Visiter les bidonvilles de Rio de Janeiro

Forum Brésil

à ces gens (lien) qui ont tout perdu pour avoir eu le tort d’habiter dans une favela où les cases sont tout en bois.
Ca fera 2.000 heureux, ils n’en demandent pas plus! (voir message ci-dessus)

NB: la saison des pluies semble avoir de l’avance… que du bonheur pour eux!

Au bout de 4 ans de ma petite vie de quartier ici (il est vrai pas dans une favela) je connais un certain nombre de “lambdas” comme vous dites, et très amicalement je ne pense pas qu’ils soient ce que vous décrivez, très peu boivent de la brahma (dans l’état on a des brasseries allemandes), peu parmi sont fans de tele novelas, et assez peu de torcedores de futebol inconditionnels. Si comme vous dites doctement la culture du Brésil est “très” populaire eh bien vive la culture populaire, car moi je la trouve diverse, colorée, raffinée et sans tabou. Au sujet des favelas, j’ai écrit et lu ici et je suis entièrement d’accord avec ce qu’écrit Benj77, tous les les êtres humains sont nos frères et soeurs, ils ont droit à un minimum de respect et en particulier de pouvoir vivre librement et en sécurité, ce qui n’est pas tout à fait le cas dans les favelas, on le voit plusieurs fois par jour à la TV ici.
Amitié, Claude.

Oui, vous pouvez aller sans crainte, mais pas n’importe quelle favela! Je vous conseille d’aller en compagnie d’un guide brésilien, qui parle français/anglais, et que d’ailleurs habite à la favela Morro do Cantagalo, à Ipanema, quartier huppé de Rio. Il organise des ballades incroyables dans la ville, donne des bons plans pour manger bien et se loger pas cher. Entrez en contact avec Alberto https://www.facebook.com/jungleboybrazil?ref=hl

Je loge dans une favella de Rio (Bonsuccesso) à chaque voyage au Brésil depuis 1985.Le meilleur moyen de visiter une favella est d’y vivre.Et on se rend compte que les habitants pour la majorité sont des gens comme vous et moi qui bossent parfois durement mais qui ne se plaignent jamais.Ils oublient leurs soucis quotidiens en fin de semaine devant quelques bieres et beaucoup de fetes.La minorité de trafiquants fait son traffic sans perturber leur vie.Le seul danger vient lors de descentes de police ou des échanges de tir ont lieu parfois au milieu de la foule.Je retourne au Brésil pour trois mois et si vous souhaitez visiter cette favella ,vous pouvez me contacter.

exact comme claudio j’ai vecu a Vidigal en 98 : predio ‘pedra bonita’
mes meilleurs moments au bresil… les + sinceres

à Rio comme dans les autres grandes villes, les plus dangeureux sont les… ‘riches’ et ‘class B’. des gens qui enfoncent les bresil par leur egoisme, leur racisme, leur superficialité, leurs betises materielles et le ‘paraitre’ .
le Racisme et le Paraitre m’a particulierement choqué venant de ces ‘riches’ sans culture.
La corruption aussi… partout a tous les etages…

mes meilleurs moments les plus vrais sont tjs et encore avec le peuple, vous savez la famille qui gagne moins de … aller j’suis genereux pour Rio… moins de 3000 R$ / mois ! combien est le salaire moyen ??? et le cout d’la vie ?
toutes ces pouff sur le ‘ponte 9’ qui bossent a peine, changent de bonne tous les mois, et manucures quotidienne - et achat de kanga (500 R$ le kanga…)

moi pauvre …qui n’avait ni rollex ni lacoste ni gucci ni iphone on de-interresse vite ces gens la ,des qu’ils voient que tes pas de leur niveau ‘materiel’.
gros souci, tres gros… tu leurs parles de Syrie : reponse dans quelle equipe il joue ?
comme partout ceux qu’ont rien te donne tout, et ceux qu’ont tout te donne rien… pour avoir frequenté les ‘Class B’…
les bresil Precisa de
education
probité - honneteté - no corruption
santé
justice
dev. durable (pas de barrages…)

et surtout pas de coupe du monde!.. trop tard… et les JO dans 2 ans…
les riches seront encore plus riches… et plus corrompus

Apres si vous, francais, etes deja en ‘class B’ c.a.d. payer / famille + de 500 / 700 euro d’impots /mois… on est pas dans l’meme monde…

