Visiter les bidonvilles de Rio de Janeiro

Forum Brésil

c’est que tu dois vivre ici, alors je t’invite à venir chez moi.
Je te présenterai le responsable de l’association des habitants et nous irons avec lui pour qu’il te présente les divers projets de développements économiques et culturels. Tu échangeras tes idées avec lui dans le restau de la communauté d’ou la vue est superbe et la feijoada excellente. Tu lui demanderas comment il voit le développement du tourisme dans sa communauté. Si tu veux être le porte parole des gens il faut d’abord les écouter ! Qu’est ce que t’en penses ?

être le porte parole de qui que ce soit, et grand bien fasse à tout monteur de projet, je lui souhaite une pleine réussite si elle est collective et pas au profit d’un petit groupe.

Je dis simplement que c’est sans moi. Parce qu’il y a d’un côté une aspiration à la normalisation, très légitime, et d’un autre une mise en spectacle, et je distingue une contradiction.

Parce que si la situation des favelas se normalise, il n’y aura de facto plus rien à y voir à la fin du processus.

Donc consciemment ou pas, la mise en spectacle freine la normalisation.

Pour ma part quand je vais voir mes proches à Belém, je bosse un peu** avec une ONG brésilienne dont j’aime l’état d’esprit qui est de dire "basta avec la musique, le foot, le carnaval dès qu’on parle favela quand dans les bairros nobres on pense ‘réussite scolaire’ "
Du coup, cette ONG a monté des salles pour que les enfants fassent leurs devoirs dans le calme, aidé par des animateurs (ce qui est impossible dans une cahute).
Ses membres sortent les gamins de leur ghetto pour les emmener au théâtre ou à d’autres spectacles culturels. Je préfère ça, amener des enfants vers le “beau” qu’ils ne verraient pas sans cela, que de promener des touristes pour les observer comme dans une réserve, mais chacun son truc…

** (en faisant ce qu’on me dit de faire, pas en dictant leur quotidien aux gens: bien que connaissant Belém depuis 1983, je suis très conscient que ce que j’ignore du contexte est immense par rapport à ce que j’en connais)

Maintenant qu’il soit bien clair que ce n’est que mon avis, que je ne le prétends pas universel. Si des gens se sentent à l’aise en faisant ce genre de visites, je leur souhaite un excellent séjour.

… je dirais juste qu’on est bien tous d’accord que le voyeurisme est abject, qu’il ne faut pas le faire n’importe comment mais que qu’il ne faut pas s’interdire d’aller dans une favela.
Il faut regarder dans le détail ce que propose les tours, qui a mis ça en place et si ils privilégient la rencontre. Je suis d’accord que les favela tour en Range Rover c’est bien cynique.

C’est vrai que je vois toujours ces étrangers qui quittent leurs belles capitales climatisées pour venir s’encanailler dans les favelas de Rio de Janeiro comme des voyeurs ou des marchands du misérabilisme, très en vogue en ces derniers temps et qui est plus connu dans le jargon anglophone comme “poorism” ou en français “voyeurism” ^^ tout ça avec l’excuse d’aller à la rencontre de la “culture”, chose qu’ils ne font jamais dans leur pays d’origine. Déjà qu’un vrai parisien considère Paris comme une île de luxe perdu dans un océan, il ignore la pauvre banlieue et ses bidonvilles urbanisées pour prendre l’avion à Charles de Gaulle direct pour s’imprégner de culture dans les favelas de Rio, c’est drôle.

Je suis Brésilien et à chaque fois que je voyage à Paris ou à New York je n’ai jamais cette idée bizarre d’aller voir les pauvres et manger dans leurs casseroles, rires ^^ mais bon, comme les Français ont lancé la mode, je songe la prochaine fois aller faire un tour dans les camps des gitans à Paris et à Marseille, tout en laissant ma Rolex à l’hôtel, bien sûr.

Pourquoi avons nous tendance à aimer dans un autre pays ce qu’on n’avons pas chez nous ?

Pourquoi les brésiliens cherchent plutôt a aller dans les pays riches, aller à Paris ou New York, porter de belles montres Rolex, de beaux habits, de belles voitures ?
Pourquoi se sentent ils attirés par les pays ou il fait froid, ou les beaucoup de personnes vivent dans la solitude, les familles sont désunies, les gens s’agressent oralement, ou le taux de dépression et de suicide est record ou on termine notre vie seul dans un hospice ?
Je n’ai personnellement connu que peu de brésiliens qui étaient allés dans des pays pauvres (en Indes) et en sont revenus en promettant de ne plus y remettre les pieds.

Pourquoi les français recherchent une vie plus simple aupres de personnes plus optimistes et gais malgré la dureté de la vie ? C’est probablement utopique, je suis d’accord car l’envers du décors peut être dur à affronter. S’encanailler consiste a fréquenter des gens douteux, des canailles et je ne pense pas que ce soit le cas de tous les habitants des favelas, et ce n’est en tout cas pas ce que recherchent les français en allant dans les favelas.

