Écosse : les îles Shetland, archipel viking

Écosse : les îles Shetland, archipel viking
St Ninian © Philippe - stock.adobe.com

À 60° de latitude nord, les Shetland sont bien plus proches du cercle polaire que de Londres. Naviguant au milieu des eaux rarement calmes de l’Atlantique Nord, l’archipel, composé de quelque 300 îles et îlots (dont 16 habités), se trouve à la hauteur de la pointe sud du Groenland et de la ville norvégienne de Bergen.

C’est de ces parages que, vers l’an 800, ont débarqué les premiers Vikings. Ils se plurent tant et si bien sur ces terres fertiles et relativement tempérées — de leur point de vue — qu’ils s’y agrippèrent durant six siècles et demi…

Aujourd’hui encore, la magnitude de l’empreinte scandinave surprend. Mais faut-il vraiment s’étonner, sachant qu’un tiers des 23 000 insulaires descend directement des Vikings ? Le drapeau shetlandais dessine d’ailleurs une croix blanche scandinave sur fond bleu. Pelotes et aiguilles traînent dans les cafés pour occuper les mains tricoteuses.

Et les rues de Lerwick, la capitale, s’affublent de noms bien peu anglo-saxons : St Olaf, St Magnus, King Harald… Même la gare routière, baptisée Viking Bus Station, s’y est mise !

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Drakkar à Lerwick © Lars Johansson - stock.adobe.com

Le commandant de bord ne laisse guère de place à l’interprétation. « In Shetland, the day is rainy », précise-t-il, sur un ton routinier. Le beau temps est une denrée rare par ici, malgré des journées durant près de 19h au moment du solstice d’été…

Mais bientôt, alors que l’avion pique vers la pointe sud de la grande île de Mainland, le voilà démenti : le soleil inonde la mer couleur encre et les falaises qui tentent de s’arracher à son emprise. Émerge un phare perché. Un champ bien vert piqueté de moutons bien blancs. Sur l’unique route desservant Lerwick, à 40 km au nord, le trafic s’est arrêté : la highway traverse la piste…

Phare de Sumburgh Head © Oliver - stock.adobe.com

Quinze minutes plus tard, il pleut. Il vente sur la pointe de Sumburgh Head, aux falaises si souvent enrobées de brumes traitresses. Dès le mois de mai, macareux, fulmars, goélands et guillemots reviennent nidifier ici par milliers, dans un concert de criaillements.

Plus ancien des Shetland, le phare, bâti en 1821 par le grand-père de l’auteur de l’Ile au Trésor, Robert Louis Stevenson, a été transformé en musée, consacré à la vie de ses occupants, aux oiseaux marins, aux cétacés qui hantent ces eaux. Il n’est pas rare d’apercevoir orque ou baleine de Minke depuis le tearoom entièrement vitré, posté en vigie, face à l’immensité de l’océan.

Une couche néolithique, une couche viking

Une couche néolithique, une couche viking
Broch of Mousa © Marcin - stock.adobe.com

Inutile d’aller bien loin pour plonger dans l’histoire des Shetland : en aménageant la tour de contrôle, les ponts et chaussées locaux ont mis au jour des murs de pierre sèche qui ne datent pas d’hier — de l’âge du fer, plus précisément. Ces quelques maisons à demi-écroulées s’appuient sur le noyau du broch d’Old Scatness, une tour conique aux murs épais de 4 m !

Le hameau a été réoccupé vers l’an 700 par les Pictes, les ancêtres des Écossais, dont une maison a été reconstituée, avec ses alcôves et son feu de tourbe qui prend à la gorge. Garth, archéologue et éleveur de moutons de races anciennes, en détaille avec passion la reconstruction.

D’autres brochs émaillent l’archipel, notamment le Broch of Mousa, le plus haut (13 m) et le mieux conservé, planté sur un îlot de la côte orientale. Des bateaux permettent de le visiter une fois par jour d’avril à mi-septembre et même de grimper à son sommet.

Jarlshof © DorSteffen - stock.adobe.com

À un saut de mouton d’Old Scatness, l’emblématique site de Jarlshof témoigne, lui, d’une occupation de près de six millénaires depuis l’installation des premiers hommes.