Tristes Tropiques

… mais je suis quand même assez d’accord sur pas mal de points. Le respect des autres se gagne par le niveau social et par ce qu’on peut acheter pour étaler et le montrer. Ceci dit sur la cote d’Azur en France tu trouveras le même genre de comportement et les pétasses d’Ipanema tu trouveras les mêmes dans le 16eme a Paris.C’est étonnant de voir a quel point les gens sont racistes quand on imagine depuis la France le Brésil comme un modèle d’intégration alors que la discrimination raciale et surtout sociale est choquante : le seul fait d’interdire aux femmes de ménages et autres livreurs de passer par l’ascendeur principal en dit long sur cette société …

Tu peux quand même trouver comme partout des gens super humains et super instruits chez les riches ou dans la classe moyenne conscients de tous les problèmes que tu évoques.
Les choses changent mais ne peuvent pas se faire aussi vite qu’on voudrait. Toi qui connait depuis 1998 le Brésil tu ne vois pas les énormes changements en 10 ans ?
A l’inverse la misère peut rendre certaines personnes qui ont trop souffert comme des bêtes sauvage sans âme et tu peux être amené à croiser des gens qui peuvent te faire les pires misères dans les favelas.
Faut être conscient de tout ça, faut connaitre cette société pour comprendre la réaction des gens et y vivre heureux sans trop de problèmes.

Je suis aussi d’accord que nous étrangers avons un rôle a jouer car nous sommes moins soumis à leur préjugés pour connaitre d’autre modèle de société et ne pas avoir grandi avec ca et souvent on peut faire le pont entre les riches et les pauvres.

Moi, je pense que c’est de l’impérialisme façon “gentil paternaliste” et que c’est plein de condescendance, cette façon de voir. Un doux racisme tranquille, un sentiment de supériorité insupportable.

Les Brésiliens, dans ce domaine comme dans d’autres, progressent à très grands pas et ils le font à leur rythme. Leur situation n’est guère flamboyante sur le plan des inégalités sociales, certes, mais ils vont dans le bon sens. Il y a des ministres brésiliens incarcérés (certes en “régime aménagé”, mais c’est mieux que rien) pour corruption, quand ferons nous pareil chez nous?

Les ascenseurs de service pour le personnel, c’était la règle il y a quinze ans. Ça diminue d’année en année (et dans les bons hôtels français on ne croise pas non plus souvent les femmes de ménage avec le chariot dans les ascenseurs client, soit-dit en passant) et ça continue. idem, les gosses sont infiniment plus “brassés” qu’il y a une génération et c’est par eux que progressera l’égalité

Alors balayons devant notre porte, nous qui régressons d’année en année en matière de tolérance et d’ouverture sur les autres (voir les élections successives, et en plus c’est nous qui avons UNE ministre noire régulièrement traitée de guenon) au lieu de nous inventer une quelconque mission plus ou moins messianique qui d’ailleurs exaspère les Brésiliens, peuple anciennement colonisé et qui n’apprécie pas du tout que les gringos ex colonisateurs, ex soutiens des dictatures militaires, ex (et toujours) exploiteurs des matières premières pillées à bas prix viennent avec leur catéchisme social, civique, et tout ce pataquès.

Pour grimper au mat il faut porter une culotte propre, et la notre est plus que douteuse.

Les pauvres ne sont pas forcément tous gentils, et les classes aisées forcément toutes “méchantes”

C’est quand même dingue tous ces gringos enthousiasmés par les favelas (parce qu’ils peuvent les quitter quand ils veulent) alors que 95% de leurs vrais habitants n’y demeurent que contraints et forcés, soit parce que trop pauvres pour aller vivre ailleurs, soit parce qu’on ne leur propose que des solutions à trois ou quatre heures de transport de leur lieu de travail.
J’ai déjà écrit ici que je connais des prolos de Belém qui se tapent de cinq à sept heures de transport debout dans des bus bondés et pas climatisés pour échapper au destin de la favela (Terra Firme, Condor, Jurunas, Guama, etc.: trois ou quatre morts par balle chaque jour). Ils doivent être masos… Non! Ils veulent que leurs gosses aient une vie saine et sans la contagion de la délinquance.

Le père de famille brésilien moyen est comme les autres: il préfère que ses gosses ne soient pas soumis à la tentation quotidienne de la drogue (à consommer ou à revendre, moyen de gagner sa vie sans se fatiguer mais avec une espérance de vie, justement, des plus réduites), il ne kiffe pas trop voir des rats déambuler autour de chez lui (des centaines de cas de leptospirose chaque année à rio et pas à Ipanema) et les balles perdues (pas pour tout le monde) ça ne l’enchante guère non plus.

