Dans les montagnes de l'Ouest de l'Ecosse

Forum Écosse

J’ai déjà raconté assez longuement sur le forum nos trois premières randonnées en Ecosse, mais le premier de ces récits est resté inachevé . et il n’était pas possible à cette époque d’insérer des photos dans un carnet de voyage .J’ai donc décidé d’en donner une nouvelle version , accompagnée des photos que nous avions prises , et assortie de compléments mais en conservant autant que possible le texte original , dans la mesure où il exprime fidèlement ce que furent nos impressions originelles .

Les protagonistes de ces aventures sont tous des randonneurs et grimpeurs plus ou moins fantaisistes de la forêt de Fontainebleau , notre forêt de Sherwood où nous avions notre Robin Hood, grand maître de la randonnée bivouac en montagne et du hors sentier en terrains “touffus, pierreux, pentus, et pouvant comporter quelques escalades faciles” pour reprendre les termes qu’il employait dans les papiers où il décrivait les randonnées auxquelles il nous proposait de nous inscrire . Nous nous connaissions depuis des dizaines d’années, nous avions eu de très nombreuses aventures ensemble , qui se poursuivent . A côté des randonnées officielles de notre chef, des membres du groupe s’organisaient des randonnées et voyages autonomes.
Le point de départ des aventures écossaises fut en 2009 une initiative de l’Archiduchesse aux chaussettes toujours sèches et de Théodorine . Elles avaient formé le projet de parcourir le chemin de Stevenson dans sont intégralité et nous ont proposé de nous joindre à elles, Cyrus Smith MacGyver et moi . L’Archiduchesse est pour moi une très vieille connaissance . C’est en sa compagnie que j’ai effectué il y a près d’un demi-siècle ma première randonnée bivouac sous la direction de Robin Hood . Je la nomme ainsi parce qu’elle a toujours un stock de chaussettes dans son sac à dos et qu’elle m’en a généreusement prêté une paire un soir où il faisait froid et ou j’avais les pieds trempés . Théodorine porte ce surnom parce qu’elle est la naturaliste du groupe, Cyrus Smith est l’ingénieux inventeur du stabilisateur de réchaud à trois pieds réglables, du paravent accordéon en papier aluminium fermé par une pince à linge, de la perceuse tondeuse à gazon, de la fontaine de randonnée créée à partir de trois bâtons de marche et d’un petit sac à dos contenant un cubitainer (les deux faisant office pendant la nuit d’oreiller à eau pour sa nuque délicate ) et de tout un ensemble d’objets extraordinaires dont personne avant lui n’avait vu l’absolue nécessité . Quant à moi , mon surnom me vient de
l’Archiduchesse qui a un jour comparé mon élégance à celle de la véritable Calamity .

Stevenson compare les Cévennes à l’Ecosse . Il était naturel de vérifier la légitimité de cette comparaison . C’est ainsi que nous avons décidé, quelque part entre Le Puy et Alès, de nous rendre l’année suivante en Ecosse .


A suivre

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Premier voyage en Ecosse .

Aucun de nous quatre n’était jusque là allé en Ecosse . L’Archiduchesse était allée souvent en Angleterre , où elle avait passé un an comme lectrice, mais jamais en Ecosse . Sa connaissance de la langue anglaise devait nous être précieuse, Théodorine ne l’a étudiée qu’en seconde langue, Cyrus et moi n’en possédons que quelques rudiments, car nous sommes tous les trois germanistes . Aucun de nous n’a été attiré par les châteaux hantés , les seuls fantômes auxquels nous croyons sont les spectres de Brocken, nous ne souhaitions pas non plus particulièrement découvrir le loch Ness, ne voyant dans cette histoire du monstre qu’un canular particulièrement réussi , nous n’appartenons pas enfin à la génération des lecteurs des aventures d’Harry Potter . Je crois que l’idée de l’Ecosse est venue de moi , lectrice depuis l’enfance de Jules Verne , de Walter Scott et de Stevenson . J’ai découvert à huit ans grâce au journal de Mickey *Les enfants du Capitaine Grant *, en bande dessinée, avant de lire le livre peu de temps après . Les héros sont Ecossais, le Duncan, le yacht de lord Glenarvan part de l’estuaire de la Clyde .Grâce à Mickey encore , j’ai découvert le personnage de Rob Roy, puis toujours en bande dessinée La flèche noire de Stevenson , dont l’action se déroule en Angleterre, certes, mais cela a fait de moi une lectrice des romans écossais de Stevenson , comme la vue du film Ivanohé m’a incitée à lire très tôt Walter Scott. Plus tard, Bertrand Russell m’a appris par son étude des descriptions définies
que “Walter Scott est l’auteur de Waverley
J’étais chargée de faire le programme du voyage . J’ai donc pensé qu’il serait intéressant de nous rendre à Abbotsford ,pour visiter le château de Walter Scott , et dans l’île de Mull , sur les traces de David Balfour, héros de Stevenson . J’avais d’autre part des raisons d’ordre musical d’être attirée par l’Ecosse . J’avais récemment découvert les Schottische Lieder de Beethoven, j’avais donc le projet d’ entendre de la véritable musique traditionnelle écossaise au festival de l’île de Mull . Pour la randonnée, après de longues hésitations (j’avais envisagé d’abord en toute innocence et ignorance une traversée des Cairngorms en passant par le Lairig Ghru ) j’avais opté pour le West Highlands Way.
Nous devions partir au mois d’Avril . Cyrus découvrit qu’il lui fallait un nouveau passeport . Le voyage était retardé, repoussé au mois de Juin . Nous ne pouvions plus passer par Conic hill, pour des raisons liées à l’agnelage . Il fallait changer le programme . Quinze ans plus tard ,je n’ai toujours pas visité Abbotsford ni l’île de Mull .

