Dans les montagnes de l'Ouest de l'Ecosse

Forum Écosse

Troisième partie . Skye

A Mallaig

Mallaig, c’est un port de pêche, mais c’est aussi le terminus de la West Highlands Line de Glasgow à Mallaig par Fort William , ou ligne de chemin de fer jacobite, ou de la ligne du train d’Harry Potter selon les préférences de chacun, et enfin c’est le point de départ de plusieurs liaisons maritimes . J’ai parlé précédemment de la liaison Mallaig Inverie que doivent emprunter en particulier les enfants scolarisés au collège (j’ai appris plus tard par Iain Phradaig qui ne s’exprime plus sur ce forum que le collège de Mallaig scolarisait les enfants des Small Isles et donc vraisemblablement ceux d’Inverie). Mais c’est aussi de là que partent les ferries de Caledonian Mac Brayne pour Lochboisdale dans l’île de South Uist, pour Armadale dans l’île de Skye et enfin pour les Small isles . Il y a aussi des bus Stagecoach qui assurent la liaison routière avec Fort William . J’en ai emprunté un en 2019 .
Le terminal des ferries est tout proche de la gare ferroviaire . Le lieu où nous avons débarqué était lui aussi situé à proximité du lieu d’embarquement des ferries pour Skye .
On trouve à Mallaig une superette, des hôtels , des B&B.( Je ne suis pas à jour concernant les hébergements économiques) . Nous n’avions pas l’intention de dormir à Mallaig . Mieux vaut d’ailleurs réserver si l’on ne veut pas avoir de problèmes à Mallaig, nous en avons fait l’expérience trois ans plus tard .
Comme la correspondance n’est pas immédiate , nous flânons sur le port .


Au fond , par delà le Sound of Sleat , l’île de Skye . Le Sound est le plus étroit , non pas entre Kyle of Lochalsh et Kyleakin , mais entre Glenelg et Kylerhea ,d’où part encore un vieux ferry, mais il faut passer un col emprunté par une petite route, le Mam Ratagan entre Shiel Bridge et Glenelg pour rejoindre le point d’embarquement .

Photo Cyrus

Photos de l’Archiduchesse

Ce que montre cet homme à cet enfant, c’est la voie de l’avenir qui attend les enfants des Clearances, clearances politiques d’abord avec l’expulsion des populations soupçonnées de sympathies jacobites, puis économiques lorsque les grands propriétaires ont expulsé les paysans qui ne bénéficiaient plus de la protection que leur accordait l’organisation clanique , interdite après Culloden , pour introduire l’élevage du mouton à grande échelle . La voie de l’avenir, c’est le départ pour l’Amérique . L’élevage du mouton fut souvent un échec (nous n’en avons pas vu d’ailleurs au cours de notre traversée du Knoydart )
et les Highlands devinrent un désert .


Eigg et Rum , deux des Small Isles, vues de Mallaig . Tout à fait à droite, l’ extrémité de la pointe de Sleat sur l’île de Skye .

Notre navire arrive et nous embarquons pour Armadale .

A suivre

Traversée Mallaig Armadale

La traversée Mallaig Armadale dure trente minutes . Il faut évidemment compter avec le temps nécessaire pour embarquer et débarquer , mais ce sont toujours des scènes intéressantes à observer . D’autre part , si le temps n’est pas abominable, on a tout le loisir d’observer les côtes . J’aime tout particulièrement le spectacle des montagnes dominant la mer . La traversée du pont de Skye en bus ou en voiture est trop rapide pour qu’on puisse vraiment jouir du spectacle . J’aimerais bien la faire à pied, si les conditions météo sont favorables . Il y a d’ailleurs un trottoir prévu pour les piétons . D’une manière générale, je pense vraiment que c’est une erreur de faire de son voyage une compilation d’“incontournables”, , parce que l’on a "peur de manquer quelque chose "; en se rendant le plus rapidement possible d’un lieu présenté comme important à un autre , je pense qu’on manque le plus beau et l’essentiel . Rien ne me paraît plus intéressant que de voyager à pied ou par mer, non pas par une croisière de luxe *, mais en empruntant les bateaux qui assurent les liaisons vitales pour les habitants du pays .


Photo de l’Archiduchesse

Adieu à Mallaig


Mallaig au loin . A gauche, la côte du Knoydart .
Photo Cyrus


De gauche à droite : Ladhar Bheinn, Sgurr Coire Choinnichean . Entrée du loch Nevis . Photo 2015 .
Carnet de voyage Un voyage dans les Small Isles

Côte du Knoydart

Nous approchons maintenant d’Armadale, où nous allons débarquer .

A gauche, la côte de Skye . A droite, les montagnes du Mainland . Presqu’île de Glenelg avec Sgurr na
Sgine, Forcan Ridge et Saddle

Photos Cyrus

  • Mes destinations d’élection (Knoydart, Small Isles), font actuellement l’objet de croisières très hauts de gamme, mais que je tends à juger moins intéressantes qu’une combinaison de traversées et de rendonnées qui permettent une visite plus complète des lieux .

A suivre

Arrivés à Armadale, il nous faut trouver un gîte . Nous trouvons de la place au Flora McDonald Hostel , à Kilmore, à cinq kilomètres de là et nous entreprenons de nous y rendre à pied. Ce n’est pas un trajet désagréable . La circulation n’est pas trop intense (Skye n’est pas encore victime d’invasion touristique) et nous profitons d’une très belle vue sur la côte du Knoydart que nous venons de quitter . De l’autre côté de la route, nous admirons de beaux jardins fleuris .


Photo de l’Archiduchesse

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Photo Cyrus

Mais nous ne faisons pas tout le trajer à pied . Au bout de quelque temps, une voiture arrive . Celui qui dirige l’hôtel a pris l’initiative de venir nous chercher . Nous arrivons dans une lieu idyllique, avec vue sur la mer et les montagnes du Mainland . Nous pouvons envier les poneys Eriskay qui y vivent à l’année .


Photo Cyrus


Photo de l’ Archiduchesse

Nous avons trouvé là un hébergement simple parfaitement adapté à nos besoins .

A suivre

Le lendemain, onzième jour de notre voyage, nous reprenons, à pied, la direction d’Armadale, dans l’intention de visiter le Clan McDonald Center , le Musée des Iles situé dans le parc du château d’Armadale . Le château est en ruines, mais les jardins sont très beaux et le musée très intéressant si l’on veut connaître l’histoire des îles . Le château et les terres ont fait l’objet d’une vente toute récente , controversée par les habitants de la péninsule de Sleat . Il serait question de déménager le musée .

Nous avions visité le Musée avec beaucoup d’intérêt, mais je l’avais trouvé pour un regard critique remarquable par ses lacunes ou ses silences sur ce qui s’est passé entre Culloden et la réhabilitation aseptisée ou récupération militarofolklorique de la culture écossaise, ainsi que sur les clearances (notamment sur ce qui s’est passé à Skye dans les années 1880).

Le retour sur Armadale nous permet d’admirer une nouvelle fois la côte du Mainland


De gauche à droite : Entrée du loch Hourn qui sépare presqu’île de Glenelg dominée par le Saddle et presqu’île de Knoydart. A droite le sommet du Ladhar Bheinn . Nous avons randonné deux ans plus tard dans ce secteur .

Entrée du loch Nevis

A suivre

Nous avons vu le château d’Armadale sous différents angles.


Photo de l’Archiduchesse

Après la visite du musée, nous avons longuement flâné dans ses jardins , où poussent des rhododendrons géants . Les midges se sont un peu intéressées à nous ,comme il faisait beau et qu’il n’y avait pas de vent .

