Les capacités d’accueil de Canna sont limitées .Un B&B plutôt luxueux et cher,très bien situé sur la colline, un camping ,avec vue sur la mer, et avec des cabanes en bois récemment construites .et un bunkhouse pour 8 personnes . Il y a peut-être autre chose , mais je l’ignore . Unie avec sa voisine Sanday, elle a moins de 25 habitants . Pourtant, elle en a eu autrefois plus de 400 . Tout comme sa grande voisine Rum, elle a été peuplée dès la préhistoire . On peut y voir non loin de la croix sculptée médiévale une "standing stone " et assez haut sur la colline, , nettement plus à,l’Ouest deux souterrains néolithiques auxquels j’ai rendu visite en 2015 avec Théodorine .
Pas mal de choses ont changé depuis mon précédent voyage . Apparemment ,ce ne sont plus les mêmes personnes qui tiennent le B&B . Le camping a été déplacé plus haut, me semble-t-il et il est désormais payant (pas bien cher tout de même ) et aménagé. Le bunkhouse est en service, ce qui n’était pas le cas . Je n’ai pas vu au magasin communautaire la dame qui faisait de la si belle laine et des bonnets très originaux . Nous avions parlé avec elle . Nous n’avons pas vu la même personne sur le port .Rocket Church semble avoir été rendue au culte .
Je crois avoir lu que le statut de l’île aurait change, comme à Rum, et comme à Eigg . Que ce serait maintenant une “community” . Je ne sais pas très bien ce que signifie ce terme .
Canna a appartenu à John Lorne Campbell, l’époux de Margaret Fay Shaw, la musicologue dont je parlerai plus loin, et a ensuite élé léguée au National Trust of Scotland .Je crois avoir compris que les habitants auraient maintenant plus de pouvoir .
Un autre changement, triste assurément , a eu lieu : en 2015, un mois après notre passage, un vol a eu lieu , pour la première fois depuis des dizaines d’année dans le magasin communautaire, qui était toujours ouvert et où l’on payait dans la “honesty box” . On y trouvait asile pour prendre une soupe minute , il y avait une table et des chaises . Nous y avions fait quelques petits achats Je déplore qu’il ne puisse plus régner une telle confiance dans l’île .
En ce qui concerne le bunkhouse, il offre pour nous tout le confort nécessaire : une cuisine salle à manger, un dortoir de 2 personnes, un dortoir pour 6, et un WC salle d’eau . Donc pour nous c’est parfait et de la fenêtre, nous voyons, et Sanday et Rum. Le rêve pour 15 livres par nuit et par personne…
Un banc devant la maison, une balançoire (malheureusement nous n’avons plus l’âge) et des brebis et agneaux pour voisins immédiats .
A gauche sur la photo, Compass Hill, ainsi nommée parce quelle affole les boussoles des marins .
Le bunkhouse est un ermitage parfait . Canna ne convient pas à ceux qui ne peuvent se passer de l’agitation du monde, à ceux qui ne supportent pas l’isolement . Pas de réseau pour les téléphones portables . Pas de nouvelles de l’extérieur ici au bunkhouse . Dans l’île de Rum, nous pouvions communiquer avec nos proches , facilement dans l’ensemble, à Kinloch, devant le château, près du Community Hall, au carrefour des chemins de Kilmory et de Harris et même au camping . Arrêtée prèsdu château devant une haie de rhododendrons pour raconter notre journée à Cyrus, j’ai dû fuir et mettre fin à mon récit . Les midges commençaient à s’intéresser d’un peu trop près à ma personne. A Canna, j’ai rencontré des midges, en marchant le long de la mer, le lendemain, alors que je ne pouvais plus m’attarder au téléphone.
Nous sommes ravies d’être ici . Je regrette que tous ceux qui avaient envisagé de venir avec nous ne soient pas là , et aussi que ma cousine soit repartie.Langue de Vipère rêve de venir ici avec son époux et sa fille, bien qu’elle lne puisse comme chez elle contempler le Mont Blanc à longueur de journée .
Le seul problème est que nous sommes très bien ici . Que demander de plus devant pareil spectacle ? Nous allons tout de même faire de petits efforts pour bouger.
A suivre


















































































































