Préparatifs du premier voyage.
L’itinéraire
Le festival de musique traditionnelle de Mull a lieu en Avril . Il était donc trop tard . La partie consacrée à la randonnée devait donc prendre une place plus importante dans nos projets .
En étudiant la carte Michelin de l’Ecosse, indispensable pour se faire une idée précise des moyens de communication du pays, je vis que le West Highlands Way croisait à la fois la route et la voie ferrée Glasgow Mallaig par Fort William à Bridge of Orchy. Le passage par Conic Hill rendait beaucoup moins intéressant à mes yeux le sentier le long du loch Lomond . D’autre part, l’observation de la carte montre qu’il passe ensuite assez près, voire à proximité immédiate de la route et de la voie ferrée . Dans ces conditions , il me paraissait judicieux de partir de la gare de Bridge of Orchy , où nous trouverions le West Highlands Way immédiatement à la sortie du train .Le premier objectif serait donc d’aller à pied jusqu’à Fort William et de gravir éventuellement le Ben Nevis. Pour la suite ,nous envisagions de nous rendre dans l’île de Skye, l’un de ses fils lui en ayant dit grand bien . Enfin ,nous pensions passer par Edimbourg à notre retour . Mais tout ceci était encore fort imprécis.
J’avais repéré sur la carte une région du nom de Knoydart qui m’avait fort intéressée : pas de routes sinon la longue et toute petite route de Kinloch Hourn, qui s’arrête à l’extrémité du loch côté terre mais un long itinéraire en pointillé , un sentier apparemment ,allant de Strathan , à l’extrémité de la petite route du loch Arkaig à celle du loch Nevis puis à Inverie , ainsi qu’un sentier reliant Inverie à Barrisdale au bord du loch Hourn .Et j’avais repéré deux munros, deux sommets de plus de 1000 mètres, le Sgurr na Cicche, et le Ladhar Bheinn, l’un dominant l’extrémité du loch Nevis côté terre , l’autre dominant le loch Hourn près de Barrisdale . Je ne construis pas mes itinéraires à partir des applications (à cette époque, il ne devait pas beaucoup en exister) , je ne connaissais pas le site Walkhighlands, qui devait en être à ses débuts . Je cherchai sur Google images des photos du loch Nevis et du loch Hourn , à la recherche de paysages spectaculaires.Conformément à mes habitudes, que j’ai conservées, je me rendis à la librairie du Vieux Campeur, au Vieux Campeur pour y consulter des cartes et acheter celles qui m’intéressaient. Mon coup de foudre pour la région nommée Knoydart se confirma, d’autant plus que je découvris sur une autre carte Ordnance Survey au 50000ème l’existence apparente d’un sentier reliant Glenfinnan à Strathan à l’extrémité du loch Arkaig . Je n’avais aucun descriptif de cet itinéraire mais nous avions l’habitude de nous repérer à partir des cartes avec boussole et altimètre . Cyrus possédait de surcroît un GPS. Je vis qu’Inverie était reliée par bateau à Mallaig . Il y avait trois bothies, trois cabanes de montagne non gardées sur le trajet , pas de ravitaillement apparemment , mais nous avions l’habitude des charges lourdes . En fidèles disciples de notre Robin Hood de Fontainebleau Sherwood, nous avions là notre itinéraire éloigné de la civilisation . Nous irions de Glenfinnan à Inverie à pied, puis nous rejoindrions en bateau Mallaig puis l’île de Skye . Je précise qu’à cette époque, le Cap Wrath Trail n’en était qu’à ses débuts, j’ignorais son existence, et l’itinéraire préconisé en ce temps-là ne passait pas par la région nommée Knoydart .
A suivre .

Derniers préparatifs.
L’idée d’un passage par la presqu’île de Knoydart prenant tournure ,je me renseignai sur les problèmes que nous pourrions rencontrer sur l’itinéraire . J’eus pour cela recours aux renseignements que me donna Joyce, très active en ce temps là sur le forum Ecosse . Elle me communiqua l’adresse mail des rangers de la région de Knoydart qui m’expliquèrent en particulier comment passer une tourbière délicate et me renseignèrent sur l’état d’un vieux pont branlant qui a dû etre reconstruit depuis .
Le problème des passeports réglés , il fallait décider des moyens de transport . Je me suis arrêtée dans mon imaginaire à l’époque de Jules Verne . Si je pouvais, je voyagerais en diligence , ou dans les premiers trains à vapeur . J’aime les voyages lents, je déteste l’avion où l’on ne peut ni se promener ni descendre, et où l’on est de surcroît privé du sentiment de la distance . Je n’étais jamais allée en Angleterre, et je me proposais ainsi , simplement en la traversant , de commencer à la découvrir .En fait de diligence, nous avons décidé de prendre un bus eurolines (les flixbus ont pris leur place ) jusqu’à Londres puis d’emprunter ensuite le Caledonian Sleeper jusqu’à Glasgow , puis un autre train jusqu’à Bridge of Orchy . Nous avons à cet effet acheté des pass ferroviaires .
Le projet étant de partir directement en randonnée à la descente du train ,nous avions pris tout le nécessaire jusqu’à Fort William , ravitaillement et tout le matériel de bivouac, y compris des cartouches de gaz pour le réchaud . En ce temps là , on ne redoutait pas autant le terrorisme et le passage des cartouches de gaz ne posait pas de problème à la frontière .
Pour le voyage lui-même ,je reprends mon récit de 2010 .

