Carnet de voyage en famille - Namibie - Février 2024

Forum Namibie

Bonjour à toutes et tous.

Je vous propose de vous livrer ici le carnet de route du voyage en Namibie que j’ai réalisé en famille au mois de Février 2024. C’était il y a plus d’un an et demi déjà. Il m’aura fallu tout ce temps pour me remettre de mes émotions, trier les photos et trouver le créneau temps pour me lancer dans la rédaction de ce récit. J’ai lu ici de nombreux carnets qui m’ont fait rêver. À mon tour donc, d’apporter ma petite pierre à l’édifice.

Tout d’abord, un énorme merci aux contributeurs et contributrices de ce forum. Spéciale dédicace à Annick, Patou, Tanit, et Horizons Contraires. Vos conseils de voyage, votre réactivité, vos photos et avis ont été d’une grande aide pour construire et réaliser, ce qui reste à ce jour, le plus beau voyage de ma vie.

Pour celles et ceux qui souhaitent s’épargner la lecture de ce (peut-être :wink:) trop long récit, je vous livre en préambule un rapide résumé de notre programme. 19 jours sur place en basse saison touristique.

Programme Namibie Février 2024 :

20/02 : arrivée Windhoek - Asco - Joe’s BeerHouse - pension Longiningi

21/02 : courses - Tropique Capricorne - camping Kalahari Anib Lodge

22/02 : ballade - Zarishoogte Pass - camping NamibRand Family Hide Out

23/02 : sandborading - marche - Dune Drive - camping Family Hide Out

24/02 : route C27 - dune 45 - Elim Dune - camping NWR Sesriem

25/02 : Namib Sky Balloon - Sesriem canyon - Solitaire - camping NWR Sesriem

26/02 : Deadvlei - Bid Daddy - Solitaire - camping Camp Gecko

27/02 : Spreetshoogte Pass - Gaub Pass - Kuiseb Pass - pension Rapmund Swakopmund

28/02 : Kayak pélican point - vers Sandwich Harbour - pension Rapmund Swakopmund

29/02 : courses - Zeila Shipwreck - Arche - camping Spitzkoppe Community Restcamp

01/03 : Bushman Paradise - Damaraland - Sundowner Drive - camping Madisa Camp

02/03 : Éléphants du désert - Damara Living Museum - camping Mowani campsite

03/03 : Twyfelfontein - route Palwag Grootberg Pass - Night Drive - Hobatere Lodge

04/03 : entrée Etosha par Galton gate - camping Okaukuejo

05/03 : exploration Etosha - camping Halali

06/03 : exploration Etosha - camping Namutoni

07/03 : sortie Etosha Von Lindequiest Gate - leopard tracking - camping Okonjima

08/03 : Africat - Lion Feed - Mount Etjo Lodge

09/03 : game drive - Windhoek - Asco - vol retour France

Un circuit très classique, qui nous a comblé.

Allez, en route !

Un voyage qui commence par 2 contre-temps…

Mercredi 18 octobre 2023 : la vraie tuile

Petit retour en arrière :

Nous devions initialement partir du jeudi 19 octobre au dimanche 5 novembre 2023. Malheureusement (ou heureusement, sans doute) une embolie pulmonaire la veille du départ m’a contraint à annuler le voyage.

Pourquoi cette anecdote ? Pour souligner l’intérêt d’être passé par un TO, en l’occurrence Tourmaline. N’ayant eu qu’un seul prestataire à payer (en plus d’Air France et South African Airways) la procédure de remboursement par ma visa premier a été énormément simplifiée : nous avons été intégralement remboursés par l’assurance visa. Je n’ose imaginer si j’avais dû contacter tous les campings, les lodges etc… pour obtenir leurs conditions générales de vente, d’annulation, indispensables à la constitution d’un dossier de remboursement.

Deuxièmement, Frédéric de l’agence Tourmaline a été vraiment au top. Alors que le ciel venait littéralement de me tomber sur la tête, qu’il me semblait impossible de trouver de nouvelles dates de voyage au vu des contraintes scolaires des enfants, c’est bien lui qui m’a suggéré un voyage en Février. Février, saison des pluies ? Certes, mais Fréderic a su me rassurer sur les éventuelles contraintes liées aux précipitations. Nous décalons donc le voyage de 4 mois.

Ce changement de dates et cette annulation nous permet de peaufiner notre circuit:

  • Le vol se fera cette fois via Nantes – Frankfort - Windhoek avec Dulthansa/Discovery. 4400€ pour 4. C’est un surcoût de 1100€ par rapport aux vols initiaux (Air France Nantes-CDG-Johannesburg 2400€ en promo + SouthAfricanAirways Joburg-Windhoek 900€). Mais nous évitons une nuit à passer en Afrique du Sud et gagnons donc une journée en Namibie.
  • Les coûts sur place sont réduits (4x4, logement) car c’est la basse saison. On se permet donc de rajouter quelques extras. On n’a qu’une vie…

Dimanche 18 février : deuxième galère…

Notre départ de Nantes est prévu ce mardi 20 Février à 16h30. Les sacs sont prêts. Je trépigne d’impatience.

20h30 dimanche 18 : Message de Lufthansa

« En raison d’un mouvement de grève de nos personnels au sol les lundi 19 et mardi 20 Février votre vol Nantes Francfort est annulé ».
Quoi ??? pas d’infos supplémentaires sur la liaison Frankfort-Windhoek…
« Veuillez nous contacter pour plus d’informations ».
Je peux vous dire qu’on va essayer… pendant 8h… pendus au téléphone … sans succès.

Quel est donc ce mauvais esprit qui s’acharne à contrecarrer mon rêve namibien.

4h du matin lundi 19 Février :

Sans réponse de la compagnie, Réjane, mon épouse, décide de réaliser le changement de vol, à nos frais. La grève est sensée commencer à minuit ce lundi soir. On avance donc notre vol au jour même. Mais cette fois départ à 14h de Nantes, escale à Zurich, arrivée prévue 19h05 à Frankfort et départ pour Windhoek à 21h55.

C’est un surcoût de 1500euros pour le changement de dernière minute. On verra au retour pour un éventuel remboursement. Spoiler alerte : nous serons intégralement remboursés par la Lufthansa des 1500 euros. Un excellent choix donc. Bien joué Réjane !!! Couchés 5h du matin après cette nuit compliquée.

Lundi 19 Février: départ anticipé

Heureusement que tout est prêt. Nous devons être à 11h à l’aéroport de Nantes. Nous habitons Quimper, 2h30 de route. Après seulement deux heures de sommeil, on réveille les enfants à 7h00 : « pas d’école, on part ce matin ! »

Sur la route de l’aéroport, on appelle Frédéric de Tourmaline pour lui expliquer notre histoire:

« Allo Frédéric, oui, c’est nous, vous savez, les boulets avec nos changements de dernière minute… Y a une grêve. On essaye d’arriver avec 24h d’avance. Ça peut se gérer de votre côté? »

Nous sommes rappelés dans l’heure pour nous informer que tout est calé : Hillux dispo chez Asco, pension Londiningi avancée, étape ajoutée. Super service de l’agence Tourmaline, encore. Bravo.

Le voyage commence donc… par une première journée de stress. Nos vols seront-ils assurés aujourd’hui ? En escale à Zurich, on apprend que la grève, sensée débuter ce soir à minuit est finalement avancée à 20h…

19h10 nous débarquons à Frankfort dans une drôle d’ambiance. Les terminaux sont presque vides. La quasi totalité des vols sont indiqués annulés. Seuls 2 départs sont maintenus : Windhoek et Zanzibar.

Un membre du personnel au sol nous indique de faire vite car, avec la grève commençant à 20h, il n’est pas sûr que le contrôle de sécurité avant la salle d’embarquement soit assuré après l’heure fatidique.

Nous voilà donc à courir à travers l’aéroport pour rejoindre notre porte d’embarquement. Et si vous ne connaissez pas, l’aéroport de Frankfort, c’est grand, très grand, immense même !!

Nous arrivons, en nage, au filtre sécurité. Quelques passagers attendent dans la file. Notre tour arrive… on passe…. 19h57….

Yes !! On a réussi !!! Immense joie après ces 24h de tensions. Meilleure bière du monde en attendant d’embarquer. On l’a bien méritée. Réjane espère que nos bagages ne vont pas finir à Zanzibar, ce serait ballot.

22h, les roues de l’Airbus quittent le sol. Il est difficile pour moi de vous décrire ma joie à ce moment précis tant j’ai rêvé de ce pays.

Vol de nuit Frankfort – Windhoek :

Mais au fait, j’ai oublié de nous présenter : Nous sommes une famille de 4. Lison 11 ans, Jules 17 ans, Réjane et moi-même François, tous les deux 49 ans. Si nous avons eu la chance de visiter quelques pays d’Afrique avec Réjane il y a bien longtemps, cela fait maintenant des années que nous souhaitons nous offrir un temps à 4 avec les enfants. La Namibie est un rêve de longue date: au dos de mon vieux Lonely Planet, une étiquette de prix … en francs … c’est dire…

Alors oui, Discovery n’est sans doute pas la compagnie qui bénéficie du meilleur service à bord. Mais après toutes ces péripéties, je considère le vol comme parfait. Réjane et les enfants parviennent à dormir. De mon côté, je dois me lever toutes les heures et marcher 5 mn, conséquence de l’embolie. J’m’en fout, j’suis heureux.

Mardi 20 Février : arrivée Windhoek

Posé 7h15. Il fait 20°. Que c’est bon de retrouver l’Afrique après 18 ans sans voyage sur ses terres. Immense joie.

Les formalités d’arrivée se passent sans problème. Nous avons les actes de naissances des enfants dans le modèle multi langues fournis gratuitement par notre mairie.

Ouf, les bagages sont tous là. Nous sommes attendus par un membre de chez Asco. En attendant l’ensemble des voyageurs devant se rendre au dépôt véhicules, nous en profitons pour retirer 2x3000NAD à l’ATM de l’aéroport et passons à l’agence MTC pour acheter une carte sim.

Malgré la quinzaine de personnes déjà présentes, l’opération se déroule très rapidement. Après présentation d’une pièce d’identité, un employé MTC s’empare de mon iphone, y insère une carte sim et nous connecte au réseau namibien. Mieux que ça, il effectue, j’imagine, une sorte de portage de numéro. Mon numéro personnel est donc conservé pendant notre séjour, très pratique pour pouvoir continuer à utiliser whatsapp avec nos familles et amis.

MTC : forfait 20 Giga, coût 14 euros les 3 semaines de mémoire : largement suffisant pour waze, whatsapp, polarsteps…. On utilisera ponctuellement le wifi des restos, lodges ou pensions. J’ai trouvé que sur notre boucle classique le réseau était plutôt bon. Waze a souvent trouvé du signal pendant les trajets. On avait la carte Tracks For Africa, juste parfaite, mais c’était pratique d’avoir waze pour nos déplacements, en ville notamment.

Dès la sortie de l’aéroport, un babouin posé sur une clôture semble nous souhaiter la bienvenue. En route ! Direction Asco dans le centre de Windhoek. On y découvre notre Hillux, qui sera notre meilleur compagnon de ces prochaines semaines :

Véhicule très récent, seulement 40 000 kms au compteur. Propre ; trop peut-être ?
Nous avons fait ajouter quelques options qui n’étaient pas proposées au départ :

  • Quelques caisses noires en plastique pour faciliter le rangement de notre coffre. C’était une de mes questions : comment nous faciliter les manipulations dans le coffre, soir et matin, lors de nos bivouacs et donc gagner du temps. A 5 euros la caisse ne pas hésiter à en prendre plusieurs. Ce sera 4 pour nous.
  • Le modèle de tente hard top. Option à 60 euros la tente donc 120 euros de surcoût pour notre séjour. Vraiment top. Je ne doute pas que les tentes « à l’ancienne » se montent et démontent assez rapidement mais là, vraiment, c’est hyper pratique. Complètement isolées de la poussière sur la route. Etant plus récentes, ces tentes bénéficient d’une très bonne literie, d’un éclairage led. Mais surtout, on y trouve l’espace suffisant pour pouvoir y laisser tout le nécessaire de couchage même tente repliée. Et encore de la place pour nos sacs zippés de vêtements pour 3 ou 4 jours donc pas besoin d’accéder à nos sacs de voyage au quotidien. Vraiment top.
  • Un auvent à déplier, au cas ou on aurait beaucoup de pluie, ou de soleil.

Nous faisons la connaissance de Michael qui sera notre contact Tourmaline pendant notre séjour. Très sympa. Et rassurant de savoir qu’au cas où, on pourra l’appeler en cas de pépin.

Long briefing (1h30) de sa part sur notre roadbook, les consignes de sécurité (routière notamment), compléments d’informations sur nos campings, les bifurcations à ne pas rater. Combien payer en tips, les bons timing à respecter pour se faciliter la vie… bref, très complet.

S’y ajoute ensuite le tour du Hillux. C’est un modèle automatique. J’ai pris cette option qui semble plus raisonnable quand, comme moi on est pas un habitué des 4x4. Certain(e)s spécialistes de ce forum vous expliqueront cela mieux que moi. J’ai trouvé que d’être soulagé du changement de vitesse était vraiment une aide pendant nos trajets (surtout lors des premiers kms avec conduite à gauche dans Windhoek). Là aussi, Michael prend son temps pour bien nous détailler toutes les infos nécessaires. Conseil: filmer tout ça pour être sûr de ne rien oublier.

On fait les papiers avec Asco (on a nos permis internationaux, il aura fallu 7 mois pour les recevoir, n’hésitez pas à vraiment anticiper). Concernant l’assurance on ne prend aucun supplément.

Je sais que c’est un sujet longuement abordé ici, et il y a de nombreux posts qui expliquent les différentes options. Ma Visa Premier n’offrait pas le même niveau de couverture que la Gold Mastercard de Réjane. La Gold, elle, couvrait bien les 4x4 avec tentes de toit (mais pas les campings car, donc Hillux avec une cellule). C’est subtil. On a fait confirmer par Mastercard par mail pour être sûr qu’on était bien couvert en cas de dégâts. On a donc juste régler le premier acompte versé à Tourmaline avec la Gold Mastercard, et tout le reste avec la Visa Premier. Pour bénéficier de l’assurance de votre CB il suffit en effet d’avoir rêgler juste une partie de votre voyage avec celle-ci.

Oui, le temps passé chez Asco est non négligeable, plus de 2h en tout. Mais bon, on est en vacances…

Ça y est : on roule. Assez impressionnant la taille du Hillux. Mais la circulation est très fluide. Très bien pour nos premiers kms en conduite à gauche. On croise beaucoup d’enfants, en uniforme, qui sortent de l’école. La ville, pour sa partie centrale est moderne et plutôt propre, par rapport à d’autres capitales africaines où j’ai pu me rendre.

Nous rejoignons notre premier logement : la pension Longiningi.

Nous sommes les seuls résidents. Premier déjeuner, très correct. Notre chambre familiale est spacieuse. Pratique car on en profite pour refaire tous nos sacs : on avait mixé nos affaires pour éviter les soucis liés à un éventuel bagage égaré.