Je suis issu d’une classe sociale assez aisée du centre ville de Lyon mais adolescent j’aimais le rap et la musique de banlieue, j’y avais beaucoup d’amis et y allait souvent. J’ai eu l’occasion plus tard de travailler dans un centre social dans une banlieue tres chaude a l’époque ou les gymnases, les commercent brulaient régulièrement et les règlements de compte étaient meurtriers entre communautés ethniques.
C’était aussi des ghettos mais d’une richesse multi culturelle incroyable. J’ai mangé des couscous dans leurs casseroles comme tu dis en riant, écouté leur musique, essayé de comprendre leur tradition et leur langue. J’ai surtout compris que l’immense majorité des gens étaient des bonnes personnes obligés de se soumettre au peu de délinquants qui dirigeaient le quartier.

La culture d’un pays est toujours issue du peuple. On nous vend la samba du Brésil à longueur de temps. D’ou vient la samba ou dans quels quartiers est elle encore la plus présente ? N’est pas légitime d’avoir envie de connaitre les racines plutot que la version aseptisée proposée aux “gringos”.

Même quand ils se prennent pour Soeur Emmanuelle on sent quand même l’arrogance de celui qui apporte la lumière et qui est le dernier rempart de l’humanisme. Franchement, vous n’avez pas volé votre réputation dans le monde, rires.

Eh oui, les Brésiliens adorent voyager partout, même en Inde, en Indonésie, au Pérou et au Guatemala mais ils n’y vont certainement pas pour jouer la soeur Emmanuelle des quartiers assez aisés des grandes villes brésiliennes comme vous le faites à Rio de Janeiro.

Les 500 mille touristes français qui passent en visite à New York ou à Miami tous les ans n’y vont pas pour trouver la misére et la culture populaire des quartiers lugubres de la banlieue, ils y vont pour voir du luxe plus luxueux qu’ils ont chez eux à Paris ou en province, les casinos et le bling-bling. Les Brésiliens ne vont pas à Mumbai ou à Delhi pour monter dans les bidonvilles chercher du pauvre et manger dans leurs casserolles pour la culture locale, ils y vont pour voir la culture générale de l’Inde millénaire, la richesse des cultures et des temples, l’opulence et la beauté de monuments comme le Taj MAhal, etc… vous semblez ignorer dans votre favela que le Brésil est presque 16 fois plus grand que la France, votre favela est juste un grain de sable dans le pays… il a acquis son titre de nation en 1822, laissant d’être une colonie soporifique portugaise et le Brésil est très riche, les Brésiliens s’enrichissent avec leurs propres richesses, rien est volé ou pillé ailleurs en terre étrangère. La sécurité sociale brésilienne sera aussi bonne que la française dans quelques années mais ce ne sera pas avec des richesses prises en terres conquises, couvertes de sang des esclaves. D’ailleurs, ajdhui on commémore le jour de vos ancêtres, les esclaves, rires… Le monde entier sait qu’avant l’invasion des terres africaines et asiatiques, les Français mourraient de faim e mangeaient des rats et c’est même pour ne pas payer la dette du blé que vous deviez aux Algériens que vous avez envahi l’Algérie en 1870 et fait main basse des richesses et terres des arabes natifs pendant 150 ans. Alors ne venez pas nous donner des leçons de morale et humanisme car tous les Brésiliens ne sont pas des incultes alègres comme ceux que vous croisez dans votre favela. Vous fantasmez trop et c’est des gens comme vous qu’'en Europe répandent l’image que le Brésil c’est un immense pays où les Blancs résident à ipanema et Copacaban et les autres, forcément tous Noirs ou mulâtres, résident en bidonvilles perchés sur les collines surplombant la mer.

A chaque fois que je croise quelqu’un comme vous quelque part en Europe, forcément, puisque vous faites toujours profil bas au Brésil, hehehe, c’est la démoliton totale, rires. Arrêtez lde faire l’apologie de la pauvreté des Brésiliens des favelas de RIo de Janeiro, car à Lyon vous avez du Boulot qui vous attend par trop loin de votre quartier assez aisé du centre-ville ^^ Les Minguettes c’est pas assez haut en colline et pas de vue sur l’océan, mais il y a aussi de la culture métissée, tant vous plaise. D’ailleurs, ZIdane vient des Minguettes. Il a acquis sa reconnaissance en tant que Français par les médias français après la coupe de 1998 mais avant il était juste un joueur “franco-algérien” de plus en France, voire carrément “un arabe”.

Que faites-vous aujourd’hui pour commémorer le jour du souvenir des ancêtres esclaves de beaucoup de Français? N’ont-ils pas une musique comme le samba brésilien pour vous accrocher?

Tu dois être trop intelligent pour moi, je n’arrive même plus à voir ou tu veux en venir. Trop de culture pour moi sans doute !!

