Bonjour,
Mercredi 21 octobre, c’est le grand jour pour la rencontre avec les guépards !
Lever matinal, vers 5h45, pour arriver au CCF assez tôt pour assister au Cheetah Run !
Oh, on avait bien vu un raccourci sur la carte, en pointillés, presque une ligne droite… Mais stop les illusions, c’est un sentier privé, NO GO.
Le véritable itinéraire demande 45 minutes (D2433 puis B1 et D2440 qu’on attrape en frôlant Otjiwarongo par sa banlieue Est. Nous arrivons à l’avance, ce qui nous permet de faire honneur au copieux breakfast box préparé par le lodge (et il y aura des restes pour le picnic de midi !).
Ah, le CCF, nous en avions rêvé depuis des mois.
Pour les novices, cela signifie « Cheetah Conservation Fund ».
Nous avons réservé par le biais du lodge un combi : Cheetah Run, Cheetah Drive, visite du centre (feeding inclus). Tant qu’à faire !
Nous apercevons les guépards derrière un grillage : de grands chats ! Wouaouh! On retrouve une âme d’enfant.
Le Cheetah run débute à 8h, nous sommes 4 adultes. En principe, pas d’enfant au-dessous de 16 ans ( trop petit, vous ressemblez à une proie –je passe juste !-). Pas de sac (ils pourraient penser que vous y cachez de la viande), pas d’écharpe (les leurres utilisés pour la course sont des bouts de foulards colorés).
Moment religieux, nous entrons dans l’enclos où vont courir 4 frères et sœurs âgés de 3 ans. On nous montre le dispositif utilisé : les deux bouts d’étoffe accrochés à un fil formant un grand rectangle seront actionnés par un système électrique commandé manuellement.
Cet entraînement sportif est destiné à maintenir les capacités à la course des guépards. Ceux-ci ayant été recueillis à 3 semaines sont trop habitués à l’homme, ils ne pourront être relâchés dans le Wild, mais ce sont des « ambassadeurs ».
D’autres sont visibles dans des enclos voisins, certains pourront être remis en liberté en partenariat avec des réserves privées.
L’entraînement se déroule devant nos yeux émerveillés. Nous sommes installés juste après un virage, à 3 ou 4 mètres du fil, les cheetahs passent au raz de nos pieds… Magnifiques ! Tout y est : la beauté, la puissance, l’élégance, la vitesse (le bruit de la course sur le sol !). Quelle course !
Pas longtemps, car le guépard peut atteindre 90km/h en 3 secondes (mieux qu’une Porsche) mais il ne peut courir que 30 secondes. Après, repos, faut récupérer ! C’est pour cela qu’ils se font parfois piquer leurs proies une fois attrapées, car ce ne sont pas des combattants. Chaque fois qu’ils attrapent le leurre, une ranger procède à un échange contre un bout de viande, toujours donné posé sur une cuillère en bois (pas les doigts svp !).
Ce moment magique passe trop vite (30 minutes). Mais les cheetahs sont visiblement crevés, ils n’ont qu’une hâte : se coucher (toujours la tête dressée, pour observer les environs !). Tout près, on les entend ronronner…
Nous irons ensuite voir l’enclos voisin où veillent 4 autres guépards, 3 femelles et un mâle, stérilisé car une loi interdit la reproduction des guépards en captivité.
Ensuite, en voiture avec un ranger, nous irons dans un terrain plus vaste, dédié aux 3 filles : Sandy, Samantha et Amina, en « liberté surveillée ». Elles sont nourries dans un enclos spécial d’accès libre, mis à leur disposition (nous verrons d’ailleurs Samantha venir manger dans sa gamelle) mais ne dédaignent pas de chasser un peu les écureuils ou autres rongeurs.
Nous terminerons le tour en rendant une petite visite aux chiens bergers anatoliens, qui font partie du programme de préservation des cheetahs en protégeant les troupeaux des fermiers contre les attaques de guépards (donc moins de guépards abattus à coups de fusil). Comme les « Patous » (chiens de montagne) de nos Pyrénées, les chiots sont élevés dans l’enclos des chèvres (chez nous, des moutons) et les considèreront comme leur famille. Un chiot anatolien est vendu 1000 N$ au fermier (env 70€) à raison d’un chien par ferme, et on considère qu’un seul chien peut protéger une centaine de têtes de bétail.
Un petit tour à la boutique, un café/tartelette maison au fromage de chèvre… Puis nous reprenons la route vers notre dernière étape.
C’était vraiment une matinée Wouaouh!
A suivre…
Cordialement,
Patou