Îles Féroé, archipel du Nord

Les Îles Féroé, isolées entre l'Écosse et l'Islande, apparaissent rarement dans les palmarès des destinations de voyage. Pourtant, les reliefs abrupts et verdoyants d'où émergent ça et là des villages aux couleurs vives, provoquent un dépaysement chez celui qui ne s'arrête pas à la rudesse du climat. La lumière changeante qui s'y donne en spectacle est une aubaine pour les photographes, comme a pu le vérifier Dylan Nicolier, qui nous présente un beau portfolio sur ces îles mystérieuses.
À lire également, l'interview de Dylan Nicolier.

Soleil

Soleil
© Dylan Nicolier

Du soleil, et oui ! Lorsque ce dernier veut bien se montrer, il révèle toute la splendeur de cette herbe grasse.

Tindhólmur

Tindhólmur
© Dylan Nicolier

Un îlot acéré, taillé de manière abrupte et majestueuse.

Perdu à Mykines

Perdu à Mykines
© Dylan Nicolier

Un mouton bien protégé par sa laine contre le brouilard qui avala l’île de Mykines ce jour-là.

Église de Saksun

Église de Saksun
© Dylan Nicolier

La belle église de Saksun dans un paysage d’ombres et de lumières.

Lumière à Suðuroy

Lumière à Suðuroy
© Dylan Nicolier

Douce lumière sur le petit hameau de Fámjin.

Isolement à Streymoy

Isolement à Streymoy
© Dylan Nicolier

La baie de Saksun dans toute sa splendeur.

Envol

Envol
© Dylan Nicolier

Sur l’île de Mykines, des centaines de macareux font des allers-retours entre la mer et leurs nids dans les pentes herbeuses.

Architecture

Architecture
© Dylan Nicolier

Détail d'architecture d’une maison féringienne en toit de tourbe.

Vertige à Vágar

Vertige à Vágar
© Dylan Nicolier

La mythique falaise bordant le lac Sørvágsvatn battue par les vagues de l’océan déchaîné.

En route

En route
© Dylan Nicolier

La voiture reste le moyen le plus simple de visiter ces îles, cependant nombreux sont ceux qui voyage en autostop: effectivement, les gens (locaux comme touristes) sont particulièrement solidaires.

De pierre et de tourbe

De pierre et de tourbe
© Dylan Nicolier

Les abords du lac Sørvágsvatn sur l’île de Vágar. Il s’agit du plus grand lac des Îles Féroé.

Pause longue

Pause longue
© Dylan Nicolier

La chute d’eau très connue de Gásadalur capturée sous des rafales de vent décoiffantes !

La faille

La faille
© Dylan Nicolier

Le village de Gjógv, sur l'île d'Eysturoy, lacéré par une faille qui lui sert de port.

Phare de Kallur

Phare de Kallur
© Dylan Nicolier

La pointe de Kallur, située sur l’île de Kalsoy : un lieu incontournable.

Couleurs vives à Sumba

Couleurs vives à Sumba
© Dylan Nicolier

Sumba, tel est le nom de ce petit village se trouvant sur l’île de Suðuroy, au point le plus méridional des Îles Féroé.

Éclaircie à Klaksvik

Éclaircie à Klaksvik
© Dylan Nicolier

Une éclaircie d’une rare intensité perce les nuages au-dessus de Klaksvík sur l’île de Borðoy.

Questions à Dylan Nicolier

Le Routard : C'est une destination peu connue, pourquoi l'avoir choisie, qu'est-ce qui t'a attiré ?

Dylan Nicolier : C'est effectivement une région encore peu connue du nord de l’Europe et c'est principalement la raison pour laquelle je m'y suis rendu. J’ai très souvent dû expliquer où se situaient ces îles tant elles sont méconnues.

Le paysage lunaire aux arbres absents provoque un dépaysement total que j'avais déjà pu ressentir en Islande lors d'un précédent voyage.

Le Routard : As-tu des coups de cœur ou des expériences qui t'ont particulièrement marqué et que tu recommanderais ?

