Visiter les bidonvilles de Rio de Janeiro

Forum Brésil

Bonjour,

J’ai vu que l’on pouvait visiter les bidonvilles
de Rio de Janeiro à la journée, ca me fait un peu penser à une visite de
réserve naturelle. La méthode m’a l’air de manquer de classe. Quelqu’un a
essayé et pourrait décrire ou bien sait ce qu’en pense la population locale ?

On a des cités craignos et des bidonvilles autour de Paris. J’imagine assez des cars de touristes qui en feraient le tour, ce que nous en dirions.

Ce que les intéressés en pensent… Certains se sentent un peu comme des bonobos en cage, matés par des visiteurs. D’autres sont organisés pour profiter de la manne: la visite est chère, on passe par des “magasins communautaires” où il est de bon ton de laisser du blé, etc.

Personnellement, je trouve ça dégueu. Je vais dans ces quartiers quand je me suis fait des relations amicales qui, après un temps de latence, m’y invitent (et je fais gaffe, je ne suis pas le gringo naïf à dépouiller). Sinon, aller voir ça de près, non merci: ce sont les gens qui m’intéressent , pas les tôles ou les gravats

Personnellement je ne l’ai pas fait et je trouve ça également assez déplacé!!Ce ne sont pas des animaux et de plus je trouve ça un peu provocateur! Difficile d’imaginer que la population des favelas puisse apprécier ce genre de comportement!

Rio de Janeiro est une immense et belle ville avec 12 millions d’habitants et tant d’attraits naturels autour pour voir, je trouve vraiment navrant de savoir qu’il y ait des touristes ETRANGERS (pas des Brésiliens) qui perdent une demie-journée, voire une journée entière, à parcourir un favela avec de grands yeux bien ouverts et peureux.

Si j’habitais dans un favela de Rio, en voyant passer une voiture chargée de ces touristes malsains qui y montent avec l’excuse de faire du tourisme écocitoyen ou avoir une meilleure vue de la ville, je ferais comme font les gamins des horribles cités françaises à l’approche des voitures de police: ils jettent des pierres dessus (rires) … je n’ai jamais entendu que des touristes veuillent faire un cité tour à Paris ou à Marseille, ils en sortiraient sans leur Rolex et leur Iphone, dans le meilleur des cas^^

Moi je déconseille vivement à tout étranger de faire les favelas tours, au contraire à la place je pourrais leur fournir une liste de musées folkloriques et des galeries d’artisanat populaire dans des quartiers plus sympas.

Regardez les photos, ça fait pitié, ces gens

http://www.castelinho38.com/blogger/uploaded_images/favela31-799200.jpg

http://rioradar.com/wp-content/uploads/2011/05/Favela-tour-jeep-300x225.jpg

si vous faites ce truc attentatoire à la dignité humaine, n’oubliez pas les bananes et les cacahuètes comme dans un zoo (à prendre au second degré, je précise…)

Pour ma part j’ai vécu dans une favela de Belém, plusieurs mois, pour être au contact d’amis proches. Et eux comme TOUT leur entourage ne rêvaient que d’une chose: en sortir. Alors venir admirer ça… (malgré, c’est vrai, un certain sens de la vie en société qui est intéressant mais qu’il ne faut pas magnifier et que de toute manière on ne découvre pas en une visite)

OUi!! surprenant!

J’ai pour ma part eu l’occasion de visiter la favela de la Rocinha-Rio

Une vie dédiée au tourisme qui pourrait me permettre d’avoir un avis objectif la dessus;

J’ai donc visité la Rocinhia , une des plus grandes favelas de rio, je l’ai faite avec Exotic Tours à Rio pourquoi?
simplement parce que cette entreprise participe avec l’argent des visites- à soutenir et aider une école dans cette favelas, que j’ai d’ailleurs visitée et rencontré les responsables de l’ecole qui recoit environ 20 élèves-
Dans cette favellas j’y ai vu l’extraordinaire intelligenc des habitants dan sla manière d’avoir construit cette cité de …70.000habitants!!
Il y a des commerces de tous ordres , qui vous recoivent avec le sourire, il y a beaucoup de gens qui circulent et ne sont pas particulierement habitants des lieux, mais il y a aussi des personnes vivant ici car moins cher que la ville d eRio, j’ai vu des " appartements" à vendre ds cette favelas!
Nous n’avons pas été regardés comme des gens à abattre, mais comme toute personne, étrangère, qui passe!, cela m’a permis de connaitre un peu mieux la vie de ces gens ici, J’y ai vu des murs décorés de toute beauté,des maisons peintes de couleurs vives (qui semble être le devenir de cette favelas) Je suis choqué de voir le nom de bidonville dit par certains ici qui feraient bien d’y aller faire un tour plutot que d en parler sans connaitre!

