Bonjour à toutes et tous.
Je vous propose de vous livrer ici le carnet de route du voyage en Namibie que j’ai réalisé en famille au mois de Février 2024. C’était il y a plus d’un an et demi déjà. Il m’aura fallu tout ce temps pour me remettre de mes émotions, trier les photos et trouver le créneau temps pour me lancer dans la rédaction de ce récit. J’ai lu ici de nombreux carnets qui m’ont fait rêver. À mon tour donc, d’apporter ma petite pierre à l’édifice.
Tout d’abord, un énorme merci aux contributeurs et contributrices de ce forum. Spéciale dédicace à Annick, Patou, Tanit, et Horizons Contraires. Vos conseils de voyage, votre réactivité, vos photos et avis ont été d’une grande aide pour construire et réaliser, ce qui reste à ce jour, le plus beau voyage de ma vie.
Pour celles et ceux qui souhaitent s’épargner la lecture de ce (peut-être
) trop long récit, je vous livre en préambule un rapide résumé de notre programme. 19 jours sur place en basse saison touristique.
Programme Namibie Février 2024 :
20/02 : arrivée Windhoek - Asco - Joe’s BeerHouse - pension Longiningi
21/02 : courses - Tropique Capricorne - camping Kalahari Anib Lodge
22/02 : ballade - Zarishoogte Pass - camping NamibRand Family Hide Out
23/02 : sandborading - marche - Dune Drive - camping Family Hide Out
24/02 : route C27 - dune 45 - Elim Dune - camping NWR Sesriem
25/02 : Namib Sky Balloon - Sesriem canyon - Solitaire - camping NWR Sesriem
26/02 : Deadvlei - Bid Daddy - Solitaire - camping Camp Gecko
27/02 : Spreetshoogte Pass - Gaub Pass - Kuiseb Pass - pension Rapmund Swakopmund
28/02 : Kayak pélican point - vers Sandwich Harbour - pension Rapmund Swakopmund
29/02 : courses - Zeila Shipwreck - Arche - camping Spitzkoppe Community Restcamp
01/03 : Bushman Paradise - Damaraland - Sundowner Drive - camping Madisa Camp
02/03 : Éléphants du désert - Damara Living Museum - camping Mowani campsite
03/03 : Twyfelfontein - route Palwag Grootberg Pass - Night Drive - Hobatere Lodge
04/03 : entrée Etosha par Galton gate - camping Okaukuejo
05/03 : exploration Etosha - camping Halali
06/03 : exploration Etosha - camping Namutoni
07/03 : sortie Etosha Von Lindequiest Gate - leopard tracking - camping Okonjima
08/03 : Africat - Lion Feed - Mount Etjo Lodge
09/03 : game drive - Windhoek - Asco - vol retour France
Un circuit très classique, qui nous a comblé.
Allez, en route !
Un voyage qui commence par 2 contre-temps…
Mercredi 18 octobre 2023 : la vraie tuile
Petit retour en arrière :
Nous devions initialement partir du jeudi 19 octobre au dimanche 5 novembre 2023. Malheureusement (ou heureusement, sans doute) une embolie pulmonaire la veille du départ m’a contraint à annuler le voyage.
Pourquoi cette anecdote ? Pour souligner l’intérêt d’être passé par un TO, en l’occurrence Tourmaline. N’ayant eu qu’un seul prestataire à payer (en plus d’Air France et South African Airways) la procédure de remboursement par ma visa premier a été énormément simplifiée : nous avons été intégralement remboursés par l’assurance visa. Je n’ose imaginer si j’avais dû contacter tous les campings, les lodges etc… pour obtenir leurs conditions générales de vente, d’annulation, indispensables à la constitution d’un dossier de remboursement.
Deuxièmement, Frédéric de l’agence Tourmaline a été vraiment au top. Alors que le ciel venait littéralement de me tomber sur la tête, qu’il me semblait impossible de trouver de nouvelles dates de voyage au vu des contraintes scolaires des enfants, c’est bien lui qui m’a suggéré un voyage en Février. Février, saison des pluies ? Certes, mais Fréderic a su me rassurer sur les éventuelles contraintes liées aux précipitations. Nous décalons donc le voyage de 4 mois.
Ce changement de dates et cette annulation nous permet de peaufiner notre circuit:
- Le vol se fera cette fois via Nantes – Frankfort - Windhoek avec Dulthansa/Discovery. 4400€ pour 4. C’est un surcoût de 1100€ par rapport aux vols initiaux (Air France Nantes-CDG-Johannesburg 2400€ en promo + SouthAfricanAirways Joburg-Windhoek 900€). Mais nous évitons une nuit à passer en Afrique du Sud et gagnons donc une journée en Namibie.
- Les coûts sur place sont réduits (4x4, logement) car c’est la basse saison. On se permet donc de rajouter quelques extras. On n’a qu’une vie…
Dimanche 18 février : deuxième galère…
Notre départ de Nantes est prévu ce mardi 20 Février à 16h30. Les sacs sont prêts. Je trépigne d’impatience.
20h30 dimanche 18 : Message de Lufthansa
« En raison d’un mouvement de grève de nos personnels au sol les lundi 19 et mardi 20 Février votre vol Nantes Francfort est annulé ».
Quoi ??? pas d’infos supplémentaires sur la liaison Frankfort-Windhoek…
« Veuillez nous contacter pour plus d’informations ».
Je peux vous dire qu’on va essayer… pendant 8h… pendus au téléphone … sans succès.
Quel est donc ce mauvais esprit qui s’acharne à contrecarrer mon rêve namibien.