N’importe quel immeuble à Rio même d’un standing très moyen à un ascenseur social et de service et les employés ne peuvent pas les emprunter. C’est faux de dire que ça n’existe plus depuis 15 ans !!
Même les immeubles neufs construits aujourd’hui, même pour un appartement minuscule on aura toujours une entrée sociale et une entrée de service et tous les immeubles disposent encore de 2 ascenseurs.
Je reconnais que les chambres de bonnes ont tendance à disparaître mais c’est tout. Je reconnais aussi que beaucoup de lois protègent et encadrent le travail des employés domestiques depuis quelques années et tout ca va effectivement dans le bon sens !

si quand il y a deux ascenseurs l’un d’eux est “de service”, il est de plus en plus fréquent que les propriétaires l’empruntent quand l’autre est occupé, ou que les employés montent dans le principal, à condition évidemment qu’ils n’aient pas “d’encombrants” avec eux

Je maintiens aussi qu’il y a une porosité de plus en plus grande au niveau de la jeunesse qui a de moins en moins des lieux de loisirs rigoureusement séparés (sauf les très pauvres et les très riches, ces derniers d’ailleurs ne fréquentant pas les premiers endroits où on s’amuse davantage, pas par snobisme mais, dans certaines grandes villes, par sécurité, peur des agressions voire des enlèvements). Or ces jeunes feront changer les choses.

Tout comme Paris ne s’est pas fait en un jour, les mentalités héritées d’une société coloniale doivent évoluer au rythme que les Brésiliens fixeront.

Pour paraphraser un révolutionnaire bien connu, “l’émancipation des Brésiliens sera le fait des Brésiliens eux mêmes” et d’ailleurs au cours des dernières grandes manifestations, il y a eu pas mal de fraternisations entre classes sociales hétérogènes.

Balayons devant notre porte et dès lors que nous ne faisons que passer (c’est différent pour un expatrié qui fait sa vie là-bas… et qui en général est bien plus sage que le touriste lambda), contentons-nous d’observer ces mutations sans jouer les missionnaires de je ne sais quelle cause sociale ou humanitaire: le paternalisme est une forme d’insulte.

a Rio, quelques faits, sans aucun commentaire associé :

  • J’ai été une fois invité par des amis à passer la journée dans un club très chic de Lagoa. Mes 2 enfants sont blonds aux yeux bleus et je n’ai entendu que des éloges a leur sujet. En plus je suis français, c’est le summum du chic.
    J’ai commencé à regarder autour de moi et je n’ai vu aucun noir ou même métis membre du club. Absolument aucun de toute la journée à part ceux en train de passer le balais ou nettoyer les toilettes.
  • J’ai été inscrit dans un club de tennis du même genre à Leme et on doit laisser sa photo pendant 3 semaines a l’entrée avant d’être admis car les autres membres peuvent s’opposer à ton admission. Je n’ai jamais vu aucun noir non plus dans ce club.
  • J’ai eu une copine noire à une époque et j’ai entendu pas mal de commentaires désobligeants dont un une fois un qui m’a particulièrement choqué me disant que je ne devrais pas avoir d’enfant avec elle pour ne pas salir ma famille.
  • Les cheveux frisés s’appellent des mauvais cheveux “ruim”
  • J’ai entendu de nombreuses critiques sur Olivier Anquier, le français qui a une émission de cuisine a la télévision depuis qu’il est en couple avec une femme super noire,
  • J’avais une collègue de travail quand j’étais expatrié qui était martiniquaise et logeait au Sofitel à Copacabana. Elle ne supportait plus qu’on la prenne pour une prostituée et qu’on lui demande de quitter les lieux quand elle voulait regagner sa chambre et a souhaité rentrer en France

entre la Guyane et le Brésil, le point de chute des Guyanais (et de pas mal d’Antillais) en vacances était souvent le Brésil et je n’ai entendu aucun collègue homme ou femme me faire part d’affronts qu’ils auraient subis dans ce pays (en plus ils sont assez chatouilleux sur ce point, à juste titre, donc j’ai tendance à les croire).
Pour le reste, le Procureur fédéral, un des magistrats les plus prestigieux du Brésil, qui a fait mettre Dirceu (ex "chef de la maison civile, c’est à dire une sorte de premier ministre) en taule pour corruption est du plus bel ébène, avec des cheveux crépus et aucun trait européen. Cela fait déjà un contre exemple.