Si le nom, nordique, désigne un mystérieux « sanctuaire du comte », on y trouve surtout un surprenant village aux maisons rondes de l’âge du fer (à partir de 500 avant J.-C.), accolées les unes aux autres comme pour mieux se protéger des vents marins.

Creusées dans la berge sablonneuse, renforcées de pierre, ces wheelhouses sont les mieux conservées d’Europe. Au sol, quelques mortiers pour moudre le grain témoignent d’un mode de vie sédentaire.

Moulin, crofthouses et trésor picte

Moulin, crofthouses et trésor picte
Plage de Scousburgh Sands © tonymills - stock.adobe.com

Le sud de Mainland est incontestablement le plus intéressant. Plusieurs sites y révèlent la vie rustique des insulaires au XIXe siècle. Au moulin à eau de Quendale, où le grain devait être d’abord séché avant de pouvoir être moulu. Dans la chambre au lit clos du Shetland Crofthouse Museum, où l’essentiel du mobilier a été fabriqué à partir de bois flotté… Pas de gâchis, ici : le poulailler est fait d’une vieille barque retournée !

Passé Scousburgh (prononcez Scosbra), une petite route, bucolique sous le soleil revenu, dévale gentiment vers le Loch of Spiggie, aux berges plantées de quelques fermes et böds (cahutes) épars. Côté nord, un bout de piste débouche sur la plage de Scousburgh Sands, fermée par une péninsule rocailleuse et de hautes dunes moutonnantes. Une merveille de plage sauvage. Déserte, si l’on excepte les périscopes des phoques, curieux comme des chats.

Tombolo de St Ninian © Marcin - stock.adobe.com

La B9122, petite route à voie unique, caracole à flanc de prés pentus, sans l’ombre d’un arbre. Puis se perd vers les collines, tandis que l’on dévale vers un autre enchantement : le gros îlot de St Ninian’s, bardé de falaises à oiseaux et relié à la terre ferme par un tombolo — un long bras de sable dessinant deux anses dos à dos, aux eaux turquoise.

Aujourd’hui habitée par les seuls moutons, l’île conserve les ruines d’une chapelle, où a été mis à jour un trésor inestimable comprenant plusieurs coupes et broches en argent ciselé du VIIIe siècle (originaux au National Museum of Scotland d’Édimbourg, copies au Shetland Museum).

L’héritage scandinave

L’héritage scandinave
L'hôtel de ville surplombe Lerwick © tonymills - stock.adobe.com

D’emblée, le Shetland Museum, hébergé dans un bel édifice à la scandinave ouvert sur le port, plante le décor. Le tsunami survenu il y a 8 000 ans. L’arrivée des hommes il y a 6 000 ans. Un bas-relief d’ours picte. Un autre représentant l’évangélisation de l’archipel vers 800. Les Vikings. Les sorcières. Les croyances populaires. Le retour dans le giron écossais en 1468, lorsque le roi du Danemark, désargenté, offrit les Shetland et les Orcades à Jacques III d’Écosse pour régler la dot de sa fille Margaret… Avec une clause, jamais éteinte : la possibilité, pour le cédant, de racheter les archipels à tout moment pour la somme de 210 kilos d’or ou 2 310 kilos d’argent (la meilleure affaire, au cours actuel des métaux précieux…).

Au moment du référendum écossais, en 2014, l’hypothèse a fait le tour de la presse : et si les Shetlandais demandaient leur rattachement à la Norvège en cas de victoire des indépendantistes ? Ou leur propre indépendance ? Le pétrole de la mer du Nord, exporté à raison de 10 milliards de barils depuis 1978 (!), suffirait largement à vivre…

Au Town Hall (l’hôtel de ville), la préférence locale ne fait guère de doute. À l’étage du bâtiment néogothique, construit durant l’âge d’or du hareng, en 1883, les vitraux illustrent uniquement l’histoire viking des îles. Et tant pis si les maisons de pierre grise alignées dans les rues voisines, avec leurs jardinets serrés, prennent des airs 100 % victoriens…