4h du matin lundi 19 Février :
Sans réponse de la compagnie, Réjane, mon épouse, décide de réaliser le changement de vol, à nos frais. La grève est sensée commencer à minuit ce lundi soir. On avance donc notre vol au jour même. Mais cette fois départ à 14h de Nantes, escale à Zurich, arrivée prévue 19h05 à Frankfort et départ pour Windhoek à 21h55.
C’est un surcoût de 1500euros pour le changement de dernière minute. On verra au retour pour un éventuel remboursement. Spoiler alerte : nous serons intégralement remboursés par la Lufthansa des 1500 euros. Un excellent choix donc. Bien joué Réjane !!! Couchés 5h du matin après cette nuit compliquée.
Lundi 19 Février: départ anticipé
Heureusement que tout est prêt. Nous devons être à 11h à l’aéroport de Nantes. Nous habitons Quimper, 2h30 de route. Après seulement deux heures de sommeil, on réveille les enfants à 7h00 : « pas d’école, on part ce matin ! »
Sur la route de l’aéroport, on appelle Frédéric de Tourmaline pour lui expliquer notre histoire:
« Allo Frédéric, oui, c’est nous, vous savez, les boulets avec nos changements de dernière minute… Y a une grêve. On essaye d’arriver avec 24h d’avance. Ça peut se gérer de votre côté? »
Nous sommes rappelés dans l’heure pour nous informer que tout est calé : Hillux dispo chez Asco, pension Londiningi avancée, étape ajoutée. Super service de l’agence Tourmaline, encore. Bravo.
Le voyage commence donc… par une première journée de stress. Nos vols seront-ils assurés aujourd’hui ? En escale à Zurich, on apprend que la grève, sensée débuter ce soir à minuit est finalement avancée à 20h…
19h10 nous débarquons à Frankfort dans une drôle d’ambiance. Les terminaux sont presque vides. La quasi totalité des vols sont indiqués annulés. Seuls 2 départs sont maintenus : Windhoek et Zanzibar.
Un membre du personnel au sol nous indique de faire vite car, avec la grève commençant à 20h, il n’est pas sûr que le contrôle de sécurité avant la salle d’embarquement soit assuré après l’heure fatidique.
Nous voilà donc à courir à travers l’aéroport pour rejoindre notre porte d’embarquement. Et si vous ne connaissez pas, l’aéroport de Frankfort, c’est grand, très grand, immense même !!
Nous arrivons, en nage, au filtre sécurité. Quelques passagers attendent dans la file. Notre tour arrive… on passe…. 19h57….
Yes !! On a réussi !!! Immense joie après ces 24h de tensions. Meilleure bière du monde en attendant d’embarquer. On l’a bien méritée. Réjane espère que nos bagages ne vont pas finir à Zanzibar, ce serait ballot.
22h, les roues de l’Airbus quittent le sol. Il est difficile pour moi de vous décrire ma joie à ce moment précis tant j’ai rêvé de ce pays.
Vol de nuit Frankfort – Windhoek :
Mais au fait, j’ai oublié de nous présenter : Nous sommes une famille de 4. Lison 11 ans, Jules 17 ans, Réjane et moi-même François, tous les deux 49 ans. Si nous avons eu la chance de visiter quelques pays d’Afrique avec Réjane il y a bien longtemps, cela fait maintenant des années que nous souhaitons nous offrir un temps à 4 avec les enfants. La Namibie est un rêve de longue date: au dos de mon vieux Lonely Planet, une étiquette de prix … en francs … c’est dire…
Alors oui, Discovery n’est sans doute pas la compagnie qui bénéficie du meilleur service à bord. Mais après toutes ces péripéties, je considère le vol comme parfait. Réjane et les enfants parviennent à dormir. De mon côté, je dois me lever toutes les heures et marcher 5 mn, conséquence de l’embolie. J’m’en fout, j’suis heureux.
Mardi 20 Février : arrivée Windhoek
Posé 7h15. Il fait 20°. Que c’est bon de retrouver l’Afrique après 18 ans sans voyage sur ses terres. Immense joie.
Les formalités d’arrivée se passent sans problème. Nous avons les actes de naissances des enfants dans le modèle multi langues fournis gratuitement par notre mairie.
Ouf, les bagages sont tous là. Nous sommes attendus par un membre de chez Asco. En attendant l’ensemble des voyageurs devant se rendre au dépôt véhicules, nous en profitons pour retirer 2x3000NAD à l’ATM de l’aéroport et passons à l’agence MTC pour acheter une carte sim.
Malgré la quinzaine de personnes déjà présentes, l’opération se déroule très rapidement. Après présentation d’une pièce d’identité, un employé MTC s’empare de mon iphone, y insère une carte sim et nous connecte au réseau namibien. Mieux que ça, il effectue, j’imagine, une sorte de portage de numéro. Mon numéro personnel est donc conservé pendant notre séjour, très pratique pour pouvoir continuer à utiliser whatsapp avec nos familles et amis.
MTC : forfait 20 Giga, coût 14 euros les 3 semaines de mémoire : largement suffisant pour waze, whatsapp, polarsteps…. On utilisera ponctuellement le wifi des restos, lodges ou pensions. J’ai trouvé que sur notre boucle classique le réseau était plutôt bon. Waze a souvent trouvé du signal pendant les trajets. On avait la carte Tracks For Africa, juste parfaite, mais c’était pratique d’avoir waze pour nos déplacements, en ville notamment.