Azalées

Photos de l’Archiduchesse

Pour finir, nous nous sommes à nouveau intéressés aux côtes du Knoydart, cette fois-ci vues des jardins .

L’Archiduchesse, Théodorine, et moi, Calamity, face au débouché du loch Nevis .
Photo Cyrus

Saddle, embouchure du loch Hourn, Ladhar Bheinn

Le Ladhar Bheinn domine la baie de Barisdale .

Photo 2012

La visite du Clan Mac Donald Center étant achevée, nous prenons le bus pour nous rendre à Portree . je crois bien que nous avons dû changer de bus à Broadforf .


On reconnaît ici l’embouchure du loch Hourn, qui sépare la presqu’île de Knoydart de la presqu’île de Glenelg .à gauche, dominée par le Saddle .

A gauche du Saddle , il s’agit peut-être du Mam Ratagan, col qui permet de passer de Shiel Bridge sur le loch Duich à Glenelg, d’où part le vieux ferry pour Kylerhea dans l’île de Skye .

Photos prises dans le bus par Cyrus

Arrivés à Portree, nous nous installons à tout près de la place centrale, à l’Independent Hostel où nous trouvons des places dans un dortoir .

A suivre

Nous passerons le reste de la journée à Portree, à flâner et à faire quelques courses . J’achète en particulier une carte très détaillée du Quiraing dont finalement nous ne ferons pas usage .
Nous descendons et montons tour à tour sans but précis pour explorer la ville .

Nous souhaiterions passer trois nuits à Portree, pour nous rendre grâce au réseau de bus au Quiraing et dans le glen Sligachan pour voir de près les Black Cuillins . Cela nous est impossible . Notre gîte est entièrement occupé les jours suivants en raison d’un tournoi de foot inter-îles . Nous optons finalement pour les Black Cuillins . Nous ne nous rendrons donc pas au cours de ce voyage dans la presqu’île de Trotternish .

A suivre

Le lendemain, nous avons pour programme de partir en pour Sligachan et de marcher en direction du loch Coruisk . J’ai vu en effet sur ma carte Ordnance Survey au 50000ème qu’un sentier remonte le glen Sligachan en se dirigeant vers le Sud ,et je rêve de voir les Black Cuillins de près .Au bout de 6 kilomètres environ, on arrive à une bifurcation . Le sentier se divise en deux et la branche de droite permet d’accéder à une sorte de petit col à partir duquel on peut accéder au loch Coruisk. Nous avons l’intention de bivouaquer pour la nuit et le lendemain , revenus à Sligachan, de prendre le bus pour aller voir Eilean Donan Castle .
Il s’agit là du dernier épisode de randonnée prévu pour notre voyage .
Sligachan , c’est un hôtel , un pub ,quelques maisons, un terrain de camping et un arrêt de bus , un pont routier moderne sans caractère et un vieux pont célèbre dont on a même vu des photos géantes dans le métro parisien sur des affiches publicitaires pour un whisky . C’est tout . Si le pub est fermé, ce n’est pas vraiment accueillant . Il pleuvait . Le pub était ouvert . Un petit stage au pub, en pareil cas, est de rigueur pour éviter tout risque de sombrer dans la désespérance .

Le pub

Le camping

Le loch Sligachan (loch maritime) . Une photo représentative du “bog” écossais .


Le pont routier actuel
Photos Cyrus

Il ne fait pas particulièrement beau quand nous partons . Nous sommes àl a mi-Juin . Mais c’est une atmosphère typique de l’Ecosse , rarement mise en valeur, tout comme le “bog”, sur les images publicitaires .
Le point de départ du sentier se situe au niveau du vieux pont . Il est un peu mouillé boueux mais il est ce qu’il y a de plus solide dans le “bog” environnant .


Bog à proximité du pub . Photo Cyrus .


Adieu au pub . Le vieux pont . Photo Cyrus .

Au loin , le pub . Le sentier et moi, Calamity , à travers la lande spongieuse . A l’arrière-plan, l’île de Raasay dont on reconnaît le sommet caractérisqtique, le Dun Caan .

L’île de Skye n’est pas exactement ce que toutes les photos bien léchées du Storr et du Quiraing avec une lumière bien étudiée retouchée pourrait faire croire .

A suivre

Le chemin est facile , bien qu’un peu humide . De temps en temps , il faut traverser un petit cours d’eau . Au fur et à mesure que nous progressons, nous nous rapprochons des montagnes, avec les Black Cuillins sur notre droite et les Red Hills sur notre gauche . Le temps s’améliore peu à peu .


A gauche, le Marsko

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Photo de l’Archiduchesse

Photo Cyrus . Au centre, le Marsco

Photo de l’Archiduchesse

A suivre

Continuant notre progression vers le Sud, nous arrivons peu à peu au pied des montagnes . Puis le glen se resserre .


La pyramide au loin est peut-être le Sgurr na Stri , d’où l’on a une vue extraordinaire sur le loch Coruisk dominé par les Black Cuillins.

Lochan Dubha

Photo Cyrus

Nous arrivons à une ligne de partage des eaux . Au delà, vers le Sud, le glen Sligachan fait place à ce que la carte nomme Strath na Ctreitheach . Juste après le passage des lochans le sentier se divise .

Au dessus de la vallée, à gauche, nous voyons apparaître la masse sombre du Bla Bheinn, poste avancé vers l’Ouest des Black Cuillins , par la vallée du reste des Black Cuillins

Nous allons prendre le chemin de droite et monter en direction d’un épaulement portant le nom de Druim Hain . Le chemin de gauche qui file vers le Sud par la vallée rejoint la mer à Camasunary .

A suivre

Peu avant la traversée d’un gué, je prends le temps de prendre cette photo . Au premier plan , une Red Hill de granit rose, le Ruadh Stac . A l’arrière -plan, le Bla Bheinn , montagne de gabbro, roche du manteau océanique

Après la bifurcation , juste avant la montée : Garbh Bheinn et Bla Bheinn, avec à son pied, le loch an Athain .

Garbh Bheinn à gauche et Bla Bheinn à droite . Détail

Dans la montée : Ruadh Stac et Marsco ?

Nous poursuivons notre ascension .

Photo Cyrus . Vue sur les Red Hills

Après avoir passé la crête, nous découvrons pour la première fois une partie du loch Coruisk

Photo Cyrus

Loch a Choire Riabhaich, loch Coruisk , loch Scavaig . Le loch Coruisk est un loch d’eau douce, alors que le loch Scavaig est un loch maritime .

Nous décidons de descendre un peu pour nous établir pour la nuit . La brume donne à ces parages un aspect fantastique .

Photo de l’Archiduchesse .
Nous nous établissons finalement au dessus du loch a Choire Riabhaich sur un terrain à peu près plat , mais plutôt humide .

Notre lieu de camp avec vue sur le loch Coruisk, comme il se doit .

Photo de l’Archiduchesse

Le paysage change au gré du passage de la brume, au fur et à mesure que le soir tombe .

Photos Cyrus

Vue du soir sur le Coruisk et le loch Scavaig

Après l’installation des tentes, ,il ne nous reste plus qu’à dormir .

A suivre

Le lendemain matin, il fait beau . Nous allons en profiter pour descendre un peu plus bas en direction du loch Coruisk .

Photo de l’Archiduchesse

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Loch a Choire Riabaich

Photo de l’Archiduchesse


Photo Cyrus

Loch a Choire Riabhaich
Photo de l’Archiduchesse

Nous ne sommes malheureusement pas descendus plus bas . Nous avons choisi à tort de rentrer pour aller voir Eilean Donan Castle l’après-midi, prisonniers de l’idée qu’il y aurait des "incontournables " à ne pas négliger . C’est pour moi le grand regret de ce voyage .