De toute façon, je me répète: le Brésil part de loin, mais il évolue et c’est aux Brésiliens de le faire évoluer. On s’y castagne sur les gradins des stades, à un point inimaginable, mais on ne jette pas de bananes et on ne pousse pas de cris de singes quand un joueur noir a la balle (ou les rares fois que ça arrive, c’est taule direct).

Nous n’avons aucune leçon à donner, pas davantage qu’en général nous n’aimons en recevoir de la part des étrangers.

PS. Mon fils adoptif est un “moreno” assez foncé, il est en couple avec une femme qui passerait pour ressortissante de quasiment n’importe quel pays d’Europe, qui en outre est plus diplômée que lui, et leurs deux enfants sont adorés dans les familles respectives.

d’accord avec benj, vous avez obsérvé quelques réfléxions dans un milieu qui represente 1 % de la population, pas de quoi généraliser

que dans les clubs des chic de Paris, dans les “rallyes” organisés par les bonnes familles pour que les jeunes se retrouvent en respectant un code social très strict et que des alliances bcbg puissent naître, on puisse croiser beaucoup de gamins de banlieue issus de catégories modestes, soit-dit en passant.

Je le répète, notre société et surtout son évolution vers toujours plus de fermeture et de rejet de l’autre ne nous met pas en position de porter je ne sais trop quelle bonne parole.

Laissons faire les Brésiliens, à leur rythme, selon leurs volontés. On ne porte pas d’appréciation sur un pays en fonction de sa situation du moment, mais en regardant son évolution. Et le Brésil bouge à grands pas, dans la bonne direction.

…il y a aussi évidemment énormément de choses à dire. Quand on voit les scores du FN, on se doute bien que racisme est bien ancré dans la société française.
Je parle du Brésil car c’est le sujet de ce forum que je ne cherche surtout pas à dévaloriser et que je considère comme mon 2ème pays, mes enfants sont franco brésiliens etc …
Je sais que le Brésil est en pleine évolution et qu’il est capable d’évoluer même beaucoup plus rapidement que les pays Européens n’en sont capables. Je voulais juste dire que souvent on idéalise le Brésil depuis la France comme le symbole réussi de mixité sociale et raciale et on est surpris quand on voit la réalité. Et puis mettre le doigts sur les problèmes, en discuter, ça participe aussi à cette évolution.
Concernant le 1% de la population, je ne suis pas d’accord, ce n’est si pas anecdotique. J’ai travaillé durant 6 ans sur différents projets informatique a Rio, je n’ai jamais vu un noir. Un peu des métis mais un noir comme il y en a dans les favelas jamais. Sauf pour changer le papier d’imprimante ou vider les corbeilles.
J’ai entendu dire plusieurs fois, ok pour caricaturer mais bon, que les riches noirs au Brésil sont ou joueur de foot ou chanteur de pagode.
Donc mon propos était de dire que quand on vient d’une favela, qu’on est pauvre et repérable facilement à sa couleur, ca ferme déjà beaucoup de portes

ou la population d’origine étrangère est des plus visibles, et où le chômage sévit en masse… On embauche des gens venus de loin plutôt que les gens du coin, pourquoi?

Comment se fait-il qu’en quarante ans de près ou de loin proche de l’enseignement, j’y ai vu si peu d’agrégés de couleur? Combien a-t-on en France d’agrégés prénommés Mohamed ou Mamadou?

Comment se fait-il que dans la plupart des écoles de Guyane les enseignants “blancs” constituent une forte minorité voire une majorité ici ou là alors que toutes les femmes de service, tous les ATOS qui tondent les pelouses et font les réparations sont noirs, amérindiens ou métis?

Il y a effectivement un énorme problème à résoudre encore au Brésil, celui de l’accès à un enseignement de qualité pour tous (le pays a fait le quantitatif en dix ans, il faut résoudre le qualitatif)
Mon fils, très foncé, son cousin, ont eu la chance de pouvoir étudier dans un collège privé au Brésil (parce que j’étais là pour payer). L’un comme l’autre, malgré leur couleur de peau, ont une bonne situation et leurs enfants en auront une meilleure.
Je signale que dans ce collège qu’on leur a fait une fois un affront lié à leur couleur de peau: le fautif a été exclu séance tenante, sans doute parce que l’établissement avait cette politique, aussi parce qu’il risquait gros vu les lois anti-discriminatoires votées il y a dix ans.