Dès la sortie de l’aéroport, un babouin posé sur une clôture semble nous souhaiter la bienvenue. En route ! Direction Asco dans le centre de Windhoek. On y découvre notre Hillux, qui sera notre meilleur compagnon de ces prochaines semaines :
Véhicule très récent, seulement 40 000 kms au compteur. Propre ; trop peut-être ?
Nous avons fait ajouter quelques options qui n’étaient pas proposées au départ :
- Quelques caisses noires en plastique pour faciliter le rangement de notre coffre. C’était une de mes questions : comment nous faciliter les manipulations dans le coffre, soir et matin, lors de nos bivouacs et donc gagner du temps. A 5 euros la caisse ne pas hésiter à en prendre plusieurs. Ce sera 4 pour nous.
- Le modèle de tente hard top. Option à 60 euros la tente donc 120 euros de surcoût pour notre séjour. Vraiment top. Je ne doute pas que les tentes « à l’ancienne » se montent et démontent assez rapidement mais là, vraiment, c’est hyper pratique. Complètement isolées de la poussière sur la route. Etant plus récentes, ces tentes bénéficient d’une très bonne literie, d’un éclairage led. Mais surtout, on y trouve l’espace suffisant pour pouvoir y laisser tout le nécessaire de couchage même tente repliée. Et encore de la place pour nos sacs zippés de vêtements pour 3 ou 4 jours donc pas besoin d’accéder à nos sacs de voyage au quotidien. Vraiment top.
- Un auvent à déplier, au cas ou on aurait beaucoup de pluie, ou de soleil.
Nous faisons la connaissance de Michael qui sera notre contact Tourmaline pendant notre séjour. Très sympa. Et rassurant de savoir qu’au cas où, on pourra l’appeler en cas de pépin.
Long briefing (1h30) de sa part sur notre roadbook, les consignes de sécurité (routière notamment), compléments d’informations sur nos campings, les bifurcations à ne pas rater. Combien payer en tips, les bons timing à respecter pour se faciliter la vie… bref, très complet.
S’y ajoute ensuite le tour du Hillux. C’est un modèle automatique. J’ai pris cette option qui semble plus raisonnable quand, comme moi on est pas un habitué des 4x4. Certain(e)s spécialistes de ce forum vous expliqueront cela mieux que moi. J’ai trouvé que d’être soulagé du changement de vitesse était vraiment une aide pendant nos trajets (surtout lors des premiers kms avec conduite à gauche dans Windhoek). Là aussi, Michael prend son temps pour bien nous détailler toutes les infos nécessaires. Conseil: filmer tout ça pour être sûr de ne rien oublier.
On fait les papiers avec Asco (on a nos permis internationaux, il aura fallu 7 mois pour les recevoir, n’hésitez pas à vraiment anticiper). Concernant l’assurance on ne prend aucun supplément.
Je sais que c’est un sujet longuement abordé ici, et il y a de nombreux posts qui expliquent les différentes options. Ma Visa Premier n’offrait pas le même niveau de couverture que la Gold Mastercard de Réjane. La Gold, elle, couvrait bien les 4x4 avec tentes de toit (mais pas les campings car, donc Hillux avec une cellule). C’est subtil. On a fait confirmer par Mastercard par mail pour être sûr qu’on était bien couvert en cas de dégâts. On a donc juste régler le premier acompte versé à Tourmaline avec la Gold Mastercard, et tout le reste avec la Visa Premier. Pour bénéficier de l’assurance de votre CB il suffit en effet d’avoir rêgler juste une partie de votre voyage avec celle-ci.
Oui, le temps passé chez Asco est non négligeable, plus de 2h en tout. Mais bon, on est en vacances…
Ça y est : on roule. Assez impressionnant la taille du Hillux. Mais la circulation est très fluide. Très bien pour nos premiers kms en conduite à gauche. On croise beaucoup d’enfants, en uniforme, qui sortent de l’école. La ville, pour sa partie centrale est moderne et plutôt propre, par rapport à d’autres capitales africaines où j’ai pu me rendre.
Nous rejoignons notre premier logement : la pension Longiningi.
Nous sommes les seuls résidents. Premier déjeuner, très correct. Notre chambre familiale est spacieuse. Pratique car on en profite pour refaire tous nos sacs : on avait mixé nos affaires pour éviter les soucis liés à un éventuel bagage égaré.
Puis commence le rangement du coffre. Il est énorme certes, mais avec nos sacs pour quatre, mon pied photo, le frigo, la caisse du kit cuisine, les bonbonnes de gaz, le rouleau en cas d’ensablement, les chaises repliées … et bien cela demande un peu d’organisation. Un vrai Tetris…
Le ciel se couvre, l’air devient plus lourd, le vent se lève… à 16h30 l’orage éclate… il va durer 1h30 … une pluie épaisse … que va donner notre voyage en saison des pluies ?…
Nous devions normalement partir faire nos courses en fin d’après-midi mais le temps passe déjà vite. On décale à demain et on opte pour un plouf dans la piscine. C’est un des avantages d’un séjour en Février, les nuits étant moins fraîches, l’eau des piscines sera toujours très bonne et on pourra se baigner tout au long de notre séjour.
Ce soir, on a opté, comme beaucoup, merci le forum, pour le Joe’s BeerHouse. Royal, le patron du restaurant passe nous chercher à la pension. Le lieu est très chouette. La déco assez incroyable. Première brochettes de Kudu, Springbok et Zèbre. La pluie continue à tomber mais la température est très douce. Vite au lit, car demain la route nous attend.