Pour ceux que ça intéresse en tout cas et qui n’ont rien contre manger dans les casseroles des gens des favelas :

Un mec comme toi qui quitte un quartier assez aisé du centre de Lyon pour venir s’abreuver de culture populaire dans une favela de Rio de Janeiro et semble ignorer les 12 millions d’autres habitants que la ville possède en bas des collines et qui invite des étrangers à venir y voir, c’est un misérabiliste et pire, voyeuriste. Et possiblement profiteur en tant que propriétaire de hostel acheté je ne sais pas comment et par quels moyens dans un endroit où tout terrain est propriété de l’Union et pas droit de construire. Tu n’as rien d’une soeur Emmanuelle, mdrr

Ce n’est pas que tu viens de France que tu es forcément culte jusqu’au TDB, surtout quand on parle des richesses acquises par la France, cela vous emmerde de savoir que nous savons aussi. Arrête de faire l’apologie de la pauvreté des habitants des favelas, ils n’ont pas besoin de gens comme toi, pire, d’un étranger venu d’un pays avec un passé qui ne se pardonne pas.

Des touristes qui vont perdre une demie-journée, voire une journée entière dans un bidonville dans un séjour de 3 à 5 jours dans une métropole belle et ensoleillée comme Rio de Janeiro, cela veut dire qu’ils ont un truc bizarre dans la tête. Ce n’est pas en achetant deux ou trois bricoles dans une échope d’artisanat ou buvant un guarana dans une bicoque qu’ils vont faire vivre les favelados.
L’étranger qui possède un hostel dans un terrain illégal au Brésil, il n’est pas là “pour faire vivre des Brésiliens”, mais simplement pour profiter du laisser-aller des autorités et de se mettre plein les poches.

…je fais simplement partager mon expérience de ce que je vois dans les favelas pacifiées de la Zona Sul de Rio. J’explique simplement que ces quartiers sont en train de venir de vrais quartiers et probablement pour certains, ils vont devenirs des quartiers pittoresques et à la mode comme ont pu le devenir beaucoup de quartiers populaires a Paris : Montmartre, Menilmontant …

J’ai beaucoup voyagé dans ma vie et vécu de nombreuses années dans des pays très différents (Mexique, Pologne …). Je suis arrivé un peu par hasard au Brésil pour mon travail et je n’étais pas venu pour m’abreuver de culture populaires. De plus, j’ai atterri dans une favela pour des raisons économiques car cela permettait d’avoir un loyer raisonnable tout en restant dans la zona sul.

Je te rassure, je ne suis pas non plus curé ou jésuites qui sous prétexte d’aider les pauvres n’ont qu’une idée en tete : les convertir !!

Pour finir je suis completement d’accord avec toi quand tu parles des riches français ou de n’importe quels pays, qui arrivent avec les poches pleines de pognon, ne connaissant rien du Brésil ni même la langue, achètent une bouchée de pain une maison qu’ils transforment en hostel et gagne un max de fric sans en faire profiter personne. Ça n’est pas très moral mais c’est la vie, le capitalisme est toujours le système qui s’impose a nous car il y en a toujours dans les favelas qui arriveront a y tirer leur épingle du jeu malgré tout.
Les plus belles medinas de Marakech ne sont plus marocaines, les grands vin français deviennent russes ou chinois …

“”“J’explique simplement que ces quartiers sont en train de venir de vrais quartiers et probablement pour certains, ils vont devenirs des quartiers pittoresques et à la mode comme ont pu le devenir beaucoup de quartiers populaires a Paris : Montmartre, Menilmontant …”“”

Ces quartiers, à l’origine, étaient très “populaires” (dans le sens où les “gens biens” n’allaient pas s’y frotter, ou alors dans des conditions très spéciales qui visaient le voyeurisme et l’encanaillage. Je peux aussi citer Belleville, la rue de Lappe (derrière la Bastille) siège de la pègre de Paris qu’on appelait alors les “Apaches”. Il y a un peu plus de 50 ans, ma mère qui n’était pas riche faisait ses courses au marché d’Aligre, connu pour ses petits prix (mais il fallait bien tenir son porte monnaie). De nos jours c’est le marché le plus snob et le plus cher de la ville et ma mère a dû émigrer à 1h30 de son lieu de travail.

Maintenant ils sont “pittoresques et à la mode”, envahis par les bobos, depuis qu’on en a chassé 99% des habitants d’origine (trouve moi de vrais prolos vivant toujours là, sauf de rares exceptions) à grands coups de “rénovations urbaines”, déportés dans de lointaines banlieues pendant que ces bobos et grands bourgeois se payent des lieux rénovés à très grands prix (pas un appartement à moins de 5.000 euros le m2)

Alors tes favelas “pittoresques” à la vue sublime, je ne doute pas qu’un jour elles seront un quartier à la mode. Mais certainement pas habité par les habitants actuels qui auront été dégagés de gré ou de force (Copacabana vieillit, on fera sans doute une translation et la plage deviendra une zone de non droit, c’est parti pour)

Mais que peux t’on y faire ?

Comme disait Coluche : “Le capitalisme c’est l’exploitation de l’homme par l’homme, le socialisme c’est le contraire.”