C’est moins un problème “racial” qui se pose, qu’un problème social. Il y a quelques décennies effectivement, les cartes sociale et ethnique se superposaient quasiment parfaitement, mais ça change progressivement. Mais effectivement, héritage du passé, les pauvres sont encore majoritairement de couleur. Seulement, ça bouge.

… et c’est très encourageant. C’est vrai qu’on voit vraiment les effets des nouvelles lois ces dernières années et la société change en profondeur.
Moi je ne connais pas le milieu universitaire ni en France ni au Bresil donc je ne saurais pas trop comparer. Pour ce qui est des projets informatiques a Paris pour le coup c’est vraiment une mixité incroyable. Je travaille chez SFR et je travaille avec des sénégalais, des algériens, des chinois, des indiens, des malgaches, syriens, tunisiens, vietnamien, et même un auvergnat :wink:

[quote]
… et c’est très encourageant. C’est vrai qu’on voit vraiment les effets des nouvelles lois ces dernières années et la société change en profondeur.
Moi je ne connais pas le milieu universitaire ni en France ni au Bresil donc je ne saurais pas trop comparer. Pour ce qui est des projets informatiques a Paris pour le coup c’est vraiment une mixité incroyable. Je travaille chez SFR et je travaille avec des sénégalais, des algériens, des chinois, des indiens, des malgaches, syriens, tunisiens, vietnamien, et même un auvergnat ;-](/citation]

C’est que tous, à un moment ou à un autre, ont pu étudier. Quand cette barrière sera levée au Brésil (je parle d’études de qualité dans l’enseignement public, pas dans le privé hors de prix) je suis convaincu que ce sera identique au Brésil, avec des gens de toutes “couleurs” et de toutes origines.
Là où ça résistera davantage, je pense, c’est dans les métiers liés au droit car il y a une forme de transmission héréditaire (alors que la médecine commence à bien s’ouvrir)

Bonjour,

J y ai justement passe une journee il y a toute juste 3 semaines. Moi aussi je ne savais pas trop comment m y rendre, ne voulant pas avoir l air d une touriste.
J ai eu la chance de rencontrer une locale qui m a amene passer une journee ds sa communaute, une experience incroyable, voici plus d infos sur mon blog

http://www.lesptitesfrenchies.com/2014/03/la-beaute-des-favelas.html

Je pourrai te mettre en contact si tu le souhaites, je suis certaine que si tu y aller en y emmenant quelaues produits necessaires pr les enfants par ex, elle serait ravie de t y ammener.
N hesites pas a me contacter si tu veux plus d infos.
Bisous et bon voyage

Je rentre du Brésil il y a peu et j’ai parfois approché sans le chercher des favelas. Je n’ai pas vu l’a nécessité d’y mettre le nez dans la mesure où je n’avais personne qui m’y ait invité. Une question : y a t’il de l’intérêt à faire du voyeurisme à l’étranger alors que nous avons tant de quartiers de ce genre dans les périphériques de nos grandes villes de métropole ?
Les favelas sont le lieu d’habitation d’une partie importante de la population du Brésil. Pas mal de logements disposent d’un bon confort à ce qu’il parait …

Je ne recommande à personne de visiter les quartiers pauvres et défavorisés de Londres, Manille ou Los Angeles… alors, c’est pareil pour les quartiers pauvres de Rio de Janeiro, même s’ils sont perchés sur les montagnes avec vue époustouflante vers l’océan et la ville en bas.Pour la vue plongeante sur Rio, il y a le Corcovado, le Pain de Sucre, la Pedra da Gavea ou la Vista Chinesa en tout confort et sans parcourir les ruelles de la Rocinha en voiture safari. La forêt de Tijuca aussi domine Rio de Janeiro d’en haut.

Au lieu d’aller faire le voyeuriste là haut, comme disait Cloclo, remplacez pour une visite d’une journée à Niteroi, la métropole jumelle de Rio de Janeiro, de l’autre côté de la baie, 14 km par le pont… il y a ses plages, ses habitants différents de ceux de Rio et aussi son beau musée d’art moderne conçu par Niemeyer.

Images de Niteroi, en face de Rio de Janeiro, ancienne capitale de ex-Etat de Guanabara

(émission thema pour retrouver en replay) sur les favelas et notament beaucoup de reportages sur Babilonia que je connais depuis maintenant 12 ans.Heureusement qu’il y a des émissions de ce type pour évacuer les clichés et laisser s’exprimer les gens qui en sont issus !
La coupe du monde va vraiment apporter beaucoup au Brésil, ne serait-ce qu’en divulguant la réalité et laisser s’exprimer les pauvres que les riches brésiliens veulent cacher.
La favela n’a aucune honte à avoir. La culture populaire en est issue et c’est maintenant à eux de profiter de ce renouveau après tant d’année de souffrance et de discrimination.