Mercredi 21 Février : direction Anib Lodge
Un peu difficile de se réveiller à l’heure prévue, on traîne encore la fatigue de nos nuits précédentes. Grand ciel bleu, petit déjeuner copieux.
Nous visons le centre commercial SuperSpar Mareua mais nous finissons, par erreur, au magasin Checkers Mareua. Aucun problème : on y trouve vraiment tout ce dont on a besoin pour nos 6 premiers jours de camping : adaptateur électrique, anti moustiques, gros sacs poubelles solides pour emballer nos bagages, bidons de 5L d’eau, viande sous vide, vin, jus, gâteau, légumes, pâtes, café soluble… On n’avait pas préparé de listes de repas en avance, et on perd peut-être un peu de temps à faire les rayons. On en prend sans doute un peu trop, mais ne connaissant pas nos possibilités de compléments sur la route, on assure de quoi très bien manger. Les fameuses caisses en plastiques noires vont trouver toute leur utilité… Les tarifs sont raisonnables. J’essayerai de vous faire un récapitulatif budget à la fin de ce carnet.
11H30, nous quittons Windhoek.
On passe le contrôle de police Windhoek sud (il y en a à chaque accès à la capitale d’après ce que j’ai compris) et on attaque la B1 vers le sud. Route bitumée. Régulateur de vitesse. Super système audio. Conduite facile. On a même la fonction Apple Car… incroyable niveau de confort… Les premiers kms défilent. Nous ne sommes pas seuls sur la route mais nous croisons de moins en moins de véhicules.
Nous traversons rapidement Rehoboth. Je pense à sa population si particulière des Basters. Ces infos, je l’ai ai apprises grâce au super guide que Tanit a rédigé et qu’il partage sur le forum. Merci encore à toi, Tanit, pour cette mine d’informations.
Encore quelques kilomètres et apparaît le panneau nous indiquant le passage du Tropique du Capricorne. Arrêt photo oblige. La température est bien montée. On frôle les 32°.
La route déroule. C’est assez impressionnant cette longue ligne droite de bitume, encadrée de clôtures à l’infini. Vraiment fort comme premières impressions. C’est magnifique.
Sans notre changement d’avion, et notre nuit supplémentaire rajoutée au voyage, nous aurions dû bifurquer un peu plus loin vers l’ouest en prenant la C21 en direction de Maltahöhe, et filer directement vers la réserve du NamibRand.
Une nuit gagnée donc. Grâce à la réactivité de Tourmaline, ce sera au Kalahari Anib Lodge. Dès l’entrée, nous croisons notre premier Springbok. Notre premier, on s’en rappellera.
Très beau lodge (je n’y connais pas grand-chose, soyons honnête…
). Super piscine, avec quelques arbres à carquois. Les enfants adorent. Nous aussi.
Emplacement de camping incroyable. On installe notre premier campement et on profite de notre premier apéro au soleil couchant. Que c’est beau !!!
On s’endort en entendant passer au loin un orage… quand soudain… l’alarme anti intrusion du Hillux se met à hurler !!!
Michael nous avait pourtant bien prévenu :
« Avant de vous coucher, déconnectez l’alarme qui est particulièrement sensible aux vibrations et donc aux mouvement dans la tente »
C’était dit… ben oui… Vite, descendre, retrouver la video filmée expliquant comment déconnecter le bouzin. La blague dure 3 mn quand même et on est vraiment désolé pour nos voisins qui dormaient à 150 m de là… sorry guys…
Jeudi 22 Février : direction Namibrand
Réveil avant le jour pour moi, car j’ai l’intention d’essayer de faire quelques photos du magnifique ciel étoilé. Echec complet, on ne s’improvise pas astrophotographe… pas grave, les premières lueurs de l’aube apparaissent, l’instant est magique.
Jules se réveille à 6h30. Nous décidons de partir parcourir un des quelques sentiers de balade proposés autour du lodge.
Nous croisons des visiteurs qui ont loué des fatbikes; ça doit être top.
On aperçoit quelques animaux, qui doivent être aussi étonnés que nous de ces rencontres. Canon !!
Retour 8h30, petit déjeuner copieux. On range le camp. Frédéric m’avait pourtant prévenu; je me rend compte que ça prend un peu de temps de tout empaqueter. On va s’améliorer, c’est sûr…
Petite frayeur en achetant au lodge du bois pour le braï. Un jeune cobra du cap était dissimulé sous un des sacs. Un responsable parvient à s’en saisir avec une pince articulée au bout de quelques minutes. Parfait rappel pour les enfants et pour nous parents : on ne s’inquiète pas inutilement mais on met des chaussures et on regarde où on met les pieds, ou les mains.
11h, départ pour le NamibRand Family Hide Out
Nous allons mettre près de 5h pour faire ce trajet. C’est juste grandiose !!!
Premier arrêt gazole à la station service de Maltahöhe. De jeunes enfants quémandent quelques pièces auprès des gens faisant le plein. Forcément, la situation nous interpelle, nous et nos enfants…
Nous quittons le bitume pour attaquer nos premiers kms de gravel road. On dégonfle nos pneus. On prend nos marques. La piste est parfaitement entretenue. Les paysages sont incroyables (ce sera mon mot du séjour, désolé pour les nombreuses répétitions à venir…).
Distraits par la beauté des lieux, nous ratons la bifurcation à l’embranchement C14 C19. Il nous faut pas loin de 20 kms pour nous en rendre compte. De vrais débutants … Note pour les prochains jours: repérer sur la carte le nombre de kilomètres avant la prochaine intersection…
Après le passage du Zarishoogte Pass, on redescend tranquillement vers la plaine par la D827.