Turista alemão é baleado em visita à Rocinha

Voilà, tout est dit dans la manchette du journal O GLOBO d’aujourdhui, traduit en français un peu libre pour rajouter de la sauce. Lisez en traduction de GOOGLE. Il aurait été ce jour en train de faire une visite au beau Musée d’Art Moderne à Niteroi pour voir la culture brésilienne , de Niemeyer, dans la métropole en face de RIO, de la même façon comme il ferait pour les beaux musées de New York ou de Londres sans visiter leurs banlieues pourries et dangereuses, il serait encore en vie… il est en état grave, tss, tss

Qui cherche, trouve!

http://oglobo.globo.com/rio/turista-alemao-baleado-em-visita-rocinha-8556111

J’ai vu que l’info est déjà passée, c’est pour agrémenter le débat avec objectivité, je viens moi aussi de le lire dans la Folha de SP:

http://www1.folha.uol.com.br/cotidiano/2013/05/1288102-turista-alemao-e-baleado-na-favela-da-rocinha-no-rio.shtml

Donc gaffe à la balade, et mieux vaut ne pas courir ou faire des gestes brusques quand on est dans des situations pareilles, c’est pareil en France mais ça arrive moins souvent.
Je n’ai pas voulu participer aux échanges ici car je pense franchement que les gens qui encouragent les autres à faire de pareilles balades sont peut-être de bonne foi et sympathiques, mais un peu inconscients.

Cordialement
Claude

Passeio, balade dans un quartier pauvre et miséreux? ^^

Pourquoi monter dans des collines périlleuses juste pour aller mater la pauvreté avec l’excuse d’avoir de beaux angles du panorama en bas et à l’horizon si l’on peut monter la coline du Bossu (Corcovado) en randonnée ou en jeep de tourisme, voire le petit train à crémaillère, tout en faisant sa balade dans la plus grande forêt urbaine au monde, à part celle qui encercle la ville de Panama? C’est la forêt de la Tijuca, un programme pour toute une journée avec arrivée au Christ…Voir les photos…

http://www.google.com.br/search?hl=fr&site=imghp&tbm=isch&source=hp&biw=1024&bih=552&q=passeio+floresta+da+tijuca&oq=passeio+floresta+da+tijuca&gs_l=img.3…7367.13661.0.14057.26.10.0.16.0.0.142.918.9j1.10.0…0.0.0…1ac.1.15.img.otn-mjaopbE#facrc=_&imgrc=pS_9pZjONF31GM%3A%3BmemtEEi_IJVd0M%3Bhttp%253A%252F%252Fstatic.br.groupon-content.net%252F47%252F32%252F1308343533247.jpg%3Bhttp%253A%252F%252Fwww.groupon.com.br%252Fofertas%252Frio%252Frio-forest-tour%252F466510%3B450%3B300

Voici un lien de photos juste avec les mots de recherche FLORESTA DA TIJUCA… de plus belles photos.

http://www.google.com.br/search?hl=fr&site=imghp&tbm=isch&source=hp&biw=1024&bih=552&q=passeio+floresta+da+tijuca&oq=passeio+floresta+da+tijuca&gs_l=img.3…7367.13661.0.14057.26.10.0.16.0.0.142.918.9j1.10.0…0.0.0…1ac.1.15.img.otn-mjaopbE#hl=fr&site=imghp&tbm=isch&sa=1&q=floresta+da+tijuca&oq=floresta+da+tijuca&gs_l=img.12…0.202899.203609.0.205879.8.4.0.0.0.1.112.304.3j1.4.0…0.0.0…1c.1.15.img.vwhnZmiBovs&bav=on.2,or.r_qf.&bvm=bv.47244034,d.ZGU&fp=833a1bfa144ef799&biw=1024&bih=552

J’en rajoute un peu par le commentaire d’un lecteur à l’article ci-dessus, qui résume bien mon propre sentiment, suite à cet article de la Folha:

“Nada contra o pessoal das “comunidades”, porém, fazer turismo para ver os desmandos dos governantes brasileiros durante décadas ( favelas) é maluquice.”

Trad. Rien contre les gens des “communautés”, (càd les habitants des favelas) mais faire du tourisme pour voir le dérèglement des gouvernements brésiliens durant des décennies (les favelas) est folie.

Bien amicalement
Claude

A 25 ans, il se retrouve avec une balle qui lui a perforé le thorax et le foie. Bref, ça ne rigolait pas, on a tiré pour tuer.

Nul doute qu’il gardera longtemps un souvenir de son voyeurisme carioca, dans une favela, justement (Rocinha) que l’on avait présentée comme pacifiée à la suite d’opérations gigantesques

le Brésil est un pays dangereux. Le gouvernement, comme avant chaque grands évènement, essaye de changer l’image de la ville la plus emblématique du pays, Rio, mais les problèmes n’ont pas disparus : corruption, impunité, éducation, drogues …
Il n’ a pas que dans les favelas ou les touristes ont des problèmes. Le mois dernier vous avez du voir l’histoire du français et de l’américaine qui se sont fait enlever dans un van a Copacabana.
Je me suis moi même déjà fait braquer a Copacabana (il y a plusieurs années) avec un couteau sous la gorge. J’ai une amie (brésilienne) qui se s’est fait braquer son téléphone en début de soirée sur le trottoir de la plage de Copacabana il y a 2 mois.