OUi il faut visiter ces favelas qui sont un exemple de ce que une population, déshéritée, peut arriver à faire pour survivre ,
Elles seront classées au patrimoine , un jour , j’en suis certain;
Je suis un peu ecoeuré de lire les posts précedents,

sur les habitants des favelas! (pas moi, en tout cas)

Mais sur le voyeurisme qui consiste à se repaitre de conditions de vie que les gens subissent (je persiste… même si parfois c’est avec ingéniosité) là oui on peut être écœuré, nous aussi.

A quand des tours operators spécialisés dans les quartiers nord de Marseille ou dans les campements Roms de France?

la drogue et tout ce qui va avec font très mal vivre des millions de gens (et en tuent pas mal aussi, dans des conditions atroces en plus), il faut bien qu’elle en fasse (bien) vivre d’autres: les tour opérateurs…

Bis repetita, il peut y avoir un intérêt sociologique à étudier ce mode de fonctionnement mais la sociologie, ça se pratique en immersion et sur le long terme, en respectant une démarche scientifique. Rien à voir avec une visite de quelques heures. Tout comme visiter un zoo ne fait pas de vous un biologiste!

vouloir ignorer ces lieux en les évitant, c’est aussi les mettre dans un ghetto tel celui qui a fait d’eux les déshérités du Brésil;
non ce n’est pas qques heures qui vont changer, mais ces qques heures pour l’Homme sont beaucoup pour l’Humanité…

(vaste programme!) finance plutôt les ONG qui s’occupent sérieusement du problème plutôt que de casquer une boîte commerciale.
Et sinon on a de plus en plus de bidonvilles de Roms chez nous. On est mal placés, en Europe, pour faire la leçon au monde vu notre PIB/hab infiniment supérieur.

Cela dit, l’idée même que Rocinha est un “ghetto” est plutôt amusante: on y trouve en plus des trafiquants et des bandits tous les services punlics et pas mal de privés (des agences bancaires par exemple: va voir s’il y en a dans certains quartiers du nord de Marseille). Et on a suffisamment de reportages, de films, etc. pour savoir au moins autant et même beaucoup plus ce qui s’y passe qu’en un séjour superficiel de qq heures.

Cela dit chacun fait comme il veut: un point de vue donné n’est pas une fatwa.

toi t’as tout faux apparemment, ici… et ailleurs!!!j

je ne vois pas pourquoi du parles des roms quand on parle des favelas ??
ni même, que d’y passer deux mois au lieu de qques heures , rend plus intelligent !!!

mais bon, ton point de vue assez orienté ne me convient pas!

Tu l’as dit: on parle de point de vue, qu’on expose pour que d’autres se fassent une opinion.
Je n’espère pas une seconde te convaincre, mais je sais que j’ai été clair dans mes arguments. Il y a les faits - guère contestables - et les interprétations subjectives: les miennes mais aussi les tiennes.

Dans un cas on parle de VISITE dans l’autre d’immersion (et je me situais sur le plan d’études sociologiques: cette immersion serait suivie de mois voire d’années de travail en comparant diverses autres données)

Pour le reste si tu ne piges pas la comparaison: imagine un tour opérateur brésilien qui organise des visites de bidonvilles français, et les réactions chez nous.

Bravo, ben77 yooooo!

Moi, je suis Brésilien et j’ai horreur de voir ces voyeurtouristes qui montent dans les favelas “avec le but de participer à la vie locale des quartier pauvres”, une chose qu’ils ne font jamais dans leurs pays, rires… la hypocrisie n’a pas de limites. Prenez des cailloux!

En Afrique du Sud pendant l’apartheid le gouvernement avait construit de très belles maisons pas chères dans le quartier d’Alexandra pour les métis pauvres qui étaient en train de pourrir les collines de la belle ville du CAP en construisant des bidonvilles. Ceux-ci n’ont pas voulu déménager de bon gré et voulaient continuer à polluer et à dénaturer le paysage de la ville comme ça a été fait fait et cela au Brésil se fait encore sous la barbe des gouvernements pourris cariocas… mais en Afrique du Sud c’est la discipline anglaise et hollandaise qui sont dans l’héritage et non le farniente et laisser faire des portugais et des indiens à Rio de Janeiro. Résultat, les favelados du CAP ne voulaient pas quitter les collines de Kaap Stad. Que cela ne tienne, la police sudafricaine avec des policiers blancs et métis et avec de féroces chiens policiers sont venus chasser tout ce beau monde paresseux et en moins de 24 heures il n’y avait plus de favelas dans la ville du Cap. Aujourd’hui les sudafricain sont très fiers d’avoir une belle ville propre où les favelas tours n’existent pas, contrairement à Rio de Janeiro, quelle horreur.

Le pire que dans les favelas de Rio de Janeiro c’est la loi du tout gratuit pris de la communauté de la ville qui paie des impôts, c’est aussi le repaire des criminels de la drogue et des étrangers qui y viennent profiter , etc… Ces maisons construites sur de belles collines jadis arborées et de propriété de l’ETAT DE RIO DE JANEIRO, en principe ne peuvent pas être vendues ou revendues avec le terrain où elles sont assisses… en ce moment dans un tribunal de Rio de Janeiro, deux étrangers, un allemand et un autrichien, se battent pour LA PROPRIETE D’UNE MAISON ET SON TERRAIN en haut de la favela achetés on sait pas comment et de qui car le terrain et les maisons de la favela sont en invasion et propriété illégale et appartiennent à ville carioque. Que vergonha, cela ne se passerait jamais en Afrique du Sud!