Les paysages changent du tout au tout. On passe de formations rocheuses, de paysages très minéraux, gris, bruns, à une zone beaucoup plus sableuse. La couleur orange, avec la lumière de fin de journée, amène une atmosphère toute particulière. Une certaine douceur.
Nous rejoignons la C27 et bifurquons immédiatement vers l’entrée du Family Hide Out.
Franchement, cette arrivée restera un des grands moments de notre voyage. Nous savions par un ami qui y avait séjourné, ainsi que par les retours ou conseils lus sur ce forum, que ce lieu était tout à fait spécial. C’est peu de dire que nous n’avons pas été déçus.
Franky, le gardien du lieu, nous accueille. Il a la gentillesse de me consacrer une petite demie-heure afin de m’apprendre à conduire dans le sable. Ça rentre petit à petit. On circule sur une petite boucle d’une dizaine de kms que les visiteurs peuvent utiliser avec leur propre 4x4. Si vous avez l’expérience de ce type de conduite, c’est le seul parcours que vous pouvez faire par vous-même, le reste des pistes de la réserve se faisant seulement dans le véhicule d’un guide.
Nous découvrons notre campement pour les 2 prochaines nuits, le camp Jupiter.
Un campement parfaitement adapté, construit tout en bois, sur pilotis, avec une rampe d’accès pour personnes en situation de handicap (je le souligne, car c’est tout bonnement incroyable de pouvoir rendre accessible à une personne en fauteuil la possibilité de vivre un temps dans ce lieu; bravo le Family Hide Out !!!).
Seulement 3 emplacements de camping, espacés les uns des autres de plusieurs centaines de mètres. Un coucher de soleil à couper le souffle, une couleur des dunes tellement apaisante. Vraiment la claque !!!
Pendant la préparation du braï, un renard du Cap nous rend visite. Si proche, que, se faufilant sous notre table, il provoque une légère panique de Réjane qui saute sur un banc et s’accroche à un poteau en nous suppliant de le faire déguerpir.
Les enfants et moi, on se tape un énorme fou rire devant la réaction de Réjane
. Oui, je sais. C’est moche de se moquer. En tout cas, on s’en souviendra.
Plus sérieusement, je pense que des renards passent souvent dans le coin (ce sera également le cas le lendemain), pour essayer de glaner un peu de nourriture. Donc garder ses distances semblent évidemment être la réaction opportune.
Encore une belle nuit devant nous. Les nuits sont bien moins fraîches qu’à certaines périodes de l’année. On dort avec les fenêtres de la tente ouvertes mais avec les moustiquaires. Un simple sac à viande suffit, il fait vraiment bon. En fin de nuit on tire simplement sur nous les couettes fournies par Asco.
Vendredi 23 Février : journée Namibrand
Réveil 5h30 pour moi. Une étoile filante. Vite un voeux… honnêtement, je ne peux rien souhaiter de plus que le moment présent.
Ce matin, Franky passe nous prendre à 7h pour une activité sandboarding. Avec son 4x4 nous rejoignons une dune pour y pratiquer cette sorte de luge des sables.
Les couleurs sont folles
!!!
On grimpe la dune et là, dans la plaine en contre bas, un groupe de girafes, nos premières, dont un girafon. Scotchés …
Premières glissades, mais on réalise vite que l’on n’est pas les plus téméraires. C’est drôle, mais évidemment assez casse gueule.
Les phases d’arrêt sont plutôt hasardeuses : on se râpe un peu la peau, mais surtout lors d’un beau gadin, Jules se prend une vague de sable dans le visage et oublie malheureusement de fermer les yeux.
Arrêt de l’activité pour lui. On rince abondamment mais le pauvre aura les yeux irrités pour les 3 prochains jours. Note pour la prochaine fois : fermer les yeux … ou prendre un masque de ski …
Notre prochaine activité est prévue en fin de journée : un drive dans la réserve au coucher du soleil.
On a donc une journée tranquille.
Pas mal, car un voyage en Namibie promet des journées généralement bien remplies. On profite…
Jules et moi partons nous balader en début d’après-midi. Gros malins va… C’est la fournaise. On est couvert de la tête au pieds pour se protéger du soleil.
Hors du temps. Seuls, tous les 2, au milieu des dunes, des oryx ou springboks profitant de l’ombre des arbres. On devine des girafes, au loin, dans l’air tremblant de chaleur.
17h30 parés pour notre Dune Drive dans la réserve. Nous sommes les seuls à avoir réservé. Private tour donc.
La température est redescendue. Les paysages défilent. J’ai rarement vu un aussi beau lieu.
On se sent, avec Réjane, immensément chanceux de pouvoir vivre un tel moment.
Certes, les enfants auraient aimé voir d’avantage d’animaux. Mais je pense que ce n’est pas forcément ce que l’on vient chercher dans ce drive.
On est véritablement happé par la beauté du monde et par la douceur qui s’en dégage tout en étant conscient de la rudesse de cet endroit. Extraordinaire ! Namibrand, énorme coup de cœur !!!
Dernière nuit ici, le point le plus au sud de notre voyage. Demain, cap au Nord.
Samedi 24 Février : direction Sesriem
Se réveiller aux premières lueurs de l’aube, laisser dormir Réjane et les enfants, préparer le café… le son de la bouilloire, dans cette lumière si belle du matin, des Oryx parcourant les dunes autour de notre campement. Le bonheur de l’instant présent. Quel luxe !! Quelle chance !! Je me régale !!!
Nos visiteurs du matin. On profite jusqu’au bout de ce super camp Jupiter.