Vous persistez! Vous devez être la réincarnation de Sœur Emmanuelle, certainement.

Pour des gens comme vous, les autres qui sont contre l’apologie du voyeurisme de la pauvreté des favelas, ce sont forcément de riches brésiliens, le fameux 1 pour cent entassé à Ipanema et dans les condominios privés semblables à ceux qu’on voit en Europe et les Etats-Unis… les autres 99 pour cent, bien sûr, ce sont de pauvres artistes habitant dans les favelas :smiley:

Pour ceux qui ne veulent pas succomber aux sirènes du voyeurisme pseudo-philanthrope et sentimentaliste à Rio de Janeiro,

allez dépenser dans la mode, la culinaire, les bijoux et les arts de Rio de Janeiro. Ce n’est pas tout le monde qui a envie de monter là-haut pour prendre des photos des pauvres gens.

Lien pour les antres de la consommation artistique et culinaire à Rio de Janeiro

https://www.google.ch/search?q=shopping+rio+de+janeiro&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ei=LoqXU7_WCcGmPdbegfAB&ved=0CAcQ_AUoAg&biw=1024&bih=556

… tout à la fois par laferveur religieuse, la philanthropie et le voyeurisme. Rien d’autre ? Ah si, le sentimentalisme !!! C’est quoi,un courant littéraire du 19ème siècle ? Je ne vois pas trop ceque c’est mais c’est à l’air beau.

Donc pour toi, visiter Rio de Janeiro c’estaller au Barra shopping ? L’objectif est de montrer que le Brésil arrive auniveau des Etats Unis et de l’Europe ?
Je n’ai rien compris à l’histoire du 1% àIpanema et des 99% d’artistes dans les favelas. Tu pourrais envoyer un lienvers un article qui parle de ça car je ne suis pas au courant.
Aller visiter des quartiers en pleine mutationou les gens n’attendent que d’être désenclavés et qui comptent sur lestouristes pour ça, c’est du voyeurisme.Aller voir des jeunes gens bien portant etriches étaler leur corps sur les plage d’Ipanema, ça, ce n’est pas duvoyeurisme. C’est du tourisme. Il faut ramener des photos de belles choses etfaire comme si le reste n’existait pas.

D’accord, d’accord. Je vais vous laisser faire avec votre engagement misérabiliste en vue d’entraîner vos pauvres compatriotes à faire du misérabilisme dans les hauts des favelas.

Par contre,

j’aimerais avoir votre nom complet, votre date de naissance et votre adresse, car je voudrais envoyer quelques amis qui travaillent à la Police Fédérale pour vérifier votre situation en tant qu’étranger… votre visa de touriste est à jour, vous bénéficiez d’une carte de séjour ou êtes-vous un clandestin dans le pays?

Pas besoin de le dire ici, envoyez la réponse par message privé, c’est plus discret. Ah, vous n’avez pas d’adresse car vous habitez dans une favela illégalement sur le terrain de l’Union ou de la Marine Nationale?.. que cela ne tienne, envoyez votre position GPS ou au cas où, mes amis de la PF sauront vous retrouver pour vous poser des questions sur la nature de votre séjour dans cette favela et vos intentions si belles qu’elles soient.

La maison où vous habitez ou que vous avez transformé illégalement en hôtel ou auberge sont dans une situation très précaire et mes amis de la Police Fédérale vont vous aider à tout mettre en ordre, hehehe.

Mais, sur un point assez délicat, Je voudrais juste vous rappeler que la pauvreté engendrée par le manque de planification familiale, la corruption des politiciens, les pauvres et les riches du Brésil, les favelas cariocas et la Barra da Tijuca ultramoderne, c’est une affaire du Brésil, ce sont des trucs brésilo-brésilien, vous, en tant qu’étranger, vous n’avez pas à mettre votre petit nez dedans, n’êtes-vous pas d’accord? :wink: … Vous n’avez pas assez de boulot dans votre pays, trop riche, sans bidonvilles où tput le monde vit entassé dans des quartiers style 16ème de Paris?

