Nous avons toutes les trois retrouvé nos proches . J’ai retrouvé Cyrus avec un chat de plus . Nous avons fêté mon retour avec du Talisker . Normal quand on a eu bien souvent la côte Ouest de Skye sous les yeux . Devine le Temps, aux dernières nouvelles, est repartie en randonnée . J’ai revu notre Whymper et Théodorine , et d’autres membres de notre bande d’outlaws . La prochaine expédition, dirigée par notre Whymper , aura lieu cet été , autour du Mont Viso .
Bonne nouvelle, Langue de Vipère n’a pas été dégoûtée par notre voyage . Elle est disposée à repartir, l’année prochaine .
Cette année, je suis revenue sur mes pas. Donc c’était loin d’être une découverte complète C’était un mélange de révisions et d’approfondissements. Je pourrais sans m’ennuyer revenir dans les Small Isles, dont jen’ai pas épuisé l’intérêt . Pour ce qui est de la presqu’île de Knoydart, j’aimerais revenir à Barrisdale en partant d’Arnisdale , étant définitivement séduite par le secteur du loch Hourn . Je pense malgré tout que le prochain projet concernerait plutôt le secteur Torridon Kinlochewe Poolewe et la région d’Ullapool (encore un approfondissement )ou les Hébrides extérieures (vraisemblablement Uist et Harris ) et le secteur d’Ullapool . Cela dépendra des éventuels participants .
Au terme de cinq voyages en Ecosse ,pédestres pour une bonne part, je ne connais pas grand’chose de l’Ecosse , seulement une partie de la côte et des îles de l’Ouest , encore sauvages , et certains secteurs montagneux de l’intérieur . Ce qui m’intéresse actuellement, ce sont les côtes montagneuses , les grandes étendues semées de lacs , les grands espaces authentiquement déserts.
Robin Hood de Fontainebleau Sherwood nous a initiés dans les Préalpes, les Alpes et les Pyrénées à la randonnée bivouac dans des lieux solitaires . Nous dormions sous la tente, ou encore mieux à la belle étoile, parfois, lorsque le temps était épouvantable, dans des bergeries désaffectées ou sous des rochers, avec des gouttières . J’ai des souvenirs inoubliables de ces dizaines d’expéditions où nous étions comblés par la seule contemplation de la nature : immensité de montagnes émergeant d’une mer de nuages, lever et coucher du soleil .
Je déplore (et je ne suis pas la seule ) que la montagne, en France ,soit de plus en plus “civilisée” . Les pistes de ski l’enlaidissent , commes les constructions nouvelles et les accès routiers . Les refuges ressemblent de plus en plus à des hôtels . La “clientèle” exige-t-elle désormais des prestations pour être satisfaite ?
Ce que j’aime en Ecosse, c’est qu’en s’éloignant des routes ,on se trouve rapidement , une fois arrivés au bout des “tracks” qui ne sont généralement pas très longs ,dans des espaces non aménagés, qui peuvent présenter des pièges . Pateaugeoires et midges sont là pour éloigner la foule . . Les public footpaths " peuvent offrir des surprises .Les bothies ne sont pas , heureusement à mes yeux , des modèles de confort . Des évolutions récentes , l’apparition de constructions nouvelles, même données pour écologiquement irréprochables , m’inquiètent cependant un peu . Il ne faudrait pas qu’elles deviennent trop nombreuses . On peut comprendre que ceux qui se maintiennent dans ces régions cherchent les moyens d’y vivre et cherchent à attirer des visiteurs , mais il ne faudrait pas oublier que trop souvent ,le tourisme tue la beauté .
Fin