“Salut NamibRand, on t’a adoré !!!”
Courte étape devant nous pour rejoindre le camp NWR de Sesriem où nous allons passer nos 2 prochaines nuits. 100km, 1h30, par la C27. J’avais lu ici que ce tronçon était spectaculaire. C’est vraiment le cas. Arrêts photos oblige. Réjane et les enfants commencent à comprendre que je vais devenir pénible avec mes photos … oh que oui…
Rapide stop chez Namibsky Balloon.
C’est LA surprise des vacances pour les enfants. Un des extras que l’on s’est rajoutés après l’annulation en octobre. On informe les enfants qu’un vol en montgolfière est prévu pour le lendemain, mais que l’on est forcément tributaire de la météo.
Horizons contraires, un grand merci à toi qui m’as si justement conseillé de réserver le vol dès le premier matin pour pouvoir nous ménager une option le deuxième matin en cas d’annulation.
Nous faisons la connaissance de la propriétaire des lieux, Andreia. Celle-ci nous rassure : la météo prévue est bonne, ça va voler !! Top !!
Nous rejoignons le camp NWR de Sesriem. Accueil plutôt sympa. Il faut dire que c’est vraiment la basse saison. Peut-être les gens sont-ils plus détendus…
Nous héritons d’un campement sous un très bel arbre, proche de la piscine et du restaurant. Dans ce dernier, on s’offre une bonne bière pression et un burger dans une atmosphère très feutrée : Aujourd’hui se déroulent les obsèques du président Hage Geingob, décédé 3 semaines auparavant. On sent, à l’ambiance du bar, que l’on vit une journée de deuil national.
On laisse passer les heures les plus chaudes de la journée en profitant de la piscine. L’eau est super bonne. À 16h30, nous décidons de partir explorer les premiers kms en direction de Sossusvlei. Dans la lumière de fin d’après-midi, c’est évidemment très beau.
Demi tour direction Elim Dune pour profiter du coucher de soleil.
Je m’attendais à une ascension très facile… et bien pas tant que ça … ça ne grimpe pas particulièrement, mais chaque fois que l’on pense atteindre le sommet, on découvre une nouvelle pente à grimper…
Jules court devant, Lison traîne la patte en arrière : « Papa, j’aime pas marcher dans le sable !! » Aïe, ça promet pour Deadvlei et Big Daddy…
Apéro magique au coucher du soleil.
On rentre vite au camp, dans la demie obscurité.
Pas de braï ce soir, sandwichs rapides car le lever est prévu à 4h. Réjane et les enfants filent au lit.
Quant à moi, j’attaque mon rituel de soirée : vider les cartes mémoires des appareils photos, en faire une copie de sauvegarde, recharger toutes les batteries.
Pour cela j’ai amené de France une multiprise et une rallonge électrique de 10m. C’est cette dernière que je branche via l’adaptateur sur la prise de notre emplacement de camping. Franchement, trop content d’avoir apporté ça, ça m’a servi tous les jours.
J’entends au loin des cris d’animaux que je soupçonne être des chacals, peut-être des hyènes… j’ai cru lire que, dans le camp, on pouvait en croiser, qui viennent se nourrir des poubelles. « Des hyènes ?.. tiens, tiens … et moi qui suis là, seul, dans la nuit à trier mes photos… » Je me dis que si ça craignait, ici, au milieu du camp NWR, ça se saurait non ?.. Aurais-je raté cette info lors des lectures des pages de ce forum ?... 22h30, dodo.
Dimanche 25 Février : Montgolfière et canyon de Sesriem
Réveil 4h00 du matin. Ça picote… mais pour pouvoir être à notre rdv à 5h20 chez Namib Sky Ballon, nous devons quitter le camp à 4h50 maximum.
Une bouilloire d’eau pour le thermos de café, des douches rapides et un pliage de camp express (tentes hard top, top, au sens propre) et nous voilà à 4h45 à la sortie du camp devant la barrière… fermée !
Bon à savoir : l’ouverture de cette barrière se fait normalement au lever du soleil mais il existe un accord entre le NWR et Namib Sky Balloon qui vous autorise à quitter le camp plus tôt. Nous réveillons le gardien qui dormait profondément. Le bougre refuse d’ouvrir la gate en dehors de l’horaire officiel. Je lui rappelle gentiment l’accord prévu : ouf, ça passe.
Nous attaquons les 30 minutes de gravel road pour rejoindre la ferme Geluk.
Conduite de nuit : je comprends pourquoi c’est fortement déconseillé. Des dizaines de springboks courent dans la lumière de nos phares. C’est assez impressionnant car ceux-ci ne peuvent s’échapper sur les côtés du fait des clôtures qui ceinturent la route. On est donc hyper vigilant.
Arrivée à l’heure chez Namib Sky Balloon, on nous propose une excellente collation : biscuits et cookies maison, yaourts frais, boissons chaudes et froides, viennoiseries, fruits… on se régale.
Nous faisons la connaissance de Denis, qui gère la compagnie. On a tous les quatre un coup de cœur pour lui : le gars est sympa, beau mec et « fait s’envoyer en l’air » des visiteurs du monde entier. Le briefing d’avant vol est carré, rassurant et drôle à la fois. Vraiment très pro. Ce matin nous serons une trentaine à voler, soit 2 montgolfières.
Nous rejoignons le site de décollage avec les 4x4 du lodge. Le gonflage des montgolfières se fait dans la demi-obscurité. C’est magnifique.
