|
![]() BrésilCultureCinéma Il fut d'abord essentiellement composé de films de carnaval, populaires, entrecoupés de scènes comiques. Il faut attendre les années 1950 pour qu'apparaisse le cinema novo, néo-réalisme brésilien marchant dans les pas du cinéaste précurseur, Humberto Mauro. Les représentants les plus connus du cinema novo sont Glauber Rocha (Antonio das Mortes) et Nelson Pereira dos Santos (Rio, Zona Sul, Vidas Secas). Avec la dictature et la domination culturelle américaine, dans les années 1960 et 1970, la production et la création connurent un nouveau coup dur. Quant aux années 1980 et 1990, elles furent celles de la télévision et de l'explosion des telenovelas. Seul un cinéaste comme Hector Babenco est parvenu jusqu'à nous, avec des films comme Pixote et Le Baiser de la femme-araignée. En 1998, pourtant, l'Ours d'or de Berlin est attribué à Central do Brasil de Walter Salles, qui connaît un grand succès international depuis, notamment avec Carnets de voyage, film sur le voayge de Che Guevara à travers l'Amérique du Sud. Ethnologie Le Brésil est une société multiraciale. Pourtant presque tous les leviers de commandes politiques et économiques sont entre les mains des Blancs. La publicité, les médias ne présentent en général que l'image du Blanc. Un dicton précise : « Au Brésil on se marie avec plus blanc que soi, mais on fait l'amour avec plus noir que soi.” Plus d'un siècle après l'abolition de l'esclavage, le racisme est encore une donnée présente dans la vie de tous les jours. Les Noirs Les Noirs d'ascendance purement africaine ne forment plus que 6 % de la population. Il n'en reste pas moins que la culture africaine a pénétré tous les pores de la société brésilienne. C'est à Bahia que vous la rencontrerez avec le plus de force. Les indiens du Brésil À côté de la voix noire, résonne la voix indienne du Brésil. Celle bien sûr des nations non acculturées d'Amazonie, mais aussi celle du peuple caboclo, métis du Blanc et Indien. Les Indiens du Brésil Combien d'Indiens au Brésil ? Les chiffres varient d'une source à l'autre. Le dernier recensement estime qu'environ 350 000 Indiens vivent dans leurs territoires ancestraux, soit 0,2% de la population totale. Médias Dans un pays où 15 % de la population est analphabète, la télévision est évidemment le plus puissant moyen de communication et d'information. Sur les onze chaînes, deux se taillent la part du lion : Globo et SBT. La presse écrite a souvent une tenue de haut niveau. De ce point de vue, la plus sérieuse et prestigieuse est celle de São Paulo, notamment avec le quotidien A Folha de São Paulo, le plus grand journal brésilien. Musique C'est le samba d'abord, bien sûr. Ici, on dit LE samba, « Sa Majesté
». Le genre se décline en de multiples formes : samba enredo, samba de breque, samba canção, pagode ... Mélangée à d'autres genres, la samba devient samba-soul, samba-rock, samba-reggae. Au Brésil, il y a des concerts partout, souvent, et pas chers... et c'est rare qu'on s'y ennuie. Et puis, ici, on n'a pas honte, et souvent le soir, la musique vient toute seule, entre amis. En cours de route, jetez dans votre sac à dos les CD des anciens, ceux que vous ne pourrez plus écouter ao vivo (live) : Luis Gonzaga, le grand Cartola, Elis Regina... et puis le reste, tout le reste bien sûr. Musées Les musées et les églises sont en général fermés pendant le carnaval. |
|