Dans une favela c’est bien évidemment encore pire, les dédales de rues, les trafiquants sont encore la et travaillent en accord avec la police.
Il faut être inconscient pour s’y aventurer sans un guide (une personne qui est connue dans une favela).

Le Brésil, un pais presque 16 fois la France, n’est pas un pays dangereux comme vous dites de façon paranoïaque, mais si, il y a des régions, des villes dangereuses, des quartiers dangereux dans des grandes villes de 12 millions d’habitants comme Rio de Janeiro ou de 16 millions d’habitants comme Sao Paulo. Par contre, il y des régions ou de moyennes et de petites villes où la vie est un long fleuve tranquille dans ce pays de presque 200 millions d’habitants. C’est comme ça qu’il faut parler. Vous connaissez Sao José dos Campos, SP, ou Palma de Tocantins, par exemple?

Si vous parlez de la France possiblement vous allez nous raconter que c’est un pays plein de lumières et de savoir vivre et rire, où il fait bon manger une glace en regardant des vitrines ou assis à un café avec son Iphone 5 sur la table?.. à l’image de l’avenue des Champs-Elysées peut-être, rires ^^ en prenant le tout pour le tout.

Le voyeuriste allemand du reportage, selon les dernières, avait pris des photos des délinquants armés qui se baladent à moto dans les favelas. Réaction naturelle, on l’a buté pour être prétentieux et inopportun. Si quelqu’un me prend en photo sans me demander permission, je lui casse son appareil photographique, la moindre des choses. Il a cru qu’il pouvait faire ce qu’il voulait à Rio, pas comme en Allemagne chez des Allemands, il a raté son coup. Avec le poumon et le foie perforés, il s’en sortira difficilement pour regretter son geste.

toi qui a l’air de voyager et d’avoir de l’instruction, ne nous fait pas le bon vieux coup du complexe d’infériorité des brésiliens qui consiste à nier systématiquement ce qui dérange !!!

Je suis très content que tu rentres dans la discussion. Je, nous (les français ou les européens) n’avons rien à prouver. Ni en taille de pays, de sécurité sociale ou de vérité historique sur la traite des esclaves.Toi qui aimes les liens sur internet et qui a l’air cultivé, en voila 2 : un du monde diplomatique (si tu connais tu sais que c’est très sérieux) et un d’un journal brésilien n’est pas la bible Globo au service de l’état, je te l’accorde :

http://america-latina.blog.lemonde.fr/2011/10/07/les-bresiliens-champions-du-monde-dhomicides/

Je n’ai jamais été paranoïaque, je suis simplement réaliste. J’ai des amis français qui ont été braqués sur une petite route du Minas Gerais, ils sont rentrés traumatisés sans leur voiture, ni même leurs tongues après un simulacre d’exécution en pleine forêt. Donc ne me parle pas des grandes métropoles !! Le neveu de ma nounou s’est fait buter après s’être fait braquer en voiture après Niteroi la semaine dernière, son propre fils est mort mort lors du braquage du magasin ou il était vendeur il y a 2 ans dans la même région.Tu sais comme moi que quand tu demandes aux personnes autour de toi tout le monde a ce genre d’histoire à raconter. Je ne sais pas de quelle ville tu viens mais tu as l’air de bien connaitre Rio.

Les favelas, c’est la honte des brésiliens, je l’ai entendu 100 fois, c’est trop laid, ça gâche le paysage. Pourquoi les gringos ne vont pas voir les belles forêts de Tijuca plutôt que voir ces pauvres. Je ne veux même pas parler de la couleurs ou de la forme des cheveux, ceux qui connaissent le Brésil me comprendront. On pense en Europe que le Brésil est un modèle d’intégration raciale. J’arrive à imaginer depuis que je connais le Brésil ce que devait être les Etats Unis des années 60. Il est même commun de voir des noirs être racistes envers les plus noirs qu’eux. Dans les bureaux ou les clubs les noirs ne rentrent que pour ramasser les poubelles. N’imaginez même pas avoir une copine noire sinon vous êtes rabaissé au même rang. Mes collègues de travail noires françaises n’ont pas supporté d’être traité comme des putes dans leur hôtel (comme le Sofitel) et de voir leur accès systématiquement barrés.Puisque tu aimes parler d’histoire pourquoi ne dis tu pas que le Brésil a été le dernier pays au monde à abolir l’esclavage ce qui a fortement ébranlé le pouvoir du Roi Don Pedro II et probablement provoqué sa perte influencé par les grands exploitants de café et de cacao ?