SI des Brésilien ne devraient pas avoir le droit d’envahir les belles collines de RIO pour en faire des favelas, pourquoi on tolère des étrangers qui en viennent profiter pour créer des affaires louches et faire comme les favelados, dans l’illégalité???

nous n’avons, pas , nous en France de favellas donc difficile d’y alller fair eune visite !!!

Pour ton infos, chère brésiliennne, un 2eme hotel est en passe d’ouvrir ses portes dans la favela de Mangueira…

A méditer!

Non, on n’a pas de favelas mais les bidonvilles éradiqués il y a trente ans repoussent à vitesse grand V.
Et nous avons au moins 250 quartiers qui sont des zones de non droit total. Pourtant notre PIB/hab est (encore… je ne sais pas combien de temps ça durera) au moins trois fois plus élevé qu’au Brésil, donc nous devrions avoir les moyens de lutter contre ça.

Pour le reste… je sors d’une favela tout à fait typique, Terra Firme, à Belém. Je n’y suis pas allé pour faire le voyeur, mais pour rendre visite à des amis qui y habitent contre leur gré. Et qui donneraient énormément pour en sortir, excédés qu’ils sont de vivre dans la saleté, le danger de se ramasser une balle perdue, le risque de voir leurs gosses craquer devant les propositions des dealers, etc.

Certains d’entre eux acceptent déjà, pour habiter dans une zone sympa et calme, de faire quatre heures de bus par jour pour aller au travail et en revenir. Quatre heures debout, entassés. (c’est d’ailleurs pour ça que pas mal de cariocas honnêtes et travailleurs habitent dans des favelas: on ne leur propose comme alternative que des logements à 100 km de leur boulot)

J’ai parlé à ces amis des touristes voyeurs qui payent pour mater des conditions de vie similaires aux leurs. Ça les a proprement écœuré.

Bonsoir,

A mon sens y a bien mieux à faire au Brésil que d’aller voir la misère des favelas.
Ces tours profitent surtout à une armée d’arnaqueur qui ont su tirer profit de la pauvreté de ces gens…

Quand on visite un pays, avoir l’envie de voir tous les endroits est tout à fait normal !

je suis d’accord avec toi Pascalcliclac

Et toc ! Prends ça la Tulipe Noir et Benj77 mouarf mouarf :slight_smile:

’ 'Et toc ! Prends ça la Tulipe Noir et Benj77 mouarf mouarf :slight_smile: ’ ’

Franchement, ça fait cour de maternelle…^^

Cela dit, bon séjour dans les favelas si tu tiens à t’y balader. Pour ma part j’expose un point de vue, mais à aucun moment je ne chercherais à l’imposer quand bien même j’en aurais le pouvoir - c’est loin d’être le cas.

Après tout, il faut bien que des gogos fassent vivre certains tour operators qui font dans ce fil de discussion la promo de leurs activités. Mais tant qu’à faire, pourquoi ne pas filer plutôt le prix de la prestation à une ONG** qui s’occupe vraiment de ces gens pour lesquels j’ai, je le répète, la plus grande estime, estime qui me pousse justement à les respecter?

** Je sais: pas facile du tout d’être sûr de la destination des fonds.

Visiter les favelas, moi ça me fait gerber. Que les gens qui pensent faire ça réfléchissent à leur motivation.
Quand la favela qui est au bout d’Ipanema, vue fantastique sur l’océan, je crois que son nom c’est le vidigal, photo ici la nuit:


Quand cette favela a été “libérée”, des entrepreneurs gourmands ont commencé à y vendre des terrains et des maisons (le tout dans des zones complètement inconstructibles -zons vertes- et même dangereuses car instables en cas de pluie), de riches européens ou autres gringos ont commencé à acheter, et même un hôtel chic s’y est installé. Et je dois dire que j’ai un peu rigolé (c’est idiot) quand aux nouvelles on a dit il y a quelques temps que la violence y revenait.
J’ai lu des messages de gens ici qui ne savent pas ce que c’est que Rocinha (une ville estimée de 200 000 habitants)
… ou même les mini-favelas que j’ai ici dans ma ville (Floripa), en tout cas aller les visiter, je ne peux souhaiter que l’enfer (s’il existe) pour les gens qui organisent ça.
Amitié
Claude