Puis commence le rangement du coffre. Il est énorme certes, mais avec nos sacs pour quatre, mon pied photo, le frigo, la caisse du kit cuisine, les bonbonnes de gaz, le rouleau en cas d’ensablement, les chaises repliées … et bien cela demande un peu d’organisation. Un vrai Tetris…

Le ciel se couvre, l’air devient plus lourd, le vent se lève… à 16h30 l’orage éclate… il va durer 1h30 … une pluie épaisse … que va donner notre voyage en saison des pluies ?…

Nous devions normalement partir faire nos courses en fin d’après-midi mais le temps passe déjà vite. On décale à demain et on opte pour un plouf dans la piscine. C’est un des avantages d’un séjour en Février, les nuits étant moins fraîches, l’eau des piscines sera toujours très bonne et on pourra se baigner tout au long de notre séjour.

Ce soir, on a opté, comme beaucoup, merci le forum, pour le Joe’s BeerHouse. Royal, le patron du restaurant passe nous chercher à la pension. Le lieu est très chouette. La déco assez incroyable. Première brochettes de Kudu, Springbok et Zèbre. La pluie continue à tomber mais la température est très douce. Vite au lit, car demain la route nous attend.

Mercredi 21 Février : direction Anib Lodge

Un peu difficile de se réveiller à l’heure prévue, on traîne encore la fatigue de nos nuits précédentes. Grand ciel bleu, petit déjeuner copieux.

Nous visons le centre commercial SuperSpar Mareua mais nous finissons, par erreur, au magasin Checkers Mareua. Aucun problème : on y trouve vraiment tout ce dont on a besoin pour nos 6 premiers jours de camping : adaptateur électrique, anti moustiques, gros sacs poubelles solides pour emballer nos bagages, bidons de 5L d’eau, viande sous vide, vin, jus, gâteau, légumes, pâtes, café soluble… On n’avait pas préparé de listes de repas en avance, et on perd peut-être un peu de temps à faire les rayons. On en prend sans doute un peu trop, mais ne connaissant pas nos possibilités de compléments sur la route, on assure de quoi très bien manger. Les fameuses caisses en plastiques noires vont trouver toute leur utilité… Les tarifs sont raisonnables. J’essayerai de vous faire un récapitulatif budget à la fin de ce carnet.

11H30, nous quittons Windhoek.

On passe le contrôle de police Windhoek sud (il y en a à chaque accès à la capitale d’après ce que j’ai compris) et on attaque la B1 vers le sud. Route bitumée. Régulateur de vitesse. Super système audio. Conduite facile. On a même la fonction Apple Car… incroyable niveau de confort… Les premiers kms défilent. Nous ne sommes pas seuls sur la route mais nous croisons de moins en moins de véhicules.

Nous traversons rapidement Rehoboth. Je pense à sa population si particulière des Basters. Ces infos, je l’ai ai apprises grâce au super guide que Tanit a rédigé et qu’il partage sur le forum. Merci encore à toi, Tanit, pour cette mine d’informations.

Encore quelques kilomètres et apparaît le panneau nous indiquant le passage du Tropique du Capricorne. Arrêt photo oblige. La température est bien montée. On frôle les 32°.

La route déroule. C’est assez impressionnant cette longue ligne droite de bitume, encadrée de clôtures à l’infini. Vraiment fort comme premières impressions. C’est magnifique.

Sans notre changement d’avion, et notre nuit supplémentaire rajoutée au voyage, nous aurions dû bifurquer un peu plus loin vers l’ouest en prenant la C21 en direction de Maltahöhe, et filer directement vers la réserve du NamibRand.

Une nuit gagnée donc. Grâce à la réactivité de Tourmaline, ce sera au Kalahari Anib Lodge. Dès l’entrée, nous croisons notre premier Springbok. Notre premier, on s’en rappellera.

Très beau lodge (je n’y connais pas grand-chose, soyons honnête… :wink:). Super piscine, avec quelques arbres à carquois. Les enfants adorent. Nous aussi.

Emplacement de camping incroyable. On installe notre premier campement et on profite de notre premier apéro au soleil couchant. Que c’est beau !!!

On s’endort en entendant passer au loin un orage… quand soudain… l’alarme anti intrusion du Hillux se met à hurler !!!

Michael nous avait pourtant bien prévenu :
« Avant de vous coucher, déconnectez l’alarme qui est particulièrement sensible aux vibrations et donc aux mouvement dans la tente »

C’était dit… ben oui… Vite, descendre, retrouver la video filmée expliquant comment déconnecter le bouzin. La blague dure 3 mn quand même et on est vraiment désolé pour nos voisins qui dormaient à 150 m de là… sorry guys…

Jeudi 22 Février : direction Namibrand

Réveil avant le jour pour moi, car j’ai l’intention d’essayer de faire quelques photos du magnifique ciel étoilé. Echec complet, on ne s’improvise pas astrophotographe… pas grave, les premières lueurs de l’aube apparaissent, l’instant est magique.

Jules se réveille à 6h30. Nous décidons de partir parcourir un des quelques sentiers de balade proposés autour du lodge.

Nous croisons des visiteurs qui ont loué des fatbikes; ça doit être top.
On aperçoit quelques animaux, qui doivent être aussi étonnés que nous de ces rencontres. Canon !!

Retour 8h30, petit déjeuner copieux. On range le camp. Frédéric m’avait pourtant prévenu; je me rend compte que ça prend un peu de temps de tout empaqueter. On va s’améliorer, c’est sûr…

Petite frayeur en achetant au lodge du bois pour le braï. Un jeune cobra du cap était dissimulé sous un des sacs. Un responsable parvient à s’en saisir avec une pince articulée au bout de quelques minutes. Parfait rappel pour les enfants et pour nous parents : on ne s’inquiète pas inutilement mais on met des chaussures et on regarde où on met les pieds, ou les mains.

11h, départ pour le NamibRand Family Hide Out

Nous allons mettre près de 5h pour faire ce trajet. C’est juste grandiose !!!

Premier arrêt gazole à la station service de Maltahöhe. De jeunes enfants quémandent quelques pièces auprès des gens faisant le plein. Forcément, la situation nous interpelle, nous et nos enfants…

Nous quittons le bitume pour attaquer nos premiers kms de gravel road. On dégonfle nos pneus. On prend nos marques. La piste est parfaitement entretenue. Les paysages sont incroyables (ce sera mon mot du séjour, désolé pour les nombreuses répétitions à venir…).

Distraits par la beauté des lieux, nous ratons la bifurcation à l’embranchement C14 C19. Il nous faut pas loin de 20 kms pour nous en rendre compte. De vrais débutants … Note pour les prochains jours: repérer sur la carte le nombre de kilomètres avant la prochaine intersection…

Après le passage du Zarishoogte Pass, on redescend tranquillement vers la plaine par la D827.
Les paysages changent du tout au tout. On passe de formations rocheuses, de paysages très minéraux, gris, bruns, à une zone beaucoup plus sableuse. La couleur orange, avec la lumière de fin de journée, amène une atmosphère toute particulière. Une certaine douceur.

Nous rejoignons la C27 et bifurquons immédiatement vers l’entrée du Family Hide Out.

Franchement, cette arrivée restera un des grands moments de notre voyage. Nous savions par un ami qui y avait séjourné, ainsi que par les retours ou conseils lus sur ce forum, que ce lieu était tout à fait spécial. C’est peu de dire que nous n’avons pas été déçus.

Franky, le gardien du lieu, nous accueille. Il a la gentillesse de me consacrer une petite demie-heure afin de m’apprendre à conduire dans le sable. Ça rentre petit à petit. On circule sur une petite boucle d’une dizaine de kms que les visiteurs peuvent utiliser avec leur propre 4x4. Si vous avez l’expérience de ce type de conduite, c’est le seul parcours que vous pouvez faire par vous-même, le reste des pistes de la réserve se faisant seulement dans le véhicule d’un guide.

Nous découvrons notre campement pour les 2 prochaines nuits, le camp Jupiter.

Un campement parfaitement adapté, construit tout en bois, sur pilotis, avec une rampe d’accès pour personnes en situation de handicap (je le souligne, car c’est tout bonnement incroyable de pouvoir rendre accessible à une personne en fauteuil la possibilité de vivre un temps dans ce lieu; bravo le Family Hide Out !!!).

Seulement 3 emplacements de camping, espacés les uns des autres de plusieurs centaines de mètres. Un coucher de soleil à couper le souffle, une couleur des dunes tellement apaisante. Vraiment la claque !!!

Pendant la préparation du braï, un renard du Cap nous rend visite. Si proche, que, se faufilant sous notre table, il provoque une légère panique de Réjane qui saute sur un banc et s’accroche à un poteau en nous suppliant de le faire déguerpir.

Les enfants et moi, on se tape un énorme fou rire devant la réaction de Réjane :joy:. Oui, je sais. C’est moche de se moquer. En tout cas, on s’en souviendra.

Plus sérieusement, je pense que des renards passent souvent dans le coin (ce sera également le cas le lendemain), pour essayer de glaner un peu de nourriture. Donc garder ses distances semblent évidemment être la réaction opportune.

Encore une belle nuit devant nous. Les nuits sont bien moins fraîches qu’à certaines périodes de l’année. On dort avec les fenêtres de la tente ouvertes mais avec les moustiquaires. Un simple sac à viande suffit, il fait vraiment bon. En fin de nuit on tire simplement sur nous les couettes fournies par Asco.

Vendredi 23 Février : journée Namibrand

Réveil 5h30 pour moi. Une étoile filante. Vite un voeux… honnêtement, je ne peux rien souhaiter de plus que le moment présent.

Ce matin, Franky passe nous prendre à 7h pour une activité sandboarding. Avec son 4x4 nous rejoignons une dune pour y pratiquer cette sorte de luge des sables.

Les couleurs sont folles :star_struck: !!!

On grimpe la dune et là, dans la plaine en contre bas, un groupe de girafes, nos premières, dont un girafon. Scotchés …

Premières glissades, mais on réalise vite que l’on n’est pas les plus téméraires. C’est drôle, mais évidemment assez casse gueule.
Les phases d’arrêt sont plutôt hasardeuses : on se râpe un peu la peau, mais surtout lors d’un beau gadin, Jules se prend une vague de sable dans le visage et oublie malheureusement de fermer les yeux.
Arrêt de l’activité pour lui. On rince abondamment mais le pauvre aura les yeux irrités pour les 3 prochains jours. Note pour la prochaine fois : fermer les yeux … ou prendre un masque de ski …

Notre prochaine activité est prévue en fin de journée : un drive dans la réserve au coucher du soleil.

On a donc une journée tranquille.
Pas mal, car un voyage en Namibie promet des journées généralement bien remplies. On profite…
Jules et moi partons nous balader en début d’après-midi. Gros malins va… C’est la fournaise. On est couvert de la tête au pieds pour se protéger du soleil.
Hors du temps. Seuls, tous les 2, au milieu des dunes, des oryx ou springboks profitant de l’ombre des arbres. On devine des girafes, au loin, dans l’air tremblant de chaleur.

17h30 parés pour notre Dune Drive dans la réserve. Nous sommes les seuls à avoir réservé. Private tour donc.

La température est redescendue. Les paysages défilent. J’ai rarement vu un aussi beau lieu.

On se sent, avec Réjane, immensément chanceux de pouvoir vivre un tel moment.
Certes, les enfants auraient aimé voir d’avantage d’animaux. Mais je pense que ce n’est pas forcément ce que l’on vient chercher dans ce drive.
On est véritablement happé par la beauté du monde et par la douceur qui s’en dégage tout en étant conscient de la rudesse de cet endroit. Extraordinaire ! Namibrand, énorme coup de cœur !!!

Dernière nuit ici, le point le plus au sud de notre voyage. Demain, cap au Nord.

Samedi 24 Février : direction Sesriem

Se réveiller aux premières lueurs de l’aube, laisser dormir Réjane et les enfants, préparer le café… le son de la bouilloire, dans cette lumière si belle du matin, des Oryx parcourant les dunes autour de notre campement. Le bonheur de l’instant présent. Quel luxe !! Quelle chance !! Je me régale !!!

Nos visiteurs du matin. On profite jusqu’au bout de ce super camp Jupiter.

“Salut NamibRand, on t’a adoré !!!”

Courte étape devant nous pour rejoindre le camp NWR de Sesriem où nous allons passer nos 2 prochaines nuits. 100km, 1h30, par la C27. J’avais lu ici que ce tronçon était spectaculaire. C’est vraiment le cas. Arrêts photos oblige. Réjane et les enfants commencent à comprendre que je vais devenir pénible avec mes photos … oh que oui…

Rapide stop chez Namibsky Balloon.
C’est LA surprise des vacances pour les enfants. Un des extras que l’on s’est rajoutés après l’annulation en octobre. On informe les enfants qu’un vol en montgolfière est prévu pour le lendemain, mais que l’on est forcément tributaire de la météo.
Horizons contraires, un grand merci à toi qui m’as si justement conseillé de réserver le vol dès le premier matin pour pouvoir nous ménager une option le deuxième matin en cas d’annulation.
Nous faisons la connaissance de la propriétaire des lieux, Andreia. Celle-ci nous rassure : la météo prévue est bonne, ça va voler !! Top !!

Nous rejoignons le camp NWR de Sesriem. Accueil plutôt sympa. Il faut dire que c’est vraiment la basse saison. Peut-être les gens sont-ils plus détendus…

Nous héritons d’un campement sous un très bel arbre, proche de la piscine et du restaurant. Dans ce dernier, on s’offre une bonne bière pression et un burger dans une atmosphère très feutrée : Aujourd’hui se déroulent les obsèques du président Hage Geingob, décédé 3 semaines auparavant. On sent, à l’ambiance du bar, que l’on vit une journée de deuil national.

On laisse passer les heures les plus chaudes de la journée en profitant de la piscine. L’eau est super bonne. À 16h30, nous décidons de partir explorer les premiers kms en direction de Sossusvlei. Dans la lumière de fin d’après-midi, c’est évidemment très beau.

Demi tour direction Elim Dune pour profiter du coucher de soleil.

Je m’attendais à une ascension très facile… et bien pas tant que ça … ça ne grimpe pas particulièrement, mais chaque fois que l’on pense atteindre le sommet, on découvre une nouvelle pente à grimper…
Jules court devant, Lison traîne la patte en arrière : « Papa, j’aime pas marcher dans le sable !! » Aïe, ça promet pour Deadvlei et Big Daddy…

Apéro magique au coucher du soleil.

On rentre vite au camp, dans la demie obscurité.

Pas de braï ce soir, sandwichs rapides car le lever est prévu à 4h. Réjane et les enfants filent au lit.

Quant à moi, j’attaque mon rituel de soirée : vider les cartes mémoires des appareils photos, en faire une copie de sauvegarde, recharger toutes les batteries.
Pour cela j’ai amené de France une multiprise et une rallonge électrique de 10m. C’est cette dernière que je branche via l’adaptateur sur la prise de notre emplacement de camping. Franchement, trop content d’avoir apporté ça, ça m’a servi tous les jours.

