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![]() Culture BrésilCinémaIl fut d'abord essentiellement composé de films de carnaval, populaires, entrecoupés
de scènes comiques. Il faut attendre
les années 1950 pour qu'apparaisse le cinema novo, néo-réalisme brésilien
marchant dans les pas du cinéaste précurseur, Humberto Mauro. Les représentants
les plus connus du cinema novo sont Glauber Rocha (Antonio das Mortes)
et Nelson Pereira dos Santos (Rio, Zona Sul, Vidas Secas). Avec la dictature
et la domination culturelle américaine, dans les années 1960 et 1970, la production
et la création connurent un nouveau coup dur. Quant aux années 1980 et 1990,
elles furent celles de la télévision et de l'explosion des telenovelas.
Seul un cinéaste comme Hector Babenco est parvenu jusqu'à nous, avec des films
comme Pixote et Le Baiser de la femme-araignée. Musées, sites et monumentsLes musées et les églises sont en général fermés pendant le carnaval, et parfois également entre Noël et le Jour de l'an. Hormis pour les grands musées, les périodes d'ouverture sont souvent variables, en fonction du temps ou de l'humeur du gardien... Des réductions (voire la gratuité) sont fréquemment accordées avec la carte internationale d'étudiant. Petit rappel : pour visiter la plupart des édifices religieux, une tenue correcte (jambes et épaules couvertes) est exigée ! MusiqueConsulter notre dossier sur les musiques brésiliennes. C'est le samba d'abord, bien sûr. Ici, on dit LE samba, « Sa Majesté
». Le genre se décline en de multiples formes : samba enredo, samba de breque, samba canção, pagode ... Mélangée à d'autres genres, la samba devient samba-soul, samba-rock, samba-reggae. Au Brésil, il y a des concerts partout, souvent, et pas chers... et c'est rare qu'on s'y ennuie. Et puis, ici, on n'a pas honte, et souvent le soir, la musique vient toute seule, entre amis. En cours de route, jetez dans votre sac à dos les CD des anciens, ceux que vous ne pourrez plus écouter ao vivo (live) : Luis Gonzaga, le grand Cartola, Elis Regina... et puis le reste, tout le reste bien sûr. PopulationLe Brésil est une société multiraciale. Pourtant presque tous les leviers de commandes politiques et économiques sont entre les mains des Blancs. La publicité, les médias ne présentent en général que l'image du Blanc. Un dicton précise : « Au Brésil on se marie avec plus blanc que soi, mais on fait l'amour avec plus noir que soi.” Plus d'un siècle après l'abolition de l'esclavage, le racisme est encore une donnée présente dans la vie de tous les jours. Les NoirsAprès l'abolition de l'esclavage, les Noirs se retrouvèrent libres, mais libres d'être pauvres, sans avenir ni perspectives. Ils furent destinés aux plus basses besognes et à l'entassement dans les bidonvilles des grandes villes. Les caboclosÀ côté de la voix noire résonne la voix indienne du peuple caboclo du Nordeste et du Nord. Leur histoire est jalonnée d'illuminations prophétiques et de révoltes à connotations mystiques, de légendes entretenues par la littérature populaire et par les chansons. Les Indiens du BrésilCombien d'Indiens au Brésil ? Les chiffres varient d'une source à l'autre. Le dernier recensement estime qu'environ 350 000 Indiens vivent dans leurs territoires ancestraux, soit 0,2% de la population totale brésilienne. MédiasPresseAprès vingt années de dictature militaire, le Brésil a effectué son retour à la démocratie au milieu des années 1980. À la censure a succédé la liberté de parole et de la presse. Aujourd'hui, cette dernière est florissante et diverse. Si peu de médias parviennent à couvrir l'ensemble du territoire (plus de 8 500 000 km² !), il existe en revanche une multitude de stations de radio et de journaux au plan régional ou local. C'est d'ailleurs la presse locale qui est encore parfois l'objet de pressions et d'agressions. TélévisionC'est incontestablement le média le plus populaire. Sur les onze chaînes, dont cinq régionales, deux se taillent la part du lion : TV Globo, longtemps présidée par le magnat de la presse Roberto Marinho, et SBT (Sistema Brasileiro de Televisão), entre les mains du roi des jeux et des loteries, Silvio Santos. Le puissant groupe Rede Globo contrôle à lui seul plusieurs chaînes de TV, huit stations de radio, un quotidien national, des éditions de disques et de livres, des régies publicitaires et des studios de cinéma. TV Globo caracole en tête des sondages d'audience, avec tous les soirs presque 50 % de l'audimat pour ses fameuses telenovelas. Liberté de la presse Héritée de la dictature militaire mais contredite dans ses principes par la Constitution démocratique de 1988, la loi du 9 février 1967, qui punissait d'emprisonnement les délits de presse, servait encore, localement, à faire taire des journalistes un peu trop curieux. Cette entrave à la liberté d'expression a enfin disparu de la législation grâce à une décision historique du Tribunal suprême fédéral, le 30 avril 2009. On en parle sur le forum Brésil |
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