Lerwick, l’air du large

Lerwick, l’air du large
Festival Up-Helly-Aa © AndrewJ - stock.adobe.com

Dans le port, au pied du vieux fort Charlotte (pas bien effrayant), un drakkar de pacotille enfonce le clou, en attendant le retour des Norsemen le dernier mardi de janvier pour le grand Up-Helly-Aa, le plus grand festival du feu de Grande-Bretagne…

C’est un carnaval en fait, un de ces moments de l’année où toute la communauté se retrouve, au gré d’une douzaine de fêtes réparties sur près de deux mois, à travers tout l’archipel. À l’origine, dit-on, les Shetlandais se baladaient avec un tonneau de goudron bien chaud pour en barbouiller ce(ux) qui leur passai(en)t sous la main. Alcool aidant, les débordements poussèrent les autorités à interdire la pratique. C’est alors, en 1881, qu’apparut l’Up-Helly-Aa.

Des mois durant, dans le plus grand secret, une cinquantaine de squads (unités), réunissant chacune au maximum une trentaine de guizers (membres), se préparent, choisissent leur thème (pop stars, cosmonautes, bonnes sœurs, macareux, soldats napoléoniens…), cousent leurs costumes, construisent un galley (drakkar) à tête et queue de dragon.

Le jour J, tout le monde défile à la lueur des torches (il fait alors nuit 17h par jour…), sous la conduite du Jarl Squad, habillé en vêtements vikings, casques ailés en tête, fausse cotte de maille, bouclier et hache en main, barbe fournie de rigueur. On chante sur fond de fanfare. Puis on danse (la country, de préférence). On s’empiffre de bannocks (petits pains). Puis on met le feu au galley, tandis qu’il vogue vers l’horizon, comme jadis les embarcations des chefs vikings décédés.

Scalloway, au pied du château

Scalloway, au pied du château
Château de Scalloway © Paula Fisher - stock.adobe.com

Sur les vidéos du Scalloway Museum, les phrases sont truffées de mots obscurs, souvent d’origine scandinave. Sixern ? Une barque à six rameurs. Pirr ? Une brise légère. Tang ? Des algues. Skyumple ? De la tourbe mousseuse. Da Soaroo ? Le diable en personne. Les Shetlandais ont même inventé un terme pour désigner le fait de causer « proper English » avec les non-insulaires, pour être compris : le knaping.

Au musée de Scalloway, on parle pêche bien sûr et âge d’or. On parle chasse à la baleine et chasse aux sorcières (autre influence scandinave, elles pouvaient être blanchies, ici, si 5 personnes témoignaient en leur faveur…). On évoque aussi l’épisode viking et, plus longuement, l’épopée du Shetland Bus — les liaisons clandestines en petit bateau entre l’archipel et la Norvège pour y approvisionner la résistance durant la Seconde Guerre mondiale.

Juste à côté, le vieux château de Scalloway, rugueux, veille encore sur ce port jadis essentiel, où relâchent désormais surtout les chalutiers. Bâti vers 1600 par le comte des Orcades et des Shetland Patrick (demi-frère de Marie Stuart), il affirme une puissance évanouie avec ses toits éventrés. L’homme était craint, détesté même. Et pour cause : administrant lui-même l’(in)justice, il s’était approprié toutes les lois vikings devenues désuètes pour faire payer et payer encore ses administrés. Une frénésie qui lui valut de finir décapité…

Au large, des radeaux et des milliers d’oiseaux

Au large, des radeaux et des milliers d’oiseaux
Macareux © Natureimmortal - stock.adobe.com

L’exploration se poursuit vers les voes (fjords) et les péninsules isolées du nord-ouest, vers Eshaness, dressée face aux flots hurlants de l’hiver. Le phare y pleure presque constamment, dans un décor de falaises et d’îlots rocheux ciselés par la houle, le vent et le gel.

Au large de Mainland, des radeaux à peine peuplés défient des conditions encore plus extrêmes. Autant d’écueils où il faut s’accrocher pour vivre, entre pêche et élevage, sans craindre l’isolement lorsque les liaisons par ferry s’interrompent aux mauvais jours.