J’entends au loin des cris d’animaux que je soupçonne être des chacals, peut-être des hyènes… j’ai cru lire que, dans le camp, on pouvait en croiser, qui viennent se nourrir des poubelles. « Des hyènes ?.. tiens, tiens … et moi qui suis là, seul, dans la nuit à trier mes photos… » Je me dis que si ça craignait, ici, au milieu du camp NWR, ça se saurait non ?.. Aurais-je raté cette info lors des lectures des pages de ce forum ?... 22h30, dodo.

Dimanche 25 Février : Montgolfière et canyon de Sesriem

Réveil 4h00 du matin. Ça picote… mais pour pouvoir être à notre rdv à 5h20 chez Namib Sky Ballon, nous devons quitter le camp à 4h50 maximum.

Une bouilloire d’eau pour le thermos de café, des douches rapides et un pliage de camp express (tentes hard top, top, au sens propre) et nous voilà à 4h45 à la sortie du camp devant la barrière… fermée !
Bon à savoir : l’ouverture de cette barrière se fait normalement au lever du soleil mais il existe un accord entre le NWR et Namib Sky Balloon qui vous autorise à quitter le camp plus tôt. Nous réveillons le gardien qui dormait profondément. Le bougre refuse d’ouvrir la gate en dehors de l’horaire officiel. Je lui rappelle gentiment l’accord prévu : ouf, ça passe.

Nous attaquons les 30 minutes de gravel road pour rejoindre la ferme Geluk.
Conduite de nuit : je comprends pourquoi c’est fortement déconseillé. Des dizaines de springboks courent dans la lumière de nos phares. C’est assez impressionnant car ceux-ci ne peuvent s’échapper sur les côtés du fait des clôtures qui ceinturent la route. On est donc hyper vigilant.

Arrivée à l’heure chez Namib Sky Balloon, on nous propose une excellente collation : biscuits et cookies maison, yaourts frais, boissons chaudes et froides, viennoiseries, fruits… on se régale.

Nous faisons la connaissance de Denis, qui gère la compagnie. On a tous les quatre un coup de cœur pour lui : le gars est sympa, beau mec et « fait s’envoyer en l’air » des visiteurs du monde entier. Le briefing d’avant vol est carré, rassurant et drôle à la fois. Vraiment très pro. Ce matin nous serons une trentaine à voler, soit 2 montgolfières.

Nous rejoignons le site de décollage avec les 4x4 du lodge. Le gonflage des montgolfières se fait dans la demi-obscurité. C’est magnifique.

Nous décollons quelques minutes avant l’aurore. Incroyable moment de douceur. Puis apparaît le soleil : c’est tout bonnement exceptionnel !!

Le vol dure une bonne heure, pendant laquelle nous voyons changer les couleurs sur les dunes. Traces de rivières asséchées, cercles de fée, monts et rochers… une énorme claque. Quelle chance de pouvoir vivre ce moment tous les 4.

Denis prend beaucoup de plaisir à piloter. Nous frôlons une ligne de crête : un aéronaute de première classe !!!

Nous ne cessons de croiser la deuxième montgolfière, ce qui nous permet de réaliser de chouettes photos. Au bout d’une heure nous nous posons en douceur.

Débute la deuxième partie de la « prestation » : le petit déjeuner au milieu du désert.

Honnêtement, c’est délirant: les tables dressées avec des nappes blanches au beau milieu du désert, le buffet digne d’un grand hôtel et …. « champagne » à volonté… alors, certes il n’est que 8h30, mais bon, on en profite, bien obligé… on est conscient de vivre un moment de très grand luxe … franchement, on en rigole…

Nous repartons vers 10h.

Pendant le trajet vers le lodge, Denis et moi engageons la conversation. Ses parents, belges, enseignants au Congo, ont quitté le pays lors de la guerre civile pour finalement atterrir dans cette partie de la Namibie.
On pouvait à l’époque acheter de vastes terres à des fermiers assez incrédules sur le potentiel intérêt de ces terres si arides.
En 1991, ses parents furent dans les premiers à construire un lodge dans cette région. On en compte aujourd’hui 39. Visionnaires.
Son père, passionné de vol en ballon, imagina le développement de cette activité. Denis est littéralement tombé dans une nacelle de montgolfière quand il était petit. Il m’explique les avantages, mais parfois aussi les difficultés d’une telle vie au bout du monde, me donne quelques conseils pour nos jours à venir. Vraiment, le « mec » plus ultra.

Alors, à faire ou pas ?

Le vol pour 4 nous a couté 425 euros par personnes. 1700€ au total. C’est cher, très cher. C’est près d’1/8ème de notre budget total Namibie, avion compris. Pas négligeable du tout donc.

Mais l’expérience est vraiment exceptionnelle et je me sens tellement privilégié d’avoir pu vivre ce moment avec Réjane et les enfants. Pour info, j’avais eu l’occasion de faire un vol au-dessus de ma Bretagne natale il y a quelques années qui m’avait couté 380 euros (sans le petit déjeuner magique). Donc pas si loin en tarif. Mon annulation de voyage pour raison médicale m’a aussi rappelé qu’on ne vit qu’une fois. Cependant, avec un budget plus contraint, c’est certainement un des postes de dépenses que j’aurais supprimé et notre voyage en serait bien évidemment resté incroyable.

Après cette folle matinée, nous reprenons la direction de Sesriem.

En chemin, nous faisons un stop au canyon.
On se balade au fond une petite heure. Il y fait une chaleur écrasante. Des petites mares nous rappellent qu’il a dû y pleuvoir il y a quelque temps. Mais bien moins qu’attendu normalement à cette période de l’année.

En rejoignant notre cher Hillux on a la surprise de voir arriver un car de touristes. C’est le premier que l’on croise.
Le car se gare. Seule la moitié des passagers en descendent, des personnes asiatiques d’un certain âge. Dans la fournaise, ils font les quelques pas qui les séparent du bord du ravin, prennent quelques photos, font demi tour puis remontent dans le bus qui repart aussitôt. 10 mn montre en main… eh bé… et nous qui nous disions qu’on était un peu speed …

Après-midi farniente au camp : jeux de société, piscine, lecture, sieste… vacances !!!
Conseil : on a avec nous de petits ventilateurs rechargeables en usb qui nous permettent de dormir l’après-midi dans nos tentes même par ces grosses chaleurs.

Ce soir, traditionnel Braï arrosé de vin sud africain. Réjane et les enfants se couchent tôt car demain, tout le monde se lève avant l’aube. Quant à moi, la routine : cartes mémoires, sauvegardes, recharges…. Hyènes ?.. Je m’endors repu de cette formidable journée.

Lundi 26 Février : Deadvlei puis Camp gecko

Réveil 5h00.
Ça commence à tirer pour les enfants. (Pour les parents aussi, d’ailleurs :wink:.) Il va falloir que nous pensions à les ménager. Mais bon, ce matin, une fois de plus, on a une excellente raison de les sortir du lit. Direction Sossuvlei. Logeant à l’intérieur du parc, on peut prendre la route vers le site une heure avant le lever du soleil.

5h50, nous sommes une dizaine de véhicules à la gate. La barrière s’ouvre et tout le monde s’élance sur l’asphalte. Et soyons clair : personne ne respecte les 60km/h max.

40 min plus tard nous rejoignons le premier parking 2x4 où je décide sagement de laisser notre Hillux et d’utiliser plutôt un des 4x4 navette. Je ne veux pas prendre le risque de m’ensabler. Je me fais chambrer par Jules devant mon manque de courage … mais bon aucun regret (j’ai bien suivi les conseils lus ici)… en 2 mn le 4x4 est plein et nous voilà en route.

Le chauffeur propose un premier stop pour les personnes souhaitant accéder au « raccourci » pour grimper Big Daddy. Nous déclinons. Objectif Deadvlei.

Ça y est, nous y voilà, dans ce lieu emblématique qui m’a tant fait rêver. Les couleurs de l’aube sont justes …. Incroyables !!!

Il n’y a qu’une dizaine de personnes dans Deadvlei quand nous y pénétrons. Irréel. Les dunes, le ciel bleu, le sol craquelé qui peu à peu passe de l’ombre à la lumière. Magique. J’ai bien évidemment l’appareil photo en main mais je prends vraiment le temps de profiter de l’instant, de vivre ce moment. Que c’est beau ! Que c’est bon !

Soudain Réjane m’interpelle : « Regarde Lison ! »

Lison… souvenez vous de ses plaintes lorsque nous grimpions Elim Dune et de notre légère appréhension à l’idée de gravir Big Daddy. Et bien voilà que, sans nous prévenir, Lison a décidé de se lancer dans l’ascension d’une dune et semble même, pas peu fière, heureuse d’y progresser par la pente la plus raide.
Enorme avantage pour elle : sa petite taille et son centre de gravité bas lui permettent l’ascension à 4 pattes.

Pour Jules et moi, c’est plus rude. Oh que oui ! On était prévenu mais quand même… ça coupe les pattes …Nous rejoignons Lili, posée sur l’arrête de « sa » dune. Plus bas Réjane s’offre une petite méditation sur le Vlei.

Nous reprenons l’ascension de Big Daddy, mais avant la dernière montée Lison préfère s’arrêter.
« T’inquiète ma Lili, tu peux être fière d’être arrivée jusqu’ici ». On laisse filer Juju vers le sommet. De notre côté on se lance en courant dans la pente. C’est l’éclate !!

Sous un arbre couché, Réjane a déniché un des rares coins d’ombre de Deadvlei. Il commence à faire chaud. Minuscule, au sommet de Big Daddy, on aperçoit Jules. « Bravo Juju ! La prochaine fois je monte avec toi, sûr ! »

Il nous rejoint après une folle descente.

10h30, il est temps de rejoindre le parking. On croise beaucoup de gens qui arrivent seulement sur le site. La température ne cesse de monter.

J’ai vraiment apprécié le fait d’avoir fait l’effort de se lever tôt et de profiter de l’heure supplémentaire octroyée par le campsite NWR. Etre quasi seuls à Deadvlei, encore dans l’ombre, c’était dingue.

De retour au parking nous empruntons cette fois la « grosse navette », sorte de « bétaillère » tirée par un tracteur. Celle-ci passe par Sossuvlei et Big Mamma mais nous n’y descendons pas. On est un peu étourdi par notre matinée…

A refaire, tout était parfait sur cette matinée. En revanche, peut-être aurais-je pu profiter de l’après-midi de la veille pour venir jusqu’ici en fin de journée et apprécier Big Mamma. Mais bon, si on faisait tout bien du premier coup, ça se saurait, non ?

Nous reprenons la route vers Sesriem à 11h30.

Comme on a bien sué, on tente le coup de repasser au camp NWR. On explique au gardien que l’on a définitivement libéré notre emplacement le matin même, mais que l’on souhaiterait passer vite fait aux toilettes et à la douche. Sympa comme tout, parce que vraiment pas obligé, le gars nous autorise à passer. Franchement le personnel du NWR, pour nous, très cool. Basse saison ?

Baignade rapide (le bonheur), douches. Pique-nique.
On se prépare quasi tous les soirs une salade de pâtes ou de riz que l’on met au frais au frigo dans des sacs congélation (plus faciles à caler). Vraiment pratique.

On quitte définitivement Sesriem à 14h

Nous avions décidé de couper en deux l’étape Sesriem-Swakopmund.
Je sais que, souvent, ce tronçon est fait d’une seule traite. Franchement, chapeau aux courageux qui y arrivent. Je ne me serais pas vu enchaîner ce trajet après le réveil à l’aube et la matinée à Deadvlei.

Camp Gecko ? Rostock Ritz ? notre cœur balançait, car sur le forum tous deux obtiennent de supers avis. C’est Camp Gecko qui l’a emporté.

Mais avant de rejoindre notre prochain campement, stop gourmandise à Solitaire.
C’est un peu l’arrêt à cocher lors d’un road trip sur les pistes namibiens.Une ambiance unique, des carcasses de vieilles bagnoles, une éolienne et la fameuse McGregor’s Bakery . On se régale de leur célèbre Apple Strudel.

La dernière section de gravel road nous offre une fois de plus de spectaculaires paysages et, parfois, d’étonnantes rencontres, venues d’ailleurs.

Nous rejoignons Camp Gecko vers 16h30, et sommes accueillis par Anna, la propriétaire des lieux . Ambiance détendue: boissons fraiches en self service, vous payez dans la coupelle, tout est basé sur la confiance. Très chouette.

Nous sommes seuls, une fois de plus.
Un emplacement très simple au sommet d’une colline rocailleuse, une plaine qui s’étend à l’infini. Quelle vue !!! Vraiment un endroit exceptionnel. Je comprends pourquoi ce lieu est recommandé pour une première nuit en Namibie pour les voyageurs désirant quitter Windhoek le jour de leur arrivée.

C’est notre 6ème nuit en tente d’affilé. Nous avons pris nos marques. Le Braï est allumé avant la nuit, on cuisine en papotant, Lili rédige son carnet, les enfants explorent les environs. Assister dans la même journée au lever du soleil à Sossuvlei et à son coucher à Camp Gecko: Waouh !!! Une fois de plus, seuls au monde. Incroyable sentiment de liberté.

à suivre

2 « J'aime »

Bonjour, des mois que j’attendais un carnet de voyage…et quel début!!
Merci, je m’installe avec vous pour la suite.
Aude

Merci…
Formidable!
Je vais savourer avec grand plaisir!!!

Bonne journée,
Patou

Bienvenue à bord aude73.

Ravi de vous “embarquer” avec nous. C’est l’avantage de ce forum : on peut mettre énormément de monde sur la banquette arrière du Hilux :wink:

Je profite également de votre message pour utiliser la fonction “répondre à” car impossible pour moi de comprendre comment publier un deuxième message dans cette discussion. C’est ballot hein ? Vous avez le droit de vous moquer, oui, oui :wink:

Si quelqu’un peut m’indiquer comment publier un autre message(où cliquer ?) je suis preneur.

Reprenons notre voyage.

Mardi 27 Février : direction Swakopmund

Je laisse Réjane et les enfants dormir ce matin. Ils l’ont bien mérité. J’en profite pour aller visiter les 2 autres camps, inoccupés. Définitivement les plus belles toilettes du monde.

Ce matin on s’offre un petit plaisir : nous avons réservé le petit déjeuner qui se déroule dans le Lapa, un bâtiment, au toit rouge, dont le sol est en sable fin. On rentre pieds nus. Ambiance zen et régalade.

J’ai adoré Camp Gecko et sa simplicité. J’y serais bien resté une nuit de plus. Je ne sais pas quelles sont les activités que l’on peut pratiquer ici. Des randonnées sans doute ? Peut-être même à cheval; la propriété en possède.

Puisque nous avons toute la journée pour rejoindre la côte, nous nous rajoutons quelques kilomètres pour aller voir le Spreetshoogte Pass. C’était aussi l’intérêt de dormir à cet endroit.

Une petite demie-heure plus tard on attaque les premiers lacets. Je veux bien croire qu’avant le pavement de la route, ça devait être impressionnant , mais désormais ça passe easy. Pose au col devant un majestueux panorama. Là aussi, effet Waouh garanti !!