Nous décollons quelques minutes avant l’aurore. Incroyable moment de douceur. Puis apparaît le soleil : c’est tout bonnement exceptionnel !!
Le vol dure une bonne heure, pendant laquelle nous voyons changer les couleurs sur les dunes. Traces de rivières asséchées, cercles de fée, monts et rochers… une énorme claque. Quelle chance de pouvoir vivre ce moment tous les 4.
Denis prend beaucoup de plaisir à piloter. Nous frôlons une ligne de crête : un aéronaute de première classe !!!
Nous ne cessons de croiser la deuxième montgolfière, ce qui nous permet de réaliser de chouettes photos. Au bout d’une heure nous nous posons en douceur.
Débute la deuxième partie de la « prestation » : le petit déjeuner au milieu du désert.
Honnêtement, c’est délirant: les tables dressées avec des nappes blanches au beau milieu du désert, le buffet digne d’un grand hôtel et …. « champagne » à volonté… alors, certes il n’est que 8h30, mais bon, on en profite, bien obligé… on est conscient de vivre un moment de très grand luxe … franchement, on en rigole…
Nous repartons vers 10h.
Pendant le trajet vers le lodge, Denis et moi engageons la conversation. Ses parents, belges, enseignants au Congo, ont quitté le pays lors de la guerre civile pour finalement atterrir dans cette partie de la Namibie.
On pouvait à l’époque acheter de vastes terres à des fermiers assez incrédules sur le potentiel intérêt de ces terres si arides.
En 1991, ses parents furent dans les premiers à construire un lodge dans cette région. On en compte aujourd’hui 39. Visionnaires.
Son père, passionné de vol en ballon, imagina le développement de cette activité. Denis est littéralement tombé dans une nacelle de montgolfière quand il était petit. Il m’explique les avantages, mais parfois aussi les difficultés d’une telle vie au bout du monde, me donne quelques conseils pour nos jours à venir. Vraiment, le « mec » plus ultra.
Alors, à faire ou pas ?
Le vol pour 4 nous a couté 425 euros par personnes. 1700€ au total. C’est cher, très cher. C’est près d’1/8ème de notre budget total Namibie, avion compris. Pas négligeable du tout donc.
Mais l’expérience est vraiment exceptionnelle et je me sens tellement privilégié d’avoir pu vivre ce moment avec Réjane et les enfants. Pour info, j’avais eu l’occasion de faire un vol au-dessus de ma Bretagne natale il y a quelques années qui m’avait couté 380 euros (sans le petit déjeuner magique). Donc pas si loin en tarif. Mon annulation de voyage pour raison médicale m’a aussi rappelé qu’on ne vit qu’une fois. Cependant, avec un budget plus contraint, c’est certainement un des postes de dépenses que j’aurais supprimé et notre voyage en serait bien évidemment resté incroyable.
Après cette folle matinée, nous reprenons la direction de Sesriem.
En chemin, nous faisons un stop au canyon.
On se balade au fond une petite heure. Il y fait une chaleur écrasante. Des petites mares nous rappellent qu’il a dû y pleuvoir il y a quelque temps. Mais bien moins qu’attendu normalement à cette période de l’année.
En rejoignant notre cher Hillux on a la surprise de voir arriver un car de touristes. C’est le premier que l’on croise.
Le car se gare. Seule la moitié des passagers en descendent, des personnes asiatiques d’un certain âge. Dans la fournaise, ils font les quelques pas qui les séparent du bord du ravin, prennent quelques photos, font demi tour puis remontent dans le bus qui repart aussitôt. 10 mn montre en main… eh bé… et nous qui nous disions qu’on était un peu speed …
Après-midi farniente au camp : jeux de société, piscine, lecture, sieste… vacances !!!
Conseil : on a avec nous de petits ventilateurs rechargeables en usb qui nous permettent de dormir l’après-midi dans nos tentes même par ces grosses chaleurs.
Ce soir, traditionnel Braï arrosé de vin sud africain. Réjane et les enfants se couchent tôt car demain, tout le monde se lève avant l’aube. Quant à moi, la routine : cartes mémoires, sauvegardes, recharges…. Hyènes ?.. Je m’endors repu de cette formidable journée.
Lundi 26 Février : Deadvlei puis Camp gecko
Réveil 5h00.
Ça commence à tirer pour les enfants. (Pour les parents aussi, d’ailleurs
.) Il va falloir que nous pensions à les ménager. Mais bon, ce matin, une fois de plus, on a une excellente raison de les sortir du lit. Direction Sossuvlei. Logeant à l’intérieur du parc, on peut prendre la route vers le site une heure avant le lever du soleil.
5h50, nous sommes une dizaine de véhicules à la gate. La barrière s’ouvre et tout le monde s’élance sur l’asphalte. Et soyons clair : personne ne respecte les 60km/h max.
40 min plus tard nous rejoignons le premier parking 2x4 où je décide sagement de laisser notre Hillux et d’utiliser plutôt un des 4x4 navette. Je ne veux pas prendre le risque de m’ensabler. Je me fais chambrer par Jules devant mon manque de courage … mais bon aucun regret (j’ai bien suivi les conseils lus ici)… en 2 mn le 4x4 est plein et nous voilà en route.
Le chauffeur propose un premier stop pour les personnes souhaitant accéder au « raccourci » pour grimper Big Daddy. Nous déclinons. Objectif Deadvlei.
Ça y est, nous y voilà, dans ce lieu emblématique qui m’a tant fait rêver. Les couleurs de l’aube sont justes …. Incroyables !!!