A suivre

Nous partons le 31 Mai par Eurolines avec traversée de la Manche en ferry . Des oiseaux prennent la pose . Expérience intéressante de contrôles d’identité tâtillons en compagnie du prolétariat immigré . Je vois pour la première fois la côte de l’Angleterre . Je ne connaissais jusqu’ici que l’Irlande .

Les quatre héros de cette histoire

Arrivée à Douvres

A suivre

Nous continuons sur Londres : des moutons, un gigantesque embouteillage dû à un accident sur l’autoroute, des jardins fleuris qui n’ont pas besoin d’arrosage, des faubourgs plus ou moins sordides. C’est toujours intéressant. Le bus jusqu’à London Euston. Tout est fermé, même les guichets et les renseignements. Nous faisons le plein d’eau dans les toilettes de la gare ( elles sont payantes et nous n’avons pas de pièces!) et nous attendons pour prendre vers minuit le Caledonian Sleeper. Ce n’est pas ce soir que nous ferons des folies. Enfin le Caledonian Sleeper (nous changeons de standing). Une employée très gendarme et des couloirs terriblement étroits pour nos sacs à dos, mais nous apprécions cette atmosphère très Agatha Christie. Je me réveille en arrivant à Glasgow. Il pleut, et comme nous attendons le train pour Mallaig, nous sommes tout de suite repérés comme des étrangers par un employé aimable.


Photo Théodorine

Couloir du Caledonian Sleeper

Photo Théodorine

Gare de Queen Street , d’où partent les trains pour Mallaig par Fort William .
Photo Cyrus


Le train pour Mallaig . Photo Théodorine

Enfin nous partons, je suis heureuse de voir l’estuaire de la Clyde (un nom dans mes lectures d’enfance), nous remontons le loch Long, puis le Loch Lomond, sans voir grand’chose, à cause du brouillard.Ensuite, le temps se lève un peu. Le paysage me rappelle un peu le Cantal, avec en plus d’étranges ravinements. Nous voyons quelque randonneurs vertueux marcher non loin de la voie et nous descendons à Bridge of Orchy.

Peu après Glasgow . Dumbarton ?
Photo Théodorine

Première partie de la randonnée

Sur le West Highlands Way

A Bridge of Orchy, nous entamons la montée vers le loch Tulla, où nous sommes accueillis par une petite escadrille de moucherons piqueurs (j’ai déjà rencontré des membres de leur famille en France). De légères brûlures, vite dissipées. Si ce sont là les fameux midges, pas de quoi en faire une histoire! (L’avenir montrera que les conclusions hâtives sont parfois imprudentes).Nous écartons la tentation d’un pub, trop proche de notre départ.

La gare de Bridge of Orchy . Photo Cyrus

La localité de Bridge of Orchy se limite pratiquement à la gare et un hôtel .

Le pont sur la rivière Orchy . Photo Cyrus


La rivière Orchy , vue du pont sur lequel passe le West Highlands Way

Montée en direction du loch Tulla . Photo Cyrus

Extrémité du loch Tulla . Près du pub de la tentation . Photo Cyrus

loch Tulla

A suivre

Nous allons pendant quelque temps longer le loch Tulla . Le paysage va bientôt profondément changer après le passage de la vallée assez resserrée qui précédait l’arrivée à Bridge of Orchy . Nous allons traverser ou plutôt nous longer maintenant une vaste lande spongieuse dominée par des montagnes Rannoch Moor, située sur notre droite . Cette lande présente de nombreuses et curieuses crevasses remplies d’eau dans lesquelles il vaudrait mieux éviter de tomber . S’agit-il de vestiges d’exploitation de la tourbe ?


Vraie ou fausse ruine comme on les affectionnait à l’époque romantique ?

![Sur le West Highland Way|690x498](upload://tjpFDM6mLVluqmT3qQUuhFdEk0E.jp

Panneau explicatif, en bordure du chemin

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![IMG_5447|666x500](upload://u1qQ8BUPrlOQMBSpxlp4IFKCcGX.

Nous poursuivons notre traversée de Rannoch Moor jusqu ’ à Bâ Bridge, où nous envisageons de camper .

A suivre

Bâ Bridge est un lieu propice au bivouac . Le terrain à proximité est à peu près plat et pas trop spongieux .Pas de problème pour trouver de l’eau . Malheureusement, un randonneur est déjà installé . D’autre part , nous ne marchons pas depuis longtemps, la journée n’est pas trop avancée . Nous décidons donc vertueusement de poursuivre notre chemin .

Nous avons pour la première fois l’occasion d’observer la façon dont les cours d’eau scient la roche dans les Highlands .

A suivre

Nous continuons notre chemin le long de la lande marécageuse . Il grimpe légèrement jusqu’à une hauteur d’où nous voyons Les Blacks Corries, Kingshouse, et la route à camions du col de Glencoe. Paysage désolé. Je regrette que les bruyères soient encore noires de l’hiver et que nous apercevions la route. (Le David Balfour de Stevenson fuit dans ces parages les habits rouges


L’archiduchesse fermant la marche sur le chemin


Regard en arrière sur Rannoch Moor . Photo Cyrus


Découverte des premières hauteurs de Glencoe , avec le cône caractéristique du Buachaille Etive Mor


Black Corries et route de Glasgow à Glencoe .

A suivre

Il est maintenant raisonnable de s’arrêter pour la nuit .Il nous faut camper, mais le sol, apparemment plat sur la carte, n’est qu’un marécage bosselé. Partout le test du genou en terre, très efficace pour déceler l’humidité du sol s’avère positif. Je commence à comprendre que les Highlands ne sont qu’un vaste marécage, une gigantesque tourbière plus ou moins évoluée. L’homme de notre groupe, Cyrus Smith ou Mac Gyver selon les références de chacun, décide que nous comblerons les trous entre les bosses avec les herbes sèches que nous allons récolter, et nous posons donc le tapis de sol de nos tentes sur des sortes de paillasses. Nous passerons finalement une excellente nuit sur le sol moelleux des tourbières.