Après ce détour, nous reprenons la D1275 puis, à droite, cap au Nord sur la C14.
Plus ça va et plus j’aime parcourir ces pistes. On croise très peu de véhicule, et quand c’est le cas, un nuage de poussière nous prévient plusieurs Kms en avance. Parfois c’est un scraper qui racle et tasse la piste.

La poussière. Certes il y en a mais je m’attendais à pire. On laisse en permanence ouverte la petite trappe sur le toit du coffre permettant d’y créer une surpression d’air. Franchement efficace.

Nous avions bien fait de nous arrêter sur la B1, 6 jours plus tôt en croisant le panneau indiquant le passage du tropique du Capricorne. Aujourd’hui, distraits, on rate celui situé peu avant la Gaub Pass. Tant pis, ça nous fera une bonne raison de revenir.

Gaub Pass, Kuiseb Pass et River. Toujours des paysages dignes d’un film. La route serpente à travers des monts formés de strates de roches brunes, grises, noires…

Puis nous attaquons, la dernière ligne droite, vers Swakopmund.
Je l’avais lu ici. Je le confirme. Ces 2 dernières heures ont été un peu éprouvantes. Dans la lumière éclatante du milieu d’après-midi tout devient blanc-gris : la piste se confond avec ses abords désertiques de part et d’autre… la vue se trouble… pour me réveiller, je sors du Hillux tous les 50 km pour me mettre « une claque de chaleur « . Ça fonctionne. Il fait 33°à l’ombre, mais de l’ombre, il n’y en a pas…

Nous atteignons d’abord Walvis Bay.
Le ciel est bleu mais en 1h30, nous avons perdu 15°: il fait 18°. Pas désagréable du tout. C’est l’heure de la sortie des usines et on croise des centaines de personnes qui rejoignent leur logement après le boulot. C’est chouette aussi de voir du monde.

Après 30 km d’excellent goudron nous rejoignons Swakopmund et la pension Rapmund. Nous allons y passer 2 nuits. On profite de leur service pour faire laver notre linge.

Diner au Thug ce soir. Nous avions bien fait d’appeler l’avant-veille pour réserver car le restaurant est complet. Ce n’est pas la basse saison pour tout le monde. Excellent service, poisson délicieux. Attention, c’est copieux. On embarque dans une boite take away les 2/3 de la portion que Lison n’a pas touchée et l’offrons à une personne que j’avais rencontrée un peu plus tôt sur le parking. Ça fait toujours plaisir de dépanner quelqu’un.

On utilise le service voiture proposé par le restaurant pour retourner à la pension. Il n’y a que 800m à faire, ça ne craint pas particulièrement mais je me rends compte que je n’ai pas du tout le même rapport à la sécurité en voyageant avec les enfants. Comme quoi, on change… on vieillit quoi… disons que l’on devient sage :wink:

Chambre familiale simple mais fonctionnelle.

Dans mes routines du soir, il y a aussi le moment Polarstep. C’est une application smartphone qui, en suivant vos déplacements, génère une carte de votre parcours et permet d’ajouter un récit et des photos à vos différentes étapes.
Nos familles et amis ont particulièrement apprécié de nous suivre au quotidien et ont eu l’impression d’avoir pris une place à l’arrière de notre Hilux.

Mercredi 28 Février : Pelican Point puis « vers » Sandwich Harbour

Nous avons de vrais lits, la pension Rapmund nous propose un petit déjeuner royal… oui oui…mais une fois de plus, on s’est levé tôt et il faut se dépêcher. Ce sera vraiment le fil rouge de ce séjour : ne pas trainer au lit !!!…Mais toujours pour une bonne raison. Ce matin, c’est kayak avec les otaries.

30 minutes de goudron pour rejoindre le waterfront de Walvis Bay où nous avons rdv à 8h chez pelican-point-kayaking. Nous faisons la connaissance de SJ qui sera notre guide pour la matinée. On parle surf, photo… super gars. Une fois de plus, nous sommes les seuls clients. Private tour again. C’est quand même l’avantage de février.

Premier stop après quelques centaines de mètres pour observer les vols de flamands roses.

Ce matin, comme très souvent ici, le temps est brumeux.
Soudain quelques gouttes de pluie tombent sur notre pare-brise. SJ s’arrête, étonné. Il n’a pas vu de pluie depuis plus d’un an. Il nous demande s’il peut prendre quelques minutes pour téléphoner et prévenir un ami.
« Evidemment, on est en vacances nous, pas de speed. Si tu veux tu peux même aller te faire une petite danse sous la pluie ! »
Ni une ni deux, SJ s’exécute. C’est bon, quand on est finistérien comme moi, de voir quelqu’un prendre autant de plaisir sous la pluie…On ne vit vraiment pas tous sous le même nuage. 10 min plus tard, la pluie s’arrête.

Des groupes d’otaries se reposent le long du rivage. Au loin des cargos et des pétroliers. En première ligne, les chacals, patients, guettent, en quête d’un repas. Je crois que 30% des otaries meurent la première année. On croise ça et là des cadavres sur la plage.

C’est l’heure de la mise à l’eau. On se retrouve vite entouré de jeunes otaries qui, curieuses, approchent de nos kayaks. Ça saute, ça plonge… vraiment une super activité à faire en famille.

Soudain nous sommes survolé par des nués de cormorans du cap. Ils viennent d’Afrique du Sud et remontent par milliers le long de ces côtes.

On a le droit à une petite collation sur la plage. Le soleil apparaît. Alors on file se baigner. 16°, SJ nous trouve bien courageux. 16° dans l’eau, c’est l’été à Crozon! Un avantage d’être breton, c’est qu’on finit toujours par se dire : « finalement, elle est bonne :stuck_out_tongue_winking_eye: ! ».

Nous quittons Pelican Pont et filons ensuite le long des marais salants rejoindre Eki, notre second guide de la journée.

En route « vers » Sandwich Harbour .

Les horaires des marées sont avec nous. Nous pouvons nous engager sur la bande de plage qui sépare les immenses dunes de la mer. Au dessus de nous passent des pélicans. Grandiose !

La beauté des dunes. Les couleurs changeantes avec les nuages. Incroyable !!! (vous êtiez prévenus, j’ai un petit déficit niveau vocabulaire :wink:)

Le sable contient une très grande quantité de particules de fer. Eki nous en fait la démonstration grâce à un gros aimant qu’il a pris avec lui.

Retour format montagnes russes. Jules et moi adorons. Les filles un peu moins!

Encore une journée exceptionnelle !
C’est fou la puissance des paysages de la Namibie. Vraiment une très belle étape à Swakopmund.

Vannés, les enfants préfèrent ce soir manger fastfood dans notre chambre.

Chouette, c’est l’occasion de se faire un petit repas en amoureux.
Merci Annick, sur tes conseils on se rend au Fish Deli. On se régale de poisson frais. J’échange longuement avec la personne française qui a repris le restaurant il y a peu.
Manifestement, il n’est pas si facile de s’installer et de gérer un business en Namibie quand on est expatrié. Je lui indique qu’en tout cas, on parle (avant 2024) en bien de son restaurant sur le forum et lui souhaite le meilleur pour la suite.
Si vous passez à Swakopmund, vous savez ce qu’il vous reste à faire.
(edit: j’ai l’impression que les avis récents sont plus que décevants, je ne voudrais pas vous donner un mauvais conseil. Peut-être que quelqu’un du forum pourrait nous donner un avis plus récent ?)

Jeudi 29 Février : direction Sptizkoppe

Que c’est bon de dormir un peu plus tard.
Même si on passe d’excellentes nuits dans nos tentes, on apprécie le fait d’avoir été en chambre ces 2 derniers jours.
Ça nous a notamment permis de réorganiser nos bagages. Lorsque que l’on est sur la route, on ne les ouvre quasiment jamais.Quelques vêtements en sac zippés, stockés dans les tentes, suffisent.

On adore les petits déjeuners continentaux alors, ce matin, on en profite.

Passage au SPAR. Magasin très bien achalandé.
On calcule un peu car dans 5 jours on passera la barrière sanitaire et on n’est pas trop sûr de ce qu’on aura le droit d’avoir dans notre frigo. (En réalité, pas de soucis car nous passerons la barrière sanitaire dans le sens sud - nord. C’est dans le sens opposé que les restrictions s’appliquent)

Nous retirons également du cash : 2x 3000 NAD.
Ce seront nos derniers retraits des vacances. Ayant pu utiliser la CB partout ou presque, on aura finalement eu trop de cash et on se sera forcer à l’utiliser sur nos dépenses de fin de séjour.

Il est près de midi lorsque nous quittons Swakopmund.

J’aurais aimé avoir plus de temps pour profiter de l’endroit : flâner dans la ville, faire l’excursion à la découverte des petits animaux de désert … Mais bon, les journées sont déjà bien remplies. On ne peut pas toujours courir.

Nous avions 3 choix d’itinéraires ce midi : filer directement au Spitzkoppe par la B2, faire un crochet par le Moonlandscape puis la B2 ou remonter vers le Nord par la C34 et bifurquer plein Est par la D1918.

C’est cette dernière option qui l’emporte.
Nous roulons donc le long de la skeleton coast. Peu de village, ciel gris, vent. C’est assez hostile. Rapidement nous arrivons à l’épave du Zeila. Quelques marchands de souvenirs attendent ici pendant de longues journées le passage des touristes. On leur achète quelques portes clés faits de grosses noix joliment gravées.

On ne s’éternise pas car nous attend un lieu que j’ai particulièrement côché sur notre itinéraire, le massif du Spitzkoppe, le « chapeau pointu » en Afrikaans.

Choc de température : en moins de 2h on passe de 16° à 32°.

Voir apparaître ce massif au milieu de la plaine est vraiment un grand moment. Vivre un 29 Février, ça a toujours quelque chose de spécial. Alors le vivre au Spitzkoppe, c’est la cerise sur le gâteau !!!

Pour chaque hébergement réservé avec Tourmaline, c’est la même procédure : arrivés à la réception du Community Restcamp, nous présentons notre voucher qui atteste de la résa.

C’est ici, à l’entrée du camp, que l’on trouve les douches et un petit restaurant. Nous partons explorer les lieux. Denis, de la montgolfière, m’avait conseillé de faire le tour de l’ensemble du site afin de choisir l’emplacement nous plaisant le plus.
On tourne, on tourne. Quelques places sont déjà occupées. On se décide pour l’emplacement 11B pour pouvoir profiter du coucher du soleil. Pour indiquer que l’emplacement est réservé, rien de plus simple : on installe sa table et ses chaises, c’est bon.
Chaque emplacement dispose de toilettes sèches, très propres, d’un espace pour le braï et d’une zone ombragée. Pas d’eau courante mais pas vraiment gênant car nous disposons d’un confortable réservoir de 40L d’eau avec robinet dans le coffre du Hillux.

Il est déjà 16h. Trop tard pour aller voir les peintures rupestres présentes sur le site : les guides sont déjà partis et on ne peut y accéder sans être accompagné. Petite marche pour rejoindre l’arche. La lumière devient plus douce. Grandiose.

Suis-je le seul à voir ici un ours s’entretenir avec … un éléphant ?

Retour à notre emplacement.

On va se poser sur un gros dôme de roche au-dessus de notre campement. Près de nous, un Daman du cap se prélasse.

Apéro coucher de soleil sur le Kleine Spitzkoppe. Royal, une fois de plus. Je me répète, mais ce voyage est tout bonnement incroyable. Chaque journée nous apporte son lot d’émerveillement.

En attendant que la braise du braï soit prête, on se fait une séance lecture du guide de Tanit. Toujours aussi instructif.

Pendant le repas, on a la chance de voir une Genette. Dans la lumière du flash, elle nous fait les gros yeux.

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Un vrai régal! Merci!

Très belles photos.
J’adore TOUT. Y compris ta façon de raconter…

Pour rajouter la page suivante, tu peux faire Répondre à toi-même :wink:

À+,
PatoU

Bonjour Patou.

Merci beaucoup. Venant de ta part, ça me fait immensément plaisir :smiley:

Et merci pour le tip “répondre à soi-même” . Je le teste de ce pas.

François

Heu… je veux dire Répondre à ton message! :wink:

Vendredi 1er Mars: Bushman Paradise et direction Madisa Camp

Je m’extrais de la tente dès les premières lumières du jour pour profiter de l’aube au Spitzkoppe. Tellement paisible.

Pendant notre petit déjeuner, nous sommes surveillés par des oiseaux, prêts à récupérer la moindre miette que nous pourrions laissé tomber.

Il est déjà temps de lever le camp.
Le Spitzkoppe est un endroit que j’ai adoré. Ici aussi, j’aurais vraiment pu rester une deuxième nuit et profiter d’avantage du lieu.

Mais avant de partir, nous nous rendons à l’opposé du site pour aller explorer le Bushman Paradise. Nous sommes les premiers visiteurs du jour. Nous rencontrons Ingrid qui va nous guider ce matin. La montée se fait très bien grâce aux chaines.

Certains rochers, en équilibre, me rappelle la cote de granit rose, dans les côtes d’armor.

Arrivés dans une sorte de vallon, Ingrid nous donne de nombreuses explications sur les modes de vie des San, premiers habitants de la région. Puis elle nous fait découvrir les peintures réalisées ici. Certaines ont 3000 ans. Un vrai cours d’histoire. On est captivé.

Nous continuons à déambuler dans ce magnifique endroit pour finalement nous poser à l’abri du soleil dans un repli de la roche avec une vue en CinémaScope.
On prend le temps de discuter. Pour tout vous dire, on a eu un vrai coup de coeur pour Ingrid. Merci à elle pour cette super matinée.

11h, nous quittons le Spitzkoppe.

Nous avons 180 km pour rejoindre Madisa Camp. Les pistes sont magnifiques. Au loin le Brandberg.

On croise des autruchons en balade avec … leur père ?…

Pause gazole à Uis.
À la station service, des jeunes proposent des pierres à la vente. Je leur explique que ce n’est vraiment pas mon truc mais que par contre on serait ravis de pouvoir les aider en faisant quelques courses.
C’est arrivé plusieurs fois pendant le séjour. Je ne sais pas si c’était déplacé ou pas. C’était mon envie sur le moment.

Nous rejoignons Madisa Camp vers 14h30.

Un endroit plein de charme.
La piscine avec son gros bloc de roche en son centre. Une déco faite de récup’: un combi VW en guise de bar, un vieux pickup bain de soleil…
On profite. Nous rencontrons une autre famille de français. C’est l’occasion d’échanger sur nos séjours, nos expériences. Les enfants se font des potes. Ambiance vacances et farniente.