Allez pratiquer votre sociologie misérabiliste dans vos ex-soit disant colonies africaines et indo-chinoises. Là-bas vous avez des immenses favelas dont la Rocinha ferait figure de quartier huppé :smiley: En plus, vous ne seriez pas dépaysé en français. Ah! Vous préférez côtoyer les mulâtresses ou les mulatos cariocas qui ont la danse et la musique dans la peau? Cela se comprend, ne vous en faites pas ^^

Je tiens juste à vous dire que le Brésil arrivera bientôt à un état de très bon développement avec ses propres richesses, n’ayant pas besoin d’envahir d’autres pays, les rendant esclaves ou colonies pour en déposséder les richesses et les rapporter au Brésil, que cela vous plaise ou non. C’est dur d’avoir à entendre ça pour l’énième fois, mais bon, des gens comme ont la mémoire courte. Ne soyez pas de mauvaise foi à Rio de Janeiro, il y aura de plus en plus des Barras da Tijuca partout au Brésil, et vous pourrez rentrer en désespoir dans votre pays dans la vieille Europe, n’ayant plus de favelas brésiliens où vous délecter dans le sentimentalisme misérabiliste et ciblé.

Pour finir en beauté,

pour ceux qui ne veulent pas voir les gens pauvres des favelas et ne pourraient pas supporter la vue moderne et bling-bling d’un autre Rio de Janeiro à la Barra da Tijuca (je vous rappelle que, comme la France est un pays européen, le Brésil est un pays américain ^^), je vous invite à faire un tour à la

FEIRA DE SAO CRISTOVAO,
un immense centre commercial au centre de Rio de Janeiro où vous pouvez vous délecter de toutes les saveurs et arts du folklore du Nordeste brésilien à Rio de Janeiro. Voilà un bon compromis entre le luxe des “shopping malls” et les tours misérabilistes et voyeuristes sur le haut des favelas.

Et vous, continuez, en attendant la visite de la Police Fédérale là où vous habitez et certainement avez acheté une maison pour en faire un hôtel sur un terrain envahi dont le propriétaire c’est l’Etat de Rio de Janeiro ou l’Union. Attention!

Laissez-moi vous dire le sens de “sentimentalismo” au Brésil, à part la tendance littéraire mondiale. Vous, qui êtes au Brésil, devriez connaître le mot populaire “sentimentalista”.

Significado de Sentimentalismo

s.m. Excesso de sensibilidade, emoção exagerada, por algum motivo de admiração ou sem motivo aparente: o sentimentalismo romântico.
Afetação demonstrada por uma pessoa que aparenta estar excessivamente sentimental: conversava com sentimentalismo quando se referia à ela.
Literatura. Capacidade ou predisposição para colocar os sentimentos à frente do pensamento racional: o sentimentalismo era a base de sua obra literária.

… sentimentalismo. Je ne connaissais pas l’importance de ce mot au Brésil et j’aiau moins appris quelque chose :wink:
Pour le reste franchement ce n’est pas àton honneur de mettre des choses pareilles dans un forum même si tu pensescomme certains brésiliens que les étrangers n’ont rien à faire au Brésil. Tu voudraisme balancer à la Police et je comprends mieux maintenant ton ouverture d’espritvers les autres. J’ai moi-même été dénoncé en travaillant à Rio. La policefédérale a débarqué au travail après dénonciation car nous étions plusieursétrangers. Manque de chance je m’étais marié, j’ai des enfants brésiliens et unvisa permanent. Autre chose il se trouve que ma femme est blanche mais cela nem’aurait effectivement posé aucun problème qu’elle soit mulata ou même noire.Pas de chance pour eux et pour toi, je suisen règle même au niveau de ma situation professionnelle. Je ne rassure, je ne travailleni dans l’hôtellerie ni dans la restauration.
Je ne me sens pas responsable du fait queles pays d’Europe aient eu des colonies, ni du du gouvernement de Vichy ou desguerres de Napoléon. Je n’en veut pas non plus au brésiliens d’avoirmis en place une dictature militaire, d’avoir été les derniers à abolir l’esclavageou exterminé les peuples amérindiens.Je ne comprends surtout pas ce que vientfaire ce sujet dans une discussion sur les favelas de Rio.

Content que vous êtes en règle (comme le défunt Ronald Bigss, hehe), maintenant je vous vois avec d’autres yeux, soit vous êtes un Brésilien par adoption, soit vous êtes naturalisé et donc, Brésilien tout court. Détendez-vous, je ne voulais pas vous balancer, c’était pour rigoler hhhhhh

Par contre, de grâce, cessez de faire l’apologie des favelas.