Dylan Nicolier : J'ai beaucoup apprécié la visite de Mykines, une petite île où il ne reste qu'une dizaine d'habitants. Le trajet en bateau, remué de toute part par les vagues, m’a permis d’admirer la formation montagneuse acérée de l’île Tindhólmur. Arrivé au quai, la sortie du bateau n’est pas toujours évidente en raison des vagues – le personnel se charge de vous aider pour la transition sur la terre ferme. D’ici, on a accès à l’unique village ou à plusieurs chemins de randonnée dont le plus connu se dirige vers la pointe de l’île où se trouve un phare au lieu-dit « Mykines Hólmur ». J’ai eu la chance d’admirer le bal aérien continu de centaines d’oiseaux tout au long de la marche. Effectivement, l’île est peuplée par une colonie de macareux, ce petit oiseau marin surnommé "clown de mer". Pas besoin d'être ornithologue passionné pour s'émerveiller devant ce spectacle si particulier qui vous met aux premières loges de la vie menée par ces animaux. Le temps jusqu’ici maussade s’est ensuite transformé en petite tempête de brouillard, pluie et vent. La randonnée facile est alors devenue plus compliquée pour les touristes non équipés devant désormais évoluer sous des cordes d’eau et dans la boue. Aimant ces ambiances, j’en ai profité pour réaliser des clichés jusqu’à ne plus être capable d’évacuer les gouttes d’eau sur mon objectif. Un retour express au village s’est donc imposé pour terminer dans une petite guesthouse autour d’un thé en compagnie des autres touristes. Malgré la météo, le bateau a pu assurer le retour sur l’île de Vágar : ouf ! Ce n’est malheureusement pas toujours le cas et vous pouvez rester bloqué sur Mykines pour la nuit – évitez donc de la visiter le jour avant votre départ !

Mon autre coup de cœur n’est autre que la baie de Saksun, accessible en voiture par une vallée tout aussi superbe. Quelques maisons s’y trouvent, entourées de montagnes dévalées par de nombreuses cascades. Un lieu hors du temps où seuls quelques bêlements de moutons pourront perturber le calme ambiant.

Les randonnées sont nombreuses et permettent d’atteindre des points de vue atypiques. Je recommande tout de même de bien se renseigner sur l’itinéraire car les chemins sont rarement bien indiqués et se résument souvent aux simples passages des moutons.

L’île de Vágar, où se situe l’aéroport, comprend également de magnifiques lieux à ne pas manquer pour les courts séjours : la chute d’eau de Gásadalur se jetant dans la mer, le tout dans un cadre idyllique. Ou encore la randonnée facile qui vous emmènera à l’impressionnante falaise aux abords du lac de Sørvágsvatn. Ce lieu est prisé et ce n’est pas pour rien : la topologie du terrain donne l’illusion que le lac est situé tout au bord de la falaise qui se jette dans l’océan.

Enfin, les maisons très colorées et surmontées d'un toit en tourbe ajoutent une touche particulière dans ces paysages très verdoyants. Vous en tomberez certainement amoureux !

Le Routard : La prise de vue occupe une place importante lors de tes voyages ?

Dylan Nicolier : La photographie était en fait l'élément central de ce voyage, afin d'exercer mon œil à de nouvelles scènes et varier mon portfolio. J'ai également pu partager mon travail avec la grande communauté me suivant sur les réseaux sociaux et ainsi lui faire (re)découvrir ces îles.

Cela m'a aussi permis de collaborer avec une agence de voyage locale, Make Travel, qui m'a soutenu dans la réalisation de ce projet. Il s'agit de mon deuxième voyage à vocation photographique après l'Islande en janvier 2016.

Le Routard : As-tu un sujet et/ou un style de prédilection, essaies-tu de faire passer un message dans tes photos ?

Dylan Nicolier : Je définirais mon sujet favori comme étant la nature en général, plus particulièrement dans un terrain montagneux, bien que j’aime explorer de nouveaux domaines. Plus que le paysage, c'est l'atmosphère qui s'en dégage que j'essaie de capturer afin d'immiscer le lecteur directement dans la scène. Un lever de soleil sur les Alpes, des aurores boréales ou un face à face avec un renardeau: ces instants de vie me donnent un sentiment très profond d'être privilégié et j'aime l'idée de pouvoir les partager à des personnes qui n'ont pas forcément la chance d'y assister. Si j’arrive à transmettre une émotion, quelle qu’elle soit, alors j’estime que mon objectif est atteint.

Le Routard : Quel équipement photographique emportes-tu en voyage, comment retravailles-tu tes photos au retour ?

Dylan Nicolier : A vrai dire j'emporte avec moi beaucoup de matériel: un boîtier Nikon D750, plusieurs objectifs allant du grand-angle au téléobjectif, un trépied et divers accessoires nécessaires à certaines prises de vue comme un filtre permettant d'effectuer des longues poses en pleine journée. Il est toujours difficile de trouver le bon compromis pour partir léger et compact sans que cela impose quelques sacrifices.

La première étape après les shoots est le tri. J’essaie d’être très sélectif et de ne garder que les images ayant un réel intérêt. Je traite ensuite mes images avec Camera Raw, un "dérawtiseur" qui permet de traiter les fichiers natifs de l'appareil photo. Je travaille mon image afin qu'elle corresponde à ce que mon propre œil a pu voir, selon mon interprétation.

Découvrez d'autres photos des Îles Féroé sur le compte instagram de Dylan Nicolier.

À voir également nos autres portfolios et toutes les photos de la communauté.

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