Dès l’arrivée je me renseigne sur la possibilité proposée par Madisa d’aller à la découverte des éléphants du désert.
Souvent, à cette période de l’année, ces pachydermes se trouvent beaucoup plus au nord. Alors oui, c’est possible (sans garantie de succès bien évidemment).
Ce même matin, une sortie a été organisée. Les participants sont partis dès 7h et ont roulé près de 3h avant de les trouver. Ils sont rentrés à 14h. Une très longue sortie donc. C’est de toute façon le format que propose Madisa, une journée quasi complète.
Pour se laisser une chance de les voir on avait décidé de ne pas booké notre nuit du lendemain et de réserver au dernier moment selon la position des éléphants. Du fait de la basse saison, il devrait rester de la dispo dans beaucoup de campements.
J’appelle le White Lady’s Lodge, pas d’éléphant vers le Brandberg. Puis vers Twyfelfontein au Mowani. Ça a l’air plus prometteur de ce côté là. On verra demain.

La fin d’après-midi arrive vite et nous retournons à la réception car nous avons réservé un Sundowner Drive.
Et, une fois de plus, nous sommes les seuls participants.

On serpente à travers une sorte de savane.

Des plumeaux blancs dansent dans le vent. Au loin passe une troupe d’autruches.

Nous nous installons face au Brandberg sur un « koppie », une petite colline, pour prendre l’apéro.

Spectaculaire coucher de soleil sur les paysages du Damaraland. Ce pays est dingue !!!. J’en ai des frissons.

Retour vers le camp.
L’orage gronde. On voit au loin des éclairs.

Avant de filer à notre emplacement, un des employés m’interpelle discrètement.
Il m’a entendu parler des éléphants du désert et m’indique qu’un de ses amis vivant vers Twyfelfontein pourrait peut-être nous amener en voir. Il me donne son numéro de portable et me voilà donc au téléphone à essayer d’organiser ce tour de notre côté.
J’adore !! On sort « un peu » des sentiers battus. On se donne rdv le lendemain.

Nouveau Braï, accompagné de pommes de terres sautées et de bon vin.
Tous les soirs c’est festin.

Mais ce soir, Réjane et les enfants m’abandonnent l’un après l’autre. Il faut dire que l’on a des invités surprises. Des nuées d’insectes.
Madisa Camp est littéralement situé dans le lit de la rivière Goantagab, où poussent donc en permanence de la végétation. Ceci explique peut-être la présence de si nombreux insectes. Si je me trompe, n’hésitez pas à me corriger.

Je renonce moi aussi lorsque une énorme libellule ne cesse de venir se poser sur mon écran d’ordinateur. Je gérerai les photos demain.

Concernant les insectes, on aura été très peu gêné pendant notre séjour. Quelques mouches, mais si peu. Je pense qu’on a eu un peu de chance.

Pour rassuré Lison qui s’inquiétait de ces insectes avant le départ, je lui avait trouvé chez Decathlon un chapeau avec une moustiquaire que l’on peut dépliée. Peu utile donc, pendant notre voyage, mais ça nous aura permis d’éliminer un stress pour Lili.

Je m’endors sans savoir que l’on s’apprête à vivre la journée parfaite …

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C’était effectivement la bonne manip’.

Merci.

Samedi 2 Mars: Madisa et Twyfelfontein

Journée parfaite, ah ouais ?

Il a plu cette nuit.
Il faut bien comprendre qu’ici chaque goutte de pluie est une bénédiction.
Mais pour moi, ça a surtout été l’occasion de me faire rincer la tête vu que l’on dort en ne fermant que les moustiquaires de la tente.
Une fermeture en règle de la tente a donc eu lieu vers 3h du matin. Ça m ‘apprendra.

Réveil tranquille avec ma Lison.
Ça devient notre petite habitude de voyage: se réveiller avant Réjane et Jules, préparer le petit dej, papoter tous les 2 et refaire le monde.
Sans doute attiré par nos tartines, un Calao à bec jaune nous tourne autour.
Des tourterelles font leur parade. Du bon son sur l’enceinte bluetooth.
Bref, un très bon début de journée.

Depuis le début du voyage, nous avons un rythme assez soutenu.
Notre rdv éléphant est fixé à 15h30 à Twyfelfontein, à 45km de là, soit une heure de piste. Nous sommes donc tranquilles jusqu’à 14h30. On glande au bar de la piscine. On boit du vrai café, le luxe. Lili retrouve ses nouvelles copines, Jules profite du wifi, moi des prises électriques pour ma session gestion photos.
Et puis le fait de ne pas encore savoir où on va dormir, j’adore. Ça c’est le voyage.
Vraiment un très bon feeling en ce début de journée.

12h45 : le temps s’accélère !

Le gars de la pension avec qui j’ai échangé hier soir vient me prévenir que des éléphants ont été repérés à 10 km et qu’il peut nous y guider si nous partons tout de suite.
Tout ça doit se faire discrètement : c’est un petit arrangement entre nous et les patrons du lieu ne doivent pas être au courant.
Hehe … voyage, voyage… On convient d’un tarif. Ni une, ni deux, on ramasse tout et on saute dans le Hillux.

On est hyper excité mais aussi un peu inquiet car le contrat de location de la voiture nous interdit le off road. Hors on s’engage sur du sable assez mou dans le lit de la rivière.
Nous dégonflons à fond les pneus.

C’est maintenant que les conseils conduite de Franky du Namibrand doivent porter leurs fruits. Mon copilote du jour m’indique en permanence où passer.
Je zigzague entre les arbres et les hautes touffes de végétation. Épique !! Je sue à grosses gouttes, la tension est palpable.

Soudain Lison s’écrit: « Élephants !!! ». Waouh !!!

Un groupe d’au moins une dizaine de membres.
On vit une rencontre incroyable !!!
Quelle chance de découvrir ces animaux dont il n’existent, je crois, que quelques centaines d’individus.

Nous restons une heure à leur côté, toujours prêt, moteur tournant, à rapidement nous éloigner, au cas où.
Lorsque le plus gros mâle se rapproche d’un air un peu bougon, on se décide à rebrousser chemin.

La conduite retour, toujours aussi chaotique, a l’air bien plus simple: le bonheur sans doute. Nous déposons discrètement notre guide à la pension et quittons les lieux.

Très chouette rencontre avec un groupe d’enfants alors que l’on utilise pour la première fois notre propre compresseur pour regonfler nos pneus (auparavant, on a toujours utilisé les compresseurs des stations services ou hébergements).
Ils sont venus de leur maison voisine, avec des bidons, pour voir si nous avions de l’eau. C’est avec plaisir qu’on utilise notre réservoir de coffre pour les dépanner.

Seulement une heure pour rejoindre Twyfelfontein. La route est très belle, une fois de plus…

On arrive à 16h30 au Damara Living Museum.
La communauté Damara y a reconstitué un « village » pour y présenter leurs activités traditionnelles.
Super accueil. C’est une reconstitution assumée. On sait qu’on a affaire à des « acteurs », un peu comme on peut le trouver dans certaines fêtes historiques ou folkloriques en France. Forte émotion pour moi au moment de leurs chants et danses.

Reste maintenant à trouver notre hébergement du soir.

Nous cherchons un camping, ça c’est sûr.Mais compte tenu de la chaleur on ne serait pas contre une petite piscine.

Pas de piscine au Aba-Huab campsite, une piscine mais pas de campsite au très beau Twyfelfontein Adventure Camp. On tente le coup au Mowani campsite. Bingo. Il y a de la place et en plus on nous autorise l’accès à la piscine du lodge attenant. Trop bien!!

C’est un peu plus cher que d’habitude (1700NAD de mémoire) mais bon…Étonnamment, pas moyen de payer par CB (problème réseau j’imagine), on utilise donc, pour une fois, du cash.

On découvre un magnifique lodge de luxe, construit, ou plutôt posé, au milieu des rochers. Une piscine taillée dans la roche. De très beaux bâtiments aux toits en demies sphères. Franchement, on se gave depuis maintenant presque 2 semaines, mais là c’est high level. Pour la peine, on s’offre une tournée de cocktails !

Posés sur un énorme rocher, nous assistons au coucher du soleil. On nous sert de succulents petits fours. Gêné, je préviens le serveur que l’on est « que » des campeurs. « les petits fours, vous êtes bien sûr? » - « no problem, Sir, my pleasure ».
Bon ben, re-cocktail alors. Dingue !!!

L’emplacement de camping est lui aussi de qualité: spacieux, entouré de rochers, un énorme taud sous lequel on peut déplier les tentes… bref canon…
On débriefe cette folle journée pendant le diner. Et pour ne rien gâcher, le ciel s’emplie d’étoiles. Définitivement la journée parfaite.

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Dimanche 3: Twyfelfontein et direction Hobatere Lodge

Twyfelfontein, littéralement « la source au débit incertain ». Tu m’étonnes !

Chaleur de dingue ce matin pour aller voir les gravures, réalisées pour certaines il y a 6000 ans, par les San. C’est impressionnant.
Magnifiques gravures de toute sortes d’animaux: girafes, rinos, le célèbre lion, mais aussi plus insolite au milieu de ce décor, une otarie.
On est accompagné par une super guide, Elisabeth, qui nous explique les différentes significations des symboles.
Ici des empreintes de mains ou de pieds, qui signent en quelque sorte l’oeuvre réalisée.
Là un cercle avec un point en son centre indiquant une source. Savez-vous que ce symbole de point d’eau se retrouverait dans de nombreuses gravures ou peintures anciennes aux quatre coins du monde? Une forme de langage universel. Assez vertigineux…

On passe un très chouette moment avec Elisabeth.

Petite anecdote: depuis notre départ de Windhoek, nous avons pris l’habitude de donner un nom à notre Hillux. Il s’était appelé Denis depuis Sesriem. Après cette belle rencontre, Lili le rebaptise Elisabeth !

11h, nous quittons Twyfelfontein.

Très long trajet devant nous aujourd’hui.
300 km pour rejoindre le Hobatere Lodge. Surtout que nous décidons de passer par Palwag et le Grootberg Pass pour profiter de la beauté des différents paysages.
Incroyable la variété de la géographie pendant ce trajet. C’est sans doute notre plus belle étape du voyage.

Petit stop à mi-parcours pour faire le plein à la station de Palwag. Seuls au monde.

Nous prenons petit à petit de l’altitude.
Je ne connais pas l’ouest américain, mais ces montagnes en plateau me rappellent les westerns de ma jeunesse.

Surprise du chef : 2 éléphants (du désert?) le long de la route juste avant de basculer au col. Quelle chance !

Nous filons vers Kamanjab, situé à 90 km de là.
Nous y faisons une halte ravitaillement à la supérette du coin.
Un peu plus de monde ici. Plusieurs personnes nous sollicitent pour surveiller le 4x4. On indique que c’est la première personne à qui on s’est adressé qui sera notre gardien. Certains, déçus sans doute, éméchés certainement, s’énervent un peu.
Pas de stress, c’est bien normal de leur part d’essayer de gagner un peu d’argent.
De toute façon, n’ayant pas le temps de ranger nos affaires qui trainent sur nos sièges, notamment mon matos photo, je laisse Jules dans le véhicule.

Encore 70km, de goudron cette fois, pour rallier l’entrée, au style particulier dirons nous, du Lodge Hobatere.
On pensait faire 5h de route aujourd’hui. Notre trajet a duré 7h. On est rincé.

Nous nous engageons sur les 12 derniers km de piste menant au lodge. Tout de suite, des animaux. Notamment des kudus.

Soudain Lison s’écrit « Un guépard !! »
Jules la corrige aussitôt: c’est un léopard !! Wahou !!!

Réjane a juste le temps de le voir filer dans son rétro. Quant à moi, concentré que j’étais sur ma conduite, et bien, je n’ai rien vu, que tchi, nada !!!
Vous n’aurez donc pas de photos, voilà !!
Les enfants me charrient car ils voient bien que je suis un peu frustré d’avoir raté cette rare occasion d’apercevoir un léopard en liberté. Je me rappelle que j’ai déjà eu cette chance il y a bien longtemps dans le parc de la South Luangwa, en Zambie.
Je suis super heureux que Réjane et les enfants aient eu cette opportunité. Même si … bon allez, j’arrête, c’était il y a presque un an et demi : « François, faut passer à autre chose maintenant… ».
On désigne officiellement Lison spotteuse d’animaux pour les jours à venir.

Super arrivée donc au lodge, au coucher du soleil.
Dois-je vous dire que nous avons le lodge pour nous seuls ? Là, c’en est presque trop. Les membres du personnel sont plus nombreux que nous.

Nous avons réservé un night drive.
Après un succulent diner, nous embarquons avec un chauffeur et un ranger…
Heureusement qu’ils sont là. On a beau suivre en permanence le faisceau de lumière de leur grosse lampe torche qui balaie la nuit, sans eux impossible de repérer les animaux.
Hyènes, caméléon, chacals, springboks endormis, il y a du monde.

Les enfants sont aux aguets mais nous, les parents, soyons honnêtes , on est cuit et, bercés par le 4x4, on se bat pour garder les paupières ouvertes.

Tout à coup: « Lions !!! ».
Je peux vous dire que ça réveille. Devant nous, se déplace une lionne et ses 2 petits. Le ranger nous indique qu’il savait que la mère avait eu des lionceaux récemment mais que c’est visiblement une des premières fois qu’elle s’aventure avec eux en pleine nature.
Canon !!!

Quelques minutes plus tard on découvre 2 jeunes mâles posés sur des rochers. Mais quel game drive !!

Nous rentre au lodge, fatigués mais ravis. Ça ne traine pas avant de filer retrouver de vrais lits. Car demain, nouveau réveil à l’aube : À nous Etosha !!!

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Lundi 4 Mars: Etosha direction Okaukuejo

Réveil 6h30.
Il fait beau. L’air est encore doux.
On prend des forces grâce au continental breakfast proposé par Hobatere. On a finalement très peu profité de l’endroit. Trop peu de temps. Une nuit en tente aurait sans doute suffit dans leur camping situé quelques kms en amont. Mais bon, un léopard, des lions, petits et grands, des lits, un p’tit dej royal et un lodge privatisé; on ne va tout de même pas se plaindre.

8h15 : Nous roulons vers Galton Gate, l’entrée ouest d’Etosha.
Je trépigne … Nous trépignons … Vous trépignez ?

Les formalités d’entrée se passent bien. J’ai connu plus aimable mais bon, ça se passe vite.

Deux « guichets » différents. Pas de fouille.

Ça m’arrange. J’ai un drone avec moi. Je ne m’en suis pas servi depuis le début. Je n’ai évidemment pas l’intention de l’utiliser ici. Je ne déclare rien et le laisse au fin fond d’un bagage dans le coffre. Je veux éviter des formalités administratives trop longues.

Nous réglons par CB nos droits d’entrées pour 72h : 1200nad pour nous quatre et le Hilux soit 60€. Franchement, pour pouvoir profiter en toute liberté d’un tel espace naturel, je trouve que ce n’est pas cher payé. (Je me demande même si ils n’ont pas une erreur de prix…)

En revanche, ils n’ont plus de carte du parc à vendre. « Peut-être au Dolomite Resort ». Noté.

Et c’est parti.
Le programme est hyper simple: rouler de point d’eau en point d’eau en ouvrant grands les yeux !!!

On fait bien d’être attentif car, 200m après l’entrée, notre premier animal croisé dans le parc est une tortue qui traverse la piste. « Après vous Mlle, on a tout notre temps ».