Nous remontons donc vers notre lieu de camp ,désormais bien ensoleillé .


Les Black Cuillins , vues des abords de notre lieu de camp . Au premier plan, Druim Hain, la petite crête que nous avons dû franchir .
Photos Cyrus

A suivre

Nous revenons par le même itinéraire que celui que nous avons emprunté à l’aller en rejoignant d’abord la crête de Druim Hain qui se prolonge d’ailleurs jusqu’au Sgurr na Stri, montagne à la forme de cône très caractéristique quand on voit la côte Sud des Blacks Cuillins sur les photos prises d’Elgol .Mais comme le soleil est au rendez-vous, nous allons enfin voir la crête des Black Cuillins dissimulée la veille dans le brouillard.


Photo Cyrus
Drum Hain et les Black Cuillins


A l’extrémité droite de la crête, le Sgurr nan Gillean

Marsco vu de Druim Hain

Bla Bheinn vu de de Druim Hain

Bla Bheinn et loch na Creitheach . La vallée conduit à Camasunary


Dans la descente sur le glen Sligachan . Le sommet le plus élevé est le Sgurr nan Gillean

A suivre

Arrivés dans le glen Sligachan au terme de la descente , nous rencontrons pas loin de la bifurcation un jeune Français qui se propose de faire le tour de l’Ecosse en quatre mois en marchant et en courant en traînant un carrix, un chariot à roulettes sur lequel il dispose sac à dos et matériel de bivouac . Sur le moment , je l’envie . A la réflexion , j’espère qu’il n’a pas rencontré de problème un peu plus loin sur son trajet . Il avait pour but de rejoindre Elgol en passant par Camasunary . Certes, il évitait le Bad Step, entre le déversoir du loch Coruisk et Camasunary, un passage sur rocher qui ne serait pas très difficile en soi, mais avec du vent ou (et) du rocher mouillé,un chargement lourd, et une chute directe dans la mer ,cela change la donne ; malgré tout il devait emprunter entre Camasunary et Elgol un sentier étroit surplombant la mer . J’avais envisagé cet itinéraire en 2010, et j’y avais renoncé, en raison des problèmes liés aux horaires de bus nécessaires pour revenir d’Elgol . J’ai lu dans des compte-rendus assez récents sur le site Walkhighlands que le sentier avait été rendu dangereux par l’érosion . J’ignore ce qu’il en est actuellement .
Nous allons employer cette descente à observer le paysage . On ne voit pas la même chose à l’aller et au retour, et même lorsqu’on s’arrête pour regarder en arrière, les choses changent beaucoup selon la luminosité . Il faut vraiment savoir prendre son temps en Ecosse .

Regard en arrière sur le lieu d’où nous descendons .
A gauche, la masse noire du Bla Bheinn dont la crête est totalement visible .

A la bifurcation . Photo Cyrus

Regard en arrière sur la crête enfin dégagée des Black Cuillins .

Pour la seconde fois de ce voyage, nous rencontrons des moutons . Les moutons sont loin d’être omniprésents en Ecosse . Il ne leur faut pas un terrain trop marécageux . On les rencontre en fait dans les zones les plus sèches . Est-ce à cause du risque de piétin ?


A nouveau le Marsco


Près de Sligachan . Quelques unes des Red Hills

Red Hills Photo Cyrus

Les Cuillins vues des environs de Sligachan, en amont du pont .

Le pont routier , le vieux pont , et le pub de Sligachan .
Photo Cyrus

La partie randonnée de notre voyage est terminée . Nous allons prendre le bus et faire les touristes à Eilean Donan Castle et Edimbourg .

Je signale qu’un autre sentier de randonnée part des environs de Sligachan et permet de rejoindre les Fairy Pools . J’ai parlé de cet itinéraire dans mon carnet de voyage de 2025 intitulé Raasay et Skye . Midges, brouillard, déluge et tempête sur les îles. J’ai fourni dans le présent carnet relatif à notre voyage de 2010 de très nombreuses photos sur l’itinéraire qui remonte le glen Sligachan et permet d’accéder au loch Coruisk pour inciter les très nombreux touristes qui se pressent au pont de Sligachan pour faire "la"photo imposée à remonter la vallée . L’intérêt de l’île de Skye ne se limite pas au Storr ,au Quiraing, à Neist Point et aux Fairy Pools . Si les conditions météo sont favorables et si les cours d’eau ne sont pas en crue , remonter le glen Sligachan est sans difficulté .

A suivre .

Eilean Donan Castle est présenté comme un "incontournable " , autrement dit un lieu qu’un touriste ne saurait manquer . J’ai lu le Guide du Routard et le Guide Vert avant de partir . J’ai vu ,comme les autres, une jolie photo . Nous avons le temps dans l’après-midi de nous rendre à Dornie et de prendre le soir en sens inverse la même ligne de bus pour rejoindre notre hébergement , Skye Backpackers à Kyleakin , à l’extrémité du pont de Skye .
L’arrêt où il nous faut descendre s’appelle Dornie bridge .
Eilean Donan Castle, situé tout près de Dornie occupe une position qui devait être stratégique, sur une petite île du loch Alsh , quasiment à l’intersection du loch Alsh, du loch Duich et du loch Long . Les communications par voie d’eau étaient plus aisées que les communications terrestres . On trouve d’ailleurs en Ecosse (on en a vu précédemment sur le loch Nevis ) des constructions qui ne sont aisément accessibles que par la mer . Le château a été détruit en 1719 lors de l’échec d’un soulèvement jacobite . Il a été reconstruitde 1911 à 1932 et je trouve que cela se voit .
Le site au départ devait être très beau, vu de la mer : le fond du loch Duich est dominé par les montagnes du Kintail . Un bac reliait les deux rives du loch Long et desservait aussi Totaig sur l’autre rive du loch Duich . On a construit un premier pont en 1940, remplacé en 1990 par le pont actuel .
Sans doute la construction des ponts a-t-elle beaucoup amélioré la vie des habitants . En ce qui concerne la beauté des lieux, je trouve personnellement que c’est un progrès très discutable . Je n’aime pas ce pont sous lequel nous avons dû passer pour nous rendre du joli village de Dornie au château . La vue que l’on a à partir de Dornie m’a paru bien dégradée . On passe sur le pont souvent sans remarquer Dornie et le loch Long . Je n’aime pas non plus le pont de Skye, ni celui de Kylesku , préférant de beaucoup les espaces sauvages, ou les routes qui s’insèrent discrètement dans le paysage . Des zones ont été - relativement - désenclavées mais du coup, il faut y subir un trafic routier important , assurément peu esthétique, accompagné d’une invasion par le tourisme de masse .
Lorsque nous nous sommes allés voir Eilean Donan Castle , nous avons vu repartir un certain nombre de cars de touristes , je crois me souvenir d’un grand parking et de boutiques de souvenirs . L’Ecosse n’était pas encore trop fréquentée en 2010 . Je me demande ce qu’il en est actuellement du château pendant la saison touristique . Je suis passée plusieurs fois à côté du château depuis , par deux fois tout récemment , sans éprouver le moindre désir de m’y arrêter .
Nous sommes restés au moins deux heures à proximité du château . Nous n’avions pas l’intention de le visiter . Nous avons pris le temps de le photographier sous tous les angles qui nous étaient accessibles . Je me suis ennuyée . C’est pour moi une déception de ce voyage . `Je regrette que nous n’ayons pas songé à explorer la rive du loch Long sur laquelle se situe Dornie . “Incontournable”, ce château l’est à mes yeux tout simplement parce qu’il est situé immédiatement à proximité de la route la plus courte pour se rendre de Fort William à l’île de Skye et que l’on est quasiment obligé de passer par là .
Je ne tiendrai pas du tout les mêmes propos sur les montagnes qui dominent le fond du loch Duich , où j’aspire à revenir .

