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Itinéraires conseillés Pays basqueLa Soule, un régal pour tous les sens Tous les Souletins vous le diront : la Soule, c’est le vrai Pays basque, celui qui n’a jamais cédé aux sirènes du tourisme. La Soule ne se livre pas tout de suite. Il faut savoir apprivoiser ce pays, car on est loin du Pays basque des cartes postales, à tel point que si vous aimez la Soule, le reste de la région vous paraîtra un peu fade. La Soule, c’est la vallée du Saison, affluent du gave de Pau, un pays isolé, pas facile d’accès. On peut sans doute trouver des dizaines de justifications à cet isolement, mais la meilleure, c’est une hôtelière de Tardets qui nous l’a donnée : « Nous, à part le champagne, il ne nous manque rien ». Il est vrai que la Soule est un régal pour les yeux et les papilles. Mauléon, la capitale de l’espadrille On commence tranquillement notre périple à Mauléon-Licharre, qui est un peu la capitale de la région, une ancienne bastide dont il ne reste pas beaucoup de souvenirs. Ce fut aussi un grand centre de production de chaussure, une industrie qui perdure avec des manufactures d’espadrilles qui fournissent 80 % de la production française. Il faudra vous arrêter à la Maison du Patrimoine (10, rue J.-B. Heugas, tél. : 05-59-28-02-37), où vous visiterez des expositions sur la Soule. Direction ensuite l'hôtel Bidegain (13, rue de la Navarre, tél. : 05-59-28-16-05), face au château. C'est l'un des plus beaux hôtels du centre-ville, qui vit défiler dans ses salons au charme suranné, ses boudoirs son jardin la clientèle chic des décennies passées. Faites donc un petit détour par l'hôpital Saint-blaise, dans les environs. C’est un monument tout à fait unique qui s’offre à vous : une église du XIIe siècle de style romano-byzantin, construite sur un plan en forme de croix grecque. On y découvre une coupole d’influence arabe, une empreinte mudéjare accentuée par les ouvertures trilobées et les fenêtres ajourées. Une merveille ! L’appel de Larrau Autre chef-d’œuvre du roman : l’église de Sainte-Engrâce. Il vous faudra affronter les quelque 60 virages de la départementale dans un paysage tout à fait superbe (ça aide !) pour mériter cette bâtisse du XIe siècle, restaurée à la demande de Prosper Mérimée. Les chapiteaux polychromes sont étonnants, l’église transpire d’une émotion qui vaut bien l’effort d’être venu. On monte maintenant vers Larrau. Là-haut, on découvre « des montagnes qui découpent le ciel avec une netteté absolue et cependant noyées dans je-ne-sais-quoi de diaphane et doré ». Pierre Loti semble avoir écrit ces lignes pour Larrau. Et on comprend qu’on puisse tomber amoureux de ce lieu totalement contemplatif, dominé par le pic d’Ory. On entend au loin le tintement des clochettes des brebis au milieu des cayolars, des bordes et des palombières. Pour digérer, pourquoi ne pas faire une balade dans la forêt d’Iraty ? Il n’y a plus d’ours ni de loups, mais si vous avez un peu de chance, vous pourrez apercevoir des coqs de bruyère, des grives, des piverts, mais aussi des sorciers qui continuent à hanter les futaies. |
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