Les oiseaux y ont établi de vastes colonies. À Noss, de mi-mai à mi-juillet, des dizaines de milliers de fous, fulmars, guillemots et macareux s’empilent sur les à-pics de Noup Head (180 m). On s’en approche à pied, après avoir rejoint l’île en ferry et Zodiac, via Bressay.

Fair Isle © Lars Johansson - stock.adobe.com

À Fetlar (61 habitants), on part en quête des rares phalaropes à bec étroit et… des loutres de mer, pas si rares (repérez les panneaux « Otter crossing » !). À l’ouest, Papa Stour (15 hab.), où étaient jadis bannis les lépreux, est réputée pour ses pinacles, grottes marines et arches sculptés par la force indomptée des vagues. Ici, ce sont les sternes qui règnent.

Plus loin encore, il y a Fair Isle, solitaire, plantée en direction des Orcades et, à l’ouest, en plein océan, Foula (« l’île aux Oiseaux » en norrois norvégien), où l’on ne débarque qu’un jour sur trois, avec de la chance, après avoir été secoué 2h durant sur une coque de noix. L’hiver, lorsqu’il a neigé, on jurerait un gros iceberg dérivant sur l’océan…

Unst, pointe nord du Royaume-Uni

Unst, pointe nord du Royaume-Uni
Bobby’s Bus Shelter © AlanMorris - Shutterstock

Ceux qui n’ont pas le pied marin s’en tiennent à l’A968, l’unique route cinglant vers le nord. Un 1er ferry mène sur l’île de Yell, grand porte-avion couvert de landes. Certains passent tout droit. Les poètes dérivent jusqu’au Old Haa Museum, installé dans une bicoque de 1672 où s’empilent lampes tempêtes, objets repêchés sur des épaves et mâchoire de cachalot.

Le second ferry atteint Unst. Des motards en débarquent. L’île est le but d’un road trip qui mène à l’extrémité du Royaume-Uni, par 60° 45’. Le thème fait recette et, comme un jeu de piste, on enchaîne le salon de thé le plus au nord (Victoria’s Vintage Tea Rooms), l’hôtel le plus septentrional (le Baltasound), l’épicerie la plus loin de tout (le Final Checkout), l’école la plus nordique (Baltasound Junior High), la plage la plus boréale (Skaw)… Et le northernmost bus stop, Bobby’s Shelter, remeublé chaque année, avec canapé et TV !

Falaises d'Hermaness © Zdenka - stock.adobe.com

Tout près de là, le modeste Unst Heritage Centre se penche sur les requêtes généalogiques des descendants d’insulaires expatriés aux quatre coins du monde anglo-saxon, et le Unst Boat Haven collectionne les barcasses de pêche locales, de Norvège et des îles Féroé. Il y a même, à l’entrée du bourg, un drakkar et sa maison viking reconstitués…

Reste, ensuite, à affronter les éléments, vent debout, pour rejoindre les falaises les plus au nord de Grande-Bretagne, dans la réserve d’Hermaness. Une promenade aménagée en bois s’appuie sur le sol spongieux jusqu’à déboucher sur le vide, rempli d’oiseaux tourbillonnant.

Fiche pratique

Retrouvez tous les bons plans, adresses et infos pratiques dans le Routard Ecosse.

Pour préparer votre séjour, consultez notre guide Écosse

Office du tourisme d’Écosse

Office de tourisme des Shetland

Comment y aller ?

Aucun vol direct ne dessert l’archipel des Shetland. On transite obligatoirement à Aberdeen, Édimbourg, Glasgow, Inverness ou Kirkwall (aux îles Orcades) avec la compagnie Loganair, en devant souvent passer la nuit sur place. Compter minimum 320-400 € l’aller-retour depuis Paris.

Seule autre option : le bateau, à condition de ne pas être trop sensible au mal de mer ! Les Shetland sont desservies par Northlink Ferries tous les soirs au départ d’Aberdeen et 3-4 fois par semaine depuis Kirkwall (c’est le même bateau qui ajoute cette escale) ; compter 12h-14h30 de voyage depuis Aberdeen et 5h30-7h45 depuis les Orcades. Le ferry a un avantage : il arrive aux portes de Lerwick et non à Sumburgh, à l’extrémité sud de l’île, où se trouve l’aéroport (quelques bus/jour, location de voiture ou taxi très cher).