Arrivée au lieu de bivouac

Prise de possession des lieux Au premier plan le sac de Cyrus , ses bâtons et son demi-matelas . Au second plan , Théordorine et l’Archiduchesse .


Le camp au matin, Cyrus assis et moi Calamity .
Photo L’Archiduchesse


Photos Cyrus

J’écrivais en 2010 que notre première nuit dans les tourbières fut excellente . Je dois pour être fidèle à la vérité historique ajouter qu’elle fut pour Cyrus et moi accompagnée par la musique d’un petit cours d’eau coulant au niveau de la tente sous le sol de la tourbière . Je n’ai pas fait depuis d’expérience similaire , bien que j’aie resté dans le bog de l’île de Harris un véritable water bed .
Cyrus, un véritable Prince au petit pois (tout comme Shackelton ) ne se plaignit pas particulièrement de sa nuit mais moi, Calamity, j’'eus le matin le plus grand mal à passer de la position courbée à la station verticale . Je ne devais pas encore accoutumée à l’humidité des nuits dans le bog écossais . Fort heureusement, je dus mon salut au baume du tigre (rouge) puis au port de mon bien -aimé sac qui opéra un excellent massage .

A suivre

Le lendemain, nous passons devant Kingshouse où nous sommes accueillis par un panneau représentant un Campbell (les Campbells étaient les pires ennemis des Stewart ou Stuart d’Appin , (cf toujours Stevenson et la mort du malheureux James des Glens, injustement pendu pour le meurtre de Colin Campbell ) ainsi que des Mac Donalds. Nous reverrons encore des Campbells mouranrt après le col de Lairigmor entre Kinlochleven et Fort William (de Cumberland), nous recevons une fine bruine en vue des hauteurs qui dominent la vallée de Glencoe (normal), nous n’apprécions guère un passage sur le bitume ni la proximité de la route et nous arrivons enfin avec soulagement au pied du Devils Staircase .

Départ matinal pour Kingshouse , le Devil’s Staircase et Kinlochleven

Arrivée des pistes de la station de ski de Glencoe , près de Kingsshouse .

Près de Kingshouse

Lande spongieuse près de Kingshouse

Kingshouse . Une auberge ancienne.

Panneau explicatif relatif à l’histoire de Kingshouse

Regard en arrière sur Kingshouse

Vue sur l’entrée de la vallée de Glencoe

Route de Glasgow à Glencoe et Fort William .

Vers le Devil’s Staircase .

A suivre

La montée qui nous conduit vers l’entrée du Devil’s Staircase élargit notre vue sur l’entrée de la vallée de Glencoe et les montagnes environnantes .

Regard en arrière . Est-ce près du sommet de l’une de ces montagnes à l’arrière-plan que le David Balfour de Stevenson pêche des truites en compagnie d’Alan Breck alors qu’ils sont poursuivis par les “redcoats” ou plutôt dans le secteur de la photo suivante ?

https://www.stevensonway.org.uk/

Le Devil’s Staircase est l’ascension d’un col . Avant de quitter définitivement les parages de la région de Glencoe, je rappellerai qu’elle fut l’objet d’un massacre des Mac Donald par Guillaume d’Orange en 1692 . J’ai été attirée en Ecosse en partie par la découverte des Schottische Lieder de Beethoven, écrits pour voix piano, violon et violoncelle , tout comme les Irische Lieder . Le Lied consacré au massacre de Glencoe a été placé parmi les Irische Lieder, peut-être parce que les Irlandais encore plus que les Ecossais ont eu à souffrir de la domination et des exactions des Orangistes .

Beethoven: 25 Irish Songs, WoO 152: No. 5, On the Massacre of Glencoe

A suivre

Je me demande bien ce que cet escalier de pierre du diable peut avoir de diabolique. Une petite montée qui n’a rien de remarquable, à part la vue en arrière sur les hauteurs de la vallée de Glencoe puis la découverte au col du massif de Mamore. Au loin, nous devinons le Ben Nevis dans les nuages.


Photo L’Archiduchesse

Au sommet du Devil’s Staircase

A suivre

.
La descente est d’abord belle, nous découvrons au loin le Blackwater Reservoir mais l’arrivée sur Kinlochleven est longue et fastidieuse. La “old military road”, construite avec peine pour tenir les Highlands était sans doute plus confortable pour les roues des fourgons militaires que pour mes articulations et mes pieds fatigués par de longues année de randonnées (j’apprécie décidément beaucoup plus le sol moelleux des tourbières).

Au sommet du Devil’s Staircase . Photo

Regard en arrière sur la descente

Blackwater Reservoir construit à la main par une armée de terrassiers pour les besoins de l’usine d’aluminium de Kinlochleven .

Théodorine et moi Calamity , enfin en vue de Kinlochleven .

A suivre

Peu avant l’entrée de Kinlochleven(près de tuyaux de conduites forcées ?), nous découvrons un terrain idyllique : rhododendrons, iris des marais, presque sec (je dis bien presque) . Après avoir fait provision d’une eau fort trouble , sans doute très riche en aluminium que d’aucuns soupçonnent de favoriser le développement de la maladie d’Alzheimer, nous nous chauffons au soleil, ignorant tout de l’offensive barbare planifiée par un ennemi sournois . Nous commençons à préparer le repas et c’est alors qu’apparaissent quelques avions de reconnaissance, puis des escadrilles. Nous sortons alors ce que nous prenions pour une défense infaillible, des voiles de mariées achetés au marché Saint Pierre à Paris par Théodorine pour les dames, et pour Cyrus , une moustiquaire qui avait fait ses preuves lors d’une randonnée bivouac au Groenland .Nous arrivons de ce fait à manger un peu plus tranquillement la moitié du repas sous les voiles. Mais l’ennemi croit en nombre, il apprend à se faufiler entre les mailles, il épie tous les interstices. Nous battons en retraite vers nos deux tentes. Malheureusement, l’ennemi nous y attend déjà , nous passerons une nuit d’horreur, souffrant de la chaleur enfouis dans nos duvets sarcophages de montagne, la tête couverte par nos tea shirts, et nous nous
réveillerons malgré tout constellés de piqûres.