Maintenant, si vous voulez vraiment les visiter, après tout elles font partie du Brésil aussi, heureusement, et elles vivent d’une vie quasi-normale aussi, si ce n’est que leurs habitants vivent en stress permanent, pas de fric, rackets, présence policière, loin du travail.
Mais aussi ils y a des lieux magnifiques et des vues fantastiques sur la ville, car elles sont situées en principe sur les morros, c’est à dire en hauteur.
Avant d’y aller, jetez un coup d’oeil sur l’origine de cette urbanisation “sauvage”, début du XXème siècle, les conséquences de la fin de l’esclavage, le désir du pouvoir de “blanchir” le Brésil, les énormes transformations de à Rio, de même que le développement également énorme de S Paulo, le racisme latent, le retour des différentes guerres (campagne des canudos, guerre du Paraguay), je résume grossièrement, beaucoup de facteurs qui ont amenés les gens à Rio, la capitale alors, qui ont délogé les pauvres, et qui ont amené les favelas, etc etc, lisez un peu sur ce pays avant d’y aller.
Et quand vous y allez, soit vous connaissez quelqu’un de confiance qui peut vous y amener personnellement, soit vous y aller seul ou à plusieurs, mais ne jouez jamais les curieux, ne prenez pas de photos, n’interrogez pas les gens comme si vous étiez dans un safari, marchez, arrêtez vous dans les bars, emportez le minimum de liquide, et les photocopies de vos papiers, et si vous avez de la chance, vous passerez une bonne journée. A mon avis non, mais pourquoi pas.
Amicalement
Claude

j’ai vu les favelas de Rio de loin et de prêt à la télé ! comme le Corcovado et ça me va très bien ! pour le moment je vis en bas d’une Favela et tous les matins de bonheur je vois les gents prendre le bus pour aller bosser ! Alors quoi de plus?
Si ce n’est qu’à partir du vendredi soir c’est détente et musique avec beaucoup de chaleur humaine jusqu’au dimanche soir !

Les Français adorent mater la pauvreté des autres à l’étranger, comme si chez eux c’était la Suisse partout :smiley:
Et ce certain ‘claudecor’ au dessus est lamentable avec son commentaire beauf de ‘blanchir le Brésil’… toujours les mêmes rengaines tricolores, ces gens ne comprennent pas plus loin que leur nez pointu, mdr

Merci de votre commentaire, je venais juste donner quelques circonstances de la formation des favelas, qui ne viennent ni de moi ni d’aucun français, mais de nombreux ouvrages historiques, ou culturels brésiliens, écrits en portugais en particulier des livres passionnants sur l’origine du samba et des favelas. “Blanchir le Brésil” était une des motivation des gouvernants de la fin de l’empire et du début de la république. Désolé si cela vous a heurté.Claude

" “Blanchir le Brésil” était une des motivation des gouvernants de la fin de l’empire et du début de la république." claudecor

Certains européens en visite au Brésil et je peux vous dire en tant que Brésilien qui les ai beaucoup côtoyé en Europe, dont beaucoup de Français, ne sont pas très contents d’avoir vu et vérifié que le Brésil n’est pas aussi “noir” comme ils l’imaginaient et l’auraient souhaité, le vieux fantasme du Français à la rencontre du bon sauvage noir en terre de l’extrême-occident chrétien est un peu passé à côté de la plaque, les menant à la désillusion en voulant comprendre les genres ethniques au Brésil. Régis Debray même a dit dans une émission télé que l’Amérique du Sud était un continent peuplé de Noirs et d’indiens et quelques Blancs, de là vous voyez le genre du type. Cela va de soi de dire que presque tout Français en visite au Brésil, ne serait-ce que pour une visite de 10 jours entre le Pelourinho à Salvador, les favelas de Rio de Janeiro et les marécages du Pantanal Matogrossense, tout bon Français se doit être l’ambassadeur de la lumière, de l’humanisme, de la sociologie et l’ethnographie :smiley:

Ce mythe qui perdure du “blanchissage du Brésil” en parlant de l’immigration européenne contrôlée par l’Etat a commencé avec des critiques d’intellectuels et des écrivains au Brésil de l’époque dès les années 1870, quand les gouvernements brésiliens centralisés à la capitale, Rio de Janeiro, ont voulu créer des mouvements d’immigration de main d’oeuvre spécialisée, des agriculteurs et des capitaux, comme les Etats-Unis le faisaient déjà, en créant des bureaux d’immigration au Brésil dans certaines capitales européennes.

Certainement que les autorités ne voualient pas “noircir” (augmenter la misère et le non-développement) encore plus le Brésil déjà avec ces millions d’esclaves libres et analphabètes, apportés au Brésil durant des siècles par des Portugais et des Brésiliens nés, dont la plupart de ces marchands d’esclaves étaient des juifs devenus chrétiens, les nouveaux-chrétiens alors. La vente publique de ces Noirs d’Afrique n’étant pas réalisée le samedi dans toute l’Amérique du Sud, jour de shabat. La compagnie LLoyd’s of London, de propriétaires juifs, assurait le transport en bateaux du “bois d’ébène” de l’Afrique vers le nouveau continent. Le reste c’est une longue histoire bien cachée dans les livres des écoliers.