Ce n’est pas que une histoire de gringo qui se prend pour Mère Thérèsa. J’ai des amis brésiliens ici (à part ceux de la favéla) qui sont ouverts : voyagent ou sont artistes, musiciens, travaillent dans le cinéma ou à la radio avec qui je partage les mêmes idées.
Le mouvement alter mondialiste a été très fort, Rio + 20 a été très pris au sérieux.
Je ne parle pas de tous brésiliens, aucune généralisation, mais d’une partie des brésiliens que je déteste comme je déteste une partie des français qui soutiennent Le Pen.

rires!

Benji, alors, cette nationalité brésilienne, ça sort ou ça sort pas? De tous les Français résidents ou presque au Brésil, tu es le seul qui la mériterait^^

à l’Itamaraty, au Planalto, fais les jouer.^^

Les nouvelles conditions d’accès non pas même à la nationalité mais au droit à résidence se sont considérablement durcies pour qui veut rester dans la légalité stricte (ce qui est mon cas)
Je dois dire que je comprends ça: le Brésil a encore un chemin énorme à parcourir pour intégrer réellement des millions de ses citoyens… Il ne va dans ces conditions pas s’encombrer de gens fuyant la vieille Europe en crise depuis trente ans, s’il n’est pas absolument sûr qu’ils apporteront un plus et pas une charge supplémentaire.
Surtout qu’il n’a pas de responsabilité particulière due à l’histoire, lui: il fut exploité et sucé jusqu’à la moelle des os avant son indépendance (et même encore après)

Depuis le temps tu aurais dû ouvrir une petite taverne sur les palafites de Manguà, à Belém, tu aurais déjà eu la nationalité comme entrepreneur. C’est comme ça, les honnêtes gens ont toujours du mal à y parvenir, tandis que les autres, les profiteurs, c’est tout de suite. Ceux qui sont “propriétaires” d’hostels dans les terrains illégalement occupés sur les morros de Rio de Janeiro, tous ont le passeport bleu (anciennement vert), surtout parce qu’ils font des mariages blancs avec les mulâtresses du coin ou mariages de confort (ça couche et ça porte des enfants mais c’est pas vraiment ça, rires)

quelqu’un voit de l’incandescence dans ce reportage, du voyeurisme ?

je voulais dire indécence

En ce moment Rocinha (diminutif de “roça”, petits champs cultivés au Nordeste) la population se révolte contre la police et les gringos voyeuristes, ça chauffe fort. Des barricades se dressent. Evitez les favelas-tours, allez faire une visite dans les musées, il vaut mieux, si vous ne voulez pas laisser votre peau là-haut.

Je suis juste très déçue de voir tous ces messages.
Sachez que je l’ai faite cette visite. Pourquoi me demanderez vous.
J’ai passé 10 jours à rio , 10 jours à marcher partout plus de 7 heures par jours pour m’imprégner avec mon ami de cette ville de ses quartiers de sa facon de vivre… Je ne pouvais pas ne pas passer par une favelas.
qui des personnes qui critiques y sont allées et dans quel contexte? j’y suis allée avec le bus de ville et arrivée à la station de bus on a marché une fois de plus à pied avec un guide local qui vit dans la favelas visitée.
Le but était de quitter les idées recues par tous les reportages Français et de me faire ma propre petite idée de la chose.
Vous savez quand vous allez à paris ou une autre ville avec un guide cest exactement la meme chose vous marchez, discutez avec la guide en vous déplacant entre les maisons et les magasins. je ne vois pas où est le voyeurisme. par contre son récit était génial. elle nous a expliqué tout ce qu"ils trichaient sans gene et aussi tous les problèmes d’insalubrité de la favelas tout ce qui n’est pas raconté dans les reportages. On croise des gens comme nous habillés comme nous qui s’activent comme nous. seulement que l’on sait qu’ils n’ont pas les meme conditions de vie que nous. pour répondre à la critique sur l’humnaité le fait que l’on participe à un programme local pour aider une école ou des associations. Qui de ceux qui critiquent font parti d’associations pour les autres en France? moi je donne plus de 5H par semaine pour mon assiciation sportive et plus de 10H pour une association pour les enfants malades. alors je pense que je n’ai de lecon à recevoir de personne;

Par contre au lieu de critiquer. sortez de chez vous, ouvrez les yeux parlez avec les autres et vous verrez vous changerez de vision.

Pour répondre au Bresilien je suis plutôt daccord avec toi et comprends ton point de vue mais tout l’histoire de l’impot, de la triche de l’eau de l’électricité je nen savais rien avant d’y aller du coup je sais maintenant je sais que tous ceux qui vivent dans les favelas ne sont pas à pleindre yen a qui choisissent ca pour économisé. J’ai vu un gro paquet de reportages en France et toutes ces infos ne les avaient pas. maintenant jai mon avis sur le sujet. je ne dis pas forcement le bon mais j’ai plus d’informations de sources différentes et ca sert à ca aussi.