On dirait que vous avez la haine des riches, soit Brésiliens ou d’autres ailleurs, et vous pouvez à peine supporter ceux qui sont mieux lotis que les favelados. On vous a déjà dit souvent ici que les gens n’habitent pas dans les favelas pour “le glamour du pauvre souriant et la culture populaire” comme font les étrangers européens qui y habitent, mais simplement parce qu’ils ne veulent pas habiter en banlieue distante, mais dès qu’ils peuvent, ils se barrent pour un quartier plus favorisé.

En France, c’est fou de voir le rapport que les Français ont avec l’argent, l’argent du voisin et les riches. Personne n’y ose montrer des signes de richesse, on montre les riches du doigt, les gens ont peur de révéler la somme de leurs salaires, c’est la paranoïa totale, hhhhh …Pas une semaine ne se passe si un journal n’affiche en gros titres une enquête sur l’argent de tel métier machin ou d’untel citoyen trop riche pour être honnête.

Pour expliquer votre désinformation par ignorance, j’espère:

  1. Les militaires qui ont fait le coup militaire au Brésil et qui ont gouverné le pays durant des décennies avec une main de fer, c’étaient des BRESILIENS au Brésil. Ils n’étaient ni Yankees, ni Français ^^

  2. Le Brésil fut le dernier à abolir l’esclavage? Oui, parce que c’était une nation fraîchement sortie aussi de l’esclavage vis-à-vis de la métropole portugaise.

La princesse Isabel, mariée à un Français, le Comte d’Eu (toujours les Français à Rio!) d’une simple signature a terminé tout ça, dans la bonne humeur et la fête des esclaves, dont la majorité, bien aimant leurs maîtres portugais, a préféré rester dans les “maisons” en tant qu’employés.

Dans d’autres pays, comme les naissants Etats- Unis, l’abolition a déchaîné une guerre civile et un bain de sang fratricide. La France et l’Angleterre, des nations impérialistes et esclavagistes en ont vendu des millions aussi, le Brésil était leur client, pas trafiquant ^^ …Nuance!

Une fois que ces 2 pays européens ont bien rempli leurs caisses d’or avec les esclaves vendus, ils ont décidé de cesser le commerce et ont passé à donner des leçons de morale aux autres, comme le Brésil, ancien client, qui avait encore besoin de la main d’oeuvre esclave, tandis que Français et Anglais continuaient à envahir des nations entières en Afrique et en Asie pour les soumettre et en prendre leurs richesses, tout en donnant des leçons antiesclavagistes au Brésil ^^

Haïti, la première république en Amérique, possession française, a obtenu sa liberté non sans un bain de sang, mais après que les esclaves l’aient achetée. Oui, il faut bien le dire, ils ont bien acheté leur liberté, avec de l’argent donné à la France, pour dédommager les colons français, qui ont laissé les terres haïtiennes et se sont barrés dans les autres îles antillaises ou rentrés en métropole. Cela ne s’est pas passé comme au Brésil :slight_smile: lisez votre Histoire.

La sanglante libération HAÏTI

  1. L’extermination des indigèes au Brésil est un mensonge.
    Il n’y a pas eu d’extermination de natifs en masse comme cela s’est passé aux Etats-Unis, Mexique, Pérou et aussi en Argentine, réalisé par les envahisseurs européens.

Au Brésil, les 5 millions d’indigènes à l’époque de l’arrivée des Portugais, se sont vite intégrés aux colons, même si durant une brève époque les Portugais les ont fait esclaves mais comme ça ne marchait pas, les indiens s’enfuyaient dans les forêts et de là que les trafiquants sont venus proposer aux Portugais leurs esclaves africains :slight_smile:

Et pendant la colonie, les étrangers, comme les Français à Rio de Janeiro, venaient faire la zizanie pour envahir les possessions portugaises, en mettant indiens contre indiens (voir VILLEGAIGNON) …

Les indiens brésiliens, les indiens Tupinambas de la région de Rio de Janeiro, n’ont pas été exterminés, mais simplement dilués dans la société métisse que vous voyez aujourd’hui. Des centaines de milliers, voire des millions de cariocas et fluminenses (de l’Etat de Rio de Janeiro) sont d’ethnie pure ou métissée avec du portugais. Vous les voyez partout dans les rues de Rio de Janeiro :-), ceux qui ont une apparence à la portugaise.

http://pt.wikibooks.org/wiki/A_cidade_do_Rio_de_Janeiro_no_século_dezesseis/Primeira_metade

INDIENS A RIO DE JANEIRO

Sujets suggérés

Services voyage