Les intellectuels n’étaient pas contents avec la venue de ces immigrants européens, à une époque où des tyrans et des rois avides de sang et de pouvoir en Europe affamaient leurs peuples, même ayant déjà main mise sur les nations et royaumes africains et amérindiens. Dans des villes sales et dangereuses comme Paris et Milan, les gens mangeaient des rats et à la campagne la soupe était faite avec des peaux de patates et des racines des forêts.

L’immigration vers les Amériques a sauvé beaucoup de pays européens de la famine. On doit bien savoir que l’invasion de l’Algérie et l’occupation suivant pour 150 ans des terres arabes ce cette fière nation (un peu l’Irak de l’époque) fut le fait qu’il y avait la famine en France avec toutes ces guerres napoléoniennes, les Français mourraient de faim et la France n’arrivait pas à payer la dette du blé acheté à l’Algérie et elle voulait encore et encore. Le consul français insulté par le bey d’Alger a bien mérité sa gifle d’éventail. On peut bien imaginer son arrogance devant le bey d’Alger en voulant plus de blé algérien sans avoir acquitté sa dette, rires. Donc les européens, voire les Français, sont mal placés pour donner des leçons de morale au Brésil.

Revenant au “blanchiment du Brésil” dans le contexte des favelas de Rio de Janeiro, cela n’a rien à y voir. Les Etats-Unis aussi et même l’Australie ont pratiqué la méthode de l’immigration blanche choisie en Europe, allant jusqu’au paroxysme australien d’accorder le visa d’immigrant à des européens vraiment de peau blanche. Les Italiens de la Calabre trop arabisés et du sud italien basané se voyaient refusés le visa, ça c’est du blanchiment d’un pays, monsieur claudecor.

Le Brésil avec Dilma vient d’ouvrir alors un second élan de “blanchiment du pays”, n’en déplaise à claudecor et d’autres intellectuels, en accordant plus de visas d’immigrations prioritaires aux Espagnols et aux Portugais avec des qualifications et diplômes. Les Français ne sont pas dans la liste, rires. Le jour où le Brésil ira rechercher de nouveaux immigrants qualifiés au fin fond des villages d’Angola ou de Moçambique, alors là les intellos et les socialos bobos seront contents du “renoircissement du Brésil”.

Pour l’instant nous avons besoin aussi d’un “blanchiment” en Amazonie, de nouveaux colons venant du Sud brésilien arrivent depuis 30 ans pour rendre la région enfin civilisée, parce que si on va attendre les indiens, à l’heure que les Européens seront en train d’embarquer pour vivre en Mars, les gardiens de l’oxygène de la planète civilisée seraient encore à pagayer dans les rivières et tuant les poissons à l’arc et flèche pour le grand bonheur des touristes européens venus les prendre en photos avec leurs Iphones dernier cri.

Pour clore, si c’est pour développer une région dépourvue des rudiments de l’industrie et de l’agriculture et que l’on fasse venir des gens capables et expérimentés d’Europe ou de Chine et Japon, alors vive “le blanchiment” ^^

Pour la personne qui a dit plus haut qu’il fallait aller voir tout d’un pays y compris ses bidonvilles, je trouve cela d’un cynisme indicible, c’est typiquement français, même un Anglais n’aurait pas oser dire cela, rires. En France les Français n’amènent pas les riches touristes japonais, étasuniens et même brésiliens à visiter leurs bidonvilles et les quartiers chauds là où la police n’ose pas y mettre les roues de leurs voitures, je ne parle pas des pieds, rires.

Voici une liste d’où vous pouvez voir les beautés naturelles de Rio de Janeiro sans avoir à mettre les pieds dans une favela, pour se rincer l’oeil en matant du pauvre comme on va dans un zoo mater les singes.

A VISTA CHINESA LA VUE CHINOISE

http://www.google.com.br/search?q=rio+de+janeiro+vista+chinesa&hl=fr&tbo=u&tbm=isch&source=univ&sa=X&ei=4vzcUI-SCcjM0AWv64CQDQ&ved=0CCsQsAQ&biw=853&bih=466

Corcovado la colline du Bossu

http://www.google.com.br/search?q=rio+de+janeiro+vista+chinesa&hl=fr&tbo=u&tbm=isch&source=univ&sa=X&ei=4vzcUI-SCcjM0AWv64CQDQ&ved=0CCsQsAQ&biw=853&bih=466#hl=fr&tbo=d&tbm=isch&sa=1&q=rio+de+janeiro+corcovado&oq=rio+de+janeiro+corcovado&gs_l=img.3..0.363204.367914.0.368799.22.12.0.6.6.0.249.1410.3j7j2.12.0...0.0...1c.1.AYvg1VUJLh0&bav=on.2,or.r_gc.r_pw.r_qf.&bvm=bv.1355534169,d.d2k&fp=a0bedb1b50884650&bpcl=40096503&biw=853&bih=466

