Bizarreries lyonnaises
Les traboules
Ce sont des passages privés qui permettent de passer d'une rue à une autre à travers les couloirs et les cours d'un ou de plusieurs immeubles. « Traboule » vient de transambulare : « passer au travers », « traverser ».
Lyon possède 315 traboules concentrées dans le vieux Lyon, sur les pentes de la Croix-Rousse et un peu dans la presqu'île, la plupart indiquées par une signalétique.
Les premières ont été percées par économie de place à la grande époque Renaissance. On préférait alors créer des passages à travers les immeubles plutôt que de tracer des rues trop encombrantes.
Les traboules de la Croix-Rousse possèdent une autre histoire. Elles furent percées au XIXe siècle. Elles servaient à transporter les rouleaux de soie tout en permettant de sérieux raccourcis. Elles sont avant tout pratiques, sasn réelles intentions esthétiques.
Les conventions d'ouverture
Certains propriétaires d'immeubles ont passé avec la ville une convention qui prévoit l'ouverture aux visiteurs dans la journée d'un certain nombre de traboules. L'office de tourisme indique les heures sur son plan. Une concession établie, en échange de quoi une partie des frais de nettoyage et d'électricité sont pris en charge par la ville.
Un autre type d'accord a été signé pour les traboules de la Croix-Rousse, sous forme de subventions à la réhabilitation en échange de l'ouverture diurne.
Inutile, cependant, de vous conseiller de vous faire le plus discret possible...
Les murs peints
Il fut un temps où les murs aveugles étaient tristes et gris. Au début des années 1980, de jeunes artistes se regroupèrent pour proposer de leur donner couleur et vie. Ils fondèrent leurs associations - la Cité de la Création et Mur'Art -, cherchèrent des sponsors, obtinrent le feu vert de la mairie et se mirent au boulot.
Par le biais de grandes fresques atteignant parfois plus d'un millier de mètres carrés, ils choisirent d'évoquer les célébrités lyonnaises (mur des Lyonnais, angle des rues Saint-Vincent et de la Martinière), l'imprimerie (mur de la Bibliothèque, angle quai de la Pêcherie et rue de la Platière), les tisseurs de soie (mur des Canuts, face au métro « Hénon »), l'hôtel de la Cour-des-Loges (à côté de la place du Change), le cinéma (place Gabriel-Péri), les grands cuisiniers (au restaurant de Bocuse, à Collonges-au-Mont-d'Or) et la Coupe du monde de football 1998.
Boulevard des États-Unis, le musée de plein air Tony-Garnier permet d'admirer librement 25 fresques consacrées au travail de l'architecte de la halle et aux Cités idéales.
Il en existe près de 150, et il n'en fallait pas plus pour que Lyon s'octroie le titre de capitale des murs peints.
Les éclairages nocturnes
Lyon, surtout la nuit, aime ce qui scintille. S'appuyant sur sa traditionnelle fête des Lumières, qui, chaque année autour du 8 décembre, commémore par une débauche de lampions, de watts et de luxe l'inauguration de la statue de la Vierge du clocher de Fourvière (le 8 décembre 1852), Lyon brille de mille feux dès que Phébus disparaît derrière la sainte colline. Le plan Lumière illumine toutes les nuits 250 monuments, sites et quais.
Ces illuminations magnifiques mettent en valeur le patrimoine architectural de la ville, attirent le regard sur des détails oubliés, donnent un relief exceptionnel aux cours d'eau qui se rejoignent à Lyon, ville d'adoption des frères Lumière...
Soyeux de Lyon
En 1830, la concurrence étrangère fait chuter les prix, et les soyeux - les négociants - paient de plus en plus mal les canuts. Plusieurs milliers d'entre eux se réunissent alors pacifiquement le 21 octobre 1831.
La Première Guerre mondiale remet les pendules économiques à zéro. Au cours du XXe siècle, les étoffes synthétiques font leur apparition, suivies par les tissus étrangers. La grande période des soyeux appartient désormais à l'histoire. Il ne reste aujourd'hui que quelques ateliers à Lyon, comme les maisons Brochier, Presle, Tassinari et Chatel. Celles-ci travaillent essentiellement pour des commandes d'État (Versailles, Fontainebleau, le Mobilier national), ainsi que des commandes étrangères.
Pour prendre la mesure de cette formidable saga, il faut visiter la Maison des canuts, sur le plateau de la Croix-Rousse, et le musée des Tissus.
Football
Lyon et l'« Olympique Lyonnais »... un lien qui ne cesse de grandir entre les Lyonnais et leur équipe de foot. Il faut dire que le parcours de cette équipe est plutôt remarquable : remportant pour la première fois la Coupe de la Ligue en 2001 et le Trophée des champions en 2003, elle est en 2008 le premier club français à remporter sept titres de Champion de France consécutivement. En mai 2011, l'équipe féminine de l'OL remporte la ligue des Champions face à Postdam.
Des visites du stade de Gerland sont organisées et attirent de plus en plus de monde, et ce, pas uniquement pour l'intérêt architectural du lieu ! Réservez impérativement, donc, auprès de l'office de tourisme si vous souhaitez faire une visite !