’est en tout cas disponible pour nous.
Et, pour ne rien changer aux bonnes habitudes, nous ne serons que tous les quatre.
Notre guide est équipé d’une antenne qu’il oriente régulièrement pour essayer de repérer par onde radio des colliers dont sont pourvus certains léopards de la réserve.
Nous croisons déjà pas mal d’animaux mais gardons notre objectif en visée.
Après une petite demie-heure, un signal est repéré.
Roulant lentement à travers les buissons nous découvrons une magnifique femelle leopard, Khalessi. Elle se repose au pied d’un arbre.
Quel spectacle !!! C’est vraiment incroyable. S’extasier en chuchotant …
Quand elle décide de partir en ballade, nous la suivons sur quelques centaines de mètres, puis la laissons disparaître à travers les fourrés. Incroyable moment.
La réserve d’Okonjima est vraiment très belle.
La végétation y est plus haute qu’à Etosha me semble t’il.
Toujours chouette de pouvoir observer Impalas et Dik Dik.
Notre guide nous conduit vers un second léopard.
Celui-ci, un vieux mâle, est bien plus massif. La taille de sa gueule impressionnante.
Il s’avance vers nous d’un air placide, passe à 2m devant notre véhicule sans même nous calculer et disparaît dans les hautes herbes. Génial !
Apéro Gin Tonic (un classique ici, j’ai l’impression) dans le bush devant le soleil couchant.
Dans la presque obscurité nous découvrons un nouvel animal. C’est un jeune hyppotrague noir.
Dernier montage de tente.
La personne en charge des campements passe nous voir pour vérifier si tout se passe bien. On en profite pour lui offrir un coup à boire et passer un petit moment à papoter avec lui.
C’était encore une journée de dingue.







































































































