Morro da Urca, le téléphérique

http://www.google.com.br/search?q=rio+de+janeiro+vista+chinesa&hl=fr&tbo=u&tbm=isch&source=univ&sa=X&ei=4vzcUI-SCcjM0AWv64CQDQ&ved=0CCsQsAQ&biw=853&bih=466#hl=fr&tbo=d&tbm=isch&sa=1&q=urca+rio+de+janeiro&oq=urca+rio+de+janeiro&gs_l=img.3..0.55925.64771.2.66239.42.18.0.10.10.2.121.1310.6j11.17.0...0.0...1c.1.z7MgmwlLu9Y&bav=on.2,or.r_gc.r_pw.r_qf.&bvm=bv.1355534169,d.d2k&fp=a0bedb1b50884650&bpcl=40096503&biw=853&bih=466

Musée d’Art Moderne de Niteroi, la métropole de l’autre côté de la baie, par le pont de 14 km, vous avez une superbe vue de Rio de Janeiro

http://www.google.com.br/search?q=rio+de+janeiro+vista+chinesa&hl=fr&tbo=u&tbm=isch&source=univ&sa=X&ei=4vzcUI-SCcjM0AWv64CQDQ&ved=0CCsQsAQ&biw=853&bih=466#hl=fr&tbo=d&tbm=isch&sa=1&q=museu+niteroi&oq=museu+niteroi&gs_l=img.3..0.33881.44141.4.44773.41.21.5.6.6.2.146.1789.7j12.19.0...0.0...1c.1.22HL5lnoWnw&bav=on.2,or.r_gc.r_pw.r_qf.&bvm=bv.1355534169,d.d2k&fp=a0bedb1b50884650&bpcl=40096503&biw=853&bih=466

E toi aussi arrête de te balader tout seul à 3 heures passée minuit dans les placettes (les carrés à Montréal) de Copacabana. Après ne viens pas te plaindre que les jardins publics au Brésil (presque 16 fois la France) sont dangereux. Et pour ceux qui montent aux favelas pour faire de fausses heures d’humanisme et en redescendent avec la dame blanche, faites gaffe au contrôle en bas de la colline. (rires)

Le Brésil, c’est cool, et donc la passion qui anime ce forum me semble bien forte. Je crois que les “favelas” visitées sont aujourd’hui souvent des quartiers où les personnes sont assez heureuses, car ce n’est pas la totale misère des lointaines favelas des bordures de Sao Paulo, de Bahia, ou de Rio. 95% des habitants bossent. C’est aussi pourquoi le projet de d’octroi de titre de propriété sur les terrains, est le plus intéressant (et il marche bien) car il va fixer les personnes dans leur quartier où elles sont bien. Ce projet marche bien mieux que celui de Lula de “Minha Casa - minha vida” qui relocalise les habitants. Je propose à Colju d’aller dormir à l’hôtel The Maze dans une petite Favelas du centre. Cet hôtel tenu par un anglais fait vivre plein de monde, et dès que tu seras accepté tu pourras prendre contact avec la “communauté” tant que tu veux. Y compris sortir la nuit dans la “communauté” sans risque. Ainsi tu éviteras de te sentir voyeur. J’y suis allé avec toute ma famille !

… comme on dit dans nos campagnes, je crois que j’ai écrit dans cette discussion en me déclarant complètement opposé à ce genre de voyeurisme, mais tu as raison la plupart des habitants y ont une vie “normale” si on inclut dans “normal” le fait d’être assez souvent racquetté pour un certain nombre de services.
J’avais aussi cité le Vidigal, une des plus belles vues de Rio, au-dessus d’Ipanema, que certains avaient commencé à vendre en lots dès la “pacification”, malheureusement quelques semaines après, les fusillades avaient repris, sans compter que le plus souvent les lots vendus (sans titre) sont souvent des zones naturelles protégées, et sont en plus dangereuses, voir ce qui est arrivé dans les favelas de Niteroi il y a 3 ans, ou la pluie sur des sols glissants a balayé les constructions précaires.
Il y a effectivement des lieux “à la mode” où on s’amuse et on danse, grand bien fasse à ceux qui en profitent, qui doivent dépenser dans la nuit un ou plusieurs salaires minimums, là c’est mon sens moral personnel qui me donne une légère nausée.
Mais je le répète, c’est personnel, bien que ce sentiment soit partagé par mon épouse et la plupart de mes amis brésiliens.
Amitié
Claude

qui connaissent un peu la réalité brésilienne.
Toutes proportions gardées c’est comme nos cités de banlieue sur lesquelles il est bon de s’extasier, sur la “nouvelle culture” qui s’y développerait, etc. En foi de quoi tous ceux qui peuvent en sortir le font dès qu’ils sont en mesure de dégager.