Il n’y a qu’une dizaine de personnes dans Deadvlei quand nous y pénétrons. Irréel. Les dunes, le ciel bleu, le sol craquelé qui peu à peu passe de l’ombre à la lumière. Magique. J’ai bien évidemment l’appareil photo en main mais je prends vraiment le temps de profiter de l’instant, de vivre ce moment. Que c’est beau ! Que c’est bon !
Soudain Réjane m’interpelle : « Regarde Lison ! »
Lison… souvenez vous de ses plaintes lorsque nous grimpions Elim Dune et de notre légère appréhension à l’idée de gravir Big Daddy. Et bien voilà que, sans nous prévenir, Lison a décidé de se lancer dans l’ascension d’une dune et semble même, pas peu fière, heureuse d’y progresser par la pente la plus raide.
Enorme avantage pour elle : sa petite taille et son centre de gravité bas lui permettent l’ascension à 4 pattes.
Pour Jules et moi, c’est plus rude. Oh que oui ! On était prévenu mais quand même… ça coupe les pattes …Nous rejoignons Lili, posée sur l’arrête de « sa » dune. Plus bas Réjane s’offre une petite méditation sur le Vlei.
Nous reprenons l’ascension de Big Daddy, mais avant la dernière montée Lison préfère s’arrêter.
« T’inquiète ma Lili, tu peux être fière d’être arrivée jusqu’ici ». On laisse filer Juju vers le sommet. De notre côté on se lance en courant dans la pente. C’est l’éclate !!
Sous un arbre couché, Réjane a déniché un des rares coins d’ombre de Deadvlei. Il commence à faire chaud. Minuscule, au sommet de Big Daddy, on aperçoit Jules. « Bravo Juju ! La prochaine fois je monte avec toi, sûr ! »
Il nous rejoint après une folle descente.
10h30, il est temps de rejoindre le parking. On croise beaucoup de gens qui arrivent seulement sur le site. La température ne cesse de monter.
J’ai vraiment apprécié le fait d’avoir fait l’effort de se lever tôt et de profiter de l’heure supplémentaire octroyée par le campsite NWR. Etre quasi seuls à Deadvlei, encore dans l’ombre, c’était dingue.
De retour au parking nous empruntons cette fois la « grosse navette », sorte de « bétaillère » tirée par un tracteur. Celle-ci passe par Sossuvlei et Big Mamma mais nous n’y descendons pas. On est un peu étourdi par notre matinée…
A refaire, tout était parfait sur cette matinée. En revanche, peut-être aurais-je pu profiter de l’après-midi de la veille pour venir jusqu’ici en fin de journée et apprécier Big Mamma. Mais bon, si on faisait tout bien du premier coup, ça se saurait, non ?
Nous reprenons la route vers Sesriem à 11h30.
Comme on a bien sué, on tente le coup de repasser au camp NWR. On explique au gardien que l’on a définitivement libéré notre emplacement le matin même, mais que l’on souhaiterait passer vite fait aux toilettes et à la douche. Sympa comme tout, parce que vraiment pas obligé, le gars nous autorise à passer. Franchement le personnel du NWR, pour nous, très cool. Basse saison ?
Baignade rapide (le bonheur), douches. Pique-nique.
On se prépare quasi tous les soirs une salade de pâtes ou de riz que l’on met au frais au frigo dans des sacs congélation (plus faciles à caler). Vraiment pratique.
On quitte définitivement Sesriem à 14h
Nous avions décidé de couper en deux l’étape Sesriem-Swakopmund.
Je sais que, souvent, ce tronçon est fait d’une seule traite. Franchement, chapeau aux courageux qui y arrivent. Je ne me serais pas vu enchaîner ce trajet après le réveil à l’aube et la matinée à Deadvlei.
Camp Gecko ? Rostock Ritz ? notre cœur balançait, car sur le forum tous deux obtiennent de supers avis. C’est Camp Gecko qui l’a emporté.
Mais avant de rejoindre notre prochain campement, stop gourmandise à Solitaire.
C’est un peu l’arrêt à cocher lors d’un road trip sur les pistes namibiens.Une ambiance unique, des carcasses de vieilles bagnoles, une éolienne et la fameuse McGregor’s Bakery . On se régale de leur célèbre Apple Strudel.
La dernière section de gravel road nous offre une fois de plus de spectaculaires paysages et, parfois, d’étonnantes rencontres, venues d’ailleurs.
Nous rejoignons Camp Gecko vers 16h30, et sommes accueillis par Anna, la propriétaire des lieux . Ambiance détendue: boissons fraiches en self service, vous payez dans la coupelle, tout est basé sur la confiance. Très chouette.
Nous sommes seuls, une fois de plus.
Un emplacement très simple au sommet d’une colline rocailleuse, une plaine qui s’étend à l’infini. Quelle vue !!! Vraiment un endroit exceptionnel. Je comprends pourquoi ce lieu est recommandé pour une première nuit en Namibie pour les voyageurs désirant quitter Windhoek le jour de leur arrivée.
C’est notre 6ème nuit en tente d’affilé. Nous avons pris nos marques. Le Braï est allumé avant la nuit, on cuisine en papotant, Lili rédige son carnet, les enfants explorent les environs. Assister dans la même journée au lever du soleil à Sossuvlei et à son coucher à Camp Gecko: Waouh !!! Une fois de plus, seuls au monde. Incroyable sentiment de liberté.
à suivre
















































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