Dès les premiers kms, on reste s’extasier 15 mn devant un groupe de zèbres (des montagnes? Je ne sais pas, ils m’ont l’air particuliers…).
On ne le sait pas encore mais d’ici 3 jours, ce sera plutôt : « Là !! Qu’est-ce c’est ? - Ah …encore un zèbre … »

Cette partie ouest du parc est assez vallonnée.
C’est très vert. On s’émerveille devant tant de beauté.

edit: au moment où je publie ce carnet (octobre 2025), Etosha vient de connaître un massif incendie, dans cette partie du parc. J’espère que les habitants de la proche région n’ont pas trop souffert de cet évènement. Pensée également pour la faune et la flore de ce joyau qu’est Etosha.

11h : Afin de se procurer la fameuse carte, nous rejoignons le Dolomite Resort, seul hébergement disponible dans cette zone du parc.

Dans Etosha, il est interdit de descendre de son véhicule en dehors des camps et de quelques zones pique-nique clôturées.
On profite donc du Dolomite pour un arrêt toilettes et une pause boisson fraîche. Sympathique vue de la terrasse.

Les personnes de l’accueil du Dolomite nous demandent si on a de la place pour du courrier et un colis à destination du camp d’Okaukuejo. Évidemment, avec plaisir. Nous voilà donc facteurs à Etosha.

On reprend notre exploration du parc vers l’est. Essentiellement de grands herbivores et des oiseaux en cette fin de matinée. Il commence à faire très chaud.

Par moment, on roule vraiment au pas tant il y a d’animaux.
C’est aussi la saison des bébés. Nous allons en voir de toutes espèces pendant ces 3 jours.

Pause pique-nique au camp Olifantsrus.
Belle jetée en bois pour accéder au point d’eau.
Seuls quelques Springboks y bravent la chaleur.
Au fond du camp, l’ancien portique qui servait il y a longtemps à traiter les carcasses d’éléphants .
Nous avions hésité à bloquer une nuit dans ce camp. Une autre fois peut-être.

À la vitesse à laquelle nous roulons, les kms défilent doucement. Okaukuejo m’a l’air encore bien loin.
Les paysages ont peu à peu changé depuis ce matin.
Désormais c’est plat, beaucoup plus sec.
On aperçoit un peu moins d’animaux.

Nous rejoignons finalement notre camp à 17h.
Okaukuejo. Traduction: « la femme qui a un enfant, chaque année ». Pas simple …

Chaque camp d’Etosha est entourée d’une barrière électrique. Ici, c’est nous les humains, qui sommes parqués.

L’accueil NWR est très sympa. Il faut dire que l’on arrive avec le courrier, ça aide. Nous consultons le livre de recommandations laissées par les autres visiteurs sur les différents animaux observés, où et quand.

C’est la première fois que l’on a une petite impression de monde. Les emplacements de camping sont quasi tous occupés. Pareil pour les chalets proches du waterhole.

Après cette grosse journée de chaleur on file se baigner. Là aussi pas mal de monde. Les enfants sont ravis d’y retrouver leurs copains français rencontrés à Madisa. Ils s’éclatent dans la piscine. On boit un verre avec les parents. Eux ont opté ce soir pour un game drive. C’est une option que l’on n’a pas choisie. Ils en reviendront pleinement satisfaits.

De notre côté nous allons assister au coucher de soleil au waterhole.
Ce petit sac glacière amené de France est juste parfaite pour garder notre Savannah à bonne température.
C’est un moment très calme. On sent que tout le monde joue le jeu pour respecter le silence des lieux. Sympa.
Des Springboks et des girafes se relayent. On profite.

Nous sommes tellement fans du waterhole qu’afin de pouvoir y revenir plus vite nous décidons d’aller manger au restaurant du camp .Pas beaucoup de choix mais on s’en contente: burgers, brochettes, c’est très bien.

Et vite nous retournons au point d’eau.
Des rhinocéros noirs sont arrivées. Quel pied ! On reste un long moment.

Sur un des emplacements de camping, le niveau « League des champions » du camping en Afrique australe. Ça fait rêver.

On en a déjà pris plein les yeux aujourd’hui et on se couche en espérant pouvoir observer demain des éléphants, et, si la chance nous sourit, peut-être même des fauves.

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Bonjour,

Je dévore votre carnet de voyage avec bonheur, je me replonge dans mes propres voyages, quel bonheur.
Ah ces galères de départ, mais une fois de plus Tourmaline a bien réagit, quand on est aguerris on peut s’en passer, mais en cas de galère , ils sont top. Et Michael est vraiment super compétent et très sympa.
Je vois que vous avez aussi bien aimé le Damaraland, un coup de coeur pour moi.

Bonjour horizons_contraires,

merci pour votre message.

Disons que les galères de départ ont fait que j’ai encore plus profité de ce voyage.

La première annulation pour raison médicale ne posait pas vraiment de problème pour le remboursement par l’assurance CB.
En revanche, si nous n’avions pas pu rejoindre la Namibie du fait de la grève Lufthansa, nous en étions de notre poche quand à tous les frais sur place, car dans ce cas pas de remboursement par Visa.
C’est d’ailleurs ce que nous avait confirmé par téléphone l’assistance CB que nous avions contactée dans la nuit précédant le départ. D’où le changement de billet à nos frais. Mais, comme dit plus haut, la Lufthansa n’a posé aucun problème pour nous rembourser le supplément billet de 1500€ (seul coût supplémentaire non remboursé, les 50€ de téléphone, quand même, à patienter pendant 8h qu’un conseiller prenne notre appel … sans succès…).

Tourmaline vraiment au top. Frédéric m’a même appelé quelques semaines après notre retour pour faire un débriefing de notre séjour. Vraiment pro.

François

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Mardi 5 Mars: Okaukuejo - Halali

On est devenu des machines de guerre le matin.
La porte du camp ouvre à 6h53. On y est, chaud comme la braise.

Et ce matin, on sait exactement où on veut aller. Un guide rencontré à la pension Rapmund m’avait indiqué avoir vu des lions entre Gaseb et Gemsbokvlakte (à vos souhaits). Les lions étant des animaux territoriaux, j’ai bon espoir qu’ils soient encore dans les parages une semaine plus tard.

Bingo ! Nous trouvons 2 lions juste à l’endroit prévu.
On reste une bonne vingtaine de minutes à les observer. Ils ne semblent pas disposés à bouger, alors nous les laissons tranquille et décidons de repartir. Quel début de journée !!

Nous enchaînons les waterholes. C’est un émerveillement à chaque stop.

Olifantsbad :

Puis juste un peu plus loin le long de la piste, nos premiers éléphants d’Etosha. Tadaamm !!!

Ensuite Aus. Festival de zèbres.

Vraiment stylés ces zèbres, y a pas à dire. Nous remontons ensuite vers le Nord-Est.

À Homob, il y a foule. Un véritable paradis.

Puis Charitsaub, où là, c’est carrément la multitude.

Finalement, Salvadora et son impressionnant point de vue sur le pan.

Il est 11h. Cela fait maintenant 4h que l’on explore cette partie du parc.
On a vraiment passé une matinée de rêve.

Malheureusement, c’est à ce moment là que me passe par la tête une idée que l’on pourrait qualifier de « génie ».
« Et si on retournait voir si les lions sont encore là ? »
Jules n’est pas convaincu, Réjane hésite, Lili n’est pas compliquée. Et moi, c’est terrible, je sais me montrer persuasif, ou borné, à voir…
On rebrousse donc chemin: 40 km pour retourner à notre point de départ. 1h plus tard, bien évidemment les lions ont disparu.
Ça commence à râler sec.
Pour ne pas avoir fait la route pour rien, j’emprunte un tronçon de piste que nous n’avons pas encore parcouru. Celui-ci me ramène à la porte d’Okaukuejo ! Nous étions ici même à 7h. Il est 12h15 et nous sommes donc toujours officiellement éloignés de 125 km de notre prochain stop à Halali.
Un « génie » je vous dis…

Dois-je leur proposer le crochet par Okondeka, qui m’a l’air vraiment super ? C’est vrai, quoi, tant qu’à être là…
Oh que non, je garde cette idée pour moi, sinon ils risquent d’enfreindre la règle numéro une d’Etosha en me jetant hors du 4x4 et en taillant la route.

Heureusement, un massif éléphant « blanc » me sauve la mise quelques minutes plus tard au point d’eau de Nebrowni. J’ai eu chaud !…

Cette fois direction Halali.

Ça s’endort dans la voiture. Je commence moi aussi à ressentir la fatigue. Conduire à Etosha est facile. Les pistes sont très bonnes. Mais la présence des animaux exige une concentration de chaque instant. Et puis toutes les émotions ressenties, ce n’est pas rien.

Quelques micro stops sur le trajet et à 14h45 nous atteignons notre nouveau camp.

L’ambiance ici est beaucoup plus calme qu’à Okaukuejo. Le camp est aux 3/4 vide.

Affamés on se lance dans notre déjeuner. Mais il fait 36°. Avec la fatigue, chaque geste nous coûte. Le café soluble ne nous réveille pas vraiment. Seule solution, la piscine. Ça va déjà mieux.

Il est déjà 16h30 et on n’arrive pas à se motiver pour repartir explorer les waterholes autour du camp. C’est dommage, car c’est en fin de journée que la lumière est très belle pour profiter du parc. C’est le prix de mon erreur de ce midi.
Michael de Tourmaline me l’avait pourtant dit: se poser avant midi et repartir vers 15h30. Voilà j’ai été un peu gourmand. On fera mieux demain.

Après-midi repos donc: baignade, sieste, lecture.
J’ai pris avec moi le roman Okavango de Caryl Ferey, déjà cité sur le forum.
Roman policier, « mais pas que », dont l’intrigue se déroule dans le Nord de la Namibie, dans le parc Bwabwata. Grisant à lire le soir dans la tente en entendant un lion rugir au loin.

19h. Parés pour le coucher de soleil au point d’eau d’Halali.
Celui-ci a l’avantage d’être placé un peu en hauteur et offre donc un super point de vue sur les animaux. Des rhinocéros noirs sont déjà présents.

Il faut savoir que le coucher de soleil au point d’eau est un peu un rituel.
Les gens sont assis, immobiles, en silence et contemplent les animaux. Au moindre « pschitt » d’ouverture de canette, ils vous lancent un regard un peu noir. Ben oui, mais c’est l’apéro tout de même.

Soudain, un grondement. D’abord étouffé, puis un tremblement et enfin un nuage de fumée !

La charge des éléphants vers le point d’eau et la panique des rhinocéros qui détalent !!!

L’un d’eux reste bloqué au milieu. Ça barrit à tue tête autour de lui !!! Le malheureux parvient à se faufiler et s’enfuit.

Waouh !!! Qu’est-ce qui vient de se passer ??? Tout le monde est scotché. Plus un « pschitt »!

C’est pour moi le moment le plus fort de ce voyage. Époustouflant !

On reste très longtemps profiter du spectacle que la nature nous offre.
Je n’en reviens pas. Et à l’instant présent, en rédigeant ce carnet des mois plus tard, je n’en reviens toujours pas… Fou !

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et une fois de plus, notre conseil de dormir à Windhoek la première nuit ou pas loin, laisse un peu de souplesse en cas de souci.
Ah les troupeaux d’éléphants d’Etosha m’ont aussi laissé de magnifiques souvenirs en photos et dans la tête.

Jeudi 7 Mars: Halali-Namutoni

Encore émerveillés du spectacle de la veille, nous sommes prêt dès 7h à attaquer notre dernière journée complète à Etosha.

Mais avant cela, nous passons rapidement au point d’eau du camp.
Bonne idée : des éléphants sont encore là. Moment très zen devant ces animaux qui se câlinent. Patient un rhino attend son tour pour accéder à l’eau.

Allez hop, en route.

Dès la sortie d’Halali, un rhinocéros noir.

Nous décidons d’obliquer vers l’ouest, dans la direction de Salvadora, Charitsaub et Sueba. On nous a dit, qu’hier, des guépards y avaient été aperçus.

Pas de guépard, mais une magnifique girafe à Charitsaub dans la lumière matinale.

Se rapprochant de Sueba, nous remarquons une voiture immobile: il y ici quelque chose à observer, c’est sûr.

« Encore des zèbres ? » Oui, ils sont bien là, mais pas un ne bouge et tous regardent dans la même direction.

Bingo !! Deux lions mâles sont là, tout prêt.

Incroyable moment !!! On a des étoiles dans les yeux.

Jules, qui a le meilleur angle, nous sort parmi les plus belles photos des vacances.
Vraiment content de m’être un peu surchargé en matos photos afin de lui permettre d’avoir lui aussi son boitier.
Ce lion qui boit au point d’eau. Canon !!
Bravo mon Juju !! Trop fort !! J’en ai des frissons.

On sent toute la puissance de ces mâles.
C’est très impressionnant d’être ici, les vitres ouvertes, lorsque l’un d’eux vient s’allonger à 5m du Hillux.

Le moment dure une demie heure.
Puis, tranquilles, les 2 lions s’éloignent, sans doute à la recherche de leur coin d’ombre pour la journée.
Pffff…. Tout le monde se détend, zèbres compris.

Voilà, il est 9h15, et pour nous, notre journée est faite.
Tout ce qui vient maintenant, c’est du rab.

Nous passons en revue les waterholes.

Parfois particulièrement visités par les animaux comme ici à Rietfontein.
Nous y voyons de près nos premiers élans, visiblement craintifs.

Et toujours ces nombreux jeunes collés à leurs parents. Difficile de ne pas se laissé attendrir.

Parfois beaucoup moins d’animaux comme le long de Rhino Drive ou Eland Drive. Il faut dire que la végétation y est beaucoup plus dense.

Nous continuons vers le Nord Ouest, direction Namutoni.

Arrivés à Springbokfontein nous avons la surprise de découvrir le fond du pan en eau. Des centaines de flamands roses sont à la recherche de leur repas.

Il a donc plu ici il y a quelques jours.
Depuis notre arrivée il y a maintenant 2 semaines, il n’y a eu que très peu de pluies. Parfois un orage au loin, assez rarement quelques gouttes qui ne durent que de courtes minutes.

Tous les namibiens avec qui nous avons échangé à ce sujet s’inquiètent du faible niveau de précipitations cette année. Il a plu certes, mais pas assez. Or on s’approche de la fin de la saison des pluies. Tous craignent les prochains mois et redoutent la situation à venir lors de la saison sèche.
L’avenir va leur donner raison: l’Afrique australe va vivre cette année 2024 une de ses pires sécheresses. Des millions de personnes vont se retrouver en risque alimentaire sévère. Par endroits, les pays vont autoriser l’abattage d’animaux sauvages afin de nourrir les populations.

Alors oui, pour nous, visiteurs, Etosha présente une végétation plus rase et bien plus d’animaux aux points d’eau que normalement début Mars.
J’ai bien à l’esprit que ce « confort » de découverte d’Etosha a un coup considérable pour l’ensemble des habitants de ces régions.

Peu après Springbokfontein, nous quittons la C38 et empruntons la large boucle qui longe le pan. Tout est sec. Par endroit, dans l’air tremblant, on croirait voir au loin un lac. Mais non, juste un mirage.