Pour avoir testé un bivouac dans une zone infestée de moustiques dans les Encantats, je peux attester qu’une attaque de midges est beaucoup plus redoutable qu’une attaque de moustiques . Les midges pratiquent la guerre moderne . Les moustiques, ce sont des bombardiers en piqué , les midges, je peux dire en 2026 que ce sont des milliers de drones qui se jouent des défenses les plus solides .

Ces tuyaux doivent transporter de l’eau qui vient de la retenue nommée Blackwater Reservoir .

Kinlochleven vue de notre lieu de bivouac .

Le lendemain matin, (au diable nos principes d’austérité de randonneurs purs et durs!), nous partons prendre un breakfast à l’abri des midges dans un lieu clos à Kinlochleven. Pur moment de quiétude après une nuit infernale durant laquelle nous avons rencontré le ou plutôt les diables du Devils staircase , où nous apprenons par la télé du pub qu’un meurtrier a tué une quinzaine de personnes dans le Cumberland. Nous nous mettons alors en quête de ravitaillement (quête positive) et je cherche en vain du Skin so soft pour me prémunir contre les attaques de midges ultérieures .

Le pub providentiel

Plaque commémorative . Transfert de la propriété de la ville à la collectivité des habitants . L’usine en aurait été auparavant le “landlord” si j’interprète correctement la chose .

La rivière Leven

Maisons construites pour les ouvriers de l’usine d’aluminium ?

Dans l’ordre : L’Archiduchesse, moi Calamity, et Théodorine partant pour l’étape suivante .

A suivre

Tout cela a retardé notre départ .Nous ne serons pas ce soir à Fort William . Le West Highlands Way grimpe sur une pente où poussent ça et là des rhododendrons fleuris qui apparemment se sont semés tout seuls (nous en avions déjà vu beaucoup le long de la voie ferrée entre Glasgow et Bridge of Orchy) . Je sais maintenant que l’éclosion des rhododendrons et à peu près concomitante de l’apparition des midges

La vue se dégage ensuite peu à peu sur le loch Leven et nous débouchons sur un large glen dominé sur notre droite par les Mamores

Le Stob Ban fait partie des Mamores, qui dominent au Sud le Glen Nevis .

A suivre

Nous camperons dans un lieu d’abord idyllique, un peu humide comme il se doit , au bord du torrent, après avoir aperçu deux chevreuils et rencontré nos premiers moutons, au delà des ruines de Tigh-na-sleubhaich et de Lairigmor, près du col de Lairigmor. Hélas, l’ennemi, aussi tenace que les Mac Donalds poursuivant les Campbell en je ne sais plus trop quelle année, va réussir à gâcher un peu la soirée, la nuit, et le petit déjeûner. Contre les midges, nous l’apprenons à nos dépens, il faut toujours pratiquer la guerre de mouvement, pas celle de position .


Regard en arrière sur les Mamores

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Photo L’Archiduchesse

Bivouac au pied des Mamores . Photo L’ Archiduchesse .

Après une nuit somme toute acceptable, nous repartons pour Fort William, et nous découvrons avec joie au loin le Ben Nevis en descendant le col de Lairigmor .

En montant au col de Lairigmor


Près du col de Lairigmor . beaucoup de survivants de la bataille d’Inverlochy périrent dans les montagnes enneigées .

Forêt dévastée( par les coupes de bois ? )près du col de Lairigmor

Dans la descente du col de Lairigmor . Apparition du Ben Nevis .


Le Ben Nevis vu du Sud

Descente dans une belle forêt .

Le Ben Nevis ,dominant le Glen Nevis

Au sud, je pense au Cantal en voyant le Ben Nevis et ses abords, mais au Nord, le Ben Nevis ne ressemble qu’à lui-même. Je l’admire d’abord. Plus tard, il me plaira moins et l’Archiduchesse le comparera à un gros cake un peu raté. Le chemin est d’abord agréable, nous croisons deux randonneurs écossais en kilt. dans la forêt L’arrivée sur Fort William est détestable: une hideuse et inconfortable large route à bulldozers. Nous avons aussi ce genre d’horreurs en France.
Après d’âpres négociations avec notre inconditionnel du camping sauvage, nous décidons finalement de nous rendre au camping officiel au pied du Ben Nevis. Nous trouvons là skin so soft , efficace pour des touristes “normaux”, mais pas pour des randonneurs qui ont autre chose à faire que de s’asperger toutes les cinq minutes, lotions relativement apaisantes, coiffes anti-midges. Notre homme refuse d’acheter une coiffe, il prétend se contenter de sa moustiquaire du Groenland (il capitulera sans conditions plus tard à Inverie). Nous découvrons que les campeurs brûlent quelquechose et cela paraît efficace. J’achète une bougie anti midges, croyant nous assurer des soirées ultérieures tranquilles. L’espoir fait vivre.

Glen Nevis, non loin du camping


Génisse des Highlands . Nous n’avons vu de vaches que près du camping de Fort William au cours de ce séjour .

