Biarritz, l’air du large

Biarritz, l’air du large
Olivia le Sidaner

Station balnéaire huppée depuis plus d’un siècle, Biarritz cultive avec bonheur ses airs de Riviera atlantique. Ici se côtoient les surfeurs, les adeptes de la thalasso et ceux qui ont simplement envie de profiter de la douceur de vivre de cette cité résolument tournée vers l’océan. Hors saison, les activités ne manquent pas, entre les musées, les promenades et même les baignades, pour les moins frileux.

Balade architecturale sur la Riviera

Il semble bien loin, le temps où Biarritz était un petit port de pêcheurs à la baleine. Au 19e siècle, Victor Hugo fut l’un des premiers à sentir que le « village blanc à toits roux » avait tout pour devenir un lieu de villégiature « à la mode » : « ce jour arrivera vite ! », affirmait-il en 1843. Il ne s’était pas trompé !

En 1854, Napoléon III a le coup de foudre pour la jolie bourgade, et fait ériger la Villa Eugénie. Dominant l’océan depuis son promontoire, l’élégante bâtisse voit passer tout le Gotha européen, et Biarritz est sacrée « reine des plages et plage des rois ». Les belles demeures bourgeoises fleurissent partout, dans une juxtaposition étonnante de styles architecturaux.

On peut aujourd’hui en admirer de beaux spécimens en remontant l’avenue de l’Impératrice jusqu’au phare, qui offre une vue magnifique sur toute la baie. On croise notamment le château néogothique de la Roche Ronde (1884), la Villa Cyrano, un hôtel particulier Art nouveau, ou encore la Villa Martine, avec son savant enchevêtrement de toitures rouges. Et, tout en haut, à côté du phare, la Villa Etchepherdia, l’une des premières à avoir adopté le style néo-basque.

Dans le centre-ville, l’office du tourisme est installé dans la Villa Javalquinto, fantaisie néogothique rose bonbon. Non loin de là, la chapelle impériale (1865) mêle les styles roman-byzantin et hispano-mauresque, et se visite sur réservation.

Plus au sud, on découvre l’imposant château d’Arcadie néo-Renaissance, surnommé « la folie Boulart » (1877). Et, juste à côté, on retrouve le style néo-basque rue d’Espagne, avec la Villa Natacha. Au rayon Art déco, figurent, entre autres, le Casino municipal et l’Hôtel de ville. La chasse architecturale n’a pas de fin, à Biarritz !

L’océan, toujours en ligne de mire

Biarritz est résolument tournée vers l’océan, la Grande Plage occupant une place centrale dans la ville, au pied du Casino. Envahie par les vacanciers durant l’été, elle retrouve son calme hors saison, et il est bien agréable de s’asseoir sur le sable pour profiter de la vue sur la baie.

Si quelques surfeurs s’entraînent ici, leur plage mythique se situe de l’autre côté de la pointe occupée par le Rocher de la Vierge, sur la Côte des Basques. C’est là que le surf a fait son apparition en 1956, lorsque les Californiens Peter Viertel et Dick Zanuck ont mis pour la première fois une planche à l’eau, pendant le tournage du film « Le Soleil se lève aussi ».

Depuis, Biarritz est devenue « la Mecque du surf » ! Un peu plus loin, la plage de la Milady est aussi très prisée par les amoureux des rouleaux.

Pour ceux qui n’ont pas l’ambition d’essayer de tenir debout sur une planche, il reste la baignade, une activité que les « Ours blancs » n’hésitent pas à pratiquer en toute saison depuis 1929. Pour célébrer la nouvelle année, ils se retrouvent notamment tous les 1ers janvier sur la plage du Port Vieux, au creux d’une anse à l’abri des vents et des vagues, mais dont l’eau avoisine les 12 °C, quand même…

Enfin, avec ses deux centres de thalassothérapie, Biarritz attire aussi les curistes et une clientèle adepte du bien-être, qui vient ici se ressourcer.

Un tour au musée

Plusieurs musées valent le détour, à Biarritz. Face au Rocher de la Vierge, le Musée de la Mer, installé dans un édifice de style Art déco, abrite un aquarium depuis 1933. On peut y voir nager les espèces du Golfe de Gascogne et des quatre coins du globe, notamment des requins-marteaux, des raies ou encore phoques.

En filant plus au sud, à Ilbaritz, on change complètement d’ambiance à la Cité de l’Océan, qui marie astucieusement science, pédagogie et jeux dans un décor blanc et futuriste.

On peut s’initier au « Virtual Surf » et se prendre pour un pro de la glisse en affrontant la redoutable vague Belharra, ou alors taquiner un calmar géant, lui aussi virtuel. L’idéal est de venir le week-end ou pendant les vacances scolaires, pour participer aux visites animées.

Enfin, de retour dans le centre-ville, il ne faut pas manquer d’aller voir le musée Asiatica, qui expose une collection exceptionnelle d’art oriental.

Plaisirs de la table

Après les nourritures intellectuelles et culturelles, on pourra se tourner vers des plaisirs plus gustatifs.

Pour remplir son panier de bons produits du terroir, rendez-vous aux Halles, construites en 1885 et rénovées récemment. Ouvertes tous les matins jusqu’à 13h30, elles regroupent une centaine de commerçants.

Du côté des écaillers, il est possible de déguster des huîtres au comptoir, accompagnées, au besoin, d’un petit verre de vin blanc.

On peut aussi choisir de déjeuner dans l’un des restos des alentours, qui servent de la cuisine typique. Ou se rapprocher du bord de mer en allant au Port des Pêcheurs ou dans l’un des restaurants qui bordent la Côte des Basques et qui offrent une vue imprenable sur l’océan.

Fiche pratique

Pour préparer votre séjour, consultez notre guide en ligne Pays basque et Béarn

Lire également notre reportage Sur la côte basque, de Bayonne à Hendaye

Comité départemental de tourisme Béarn Pyrénées-Pays basque

Office du tourisme de Biarritz

Comment y aller et se déplacer ?

Avion : vol Paris-Biarritz avec Air France ou EasyJet (entre 1 h 15 et 1 h 30).

Train : en TGV, de Paris-Montparnasse à Biarritz, comptez en moyenne 5 h 20. Des navettes relient l’aéroport au centre-ville, qui est à 3 km.

Dans le centre-ville, on se déplace à pied. Pour se rendre sur les plages alentour, on peut prendre le bus Chronoplus n° 10, qui suit la côte, et pour aller à la Cité de l’Océan, on emprunte les lignes 10 et 13.

Où dormir ?

Hôtel Escale Océania : un 3-étoiles pas trop cher et confortable dans le centre ville. Accueil chaleureux. À partir de 62 € la chambre.

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Où manger ?

Bar Jean, juste en face des Halles. On y déguste des huîtres (23 € la douzaine), des tapas ou encore des chipirons à la plancha (11 €), dans un décor typique.

– Sur la Côte des Basques, le Surfing est une brasserie inventive dont l’un des atouts est la vue sur l’océan. Plats entre 11 et 20 €.

– L’ambiance est sympa dans les restos et les bars à tapas installés sur le Port des Pêcheurs. Notamment, chez Crampotte 30, qui sert en terrasse des tapas, pintxos, verrines et des produits locaux (assiette basque à 12,50 € : assortiment de charcuterie, fromage de brebis et petits piments). Fermeture annuelle du 1er novembre au 10 avril, et par temps de pluie.

Texte : Olivia Le Sidaner

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