Loch Alsh

Loch Duich

Loch Alsh, à une heure plus tardive . La vue s"est un peu dégagée sur les montagnes de Skye .

Photos Cyrus

Notre devoir Eilean Donan Castle accompli, (je précise que nous avons attendu trois années avant de cocher par accident la case Loch Ness) , nous avons pris le bus pour Kyleakin .

A suivre

De Kyleakin à Kyle of Lochalsh

A Kyleakin
Le pont de Skye relie Kyle of Lochalsh sur le Mainland à Kyleakin dans l’île de Skye . Nous allons dormir à Kyleakin et prendre le lendemain le bus Citylink pour prendre le train à Kyle of Lochalsh pour Inverness, où nous avons l’intention de prendre une correspondance pour Edimbourg .
Nous logeons une fois de plus dans un dortoir, dans un établissement du même type que les auberges de jeunesse / Le fait marquant de la soirée sera la retransmission télévisée 'un match de foot entre l’Angleterre et les Etats Unis . Aucun de nous quatre n’est intéressé par le foot . En revanche , nous sommes amusés de voir les Ecossais présents exulter de joie lorsque les Etats Unis marquent un but contre l’Angleterre .

Photos Cyrus

Cet hébergement, avec vue sur la mer , existe toujours .
Kyleakin s’étire le long de la mer

Cette statue témoigne du souvenir de la présence des Vikings dans ce secteur . Le roi Haakon aurait été battu dans ces parages .


Haakon de Norvège


Ruines du Château de Kyleakin, qui aurait peut-être remplacé un château viking .

A suivre

Le lendemain, nous prenons le bus Citylink pour Kyle of Lochalsh , où nous trouvons la gare .

Théodorine arrivant à la gare

Photos Cyrus


Kyleakin et le pont vus de la gare de Kyle of Lochalsh
A pied, la distance entre notre hébergement à Kyleakin et la gare de Kyle of Lochalsh est d’environ 4 kilomètres .

Notre train va nous conduire à Inverness en longeant la côte puis en empruntant le glen Carron . Le temps est tellement bouché que nous ne profitons guère du trajet . Nous allons essayer de faire quelques photos malgré tout .
Ces photos de Cyrus sont les moins mauvaises de celles que nous avons faites . Il a bénéficié d’une toute relative éclaircie . Nous ne pouvons pas vraiment dire que nous avons
tiré de ce trajet une idée précise de ce secteur .

Parcourir de grandes distances en Ecosse n’est pas forcément judicieux . Quand on reste au même endroit , on a finalement plus de chances de voir quelque chose , entre deux cohortes de nuages .
Arrivés à Inverness, nous avons dû changer de train . Nous avons occupé notre attente à acheter des calendriers ornés de photos de vaches des Highlands pour nous consoler de n’avoir vu que deux ou trois génisses à Fort William et quelques babioles . Pour ma part ,j’ai acheté deux porte-clés ornés de monstres du loch Ness à l’intention de deux jeunes gens de ma proche famille , étant sûre qu’ils apprécieraient cette délicate attention à sa juste valeur . J’ai reçu récemment en retour un joli dragon qui m’a été rapporté d’une randonnée au Pays de Galles .
De la suite de notre voyage entre Inverness et Edimbourg, je n’ai pas gardé de souvenir sinon que le temps fut presque continuellement exécrable et que nous n’avons pas vu grand-chose .

A suivre

Edimbourg

Nous terminons donc notre voyage par Edimbourg où nous allons passer deux nuits .
Nous souhaitons trouver des places à l’auberge de jeunesse de Castle Rock , malheureusement elle est complète . Nous allons en revanche trouver où dormir au Budget Backpackers, un grand hébergement économique , fait de deux bâtiments , près de Grassmarket . Malheureusement , il n’existe plus d’après mes constations de 2025 .Cela fait un peu usine , mais cela nous suffit . Nous serons cependant contraints de passer dans le second bâtiment la seconde nuit, car il n’y a plus de place dans le premier .
Nos nuits ne furent pas très calmes, non pas parce que nos voisins faisaient du bruit ,mais parce que nous avions été sévèrement attaqués par les midges, et que nous étions pris pendant la nuit d’une furieuse envie de nous gratter , laquelle était de surcroît fort contagieuse , si bien qu’un passage continu de relais se faisait de l’un ou de l’une à l’autre . Je prie mes lecteurs d’excuser des propos si vulgaires, mais les midges sont un véritable fléau ,et par la suite , nous avons le plus souvent décidé de ne pas venir en Ecosse pendant la saison des midges . Nous n’avons fait que deux entorses à ce principe , pour notre voyage dans les îles de Lewis et Harris où le vent préserve la plupart du temps des midges, et tout dernièrement dans l’île de Skye, où encore une fois grâce que vent nous n’avons été attaquées qu’une fois . Mais d’une manière générale, s’il faut choisir entre la neige et les midges, je préfère la neige .
Au cours de ces deux jours, nous n’avions pas de but précis. Nous n’avions pas l’intention de faire des visites, mais seulement de déambuler au hasard dans la ville en nous dirigeant vers ce qui nous attirait dans l’instant .

Première soirée à Edimbourg , dans Old Town où nous logions.

Photos Cyrus


Photos Cyrus

Cathédrale Saint Gilles . Cathédrale presbytérienne d’Edimbourg

Photos de l’Archiduchesse

Nous regagnons nos Pénates après ce premier contact avec Old Town .

Photos de l’Archiduchesse

Photo Cyrus
On voit ici le White Hart Inn, à Grassmarket .C’est le plus ancien pub d’Edimbourg . Nous y avons pris des habitudes, d’un voyage à l’autre .

A suivre

Le lendemain, nous reprenons notre exploration de la ville . Nous repassons par Saint Gilles , en saluant au passage Adam Smith .

Photos Cyrus

Après une petite incursion à l’intérieur de l’église , nous entreprenons de descendre le Royal Mile , la principale artère d’Old Town .

Nous passons devant l’ancienne prison, le Toolboth .

Et nous faisons à deux pas de là cette curieuse rencontre :


Je n’ai pas revu ce personnage à l’automne dernier . A-t-il disparu ou ne l’ai-je pas remarqué ?

Enfin nous arrivons au bas de Canongate, la fin du Royal Mile où nous atteignons le bâtiment moderne où siège le Parlement Ecossais et Holyrood Palace .

A suivre

Arrivés au palais de Holyrood, où séjourna Charles Edward Stuart après la victoire des Jacobites à la bataille de Prestonpans, nous nous contentons d’observer sa façade .

Photos de l’Archiduchesse

Après cela , nous décidons de nous diriger vers Arthur’seat dans le but de voir la ville d’en haut .

Nous voyons émerger Castel Rock ,

ainsi que Calton Hill et nous dominons le Parlement Ecossais et le palais de Holyrood .

![IMG_5932holyrood vu d’arthur’s seat|666x500]

Palais et abbaye d’Holyrood vus des pentes d’Arthur’s seat .

![IMG_5933acropole d’edimbourg1|690x460]
(upload://hJaK6nbbNGRLSwaFmfFThGFFpz5.jpeg)

Calton Hill, l’Acropole de la nouvelle Athènes que l’on se proposa de faire d’Edimbourg .

Castle Rock

Nous continuons l’ascension d’ Arthur’s seat .

Mais nous n’irons pas jusqu’au sommet et nous redescendons, notre objectif est maintenant de gravir Calton Hill .