Je me rends compte, que dans l’euphorie de notre rencontre avec les lions de ce matin, j’ai oublié de faire escale au point de vue à l’intérieur du pan.
C’est un des rares endroits (le seul?) du parc non clôturé où l’on est autorisé à descendre de son véhicule.

Tant pis. Il est déjà 12h30. Pas question de faire demi-tour. Je ne referai pas l’erreur d’hier.
En plus, on bat aujourd’hui notre record de température: il fait 39°. On a hâte d’aller faire une pause à Manutoni.

Juste avant d’y arriver on passe près du point d’eau de Chudop.
Allez, une pause rapide, promis.
Raté. Des girafes par dizaines ! Quand un groupe a fini de se désaltérer, un autre prend la place.

On en perd la tête :wink:

On pourrait rester là plus longtemps, mais honnêtement, on a notre dose.
Si on m’avait dit que que j’aurais un jour formulé sérieusement: « c’est bon, j’ai ma dose de girafes ».

Nous arrivons donc à Manutoni à 13h45, juste avant la fermeture du restaurant.
Parfait, parce qu’avec cette canicule, on n’avait pas trop envie de cuisiner. Burger, salade, bière fraîche; on se refait le film de cette matinée de dingue.

On passe notre après-midi à la piscine.

Je sens au fond de moi qu’on vient de basculer dans ce qu’on pourrait appeler la fin du voyage.
Nous sommes jeudi et notre vol retour est prévu samedi soir. Plus que 48h donc.
J’ai vécu tellement hors du temps depuis maintenant 17 jours que ce proche retour à la réalité me secoue un peu.

Je chasse bien vite cette idée de ma tête en me disant que de très beaux moments nous attendent encore d’ici la fin de semaine.

Fin d’après-midi : nous ressortons pour visiter les waterholes les plus proches.
Eh oui, c’est vraiment le bon horaire, la lumière est très belle.

Gros succès vers Klein Namutoni.

Magnifique groupe d’éléphants revenant du point d’eau.

« À tous nos visiteurs, ralentissement signalé sur la voie pour cause d’éléphants ». La classe.

On s’offre un dernier coucher de soleil au point d’eau du camp, où aucun animal ne se présente ce soir. Pas grave, le ciel est magnifique. On savoure.

Dernier bivouac à Etosha. On a vraiment été gâté.

Allez hop, au lit !

De l’autre côté du campement, on entend une alarme de 4x4 se déclencher, toutes les 15mn.
Ça nous fait beaucoup rire d’imaginer ces nouveaux arrivants, sans doute au début de leur périple, galérer avec leur alarme.
Nous aussi, on était des bizuts il y a peu.

Ça ne nous empêche pas de nous endormir comme des bébés.
Et tant mieux, car au lever, on entendra encore sonner leur voiture. Qu’elle nuit d’enfer ils ont dû passer.

Fallait filmer les explications chez le loueur !!!

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Jeudi 7: Etosha - Okonjima

Dernier réveil à Etosha.

Nous nous sommes fixés l’objectif de quitter le parc à 10h30. Il nous reste donc 3h pour profiter au maximum.

7h, passage à l’accueil du camp pour prendre des infos sur le cahier rempli par les visiteurs sur les animaux vus récemment.

Cap au nord donc vers le waterhole de Tsumcor.
Vison de rêve des flamants roses dans la lumière du soleil levant.

Juste avant Klein Okevi Foutain 5 ou 6 véhicules à l’arrêt. C’est très bon signe.

Oh !!! Une mère guépard et son petit se dirigent vers une petite mare.

La cadeau de départ d’Etosha. On est aux anges.

On sent la mère particulièrement vigilante à la présence d’autres prédateurs. Elle garde notamment un oeil attentif sur un chacal qui les observe à 40m de distance.

Le moment dure 15mn. C’est à la fois court et très long vu l’intensité de la rencontre.

Une fois leur soif étanchée, tous deux vont se poser à l’ombre d’un arbre.
Pas sûr qu’il y ait du mouvement dans les prochaines heures.

Quelle chance on a encore eu ! Difficile de mieux finir notre séjour ici.

On sillonne encore quelque temps cette zone du parc. Encore de nombreux animaux.

On est devenu complètement fan des chacals. On ne s’y attendait pas. Difficile de ne pas craquer pour ce couple de chacal jouant autour de nous.

Dernier waterhole.

Deux girafes s’affrontent en se frappant violemment avec leurs cous.
On est au bord du ring.

Surprise, des phacochères, nos premiers en Namibie. Comme quoi, tout vient à point…

10h30. Il faut partir.

Nous laissons un bébé zèbre, qui nous a l’air encore bien ffragile.
On lui souhaite le meilleur mais on sait bien qu’ici, dans cette forme de paradis qu’est Etosha, c’est la nature qui décide.

Salut Etosha, c’était vraiment des moments exceptionnels.

Nous quittons le parc par la Von Lindequiest Gate.

Fouille en règle de notre frigo pour vérifier que nous ne sortons pas de viande du parc. Aïe, c’est le cas. On a oublié le bacon qu’il nous restait en réserve. On s’en déleste donc.
En revanche, pas de fouilles des sacs et donc pas de problème de drone. Je souffle…

Nous prenons la B1, cap au sud-est, direction Okonjima.
Une route goudronnée, d’avantage de circulation, des passages à travers des villes animées: changement d’ambiance après cette semaine hors du temps commencée à Spitzkoppe.

Plusieurs radars et contrôle de police sur cette grande route.

À la sortie d’Otjiwarango, 2 agents me font signe de me mettre sur le côté.
Heureusement, mes feux, obligatoires, sont allumés.

Je le sais, car depuis le début de notre voyage j’ai passé un deal avec Lison.
Par crainte d’un oubli, je lui ai proposé 2 euros si elle me surprend sans phares allumés.
Ce n’est pas tombé dans l’oreille d’une sourde. Depuis plus de 15 jours j’entends plusieurs fois par jour: « Papa, t’as mis tes phares ? »
Au final, je lui devrai 12 euros au retour en France. Un très bon placement.

Bref, mes feux sont allumés.
Les policiers font le tour du Hillux, vérifient mon permis et les papiers du véhicule.
Tout est en ordre, et je vois que ça ennuie un peu l’un des deux. Aïe, nous sommes en règle.
C’est subtil mais il y a des regards qui ne trompent pas. Sa tête dodeline.
Le regard à l’horizon, il soupire: « Vous avez bien quelques euros non ? Des euros que vous n’avez pas dépensés… » me dit-il.
Je suis un peu surpris de sa demande en euros mais, ni une ni deux, lui réponds avec mon plus beau sourire que non, nous n’en avons pas, ce qui est vrai d’ailleurs, et enchaîne immédiatement sur une question, à savoir comment se passe leur journée.
On échanges quelques phrases, toujours tout sourire.
Personne n’est dupe de ce qui vient de se passer, mais tout cela reste très cordial.
« Allez, vous pouvez circuler - Merci messieurs, bonne journée ». Une petite tentative de corruption pas bien méchante mais dont je ne suis pas peu fier de m’être tiré sans encombres.

4h de route nous suffisent pour atteindre la réserve privée d’Okonjima.

Dès la barrière passée, déjà beaucoup d’animaux: girafes, zèbres, gnous mais aussi des babouins. On n’en avait pas vus depuis le premier croisé à l’aéroport le jour de l’arrivée.

Nous prenons nos quartiers à notre campement.
C’est vraiment top niveau. Et parfaitement entretenu.
Même le sable semble y avoir été ratissé avant notre arrivée. Luxe.

Direction le Plains Camp Barn, vaste bâtiment à la très belle déco où se regroupent les visiteurs avant de partir en excursion. La collation est succulente.
J’aperçois sur les tables des appareils photos qui feraient rêver tout amateur. Là, un énorme téléobjectif, qui a lui seul, représente le prix de notre voyage pour 4. Et ben… ça ne rigole pas …

Nous nous sommes inscrits dès notre arrivée pour le leopard tracking.
Toujours un léger flou sur cette réservation. Elle semble être prioritairement réservée aux pensionnaires du lodge, puis des campements et enfin aux personnes ne faisant que passer à la journée. Pas très clair.
À vérifier si cette expérience vous intéresse. C’est en tout cas disponible pour nous.
Et, pour ne rien changer aux bonnes habitudes, nous ne serons que tous les quatre.

Notre guide est équipé d’une antenne qu’il oriente régulièrement pour essayer de repérer par onde radio des colliers dont sont pourvus certains léopards de la réserve.

Nous croisons déjà pas mal d’animaux mais gardons notre objectif en visée.

Après une petite demie-heure, un signal est repéré.
Roulant lentement à travers les buissons nous découvrons une magnifique femelle leopard, Khalessi. Elle se repose au pied d’un arbre.
Quel spectacle !!! C’est vraiment incroyable. S’extasier en chuchotant …

Quand elle décide de partir en ballade, nous la suivons sur quelques centaines de mètres, puis la laissons disparaître à travers les fourrés. Incroyable moment.

La réserve d’Okonjima est vraiment très belle.
La végétation y est plus haute qu’à Etosha me semble t’il.

Toujours chouette de pouvoir observer Impalas et Dik Dik.

Notre guide nous conduit vers un second léopard.
Celui-ci, un vieux mâle, est bien plus massif. La taille de sa gueule impressionnante.
Il s’avance vers nous d’un air placide, passe à 2m devant notre véhicule sans même nous calculer et disparaît dans les hautes herbes. Génial !

Apéro Gin Tonic (un classique ici, j’ai l’impression) dans le bush devant le soleil couchant.

Dans la presque obscurité nous découvrons un nouvel animal. C’est un jeune hyppotrague noir.

Dernier montage de tente.
La personne en charge des campements passe nous voir pour vérifier si tout se passe bien. On en profite pour lui offrir un coup à boire et passer un petit moment à papoter avec lui.

C’était encore une journée de dingue.

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Vendredi 8 Mars: Okonjima - Mount Etjo

3h du matin: nous avons de la visite.

Pour notre dernière nuit en tente j’ai fait l’erreur de laisser trainer nos affaires sous l’imposant préau de notre emplacement. Une de nos caisses de nourriture a dû rester ouverte.

Quoi qu’il en soit, j’entends qu’un animal est en train de fouiller. Herbivore ? Babouin ? Je ne me sens pas le courage d’aller vérifier.
Ai-je envie de tomber nez à nez avec un babouin au beau milieu de la nuit ? Clairement, non… Y a t’il quelque chose de vraiment précieux à sauver ? Non plus… Je me rendors…

Réveil sous le soleil.

Effectivement, je trouve les traces du passage de l’animal mystère.
Un paquet de pain de mie éventré, des miettes de gâteau à droite à gauche… rien de bien méchant.

Pas de speed ce matin. Petit déjeuner tranquille.
On apprécie nos derniers moment dans la douce température namibienne.

Avec Réjane, nous en profitons pour explorer les alentours autour de notre emplacement. Très jolie piscine, mais pour une fois, un peu fraîche.

Okonjima abrite en son sein la fondation Africat.
Nous allons la visiter ce matin à 11h.
Vraiment très intéressant, aussi bien pour nous, parents, que pour Jules et Lison. On apprend énormément de choses sur les félins.

Cette fondation visait au départ à favoriser la cohabitation entre félins et éleveurs de bétail.
Aujourd’hui elle a élargi son champs d’action à d’autres espèces menacées.
Elle leur offre sur ses terres de vastes espaces protégés.
La fondation mène également de nombreuses expériences scientifiques permettant de collecter des données sur les animaux présents dans la réserve.

La fondation sert aussi de refuge pour félins (en tout cas au moment de notre visite, je crois la réglementation namibienne a changé depuis).
C’est l’un d’eux que nous allons voir ce matin: un guépard, prénommé Spitfire, recueilli orphelin par un fermier et donc incapable de vivre seul dans le bush, qui vit depuis plusieurs années à l’intérieur d’un large enclos.

Nous reprenons la direction du Plains Camp et croisons de nombreux animaux.
Décidément, c’est sans fin. Ça tombe bien, on ne s’en lasse pas.

La « grange" est toujours aussi belle.
Les filles font quelques emplettes à la boutique du lodge.

Il fait extrêmement chaud ce midi.
Le bâtiment possède un petit waterhole où nous observons des phacochères venir se rafraîchir.

Pour nous aussi, il fait chaud. Dur dur de se mettre en route et de quitter un si bel endroit.

L’étape à Okonjima n’était pas prévue lors de notre voyage initial à l’automne 2023. Ça a été vraiment top de la rajouter.
Nous avons eu beaucoup de chance de trouver un emplacement de camping disponible en moins de 4 mois car ici c’est généralement complet très en avance.

Nous disons donc au revoir à Okonjima pour un court trajet de 80km. Un saut de puce à l’échelle de notre voyage.

Il est 15h30 lorsque nous atteignons notre dernier lieu de résidence en Namibie, le Mount Etjo Safari Lodge.

Là aussi c’est un ajout. Disons plutôt un upgrade car en Novembre nous aurions dû également passé notre dernière nuit ici mais en camping. On a donc cassé la tirelire pour finir par une nuit en lodge. Il faut dire que demain, c’est l’anniversaire de Réjane. L’occasion parfaite.

Nous découvrons un magnifique Lodge. La pelouse est d’un vert éclatant.
C’en est même choquant après ces semaines où nous avons traversé des paysages si arides. Karen, la personne qui nous reçoit à l’accueil, originaire du sud de la Namibie, m’avoue qu’elle a failli défaillir la première fois qu’elle a vu ce jardin.

Devant le lodge, un vaste étang où l’on peut d’habitude apercevoir des hippos.
Mais pas aujourd’hui. Du fait du manque d’eau, ceux-ci ont été déplacés dans un autre lac de la réserve.
Il faut savoir que ces hippopotames ont été « importés » dans la réserve d’Okonjita, car ceux-ci ne sont normalement présents que dans le Nord Est de la Namibie.

Nous profitons une dernière fois de la piscine.

Rangement des sacs et du Hillux.

Ce soir, pas de Braï. Excellent diner au restaurant du lodge: daube d’impala.
Le diner se déroule dans une pièce circulaire dont le toit est ouvert sur le ciel afin de permettre d’y allumer en son centre un large brasero. Pas besoin ce soir, il fait très bon.

Le personnel, que j’avais prévenu de l’anniversaire de Réjane, a la gentillesse d’ajouter une bougie sur sa part de gâteau.

Après le repas nous embarquons à bord d’un 4x4 pour nous rendre à notre activité du soir: le Lion Feed.
Je l’avais réservé en avance au cas où nous n’aurions pas eu l’occasion de voir ces félins auparavant. Pour assurer le coup en somme.

Qu’en dire ?
On a moyennement apprécié.
On est placé dans une sorte de bunker avec des grilles.
À l’extérieur, un morceau de girafe est attaché à une chaîne.
On ouvre l’enclos aux lions. Un mâle se jette sur le quartier de viande et le dévore pendant 30mn pendant qu’une lionne attend patiemment son tour.
Dès qu’elle avance de quelques centimètres vers la viande, le lion rugit et lui fait comprendre que ce n’est pas encore le temps du partage.