Bonjour à tous,

(Ma reponse sera pas constructive, je peux pas, mais je vais au mois essayer de rester poli)

On a pas besoin d’aller aussi loin pour voir des “bidonvilles”, pas loin de Paris il y en a plein (par exemple, au nord vers St Ouen), tu peux aller jeter un coup d’oeil, si ça te plait de voir ce qu’il y a dans le regard de ces personnes quand tu passes dans ton bus, tu peux prendre quelques jours de ton voyage dans la “ville merveilleuse” pour retrouver des regards similaires… il doit y avoir des tours organisés, pour des types de touriste “comme toi”, qui aime voir ce genre de choses.

Aux autres lecteurs, vous savez quoi, le PIRE c’est que je suis sur que ce posteur initial (celui qui a fait allusion à une reserve naturelle) pense qu’il releve d’un bon fond humain que d’aller voir ce genre de choses : Les idées en boite selon laquelle les vrais visiteurs ne sont pas ceux qui restent dans les sentiers battus et spots touristiques doivent être tout le fondement de ce type de déviance.
S’il veut vivre la favela c’est tout à son honneur, j’ai quelques adresses qui pourraient l’accueillir.

Je me demande dans quel état d’esprit il faut être pour chercher à voir ce genre de choses, vraiment. Si l’on m’explique peut etre que je songerai à ce type de “dépaysement” moral et humain, et peut être même, qui sait, que j’exposerai ma propre vie, que je qualifierai de moyenne, à des personnes de classe économiques sociales bien plus élevées, histoire de faire fonctionner cette forme de divertissement.

Je suis aussi entièrement d’accord avec pascalclicclac.

Ce sont des personnes normales et qui ont envie de le montrer. Ce sont des gens travailleurs pour 95 % d’entre eux qui connaissent la vie d’en bas mais les gens d’en bas ne connaissent d’eux que ce qui passe au journal télévise, c’est a dire les meurtres, la drogue, la saleté et la misère.

Je suis d’accord qu’il faut que le contact ne se fasse pas sous forme de voyeurisme mais plutôt par des échanges : visite des installations culturelles écoles … spectacle de musique, danse …

Pourquoi comme quelqu’un l’a dit ne pas faire la meme chose dans un camp de Gitan ou même de Rom. Passer une soirée avec eux au coin du feux a découvrir leur culture, leur musique, leur danse serait surement enrichissante et nous permettrait de mieux comprendre leur vie et leur souffrances avant de les mettre dehors.

C’est sur que la plupart des brésiliens qui ne veulent surtout pas mélanger les classes sociales verront ce rapprochement d’un très mauvais œil. Ce sont les étranger qui ont moins d’idées préconçues qui doivent donner l’impulsion.

n’étaient pas, dans leur immense majorité, de gros travailleurs.

Cela dit, s’ils pouvaient habiter ailleurs (c’est à dire pour un prix compatible avec leurs revenus et pas à des heures de transport) ils fileraient en masse.
J’ai des proches au bairro Terra Firme de Belém (un des pires de la ville sinon de tout le pays), que je visite non pas par voyeurisme mais parce que ce sont des amis et qu’il faut bien que j’y aille si je veux les rencontrer.

Je n’en connais pas un qui y demeure par choix, et je n’ose même pas imaginer leur réaction si on venait les visiter dans un cadre “touristique”

.Il est vrai que je ne parle que de ce que je connais puisque j’y vit Les favéla de la zona Sul de Rio sont en pleine mutation, ce sont les plus beaux point de vue de Rio et tant pis pour ceux qui ne veulent pas le connaître sous prétexte qu’ils se trouvent dans une favéla . Ce sont les lieux de culture d’où vient le funk, la samba, le carnaval …
Les pousadas et les restaurants poussent comme des champignons.
A l’heure ou les prix des logements explosent, les favelas pacifiees s’imposent comme des lieux de vie bien localises a des prix abordables.
Nous reparlerons de tout ceci dans 5 ans …a samba

Cfy Martin vous avez le coeur pur et je vous respecte car vous ne semblez pas avoir un gramme de mauvaise intention.
Evidemment vous avez raison d’en parler si vous y habitez, et les favelas vont certainement aller vers une “normalisation”.
On est également d’accord quand vous dites d’y aller pour la musique, rencontrer des gens et ne pas y aller en voyeur, c’est ce que j’ai dit dans un courrier plus ancien. Cela dit les voyagistes qui font les tours y vont à mon avis en agitant l’aspect “voyeur”, le frisson de l’aventure, l’orgasme du risque entrevu. Ils n’iront pas bien sûr là où les gangs leur auront demandé trop cher ou bien là où le risque est réel.
Vous avez vu l’autre jour une fusillade dans la zone nord en plein jour, ça refroidit un peu, pourtant ça avait l’air bien calme.
Habiter là, libre à vous, et dans 5 ans on verra en effet, les favelas sont là depuis presque 100 ans, elles disparaitront sans doute d’après vous par miracle, et avec elles la misère et la violence qui va avec.
Quant à habiter au Vidigal, car c’est peut-être là où vous habitez, j’aimerais bien, j’ai vu les photos de la vue magnifique qu’on y a , mais je vous rappelle que ce sont des zones en principe APP interdites de construction et dangereuses (glissements de terrain sur ces rochers qui deviennent facilement des savonnettes en cas de pluie forte et longue -voir Niteroi il y a 3 ans-), donc qui seront un jour, qui sait, dans un mois dans dix ans, évacuées, quand le pétrole aura amené assez d’argent pour réaménager tout ça.
Amicalement
CC

sans doute par ignorance mêlé d’angélisme, vous imaginez les camps de Roms, en France, avec des feux de camp sympathiques et une population souriante qui “danse autour et qui fait de la musique”, peut être en gagnant leur vie en tressant des paniers ou en rétamant des casseroles?