A suivre

Calton Hill

Calton Hill est l’Acropole de la nouvelle Athènes que se proposaient de construire ceux qui ont édifié ses principaux monuments , à une époque où les Britanniques ont pu apparaître comme de pionniers en matière d’archéologie grecque , y compris sous la forme de pillage … Elle comporte même une construction à l’allure de fausse ruine , le monument national d’Ecosse, visible pratiquement de la sortie de la gare de Waverley . On y trouve des monuments à la gloire des grands hommes que sont Nelson , Burns ,Hume, à la mémoire des soldats morts pendant les guerres napoléoniennes (le monument national d’Ecosse) , des bâtiments du gouvernement , et une vue superbe sur la ville et ses autres collines . Nous avons passé un certain temps à parcourir Calton Hill. Comme Rome (et aussi Athènes, si ma mémoire est bonne ) Edimbourg se prête tout particulièrement à la randonnée urbaine . En deux jours, nous n’avons pas réussi à nous rendre partout où nous le souhaitions . Une telle approche de la ville , à pied, en l’examinant de l’extérieur , en s’imprégnant de son atmosphère , me paraît nécessaire avant d’entreprendre de longues visites de monuments ou de musées , car cela permet de les situer dans leur contexte .


En haut de la colline , Nelson Monument en forme de tour , Monument national d’Ecosse , en bas la Royal Old High School .
Le Monument National d’Ecosse ne serait pas en fait une fausse ruine , mais un monument inachevé, sa construction aurait été interrompue en 1829, faute de moyens financiers . Edifié à la gloire des marins et soldats morts pendant les guerres napoléoniennes, il atteste d’une unité entre Britanniques mise à mal par la répression des insurrections jacobites après la bataille de Culloden et l’interdiction des manifestations de la culture des Highlands écossaises telles que le tartan, le port du kilt et la cornemuse .La menace d’invasion par l’armée napoléonienne aurait uni contre les Français Ecossais et Anglais . Walter Scott évoque cette question, avec les positions politiques qui sont les siennes, dans L’Antiquaire . Peu de temps avant , Beethoven en composant les Schottische Lieder à partir de mélodies populaires, en a consacré un "Bonnie Laddie, Highland Laddie " aux combattants Highlanders .

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On remarquera la référence à Blücher , de triste mémoire pour les Français battus à Waterloo .

Royal Old High Scool

Construit comme lycée royal , pressenti comme siège du Parlement Ecossais , ce projet ayant été abandonné, cet édifice n’aurait pas reçu d’affectation définitive à l’heure actuelle .

Monument à la mémoire de Burns

Monument à la gloire de Livingstone

Nelson Monument

Tombeau de David Hume
Pour mémoire , la statue de David Hume sur le Royal Mile, pas très loin de Saint Gilles

David Hume ,pour ceux qui l’ignoreraient , est en assez grande partie responsable de l’invention par Emmanuel de Kaliningrad, qui jusque là dormait paisiblement de son sommeil dogmatique leibnizien ,de l’invention barbare que sont les jugements synthétiques a priori .

J’ajouterai à cette visite de Calton Hill cette photo prise d’en bas par Cyrus en descendant Canongate pour rejoindre Holyrood Palace. On y voit non seulement un faux obélisque ( l’Antiquité égyptienne est elle aussi à la mode ) mais ce qui reste de l’ancienne prison de Calton Hill, la maison du gouverneur .

Après un dernier regard sur Arthur’s seat et sur la ville, avec la logique qui est la nôtre , nous redescendons par l’ Echelle de Jacob , ce qui nous permettra d’avoir une vue plongeante sur les voies qui partent de la gare de Waverley, construite sur le fond d’un ancien loch asséché.

Arthur’s seat , vu de Calton Hill

A suivre

Une fois descendus de Calton Hill, nous nous dirigeons vers la gare avant de revenir à Grassmarket .

Nous nous retrouvons côté New Town, ce qui nous permet de voir Old Town de l’autre côté des voies .

Photo L’Archiduchesse

Photos Cyrus

Nous franchissons finalement un pont qui nous permet de revenir dans Old Town

L’horloge de la gare de Waverley . On remarque à l’arrière -plan le monument à la mémoire de Nelson sur Calton Hill et l’obélisque à mi-pente à sa droite .

Peu avant d’arriver à Grassmarket et de rejoindre notre hébergement , nous passons par Greyfriars , devant la statue du chien Bobby, célèbre pour sa longue fidélité à son maître défunt .

Photos L’Archiduchesse.

Bobby

A suivre



.

La journée n’est pas terminée pour nous . Après avoir déménagé d’un immeuble du Budget Backpackers hostel à l’autre, nous repartons pour New Town . Nous devons pour cela franchir à nouveau un pont pour traverser les voies issues de la gare de Waverley . Nous avons l’intention de nous rendre dans les jardins de Princes Street . D’autre part, je suis à la recherche d’un magasin de partitions et il y en aurait un à proximité . Je cherche en effet des partitions pour piano, violoncelle, violon et voix, de compositeurs écossais du XVIIIème siècle, ayant lu dans le Guide Vert que c’était une formation assez commune au XVIIIème siècle , parce que je m’intéresse à cette époque aux Schottische et aux Irische Lieder de Beethoven écrits pour la même formation . Le premier de ces Lieder de Beethoven, évoquant un coucher de soleil sur la Tweed près de Melrose, dont j’ai eu connaissance est The Sunset *, sur un texte de Walter Scott écrit en" broad scot " un dialecte des Lowlands, comme paraît-il toutes ses oeuvres poétiques.

L.Van Beethoven Op 108- Sunset - YouTube

Nous n’irons pas à Melrose et Abbotsford comme je me l’étais proposé initialement, nous n’avons fait que traverser les Trossachs où se déroule l’action de Rob Roy, nous ne nous sommes pas rendus dans le Perthshire où le héros éponyme du roman Waverley rencontre Fergus et Flora Mac Ivor qui lui font rejoindre l’armée jacobite, mais nous venons de passer à nouveau près de la gare de Waverley et nous arrivons à la statue de Walter Scott .

  • Je pense que le lieu qui a inspiré ce texte à Walter Scott est celui qui est connu sous le nom de "Scott’s View " . Les photos que j’en ai vues m’évoquent , la Tweed en moins, des paysages assez communs dans mes Highlands cantaliennes .

A suivre

S’il est impossible de ne pas repérer de loin l’énorme monument d’un style néogothique que l’on n’est pas obligé d’apprécier, la statue de Walter Scott avec son chien à ses pieds paraît par comparaison minuscule . Je me devais d’aller saluer l’auteur d’Ivanohé, roman que je lis depuis mon enfance , mais que je perçois tout autrement depuis que j’ai lu sur le tard Waverley, Rob Roy et Redgauntlet.
*Ivanohé *, quand on connaît bien L’Odyssée, est évidemment inspiré par le retour d’Ulysse à Ithaque, qui doit lutter contre les Prétendants, à cela près qu’Ulysse ici se dédouble et qu’il s’agit du retour des Croisés en Angleterre . Ulysse lutte pour retrouver et son trône et sa femme. Dans le roman de Walter Scott, c’est Richard Coeur de Lion qui doit se rétablir sur le trône en évinçant son frère Jean sans Terre et ses partisans, et Ivanohé qui doit se débarrasser des prétendants de sa fiancée Rowena . Mais comme Ulysse , arrivant à Ithaque est reconnu par le porcher Eumée et son vieux chien , Ivanohé est reconnu par le porcher Gurth et son chien Fangs . Walter Scott aimait les chiens . Les chiens se sont vus attribuer un rôle dans au moins deux de ses romans, Ivanohé et Le Talisman dont l’action se passe durant la croisade à laquelle a participé Richard Coeur de Lion . Donc, je ne peux pas ne pas penser à ces chiens devant la statue de Walter Scott .