Le sang, le bruit des os brisés, c’est assez trash.
Le côté artificiel, le fait d’avoir pu voir des lions en pleine nature à Etosha, de se retrouver pour la première fois avec d’autres touristes et sans doute aussi le sentiment de vivre nos derniers moments en Namibie, tout cela nous laisse un sentiment mitigé.
Je ne peux pas dire que je le déconseille mais ce n’est pas un indispensable.
Testez et vous vous ferez votre propre avis.

Dernière nuitée pour nous en Namibie.

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Bonjour Sanfroy,
Merci pour ce merveilleux carnet de voyage !
Je n’ai pas envie que votre voyage s’arrête, c’est dire si je l’ai dévoré…
Nous découvrirons ce pays exceptionnel l’année prochaine et sachez que vous êtes, vous et votre famille, très inspirant. Un bonheur, que de vous lire.
Merci encore

Bonjour François,

Merci, merci, merciiii :pray:
Après les coups de malchance des débuts, quel déroulement fantastique avec plein de cerises sur le gâteau, d’Hobatere à Etosha… et une chance folle!

Et bien je suis définitivement, irrévocablement, irrémédiablement et extraordinairement … jalouse!

Sauf pour le Lion Feed, que je m’abstiendrai de programmer lorsque je serai à Mount Etjo en novembre.

Je garde un souvenir ému du leopard feeding à Okonjima en 2016 lors de l’activité Africats, avec Wouaouh qui était un superbe leopard recueilli par la fondation ( il avait dévoré son propriétaire), mais le contexte était tout autre. Et Wouaouh est aujourd’hui décédé.
Nostalgie…

Encore plein de remerciements, et …
Vous y revenez quand?

Amitiés,
Patou

Bonjour,

Merci pour ce merveilleux carnet de voyage.

Je n’ai pas non plus apprécié le lion feeding à Mount Etjo…

Bonne soirée
Annick

Samedi 9 Mars: Mount Etjo - retour Windhoek et vol retour

« Joyeux anniversaire Réjane !!! »

Lever 6h. Douceur du matin.

Une très belle journée qui commence par un copieux English Breakfast. Ça tombe bien, c’est un des repas préférés de Réjane.

Pour notre dernière matinée, nous avons réservé un game drive qui doit durer 3h puis ce sera le retour vers Windhoek .

Départ 7h. Vous l’avez deviné? Nous sommes les seuls. Private Tour again.

Game Drive incroyable !
Lumière du matin, paysages, végétation mais surtout diversité des animaux aperçus. Avec de nombreux jeunes. Un rêve.

C’est notamment l’occasion de voir nos premiers hippos du voyage.

Tous les 5mn on tombe nez à nez avec des espèces différentes. L’arche de Noé !

J’ai bien l’impression que la Namibie a décidé de marquer le coup pour l’anniversaire de Réjane.

9h30, notre guide nous propose un stop pour la traditionnelle pause café, jus de fruits, biscuits.

Nous sommes posés devant un groupe de rhinocéros blancs qui broutent tranquillement à une trentaine de mètres. C’est très impressionnant.

Puis nous reprenons l’exploration de la réserve.

Notre super guide sait que c’est une journée spéciale pour Réjane et il a décidé de lui faire une surprise. Il scrute les traces d’animaux au sol. Objectif lions.

Bingo, nous tombons sur un groupe de lionnes qui se reposent après un repas nocturne manifestement copieux.

10h30 : Pour finir en apothéose, nouveau crochet vers pont d’eau.

Comme s’ils nous attendaient un groupe d’éléphants se présente. Trop beau !!!

Des animaux encore et encore.
Vraiment exceptionnel game drive du Mount Etjo.
Je sais que j’ai tendance à utiliser beaucoup (trop ? :wink:) de superlatifs mais, avouez que là, c’est vraiment mérité.

Nous rejoignons le lodge à 11h30.
On a eu 1h30 de rab de safari. Quel cadeau !! Et ce n’est pas fini.

Nous sommes accueillis par Karen et son équipe qui entonnent des chants à l’intention de Réjane. Karen a même prévu une bouteille de « champomy » pour que les enfants puissent partager le moment, et puis elle sait bien qu’on doit enchaîner sur la route.

Je suis vraiment très ému.
Les yeux un peu humides, je prends à part mon guide pour le remercier de toutes ces gentilles attentions de la matinée. Je lui explique que pour moi c’est la fin d’un voyage qui va bien plus loin que les magnifiques lieux ou animaux que nous avons pu voir.
J’ai été ébranlé, traversé par des émotions incroyables.
Alors je le remercie et à travers lui, toutes les personnes rencontrées qui nous permis de vivre cette formidable expérience.
Lui aussi est touché par mon émotion, je le vois. Alors on se serre dans les bras. On se souhaite le meilleur en espérant que nos chemins se croiseront un jour à nouveau. Très fort moment.

Je ne peux que chaudement recommandé le Mount Etjo. Certes, ça a certain coût, bien évidemment largement supérieur à une nuit formule camping. Mais le niveau d’accueil est vraiment très haut. (Néanmoins, rappelez vous, je n’y connais pas grand chose en lodge :wink:)

Encore tout secoués, on file au 4x4 pour notre dernière étape.

Et nous ne sommes pas en avance. Il est 12h. 2h30 de route devant nous. Nous devons être au dépôt Asco à 15h dernier délai.
Heureusement que tous les sacs étaient prêts et chargés dans le coffre.

On fait un rapide stop à la station service la plus proche de chez Asco afin de compléter le plein.

En ce qui concerne le nettoyage du 4x4 Mickael m’avait prévenu de surtout faire le nécessaire au niveau de l’habitacle.
Dans une petite boutique à côté de la station, une commerçante a la gentillesse de nous prêter une petite balayette et une éponge qui nous permettent un rapide coup de propre.

15h02, nous sommes de retour chez Asco.
Ouf, c’était vraiment serré.

Une trentaine d’autres voyageurs sont déjà présents et prêts à partir pour l’aéroport.
Nous sommes les derniers à arriver. En somme, on nous attend.
Ce qui fait que la restitution du véhicule se passe très vite. Un employé vérifie l’habitacle… et c’est tout.

On a tout juste le temps de dire au revoir à notre Hillux. 3819 kms parcourus.

Pas de crevaison, ni de bris de glace.
Un super confort. Un vrai sentiment de sécurité. Tout l’équipement nécessaire. Même trop: on aura jamais eu besoin de déplier le auvent.

« Merci à toi Elisabeth, tu as été notre meilleure compagne de voyage !! »

Retour à l’aéroport de Windhoek après 19 jours.

Les formalités d’embarquement se passent sans soucis.
Posés au bar de la salle d’embarquement on échange sur tous les formidables moments que l’on a vécus ensemble.

Dernières sensations de chaleur sur le tarmac avant d’embarquer.

Salut la Namibie !!! C’était magique !!!

3 « J'aime »

encore merci pour ce beau voyage et quelle chance de voir autant d’animaux en un seul voyage !!
Oui la Namibie est magique !!

Dimanche 10 Mars : retour Bretagne

Allez, juste pour la blague :

« Comment se fait-on griller instantanément sur la destination des vacances par le stewart allemand lors du vol Frankfort - Nantes ? »

Il lui suffit de constater l’état de votre siège quand vous vous levez pour aller aux toilettes :joy:.

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Bilan du voyage:

Vous l’aurez compris, j’ai été boulversé par ce voyage tant la Namibie est puissante en terme d’émotions ressenties.
Vivre ces sentiments de liberté, d’absolu, d’immensité, et pouvoir les partager avec Réjane et les enfants, ça a été exceptionnel.
La rédaction de ce carnet me permet de me rappeler la chance que nous avons eu de pouvoir réaliser ce voyage.

À ceux et celles qui ont déjà eu la chance de pouvoir visiter ce pays, je considère que nous sommes une sacré bande de veinards.

À ceux qui envisagent ce voyage, n’hésitez pas !
La Namibie est un pays facile, sûr et chaque heure vous offre son lot d’incroyables moments.

À ceux pour qui un tel séjour reste, compte tenu de son coût, j’en ai bien conscience, un rêve inaccessible, j’espère que ce carnet et ces photos vous auront permis d’un peu voyager avec nous.

Y retournerais-je ?

Si il n’y avait que moi, bien évidemment.

Les enfants qui, eux aussi, ont adoré ce voyage désireraient découvrir d’autres endroits du monde, ce que je peux comprendre.

Réjane, quant à elle, qui désirait avant tout vivre un temps fort entre nous 4 a été servi.
Nous étions si souvent seul au monde.
En revanche, le côté très calé en terme de timing lui a paru parfois un peu contraignant.
Parfois aussi, l’absence de contacts plus directs avec les Namibiens.
Je pense que c’est lié à la réalité physique de la Namibie et que ces aspects doivent être pris en compte en envisageant un tel voyage.

Pour moi, difficile quand je regarde ma map monde de trouver un autre endroit qui m’attire autant.
Alors y retourner, oui, certainement.
Avec mes parents, peut-être, ou des amis dans un format convoi.
Et puis pour quel nouvel itinéraire, tant celui réalisé, fait d’un mix entre déserts, roches, océan, savanes ou animaux m’a comblé.
Sud, Nord-Ouest, bande de Caprivi, tout me tente.
Alors, souvent, j’embarque en cachette dans les 4x4 des carnets de route postés sur le forum et voyage à nouveau grâce à vous. Et pour cela un grand merci.

J’avais indiqué au départ que je publierais un bilan financier de notre voyage.
Je vais essayer de m’y coller et de le mettre en ligne sans trop tarder. Il y a sans doutes des infos que je j’aurais pu trouver utiles lors de la préparation de ce voyage. Peut-être aussi une liste des “trucs” à emporter, certains indispensables et d’autres franchement inutiles (et il y en a eu :joy:).

Quoi qu’il en soit, merci aux courageuses et courageux qui auront tenu jusqu’ici :wink:.
Ça aura été un réel plaisir de partager nos “aventures” avec vous et de pouvoir, grâce à ce forum, garder une trace de ce formidable temps de vie.

Bonne continuation.

François.

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@veka

Merci pour votre gentil message. Content que le récit vous ait plu.

Quelle chance vous avez de partir découvrir la Namibie :smiley:
Vous allez vous éclatez !!!
Vous trouverez dans ce forum toutes les infos nécessaires pour préparer au mieux votre voyage.

Bonne fin de journée.

François

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@patoutaille

Merci Patou :grin:

Bravo pour tout ce que tu fais dans ce forum.

Notamment tes carnets de route que j’ai lus et relus … et re-relus :wink:
J’ai déjà hâte de lire le prochain.

Bonne soirée.

François

@annick

Merci beaucoup Annick. Ça me touche beaucoup.

J’ai cru comprendre que tu n’apprécies pas particulièrement les longues effusions, mais sache que si ce forum est une vraie mine d’or (et il l’est, assurément), tu en es certainement l’un des principaux filons. Alors merci. Et je m’arrête là, promis :wink:.

Très bonne soirée à toi.

François

Bonjour François,

Merci pour ce compliment. Il me touche beaucoup.

Bonne continuation
Annick

Merci François pour ce SPLENDIDE carnet! :star_struck:

Ton écriture est super chouette à lire et les photos sont juste magnifiques!

Dans 17 jours exactement se sera notre tour! C’est tout juste si je commence pas à compter les heures tellement je suis impatiente d’y être!

Merci encore de nous avoir fait rêver avant l’heure! :blush:

Bonjour,

J’au lu avec beaucoup d’intérêt votre récit. Très bien écrit et très vivant. On s’y croirait!

Hâte de découvrir tous ses endroits magnifiques en août prochain. Hiver austral on aura moins chaud :sweat_smile:.
Merci encore pour ce retour d’expérience.
Emilie

Bonjour,

Merci pour le splendide carnet. Vous avez été servis côtés animaux !!
Je suis heureuse d’avoir pu le partager avec votre belle famille.
J’ai pu également revivre de bons moment grâce à vous, et j’ai la nostalgie de ce carnet fini.
Alors vivement que d’autres repartent et prennent le temps comme vous d’un beau partage.
Aude

@van-s

Merci van-s pour ton message :smiley:

Waouh, départ dans 10 jours : là c’est toi qui me fait rêver :wink:

Je te souhaite un merveilleux voyage !! Profitez bien !!

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@milouschka

Bonsoir Émilie,

Merci beaucoup.
Ravi que ce carnet t’ait plu.
J’espère qu’il pourra t’apporter quelques infos utiles pour votre voyage à venir.

Bonne soirée.

François

@aude73

Merci aude73

C’est vrai que c’était incroyable côté animaux. Je m’attendais effectivement à en voir dans la zone Etosha ou Okonjima mais j’ai été vraiment surpris dans de nombreux autres endroits: Namibrand, Sesriem, Damaraland… partout en fait…

Merci encore pour ton aide en mp, quand je n’arrivais pas à comprendre comment publier la suite… sans ça, on serait encore bloqué à Camp Gecko :joy:

Et bien d’accord avec toi: vivement les prochains carnets de route. On embarquera tous ensemble dans le même 4x4 :wink:

Bonne soirée.

François

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Un grand bravo François pour ton magnifique carnet de voyage.
Et les photos sont particulièrement réussies.

Bonjour François,

Petite question, as-tu tenu un carnet de voyage au jour le jour quand tu étais sur place?
Ou bien as-tu réussi à garder tous les petits détails en mémoire pour l’écriture de ton carnet?

Belle journée,

Vanessa

Bonsoir
Je viens de découvrir et lire votre récit du début à la fin.
Il y a un an, nous partions pour notre second voyage en Namibie…le blues.
Que du bonheur de revoir tous ces paysages!
Vous avez eu une chance exceptionnelle avec les animaux.
Merci pour ces magnifiques photos.
Catherine

Bonjour Vanessa,

non pas de carnet rempli au jour le jour. Là franchement, c’est le stade au dessus en terme d’organisation. J’en étais bien incapable. Bravo à celles et ceux qui arrivent à le faire en direct.

Je me permets de remettre ici le lien du carnet d’Olivier, qui était parvenu à partager en live sur le forum son incroyable carnet de voyage :

Pour nous, lectrices et lecteurs du forum, c’est sûr que c’est le top de pouvoir suivre en direct le périple de voyageurs.

Tu auras le tri de tes photos au retour (et je peux t’assurer que ça peut être long :wink:) qui te permet de réactualiser tes souvenirs.

Sinon, le fait qu’on ait utilisé l’appli Polarsteps a aussi été un bon support. Appli gratuite et hyper efficace. Elle trace ton parcours selon les lieux parcourus. Tu y ajoutes les photos de ton smartphone et du texte. Puis l’appli génère une carte avec les différentes étapes et tu peux partager avec tes proches.
Vraiment top.

Et puis tu verras, la Namibie est si riche et forte en terme de ressenti, qu’elle imprimera, je pense, durablement ta mémoire.

Bonne journée.

François

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