L’avis du Petit futé sur FAVELA TOUR :Marcelo est le premier à avoir organisé ce type de balade dans une favela, il y a maintenant douze ans. Depuis 1992, il permet aux touristes de mieux appréhender la réalité sociale de la favela et de comprendre pourquoi c’est un endroit à la fois normal et différent. Son discours ne plaît pas à tout le monde car certains préfèrent occulter le sujet pour ne pas faire fuir le touriste et salir l’image de la cité merveilleuse. Mais Marcelo se bat courageusement car il pense que l’imagination et les fantasmes sont plus dangereux que la réalité ; et il tient à éviter la stigmatisation des favelas ! Avec lui, vous découvrirez donc la favela de Rocinha, à São Conrado, la plus grande favela de Rio de Janeiro. Marcelo y connaît tout le monde et vous serez surpris de la gentillesse de l’accueil qui vous sera réservé. Le tour n’est pas simplement une balade dans la favela, mais une façon de mieux appréhender la complexité de la société brésilienne. Une partie des recettes de ce tour est reversée à des associations, l’Ecole communautaire locale intégrée dans la visite, qui oeuvrent pour le développement du quartier. Vous visiterez ensuite, dans le même quartier, la favela de Vila Canoas, une petite communauté de 2 500 habitants. Comptez 3 heures de balade, à 9h ou 14h.
Vous pourrez exprimer des réserves éthiques face à ce type de visite, où l’on « irait voir des pauvres » comme on irait au zoo, et celles-ci seraient parfaitement acceptables. Mais la façon dont Marcelo procède et son intime connaissance des lieux et des gens préserve la visite de cette dimension voyeuriste que certains pourront juger presque indécente.

http://br.financas.yahoo.com/noticias/favela-parais%C3%B3polis-lan%C3%A7a-trajeto-passeio-124500450.html

où vous faites les voyeurs.

lien vers un article d’actualité.

Repaissez vous bien du malheur folklorisé, mais gardez en tête que le rêve de 90% des habitants de Rocinha serait sinon de vivre ailleurs (la proximité de leur travail les empêche de se déporter en banlieue), du moins de vivre dans d’autres conditions.

bien sur, les gens n’aspirent qu’a partir en banlieue pour passer des heures dans les transports, a paris ou a rio, quelle malchance d’habiter a proximite de son travail, j’ai passe un mois dans une favela, en septembre, et c’est plus cool que nos cites, et j’ai connu les deux, moi

ou un truand te flinguera et te fera disparaître dans un égout.

C’est justement ce que j’avais écrit! les gens ne restent dans les favelas QUE parce qu’ils demeurent à proximité se leur travail, que les logements sympas qu’on leur donne dans le cadre “minha casa minha vida”, par exemple, sont très loin.
Mais à Belém, même s’il y a 4h de bus par jour, ils quittent quand même Terra Firme
C’est très différent de vivre un ou deux mois (je l’ai fait et j’ai apprécié l’expérience, et de toute manière vivre avec ce que ça comporte d’inconvénients de de plaisir c’est différent que visiter comme un zoo) et y élever des gosses soumis tous les jours aux tentations de dealer et de gagner ainsi cinq fois plus que le père, mais avec une espérance de vie très réduite entre les flingages par les gangs concurrents et par des policiers.

allez c’est encore parti…la France qui coule , Hollande est un gros nul , l’Europe en déroute à part que c’est la première économie au monde, ça faisait longtemps que j’avais pas lu ça…à part ça qui a annulé la dette du Brésil il y a quelques années , qui a aidé financièrement ce pays il y a quelques années ?Soit sur ce forum il y a des kévina sorties d’école de coiffure ou d’esthéticienne qui savent tout juste lire Gala ou Voici soit il y a des gens plus agés totalement amnésiquesEnsuite les pays émergents connaissant un essouflement économique…pour ce qui est de l’intégration de la population c’est vaste sujet très complexe qui dépasse le cadre du forum du Routard

qui a dit que les gens étaient malheureux dans les Favelas ?

C’est une conception totalement occidentale et bien française des choses, en tant qu’occidental il faut toujours imposer ses vues, sa conception des choses dire aux jeunes démocraties comment il faut faire faipassi faipassa…
comme dit le proverbe "contre mauvais fortune , bon coeur " il y a tout de même une "ame humaine " dans les favelas.
Et puis les bidonvilles de Belem j’y ai été invité il y a fort longtemps les gens y étaient extrêmement déprimés ils se tapaient 10 boites de Prozac par jour

bravo ame nomade, il est vraiment pas romantique, le benj,

bonjour Bendom72 oui tout à fait mais j’apprécie de lire les interventions de mr benj77…
c’est cela l’intérêt du débat d’idées ( sourire )

torturé sauvagement, dont le corps a disparu et qu’on ne retrouvera vraisemblablement jamais (facile pour faire son deuil), dont les flics se moquent ouvertement après que des collègues aient sauvagement assassiné leur père (l’article que j’ai cité plus haut) trouvent certainement leur vie “romantique”

Faut oser, écrire des trucs pareils.