A suivre

Si le monument de Walter Scott est aussi imposant, c’est parce qu’on a voulu honorer l’écrivain, l’un des fondateurs du roman historique ,lu dans toute l’Europe romantique mais aussi à cause de son rôle politique . Les romans écossais de Walter Scott que sont Waverley et Rob Roy (le roman n’a pas grand-chose à voir avec les films du même titre ) ont précédé les romans consacrés au Moyen - Âge et c’est à partir d’eux que l’on peut saisir les conceptions politiques de Walter Scott .
Walter Scott romancier a d’abord été connu comme " l’auteur de Waverley " roman qui traite de la seconde rébellion jacobite , celle dont Bonnie Prince Charlie a pris la tête , tandis que Rob Roy évoque la première, les rébellions jacobites ayant pour but de remettre au pouvoir la dynastie des Stuart et de chasser les souverains régnants, issus de la maison de Hanovre , considérés comme des usurpateurs et des oppresseurs de l’Ecosse. Walter Scott, dont l’arrière - grand-père était un jacobite compagnon de Rob Roy ne partage pas les positions de son aïeul . Waverley se laisse entraîner par les jacobites avant de reconnaître ses erreurs , Franck Osbaldistone est un fidèle sujet du roi Georges, et le personnage qui donne son nom au roman Redgauntlet est un vieux jacobite fanatique dont manifestement Walter Scott ne prend pas les positions à son compte . Walter Scott, qui assurément déplore la répression subie par les Highlanders après Culloden, n’est pas du tout partisan d’une révolte . Après voir lu Waverley et Rob Roy, on comprend qu’Ivanohé traite de la même histoire , mais transposée au Moyen - Âge . Les Saxons représentent les Highlanders opprimés, les Normands les oppresseurs Guillaume d’Orange , et ses successeurs issus de la maison de Hanovre, Cedric le Saxon est l’équivalent d’un vieux jabobite fanatique , Locksley Robin Hood rappelle beaucoup le personnage de Rob Roy, mais Ivanohé, le fils de Cédric le Saxon , en se ralliant à Richard Coeur de lion , est très proche de Walter Scott lui-même organisant la réception en grande pompe du roi Georges IV lors de sa venue en 1822 à Edimbourg .

Statue de Georges IV . New Town

A suivre

Cette réception eut pas mal d’aspects assez cocasses . Le bedonnant Georges IV aurait revêtu un kilt pour la circonstance , en cachant ses grosses jambes sous un collant rose du plus bel effet .Walter Scott aurait persuadé Georges IV qu’il pouvait apparaître de par son ascendance Stuart , la grand-mère de Georges Ier étant une Stuart , elle -même descendante de Jacques 1er, fils de Marie Stuart , comme le roi légitime des jacobites . Il serait apparu à ce titre vêtu d’un kilt en tartan aux couleurs du clan Stuart .

Pour les détails de la cérémonie , on peut lire cet article de Wikipedia

Pour une version monarchiquement correcte, voir ci-dessous

https://www.rct.uk/collection/stories/george-ivs-visit-to-edinburgh

Au delà des aspects assez ridicules de cette cérémonie, il faut voir que Walter Scott aurait promu une certaine image de l’Ecosse , encore en vigueur de nos jours et pas forcément conforme à la vérité historique . Ainsi le kilt court , encore emblématique de l’Ecosse dans l’imaginaire contemporain, n’aurait pas du tout été le vêtement des Lowlands, ni même celui des Highlanders ,qui auraient très longtemps porté un kilt long destiné à couvrir tout le corps , le kilt court étant d’apparition tardive . Le port du kilt et le tartan auraient été interdits par le Dress Act ,après Culloden , à l’exception du kilt court chez les militaires , la gentry terrienne étant également exemptée de cette interdiction , dans la mesure je suppose où elle ne comportait plus guère que des partisans du souverain régnant…
Pour le Dress Act

Le Dress Act ayant été aboli en 1782, il serait devenu de bon ton dans l’aristocratie de porter le kilt , aussi bien dans les Lowlands que dans les Highlands, vraisemblablement parce qu’il n’y avait plus de menace jacobite, et de revendiquer les racines culturelles des Highlands, tout en continuant la pratique des clearances pour des raisons économiques .Le préromantisme * 1 et le romantisme s’intéressent à la culture des peuples , il leur faut définir leurs racines pour leur donner une identité, quitte à prendre d’assez grandes libertés avec la vérité . Walter Scott qui s’inscrit dans ce courant, aurait donc joué un grand rôle dans cette invention d’un passé et d’une culture écossaise, politiquement dépourvue de risque pour les
autorités * 2 (il est lui-même un conservateur peu choqué par les clearances perpétrées de son vivant) et exportable auprès des autres nations . Cela méritait bien un tel monument ! * 3

A ceux qui s’imaginent, pour n’avoir pas voyagé en Ecosse , que l’on y voit partout des hommes portant le kilt, je dirai que je n’ai vu en tout et pour tout au cours de mes sept voyages de 2010 à 2025 , soit plus de trois mois dans le pays, que deux porteurs de kilt sur le West Highlands Way, et les habituels joueurs de cornemuse en faction à Edimbourg sur le Royal Mile . Le kilt ne serait plus qu’un vêtement de cérémonie . Cela se comprend, à moins d’affectionner particulièrement les midges et les tiques …

*1 Voir à ce sujet tout ce qui concerne le prétendu Ossian et ses oeuvres
Ossian - Wikipedia

  • 2 L’arrière-petit-fils d’un compagnon du voleur de vaches Rob Roy a exercé pendnat près de 30 ans les fonctions de sherif à Selkirk .
    *3 Waverley, le héros du premier roman de Scott, méritait bien quant à lui de donner son nom à la gare centrale d’Edimbourg , toute proche du monument édifié à la gloire de son créateur .

A suivre

J’avais espéré initialement trouver les partitions recherchées dans un magasin situé non loin de la statue de Georges IV, si ma mémoire est bonne . Nous nous sommes rendus dans ce magasin, mais il n’y avait pas ce que je cherchais . Nous allons continuer notre visite de la ville , en rejoignant puis suivant Princes Street jusqu’à son extrémité Ouest , avant de revenir à l’Est par les jardins . Cet itinéraire peut paraître peu logique mais je crois me souvenir que l’on m’avait indiqué dans ce premier magasin de musique un autre commerce , situé près de l’extrémité Ouest de Princes Street où je pourrais peut-être trouver des quatuors voix Instrument . Cette quête a été vaine , pas totalement cependant parce que j’ai acheté d’autres partitions à un prix intéressant .

Château et statue des jardins de Princes Street

Princes Street . A l’arrière-plan, le monument national écossais et la colonne Nelson .
Tour et horloge de la gare de Waverley . Monument de Walter Scott . Royal Scottish Academy, dont l’architecture imitée de l’ Antiquité grecque rappelle l’ambition de faire d’Edimbourg une nouvelle Athènes .


St John’s Church , église épiscopale, située à l’extrémité Ouest des jardins de Princes Street .
L’Eglise épiscopale d’Ecosse , dirigée par des évêques, est la forme écossaise de l’ anglicanisme .

Nous n’avons malheureusement pas prêté attention à l’identité de ce personnage, visible à proximité .

Nous arrivons ensuite à Saint Cuthbert et à son cimetière, réputé pour ses fantômes . Mais ils ont dû être vexés et aucun spectre ne se manifeste aux sceptiques que nous sommes . D’ailleurs à ce jour, nous n’en avons eu aucun, pas même un misérable spectre de Brocken .