Nous en avons terminé avec le West Highlands Way . Pour nous remettre de nos aventures, nous allons au restaurant du camping ou mon premier haggis me change agréablement de la semoule à l’eau chaude et de la vache qui rit des jours précédents . Nous faisons une grande lessive de notre linge( très) sale aucamping.Nous nous endormons dans les délices de Capoue. Il fait beau et chaud à Fort William, il fera beau le lendemain, mais nous renonçons au Ben Nevis (mes genoux se réjouissent de ne ne pas avoir 1300 mètres à descendre).Tout le monde (c’est- à -dire nous quatre), nous décidons de poursuivre par la traversée des montagnes de Glenfinnan à Inverie .

A suivre

La section du West Highlands Way que nous avons parcourue nous a paru facile . Le chemin est très bien balisé , les dénivelés sont modestes, et surtout on n’est jamais obligé de mettre le pied dans la lande spongieuse si l’on ne bivouaque pas. Mais on la voit de près, tout comme d’étranges éboulis peu engageants sur les bords de la montée du Devil’s staircase, et c’est déjà instructif . On retrouve tous les jours des lieux civilisés avec des points de ravitaillement. Donc par temps correct, c’est une aimable promenade , un peu fastidieuse par moments et personnellement je redoute les chemins au sol trop uni . Les sentiers plus accidentés exigent des mouvements plus variés qui au final sont moins éprouvants .
Par mauvais temps, le West Highlands Way peut présenter des problèmes . Il n’y a aucun abri entre les lieux civilisés, le vent peut souffler très fort (je pense en particulier à la section qui longe Rannoch Moor, mqis aussi au Devil’s staircase et à la montée au col de Lairigmor ).S’il fait froid , si l’on est trempé, et s’il y a beaucoup de vent , il faut prendre au sérieux le risque d’hypothermie . Il n’y a aucune difficulté technique, mais il faut prendre au sérieux les conditions météorologiques en saison plus ou moins froide .
Nous étions malgré tout restés sur notre faim , j’espérais des paysages plus spectaculaires et plus sauvages . Nous nous sommes donc lancés dans la traversée de la partie Sud de la
presqu’île de Knoydart, jusqu’ à Inverie, avec le projet de rejoindre ensuite par bateau l’île de Skye .

A suivre

Deuxième partie . Traversée du Knoydart

Je rêve de Knoydart depuis plusieurs mois. Inverie n’est pas accessible par route. Il faut marcher ou prendre le bateau et j’ai lu sur internet l’histoire des sept de Knoydart, de leur lutte d’abord perdue contre lord Brocklet, pour se rendre maître des terres, puis de la fondation Knoydart. C’est le cinquième jour de notre présence en Ecosse , le sixième jour de notre voyage. Nous prenons le bus pour nous rendre du terrain de camping au centre de Fort William, nous visitons le petit musée, très intéressan,t où nous sommes accueillis par deux charmantes dames, puis j’achète dans le grand magasin de sports de montagne situé près de la gare la carte Harvey au 40000ème du Knoydart , une carte plastifiée ce qui est fort intéressant dans un pays humide avant de prendre dans l’après-midi le train pour Glenfinnan.


Dans l’ordre de droite à gauche les sacs à dos de l’Archiduchesse, Théodorine et moi Calamity à la conquête de Fort William

Un square

Rue principale de Fort William

Ben Nevis et Loch Linnhe vus des environs de Fort William

A suivre

Le trajet entre Fort Willaim et Glenfinnan n’est pas très long . La gare est située juste à la sortie du célèbre viaduc . Nous ne sommes pas particulièrement intéressés par le passage du train à vapeur , la mode n’en est d’ailleurs pas encore lancée, et il n’y a pas grand monde à Glenfinnan . Nous ne sommes pas des lecteurs des aventures d’Harry Potter . Pour moi , la ligne Glasgow Mallaig, la West Highlands Line, ce n’est pas celle du train d’Harry Potter mais la ligne de chemin de fer jacobite . Je suis une lectrice de Waverley Glenfinnan ,c’est le lieu où les clans se sont ralliés en 1745 à Bonnie Prince Charlie dans sa tentative de restaurer le gouvernement des Stuart à la tête de l’Angleterre et de l’Ecose, tentative qui s’est achevé par le désastre de Culloden .
A peine descendus du train, nous sommes assaillis par les midges . Il faut dire qu’ il y a à proximité immédiate quantité de buissons de rhododendrons fleuris ,qu’il fait beau et qu’il n’y a pas de vent . Ce sont les conditions idéales pour rencontrer des midges .

Vieux wagon transfomé en lieu de restauration . Un autre wagon sert de dortoir .

Repaire de midges

Photos de l’Archiduchesse

Nous nous rendons ensuite au monument à la mémoire de l’ expédition des clans venus répondre à l’appel de Bonnie Prince Charlie d’où l’on a une belle vue sur le loch Shiel . .

Loch Shiel . Photo de l’ Archiduchesse

Nous terminons en nous dirigeant vers le viaduc, car nous devons emprunter la petite route qui passe sous le viaduc pour la suite de notre itinéraire .