Ensuite quand j’ai parlé de la vieille Europe, j’ai fait un dégagement qui a trait à l’histoire, certainement pas à notre politique politicienne (Hollande et toute cette sorte de choses): je mets au défi quiconque ici, au vu de mes écrits, de savoir si je vote et si oui, pour qui (je parle politique, mais ailleurs)

Je ne fais que me répéter: vivre quelques temps dans un de ces quartiers un temps parce qu’on y a des proches ou qu’on s’y est fait des amis, je peux comprendre (surtout que je l’ai fait, à terra Firme, Condor et Jurunas, à Belém ; Terra Firme, ça vaut très largement Rocinha pour le danger et l’aspect sanitaire)
Visiter une demi journée, ça me fera tjs gerber, ce concept. Mais bon, il ne sert à rien d’échanger quand les points de vue sont inconciliables (tout comme d’ailleurs quand on est d’accord sur tout)
Au vu de ces échanges, le lecteur se fera son opinion et après tout si elle est en contradiction avec la mienne, total respect, je n’ai rien à imposer à supposer - ce qui n’est pas le cas - que j’en aie le pouvoir. mais de la compassion pour un gringo qui s’y fera flinguer ça non, dsl, je ne pourrai pas.

de masse, de gens qui évacuent Terra Firme pour acheter un “lote” à Benfica, localité dépendant de Benevides (bien après Marituba et la BR est totalement congestionnée), “lote” où ils doivent réaliser un forage à leurs frais (pas d’eau courante), construire eux même leur casa (tijolos, tehlas) et pour les gens qui travaillent, ça implique au minimum 2h30 debout le matin et autant le soir dans des omnibus surchargés (c’est tous les jours comme chez nous, les pires jours de grève dans le métro, chaleur en plus)

C’est le sort de l’ami Antonio (qui m’héberge en ce moment, jusqu’à lundi): départ à 5h du matin, retour à 20h30, et une journée de maçon contremaître entre les deux. Super, le romantisme!

Par masochisme? Non. Pour que leurs gosses ne vivent pas au milieu des dealeurs et autres truands. Parce que le Diario do Para, en page une, recense au moins un assassinat barbare par jour dans ces bairros.
Le fils de mon ami Antonio est vigilante dans une banque. On l’a sommé de laisser son arme à un gang. Il a refusé et s’est vu condamner à mort s’il revenait dans le quartier - et c’est pas du bidon! Exil à Manaus chez un copain de service militaire, puis installation à Benfica

Ok, c’est super romantique. Ce soir au dîner dans ma petite famille, à Benfica, je leur en parlerai, je leur demanderai ce qu’ils en pensent.

A ce compte là, à la Courneuve ou à Vénissieux les gens ne prennent pas non plus dix boîtes de prozac par jour, et ça n’empêche pas tous ceux qui le peuvent de déménager bien que leur vie soit infiniment moins dure. (comme à Meaux les bobos “adorent” la mixité sociale de beauval, en foi de quoi ils n’y mettent pas les pieds et se flingueraient plutôt que d’y vivre)

Idem en Guyane on trouve des tas de vertus à la BP134 de Montjoly (pour les non initiés: une mini favela occupée à 80% par des Brésiliens) et son côté “communautaire solidaire”. On parle bcp de ça dans les salles des profs, avec des trémolos, mais je me demande bien pourquoi, aucun ne va jamais y vivre! J’ai fait la remarque plusieurs fois, je n’ai jamais eu de réponse crédible (pourtant on ne paierait pas de loyer dans une case informelle). Bizarre, non?

Il y a un artiste qui a percé, qui y demeure. Chapeau bas: lui est cohérent, total respect

bonjour pour Benj77
pour faire court : je pense que tu théorises trop comme le Français 'lambda".
Dans l’esprit Français il faut disserter et philosopher pendant des heures sur n’importe quel sujet.
Le Brésilien lambda lui il s’en fout tant qu’il y a de la Brahma à boire et des matchs de futebol ou des Telenovelas à la télé…( ok je caricature…)
la culture au Brésil c’est une culture très populaire et je crois qu’une majorité de Français ont du mal à s’adapter à la culture du Brésil ou à d’autres pays.

le temps passé respectivement en immersion profonde au Brésil, toi et moi.

En plus je n’ai pas théorisé, j’ai cité un fait divers bien sordide, bien atroce, C’est du concret, ça! qui a fait aussi bien la une au Brésil qui en a été révolté que dans la presse internationale. C’est ça, l’univers aussi insouciant que vous décrivez!
Les gosses de ce pauvre type, on n’a qu’à leur filer une caisse de brahma, et tout sera dit, ils seront contents?
Non, les Brésiliens ne sont pas des animaux. Ils sont heureux quand ils ont comme tous le sentiment que leurs gosses vivront mieux qu’eux, sinon ils souffrent comme nous. Soutenir le contraire n’est qu’une forme de gentil racisme condescendant.
Je crois que je préfère encore le racisme haineux, plus facile à détecter il est de ce fait plus facile à combattre.

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