A suivre

Hello
Je lis tjrs avec plaisir vos aventures faites de bog, bothies et midges… et tout d’un coup, j’ai des démangeaisons… Souvenirs souvenirs…
Pour les midges, avis tout perso, non scientifique, et donc subjectif , le produit Insect Ecran (pharmacie en France) avec la molécule Deet50 semblait pas si mal. (Mais pas avec la molécule Icaridine). A renouveler dès qu’un insecte se pointait, … disons 3h…
Attention, le deet 50 est assez nocif, par exemple, il avait enlevé la teinture de mon bracelet montre … Mais pour qq jours …
La vallée de Glencoe, est un lieu de villégiature très apprécié par ces viles bébêtes…

Bonjour,
Merci pour ce renseignement , Glen-Coe, mais la prochaine fois, si tout va bien , ce sera début Mai ,et je pense que nous n’aurons pas beaucoup affaire aux midges . Les tiques ,en revanche, c’est bien possible . Le problème est que nous allons une fois de plus être chargées comme des baudets, même si la gourde Katadyn (merci de me l’avoir fait connaître )permet de réduire la quantité d’eau emportée et que nous hésiterons à prendre une protection anti - insectes . Comment avoir moins de 14 ou 15 kilos de chargement s’il s’agit de vivre 4 jours de suite en autonomie avec gel la nuit s’il fait beau , vent , grésil et neige dans le cas contraire ? Les mules ont l’intention de se tester sous peu en bivouac hivernal quelque part dans le Massif central à une altitude modeste en espérant un temps exécrable pour rendre l’expérience probante .
Pas de vallée de Glencoe au programme pour le printemps prochain , mais le glen Affric d’Est en Ouest et les montagnes de Harris .

Nous quittons le cimetière de Saint Cuthbert pour emprunter les jardins dominés par le château

Nous nous dirigeons vers l’Est . On voit à gauche de la photo qui suit apparaître les tours
de l’université d’Edimbourg

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Avec une architecture pareille, et bien que l’Ecosse ne soit pas la Roumanie, je songe que cette université ne peut être fréquentée que par des vampires .

De retour à proximité du Monument de Walter Scott, visible à gauche de la photo .

A suivre

Nous continuons notre retour en direction de la gare .

Nous avons passé un certain temps à faire des allées et venues dans ce jardin , jusqu’au moment où nous sommes tombés sur une scène où jouent des musiciens .Au bas de la scène a débuté un spectacle de danses écossaises .
Il y avait des sièges . L’accès était libre . Nous étions au pied du château .

Le château éclairé par le soleil couchant . On voit ici la falaise par laquelle s’évade Saint - Yves , le héros du roman de Stevenson intitulé Le Prisonnier d’Edimbourg

Photo de l’Archiduchesse

Au bout de quelque temps, les spectateurs sont appelés à se joindre aux danseurs . Théodorine ,Cyrus et moi, nous avons décliné l’offre , Cyrus et moi, nous danserions avec l’élégance de deux hippopotames . En revanche , l’Archiduchesse s’est mêlée aux danseurs, mais elle n’est pas sur la photo .

J’ai été satisfaite d’entendre pour la première fois depuis le début du voyage un peu de musique écossaise traditionnelle .

Nous sommes ensuite rentrés dans notre gîte au terme d’une journée somme toute assez bien remplie , réservant au lendemain , notre dernier jour à Edimbourg , une incursion plus sérieuse dans New Town .

A suivre

Le lendemain est le dernier jour de notre présence en Ecosse . Nous devons prendre le soir le Caledonian Sleeper pour revenir à Londres . Notre objectif est de visiter la partie de New Town située au Nord de Princes Street .Nous n’y avions fait la veille qu’une brève incursion qui nous avait conduits à la statue de Georges IV.
New Town a été construite à la fin du XVIIIème siècle et au cours de la première moitié du XIX éme siècle pour des habitants aisés qui voulaient échapper à l’insalubrité de la vieille ville . Ici pas de ruelles tortueuses , mais des séries de places rectangulaires avec un jardin au milieu, reliées par des rues assez larges bordées d’immeubles de style très homogène. Nous n’avons malheureusement pas beaucoup photographié New Town . Je pense que nous avions préféré le pittoresque de la vieille ville .Peut-être m’y intéresserais-je plus auhourd’hui, mais tout récemment encore , nous ne sommes sorties d’Old Town que pour aller à la gare .

Cathédrale anglicane Sainte Marie d’Edimbourg . On voit de part et d’autre de la rue des immeubles de style georgien typiques de New Town .

Intérieur de la cathédrale
Un concert était annoncé . Nous avons regretté que la date en soit postérieure à notre départ .

Nous avons assez longuement marché dans New Town mais notre but était de nous rendre à Dean Village, à l’Ouest de New Town, ancien village pourvu de nombreux moulins sur la Leith . Nous avons dû passer par Stockbridge mais je ne suis pas capable de reconstituer notre itinéraire . Ce fut une promenade absolument charmante , même si nous y avons rencontré quelques midges .

Water of Leith

Photos de l’Archiduchesse

Photos de l’Archiduchesse

L’Archiduchesse à Dean Village . Photo Cyrus

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Meules de moulin

Photos de l’Archiduchesse

Il n’y a plus de moulins en activité à Dean Village mais nous y avons rencontré des chiens huppés , promenés par une dog sitter .

Photo Cyrus

Nous avons pris le chemin du retour qui nous a ramenés d’abord à Stockbridge puis à New Town .

Une pâtisserie de Stockbridge

Lampadaire caractéristiqe de New Town

Photos l’Archiduchesse .

Nous avons ensuite retrouvé les jardins de Princes Street .

J’ignore le nom de ce grand homme traité de façon aussi irrévérencieuse .

Après avoir fait nos adieux à Walter Scott et Livingstone , nous avons regagné Old Town .

A suivre

Ce qui restait de la journée fut occupé aux préparatifs du retour et à divers achats de souvenirs pour nous-mêmes et nos proches . Théodorine ne put s’empêcher d’acheter tout un lot de romans policiers, son sac à dos n’étant pas encore suffisamment lourd . Peu de temps plus tard ,elle nous étonna lors d’une randonnée bivouac dans le Devoluy en emportant en guise de souvenir un gros morceau de roche , qu’elle n’a pas pu caser dans l’une des nombreuse boîtes métalliques dont elle fait collection et où elle range ses cailloux . En ce qui me concerne , je trouvai un lot de disques de cornemuse . J’apprécie cet instrument que d’aucuns jugent insupportable, parce qu’il me rappelle la cabrette cantalienne . Je serais assez tentée d’apprendre à en jouer , si Cyrus ne s’y opposait fermement . La forme sous laquelle j’exerce actuellement mes talents musicaux le contraint déjà à se réfugier dans son atelier pour écouter les sons mélodieux de sa scie circulaire .
Le voyage du retour ne comporta pas d’éléments suffisamment d’éléments marquants pour rester si longtemps après dans ma mémoire . Il ne me reste donc plus qu’à conclure .

A suivre

Désolé de perturber ton récit.
Le deet50 est très efficace pour les tiques en Auvergne … garanti. Même si j’ai toujours une pince à tiques sur moi . En Ecosse j’avais une peur bleue de ces bestioles (Lyme).

Bonjour glen-coe,
Il n’y a vraiment pas de quoi être désolé . Je pars régulièrement avec un lot de pinces à tiques mais que faut-il faire pour extraire celles qui sont extrêmement petites et que les pinces n’arrivent pas à saisir ?
Pour la maladie de Lyme, en cas de doute , on s’en sort avec deux semaines d’antibiotiques au retour . Mieux vaut l’éviter tout de même mais il n’est pas nécessaire d’aller jusqu’en Ecosse ou même en Auvergne pour rencontrer le problème .Un mien jeune parent en a récolté une sur une pelouse parisienne .