La vérité est tout autre. Ce sont des malheureux qui fuient des pays où on les ostracise, et qui en France mendient dans des conditions épouvantables, les mères avec les bébés dans les courants d’air glacials du métro, les plus grands tenus par des bandes redoutables (enfin, un procès qui se tient en ce moment va faire tomber des têtes) qui les obligent à voler et à se prostituer, avec raclée voire pire le soir si le minimum (des centaines d’euros) n’est pas rapporté.
En outre ils vivent dans des cabanes faites de bric et de broc ou des squatts insalubres, pleins de rats, sans eau courante, dans un danger de tous les instants (trois morts dans un incendie, il y a trois jours).
On ne peut hélas pas les héberger puisque les HLM font dramatiquement défaut (et qu’en plus ça créerait un appel d’air qui en amènerait des centaines de milliers, ce dont rêvent les pays de l’est dont ils sont originaires)

Alors magnifier ce genre de misère en organisant des romlands ou des favelands pour justifier l’insalubrité, le danger permanent (comme dit plus haut, des glissements de terrain, de la leptospirose, de la dengue, des gangs), c’est une conception: mais ça ne sera jamais la mienne

de mettre en place ce type d’échange. Um camp de Rom s’apparenterait a une favela de Rio des années 50.
J’avais plutôt en tête un camp de gitan ou les gens vivent dans de bonnes conditions d’hygiène comme dans les favelas de la zona Sul de Rio qui ont ete transformées en quartier avec l’électricité, l’eau courante, des conduits d’évacuation d’eau des relogements dans des construction de la préfecture pour ceux qui habitaient dans les zones à risques d’éboulement, des postes de santé, la présence de la police …

Dans une favela, même si il n’y a plus de danger et même si on se rend dans un endroit ou l’accès est bon il y a encore des préjugés qui persistent fortement.
Les taxis ne montent pas, les livreurs de meubles, de nourriture, les pharmacies, les livreurs d’eau, les installateurs d’internet …

Plus il y aura du flux, mieux ce sera pour les désenclaver. Si ça permet de faire travailler des guides et des commerçants de la communauté, c’est quand même intéressant d’essayer de développer une source de revenu autre que la drogue et permet d’attirer en haut un autre public que les drogués.

95% (comme tu disais) voire 99% des gens ne sont pas des drogués dans les favelas mais des gens qui travaillent (à Rio, des employés de banque, des garçons de café, des ouvriers, des employés etc.) et 1% leur pourrit la vie.
S’ils restent dans ces favelas, c’est qu’elles sont proches de leurs lieux de travail. Les solutions de relogement qu’on leur propose sont à 3h de transport.

Il y a trois aspects.

Ou la favela est pacifiée et dans ce cas, les services y sont (on a même des agences bancaires dans de grandes favelas). Rien à voir.
Ou elles ne le sont pas et si rien ne monte de ce que tu dis, le gringo en visite s’y fera dépouiller, en groupe ou pas.
Ou elle ne l’est pas mais les opérateurs touristiques qui baladent les gringos payent le gang du coin pour faire leur business. Et moi, directement ou indirectement, je n’encourage pas le racket.

Quand des Brésiliens voyageant en France demanderont à se balader aux 4.000 de la Courneuve ou aux Courtilières de Pantin, je réviserai mon jugement

sont tous drogués, j’ai dit que, mis a part les ONG, les seules personnes qui font l’effort de monter ce sont les gens qui vont acheter de la drogue.

D’autre part, les solutions de relogement qu’ils proposent maintenant se situent dans la favela. Ils construisent comme des HLM au milieu de la communauté pour reloger les gens expropriés (pour mettre un batiment de la prefecture comme l’UPP par exemple) ou dont la maison est sur une zone a risque. La ou j’habite ils ont déjà terminé un immeuble et un 2eme est en cours de construction.
Toutes les maisons ont un cadastre, une installation électrique faite par la light avec un compteur :wink: et il n’est plus possible de construire ailleurs.
Les maisons se vendent avec des papiers, se louent …

et qu’est ce qu’il y a à voir? Des maisons avec des compteurs électriques devant?

Quand aux deux autres, j’ai dit ce que j’en pensais.

Un mois tout entier à rio n’est pas suffisant pour en explorer tous les parcs, musées, monuments, sites, etc.
Dans ces conditions, le voyeurisme social…

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