En été, une liaison aérienne bihebdomadaire permet à ceux qui envisageraient un grand tour dans le nord de rejoindre directement Bergen, en Norvège.

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Quand y aller ?

En mai, le soleil revient et, avec lui, les centaines de milliers d’oiseaux de mer qui nidifient sur les falaises et leurs rebords. La saison est courte : début août, les macareux s’en vont déjà, en fonction de la météo. C’est dans cette courte fenêtre qu’il vaut mieux visiter les Shetland pour profiter à plein du spectacle.

En août, les fous de Bassan et les goélands sont encore là, mais le silence envahit rapidement les côtes. Attendez-vous à être régulièrement humidifiés : il ne pleut jamais moins de 10 jours par mois en moyenne (en mai) et jusqu’à 20 jours en hiver. Côté mercure : 1-5° C en janvier (il neige régulièrement), 10-14° C en plein été.

Où dormir ?

Tout dépend de son budget. Pour voyager à l’économie, il n’y a pas cent solutions : il faut camper en se préparant à patauger régulièrement dans la boue, ou faire usage des böds, ces anciennes petites maisons de pêcheurs réaménagées en auberges.

Certaines sont plutôt confortables (avec chauffage, douches chaudes et cuisine), d’autres ont tout juste un poêle à bois et un point d’eau. On peut y réserver un lit (10-12 £), comme en AJ, mais aussi souvent le böd tout entier — ce qui a l’inconvénient de les trouver souvent déjà occupés en saison…

Côté camping, comme ailleurs en Écosse, on peut s’installer partout, pour peu que le propriétaire soit d’accord. Les campings organisés ne sont pas légion, mais ils sont bien organisés, souvent avec de petits bungalows, pratiques quand il pleut. www.camping-bods.co.uk

On trouve aussi quelques vraies auberges de jeunesse, comme celle de Lerwick, régulièrement primée.

Pour le reste, beaucoup de visiteurs logent en B&B, pour un tarif oscillant généralement entre 70 et 90 £ la chambre double, petit déjeuner (écossais ou shetlandais) compris. La déco est parfois un peu datée, mais on y dispose presque toujours d’une salle de bains privée.

Les hôtels sont invariablement chers et d’un rapport qualité-prix assez médiocre. Quitte à dépenser autant, on vous conseille plutôt les phares de Sumburgh et d’Eshaness, où l’on peut s’installer quelques jours dans les pas des anciens gardiens. Une expérience assez extraordinaire, surtout si la brume ou la tempête envahissent tout ! Comptez 70-125 £/jour.

Un coup de cœur, enfin, dans la catégorie Chic : le Busta House Hotel, au nord-ouest de Mainland, occupant une belle bâtisse du XVIIe siècle entourée d’un jardin inhabituellement verdoyant. Il y a même de grands arbres (une rareté aux Shetland), un bar à whisky et un fantôme !

Où manger ?

Fish & chips, anyone ? On ne s’étonnera pas que le poisson frais soit souvent au menu, de même que le délicieux pâté de maquereau fumé, idéal pour un en-cas avec des crackers, le cullen skink (une soupe épaisse de haddock fumé, pommes de terre et oignons), les fish cakes et autres fish pies.

Le midi, on se nourrit aussi de bagels (au saumon local par exemple), de sandwichs et de burgers. Moins fréquent, (bien) plus cher : l’agneau des îles. Quelques restos aux influences plus urbaines se distinguent à Lerwick, comme The Dowry, dans Commercial Street, où la cuisine joue davantage sur des notes fusion. Une autre belle escale : le Fjarå Café, aux baies vitrées grandes ouvertes sur la baie de Lerwick.

Pratique

Pour organiser ses déplacements en bus dans l’archipel : www.zettrans.org.uk

Tous les horaires et tarifs des ferries inter-îles : www.shetland.gov.uk/ferries

Ferry de l’île de Foula : www.bkmarine.co.uk

Texte : Claude Hervé-Bazin

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