Les grandes villes au cinéma

Paris en couleurs par… Christophe Honoré, Cédric Klapisch, Jean-Pierre Jeunet

Paris en couleurs par… Christophe Honoré, Cédric Klapisch, Jean-Pierre Jeunet
Colonne de Juillet © Philippe - Adobe Stock

Les films

Critiqué par les uns, adulé par les autres, Christophe Honoré fait partie des réalisateurs les plus prolifiques de la scène cinématographique française. Ses films – souvent musicaux – mettent en scène des personnages un brin égocentriques, obsédés par leurs amours mortes et leurs vies insatisfaisantes (Les Chansons d’amour, Les Bien-aimés…).

Plus populaire, Cédric Klapisch se fait le porte-parole d’une jeunesse en quête de repères (Le Péril jeune) et d’évasion (L’Auberge espagnoleLes Poupées russes), qu’il filme avec beaucoup de clairvoyance. Il a également contribué à la notoriété du programme d’échange interuniversitaire « Erasmus », ainsi qu’à celle du beau Romain Duris. Eh oui !

Impossible de parler de Paris au cinéma sans évoquer le cultissime Le fabuleux destin d'Amélie Poulain de Jean-Pierre Jeunet, un succès mondial qui met en scène, pour le plus grand plaisir des yeux, un Montmartre de carte postale sublimé par la photographie de Bruno Delbonnel et la musique de Yann Tiersen.

Les lieux

Le titre du quatrième long-métrage de Christophe Honoré, Dans Paris (2006), en dit long sur son lieu de tournage favori. Ses films donnent un bel aperçu de la vie parisienne et plus particulièrement du 10e arrondissement : boulevard de Strasbourg, rue du Faubourg Saint-Martin, métro La Chapelle, Gare de l’Est… 

Autre amoureux de Paname, Cédric Klapisch décrit le mélange de solidarité et d’isolement qui est le propre des grandes métropoles (le 11e arrondissement de Chacun cherche son chat). C’est surtout dans Paris (2008) qu’il rend hommage aux mille visages de la capitale en déambulant de l’Opéra Garnier à la place de la Concorde, du Moulin Rouge à la Tour Eiffel, des catacombes au marché de Belleville.

Le Café des Deux Moulins (15 rue Lepic), l'épicerie Collignon - chez Ali - (56, rue des Trois Frères), le cinéma vintage Studio 28 de la rue Tholozé, mais aussi le Sacré-Coeur et le manège du square Willette,  bien sûr, comptent parmi les sites immortalisés par le film Amélie Poulain et devenus cultes pour les fans du film de Jeunet !

Scène culte : La Bastille dans Les Chansons d’amour

Dans la première partie des Chansons d’amour, le couple formé par Ismaël (Louis Garrel) et Julie (Ludivine Sagnier) bat de l’aile. Après un repas de famille qui se termine en eau de boudin, Julie quitte l’appartement de ses parents, furibonde. Au même moment, un orage s’abat sur Paris. Tandis que la jeune femme marche jusqu’à la station de métro la plus proche, les personnages entonnent « La Bastille », une chanson mélancolique sur les journées pluvieuses. Au loin, on aperçoit le célèbre Génie de la liberté d’Auguste Dumont, qui trône au sommet de la colonne de Juillet

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Texte : Camille Poirier

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