Photos Cyrus

A suivre

Passer sous le viaduc de Glenfinnan et nous diriger vers le Nord, c’est pour nous choisir d’entrer dans l’Inconnu des espaces sauvages . Nous ne savons pas vraiment ce qui nous attend . Le West Highlands Way est un itinéraire depuis longtemps classique . Je n’ai pas pu m’en procurer un topoguide , la librairie du Vieux Campeur en avait commandé un exemplaire à ma demande , mais il n’était toujours pas arrivé au moment de notre départ . L’Ecosse n’était pas encore vraiment à la mode en 2010 . Mais j’avais trouvé pas mal de renseignements sur le West Highlands Way sur internet , et c’est un itinéraire très bien balisé . Ce qui va suivre est aujourd’hui une variante fréquemment empruntée du Cap Wrath Trail ." Fréquemment " est d’ailleurs un terme bien excessif, au vu du nombre très restreint de randonneurs qui se lancent dans cette aventure . On trouve actuellement sur le site Walkhighlands une description de l’itinéraire que nous avons suivi et des compte-rendus de cette étape par des personnes qui l’ont parcourue . Lorsque nous nous sommes engagés, en 2010, nous avions pour tout renseignement une indication de sentier sur la carte Ordnance Survey, mais nous ignorions encore ce qu’est vraiment en Ecosse un “path” .
Le premier soir, notre objectif resta modeste . La journée était avancée, nous avons suivi la petite route qui part vers le Nord en longeant la rivière pour remonter le glen Finnan jusqu’à ce que nous trouvions un emplacement favorable pour installer notre camp . Un emplacement “sec”, c’est-à-dire humide mais pas trop spongieux , et midgeux, comme l’attestent les coiffes que nous portons Cyrus et moi . Dure est parfois la vie du randonneur bivouaqueur …

Photos de l’Archiduchesse

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Tente de l’Archiduchesse et de Théodorine

Photos Cyrus

Je joins ces photos à mon récit pour donner une idée assez précise de ce qu’est un bivouac de bon standing dans les Highlands .

A suivre

Nous entamons maintenant le septième jour de notre voyage. L’objectif est de remonter jusqu’à son extrémité le glen Finnan ,de passer un col puis de descendre un autre glen , le glen Cuirnean, pour rejoindre la jonction du glen Pean et du glen Dessarry, à l’extrémité du loch Arkaig puis la cabane nommée A Chuil bothy . Le loch Arkaig est relié par une toute petite route au sillon calédonien à Gairlochy , à l’extrémité Sud du loch Lochy . On y est bien loin des foules à la poursuite de Nessie …

Nous commençons par le plus facile , la route , qui nous permet une progression rapide
.

La route se change ensuite en chemin .

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Nous arrivons à un poteau extrêmement rassurant qui porte les indications “Loch Arkaig” et "Public footpath to Strathan " . Nous sommes donc sur un itinéraire très officiel .
Nous arrivons à Corry Hully bothy . Le terme bothy désigne une cabane de montagne qui offre un abri sommaire . Corry Hully bothy est cependant pourvue d’un confort exceptionnel pare qu’il y a l’électricité Elle est occupée par un Ecossais qui semble avoir un peu trop forcé sur le whisky et souhaiterait que nous restions pour lui tenir compagnie .Il nous dit que nous ne pourrons pas passer sur Strathan mais, héroïques et inflexibles, nous poursuivons notre chemin .

Le chemin monte, devient de plus en plus sommaire , se transforme en sentier , puis en rien du tout un peu avant d’arriver au col où il disparaît dans la lande spongieuse .


Bealach A’ Charoainn , à 471 mètres d’altitude .

A suivre

Au col , une vallée s’ouvre devant nous, mais il nous faut descendre . Aucune trace de sentier , la pente est assez raide , mais nous avons nos bâtons .Il nous semble qu’il y a un sentier plus loin . Nous sommes habitués au tous terrains, nous avons nos bâtons de marche , donc nous nous lançons sans hésiter dans la descente .

Photo Cyrus

Regard en arrière
Photos de l’Archiduchesse

Nous ne sommes pas encore au bout de nos peines. Pour que l’on ait une idée du parcours dans le milieu du glen Cuirnean , je joins une vidéo de Iain Harper , auteur d’un topoguide sur le Cap Wrath Trail qui a dû paraître deux ans plus tard .

Nous avons rejoint une trace sur la rive droite jusqu’au moment où nous avons atteint un petit bosquet , quelques arbres sur la vidéo . C’est là que les choses se corsent .

A suivre ,

Losque nous arrivons à ces arbres, l’Allt a’ Chaorainn est ce jour-là aisément franchissable . La carte au 50000ème semble indiquer que le sentier poursuit au delà . Nous choisissons donc de passer sur la rive gauche orographique . Le sentier est bien net, étroit et il domine une gorge avec des parois à pic (l’expérience m’apprendra que c’est chose coutumière dans les Highlands, cela va du peu profond à l’extrêmement profond (chutes de Measach , chutes de Glomach ) . Là, c’est sans doute entre 10 et 20 mètres de profondeur mais je n’ai pas trop regardé . Le passage est facile mais exposé . La chute serait très grave . En pareil cas, je préfère me concentrer sur la façon dont je pose mes pieds . Un peu plus loin, une sente étroite va doubler la première, un peu plus en hauteur . Cyrus, Théodorine et l’Archiduchesse, plus courageux que moi qui ai peur de tout , vont continuer à passer juste au bord de l’à pic . Nous nous rejoindrons peu après . Ce “public footpath to Strathan” n’est pas un itinéraire à parcourir en famille , ni avec les éléphants d’Hannibal . Ce n’est pas (je devrais dire en fait ce n’était pas) difficile , malgré nos gros sacs, nous avons fait pire dans le Vercors Est ou en Chartreuse, mais exposé si l’on prend la rive gauche . Nous avons ensuite trouvé un pont pour franchir la rivière Pean . Je me souviens que nous n’avons pas eu de problème de passage de cours d’eau . Apparemment , il n’en serait pas de même actuellement, et il me semble , mais je peux me tromper, que nous n’aurions pas choisi la solution la plus facile si j’interprète correctement les préconisations du site Walkhighlands .

https://www.walkhighlands.co.uk/fortwilliam/glenfinnan-a-chuilWilliam.

