" “Blanchir le Brésil” était une des motivation des gouvernants de la fin de l’empire et du début de la république." claudecor
Certains européens en visite au Brésil et je peux vous dire en tant que Brésilien qui les ai beaucoup côtoyé en Europe, dont beaucoup de Français, ne sont pas très contents d’avoir vu et vérifié que le Brésil n’est pas aussi “noir” comme ils l’imaginaient et l’auraient souhaité, le vieux fantasme du Français à la rencontre du bon sauvage noir en terre de l’extrême-occident chrétien est un peu passé à côté de la plaque, les menant à la désillusion en voulant comprendre les genres ethniques au Brésil. Régis Debray même a dit dans une émission télé que l’Amérique du Sud était un continent peuplé de Noirs et d’indiens et quelques Blancs, de là vous voyez le genre du type. Cela va de soi de dire que presque tout Français en visite au Brésil, ne serait-ce que pour une visite de 10 jours entre le Pelourinho à Salvador, les favelas de Rio de Janeiro et les marécages du Pantanal Matogrossense, tout bon Français se doit être l’ambassadeur de la lumière, de l’humanisme, de la sociologie et l’ethnographie 
Ce mythe qui perdure du “blanchissage du Brésil” en parlant de l’immigration européenne contrôlée par l’Etat a commencé avec des critiques d’intellectuels et des écrivains au Brésil de l’époque dès les années 1870, quand les gouvernements brésiliens centralisés à la capitale, Rio de Janeiro, ont voulu créer des mouvements d’immigration de main d’oeuvre spécialisée, des agriculteurs et des capitaux, comme les Etats-Unis le faisaient déjà, en créant des bureaux d’immigration au Brésil dans certaines capitales européennes.
Certainement que les autorités ne voualient pas “noircir” (augmenter la misère et le non-développement) encore plus le Brésil déjà avec ces millions d’esclaves libres et analphabètes, apportés au Brésil durant des siècles par des Portugais et des Brésiliens nés, dont la plupart de ces marchands d’esclaves étaient des juifs devenus chrétiens, les nouveaux-chrétiens alors. La vente publique de ces Noirs d’Afrique n’étant pas réalisée le samedi dans toute l’Amérique du Sud, jour de shabat. La compagnie LLoyd’s of London, de propriétaires juifs, assurait le transport en bateaux du “bois d’ébène” de l’Afrique vers le nouveau continent. Le reste c’est une longue histoire bien cachée dans les livres des écoliers.
Les intellectuels n’étaient pas contents avec la venue de ces immigrants européens, à une époque où des tyrans et des rois avides de sang et de pouvoir en Europe affamaient leurs peuples, même ayant déjà main mise sur les nations et royaumes africains et amérindiens. Dans des villes sales et dangereuses comme Paris et Milan, les gens mangeaient des rats et à la campagne la soupe était faite avec des peaux de patates et des racines des forêts.
L’immigration vers les Amériques a sauvé beaucoup de pays européens de la famine. On doit bien savoir que l’invasion de l’Algérie et l’occupation suivant pour 150 ans des terres arabes ce cette fière nation (un peu l’Irak de l’époque) fut le fait qu’il y avait la famine en France avec toutes ces guerres napoléoniennes, les Français mourraient de faim et la France n’arrivait pas à payer la dette du blé acheté à l’Algérie et elle voulait encore et encore. Le consul français insulté par le bey d’Alger a bien mérité sa gifle d’éventail. On peut bien imaginer son arrogance devant le bey d’Alger en voulant plus de blé algérien sans avoir acquitté sa dette, rires. Donc les européens, voire les Français, sont mal placés pour donner des leçons de morale au Brésil.
Revenant au “blanchiment du Brésil” dans le contexte des favelas de Rio de Janeiro, cela n’a rien à y voir. Les Etats-Unis aussi et même l’Australie ont pratiqué la méthode de l’immigration blanche choisie en Europe, allant jusqu’au paroxysme australien d’accorder le visa d’immigrant à des européens vraiment de peau blanche. Les Italiens de la Calabre trop arabisés et du sud italien basané se voyaient refusés le visa, ça c’est du blanchiment d’un pays, monsieur claudecor.
Le Brésil avec Dilma vient d’ouvrir alors un second élan de “blanchiment du pays”, n’en déplaise à claudecor et d’autres intellectuels, en accordant plus de visas d’immigrations prioritaires aux Espagnols et aux Portugais avec des qualifications et diplômes. Les Français ne sont pas dans la liste, rires. Le jour où le Brésil ira rechercher de nouveaux immigrants qualifiés au fin fond des villages d’Angola ou de Moçambique, alors là les intellos et les socialos bobos seront contents du “renoircissement du Brésil”.
Pour l’instant nous avons besoin aussi d’un “blanchiment” en Amazonie, de nouveaux colons venant du Sud brésilien arrivent depuis 30 ans pour rendre la région enfin civilisée, parce que si on va attendre les indiens, à l’heure que les Européens seront en train d’embarquer pour vivre en Mars, les gardiens de l’oxygène de la planète civilisée seraient encore à pagayer dans les rivières et tuant les poissons à l’arc et flèche pour le grand bonheur des touristes européens venus les prendre en photos avec leurs Iphones dernier cri.
Pour clore, si c’est pour développer une région dépourvue des rudiments de l’industrie et de l’agriculture et que l’on fasse venir des gens capables et expérimentés d’Europe ou de Chine et Japon, alors vive “le blanchiment” ^^