Oui certaines tiques sont très très petites. J’ai un tire tique avec une tête qui permet de faire face à toutes les tailles de tiques, 8 fentes de différentes tailles . Je n’ai pas trouvé de photo sur le net… donc photo prise à l’instant (fentes peu visibles) . La marque est EXITICK. Je crois qu’on avait acheté cette pince à Glasgow,(pas sûr) et qu’elle était plutôt destinée aux animaux. Je suis régulièrement piqué à 4 à 5 fois par an, (VTT) , presque systématiquement quand j’ai oublié l’Insect Ecran deet50 … mais j’ai de la chance, au bout d’une ou deux heures après la piqûre, je ressens des démangeaisons. Et je ne traîne pas pour l’enlever.

Merci beaucoup pour ce renseignement , glen-coe . Je tâcherai de trouver ça .

Ce premier voyage en Ecosse, qui dura 17 jours en tout , fut bien loin du voyage initialement projeté, qui devait accorder une part plus importante au tourisme classique . Finalement, visite du Clan Mac Donald Center et visite d’Edimbourg exceptés (encore n’avons-nous fait que marcher dans Edimbourg) ce premier séjour fut presqu’exclusivement consacré à la randonnée .Nous sommes allés de Bridge of Orchy à Inverie à pied, si l’on omet le court voyage en chemin de fer de Fort William à Glenfinnan . Preuve est faite que pour découvrir les montagnes écossaises, et c’est encore plus vrai des villes , une voiture n’est nullement indispensable, bien au contraire . On connaît beaucoup mieux un pays quand on le parcourt à pied .
Bien sûr, nous avons aussi voyagé en chemin de fer, mais le chemin de fer est préférable à la route . Si un train n’est pas bondé , ce qui était le cas, le voyage ferroviaire permet une vue du paysage qu in’est pas gênée par la circulation automobile . Le passager peut se déplacer d’un côté à l’autre . Je ne parlerai pas du sort du malheureux condiucteur d’une voiture qui doit regarder d’abord la route et les autres véhicules .
Se déplacer à pied est lent . C’est un avantage dans un pays où le temps est pour le moins variable . L’automobiliste n’a guère la possibilité de s’arrêter autant de fois que cela serait nécessaire pour découvrir le paysage entre deux averses . Il a peut-être le confort , mais s’il est un peu exigeant , je pense qu’il sera frustré sur le plan esthétique . Le voyageur motorisé peut s’imaginer qu’il verra plus de choses . Je pense qu’en fait , il ne voit de l’Ecosse guère plus que ce que nous en avons vu par les transports en commun , autrement dit lors de nos déplacements utilitaires . Nous n’avons certes vu qu’une petite partie de l’île de Skye . Nous n’avons pu nous rendre ni au Storr ,ni au Quiraing, ni à Neist Point ni aux Fairy Pools mais nous avons découvert le Knoydart sauvage et vu de près les Black Cuillins . Nous n’avons pas vu le loch Ness au cours de ce premier voyage , mais nous avons découvert le magnifique loch Nevis .
Je dois dire pour être honnête que ce premier voyage en Ecosse m’a un peu déçue et je ne suis pas la seule de notre groupe , la navigation sur le loch Nevis et la découverte d’Edimbourg mises à part . Je n’ai pas apprécié les larges chemins du West Highlands Way, trop civilisé à mon gré, j’ai trouvé assez monotone les grandes étendues de lande spongieuse ; la bruyère encore noire en Juin à cause du gel de l’hiver pouvait rendre le paysage assez triste . Certains lieux m’ont évoqué le Cantal, mais la comparaison n’était pas forcément à leur avantage . J’attendais beaucoup de la traversée Glenfinnan Inverie et des Black Cuillins, mais en habituée de la randonnée dans les Alpes et les Pyrénées , j’ai trouvé les “hills” bien petites . Et j’ai regretté de ne pas entendre partout de la musique dans les pubs comme en Irlande .
En fait, j’ai dû commencer à passer de l’Ecosse rêvée à l’Ecosse réelle, souvent très austère , que j’ai peu à peu appris à aimer, dans l’isolement du Knoydart à Sourlies, dans la découverte de la baie d’Inverie du haut du Mam Meadall , et au cours de la traversée du loch Nevis . Je me suis rendue compte en reprenant mon bref compte-rendu de 2010 , auquel le forum avait donne le titre de "Retour d’Ecosse par Eurolines ", que ce fut un beau voyage .
Avec l’expérience acquise au cours de mes six voyages ultérieurs, je peux dire que ce ne fut qu’un début d’initiation à la randonnée en Ecosse . Nous avons bénéficié d’une météo que je juge aujourd’hui très favorable , la traversée de Glenfinnan à Inverie s’est faite dans des conditions quasi idéales alors qu’elle aurait pu être beaucoup plus difficile . Nous avons découvert les midges mais nous étions encore loin de connaître les mauvaises surprises que la météo et les terrains écossais vous réservent qui peuvent faire d’un itinéraire apparemment facile un défi .
Malgré ces déceptions relatives, nous sommes repartis, deux ans plus tard d’Inverie . J’avais l’intuition qu’après le loch Nevis il nous faudrait découvrir le loch Hourn , nous avions vu les montagnes du Knoydart dominant la mer à partir des jardins du Clan Mac Donald Center , nous voulions voir plus de lochs que nous n’en avions vu au cours de ce premier voyage , et poursuivre vers le Nord .Ce fut
l’objet de la suite de notre première série d’aventures, avant de privilégier la découverte des îles .

J’ai inséré de très nombreuses photos, la plupart du temps fort médiocres , dans mon récit , mais je pense qu’elles donnent à voir des paysages absents de la plupart des carnets de voyage du forum .D’autre part , on ne trouve guère de présentation détaillée en langue française de la traversée du Knoydart ni de l’itinéraire pédestre de Sligachan au loch Coruisk .

Fin

.

Hello
A propos de Cantal. Connaissez-vous la romancière originaire du fin fond du Cantal Marie Hélène Lafon?
Tires: Album (rrhhâââlovely) , Joseph, les derniers Indiens … rarement déçu par ses romans . Et en ce qui concerne Paris, Les Pays, aventures d’une rurale du Cantal qui monte à Paris. Dans els descriptions il y a parfois du Peter May…

Bonjour glen-coe,
Oui bien sûr , je connais Marie - Hélène Lafon, originaire de la partie cantalienne du Cézallier . Même les descendants de Cantaliens sont trop chauvins pour ignorer leurs gloires nationales .
Mais je n’ai lu qu’un seul de ses romans . Une lacune à combler .
Si vous passez un jour par Aurillac, ne manquez pas la librairie Le Point Virgule, en plein centre-ville . Il y a là un région régionaliste extraordinaire : à peu près 5 mètres de rayons de livres consacrés exclusivement au Cantal pour les nourritures spirituelles .On y trouve également les Peter May . Il faut passer aussi au marché de l’Hôtel de Ville le samedi matin (en dehors de la période du théâtre de rue) pour les nourritures terrestres .
Au niveau des paysages, il y a parfois de vraies similitudes entre l’Ecosse et le Cantal : j’y ai songé dans l’île de Canna en tournant le dos à la mer , près des chutes de Measach, sur le West Highland Way entre Kinlochleven et Fort William, et à Edimbourg où les rochers m’ont rappelé ceux de Murat et ses environs, mais les tourbières cantaliennes sont des fillettes d’école maternelle comparées aux grandes tourbières écossaises .

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