A suivre

Je viens de remettre la main sur la carte Ordnance Survey au 50000ème Mallaig Glenfinnan achetée en 2010 . Nous avions bien suivi l’itinéraire indiqué sur la carte . Ce n’est pas celui que Walkhighlands préconise actuellement (terrain trop accidenté, problèmes de ponts)

Lorsque nous arrivons au bas de la descente, où nous franchissons la rivière Pean, nous ne sommes pas loin de l’extrémité du loch Arkaig mais nous n’en voyons pas grand - chose , en raison de la brume et de l’obligation d’entrer dans un bois afin de poursuivre notre itinéraire .
Ce bois est une horreur marécageuse infestée de midges où nous marchons en équilibre sur des arbres morts pour éviter de mettre les pieds dans l’eau . Heureusement , nous n’avons qu’une courte traversée à faire pour atteindre un chemin forestier qui nous permet d’entrer dans le glen Dessarry . Au bout d’environ trois kilomètres , nous atteignons A’Chuil bothy .

A l’arrière-plan , Sgurr na Cicche, le “Cervin du Knoydart” vu des environs immédiats de la cabane .)

J’ai lu , bien que je ne puisse fournir les détails que Bonnie Prince Charlie et ses partisans ,auraient parcouru tout ce secteur des montagnes du glen Finnan au glen Pean et du glen Dessarry pour échapper aux Redcoats . Ceux qui voudraient connaître les détails des péregrinations du prince peuvent consulter un ouvrage qui leur a été consacré .

Pour l’heure , nous ne croisons ni partisans de Charles Edouard Stuart ni "redcoats " lancés à leur poursuite . Nous ‘n’avons rencontré personne depuis Corryhully bothy . A’Chuil est cependant occupée par un jeune Allemand épris de solitude mais très courtois . Un couple d’Ecossais est d’autre part venu avec du bois, apparemment pour ravitailler la cabane en combustible .
L’étape qui s’est déroulée en grande partie sous le pluie a été relativement facile . Le sol n’était n,i trop spongieux ni trop boueux , les pentes ne glissaient pas, il n’ y avait pas trop de brouillard . Par mauvaises conditions, cela peut être une toute autre histoire . Un peu fatigués, mais pas exténués, nous passerons tous les sept une bien agréable soirée au coin du feu , Cyrus, Théodorine et moi , nous sommes tous les trois germanistes . Mais les midges ne seront nullement effrayées par la bougie anti-midges que j’ai achetée à Fort William

J’ai cru bon de donner à mes lecteurs potentiels quelques images de notre hébergement de luxe . Rien n’est plus apprécié que le confort d’une bothy après une journée passée sous une bruine persistante et efficace comme celle que nous avons subie ce jour .

A suivre

D’A’ Chuil bothy à Sourlies

Le but de l’étape suivante est d’atteindre le bothy de Sourlies , à l’extrémité du loch Nevis, le loch maritime qui délimite avec le loch Hourn la péninsule de Knoydart . Nous sommes depuis que nous avons passé le col qui sépare le glen Finnan du glen Cuirnean dans une région très sauvage . Encore y avait-il un accès routier jusqu’à l’extrémité Ouest du loch Arkaig . Désormais, il n’y a plus d’accès routier, il n’y a pas de réseau et nous ne devons retrouver la civilisation que le surlendemain, à Inverie , après deux jours de traversée des montagnes . Je joins de nombreuses photographies, cette région étant totalement ignorée des amateurs de “road trips”.

Au matin, nous prenons congé des autres occupants de la cabane pour remonter le glen Dessarry. Rapidement, notre Allemand nous dépasse. Nous progressons d’abord sur un large chemin , bien aménagé , et nous pouvons observer lors du passage d’un pont une petite gorge aux parois verticales ,une vraie spécialité du pays semble-t-il .

Adieu à notre accueillante cabane

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A l’arrière-plan à gauche, le Sgurr na Cicche, dont la forme rappelle le Cervin .

Le chemin se transforme en sentier de montagne .

Le sentier évite les zones les plus spongieuses

Malgré tout, il peut présenter quelques pièges, à en juger par la position de l’
Archiduchesse … Mais peu de temps après ,c’est moi qui vais mettre le pied dans un trou à lapins qui va engloutir une de mes jambes . L’Archiduchesse va m’aider à m’en extraire en allégeant le poids de mon sac .

A suivre

Pour atteindre le loch Nevis, nous devons passer du glen Dessarry à la vallée de la rivière Finiskaig . Cela se fait par un large passage horizontal, le Mam na Cloich Airde occupé par un loch , le lochan Mhaim en deux parties séparées par un passage plus étroit d’où les eaux s’écoulent dans les deux vallées .

Arrivée au lochan Mhaim

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Regard en arrière sur le lochan Mhaim

Le sentier suit le cours de la rivière par une série de montées et descenttes et de passages un peu spongieux .

La situation se corse lorsque la vallée se resserre et que la rivière s’engage dans une petite gorge .
Nous nous interrogeons sur l’itinéraire à suivre . Je regrette que la carte la plus précise que j’ai pu acheter à Fort William soit seulement la carte Harvey au 40000ème . Le magasin de Fort William n’avait plus la carte au 25000ème que je souhaitais acheter . Cyrus décide alors d’explorer la gorge pendant que nous l’attendons . Il revient en déclarant que le passage est impossible . Le torrent descend un peu plus loin dans la gorge en cascade (photo ci-dessus )

A suivre

En examinant les pentes autour de nous , nous découvrons une vague sente qui monte sur notre droite et se transforme en un bon sentier qui va nous permettre de descendre sans problème au bord du loch Nevis à Sourlies bothy.

Regard en arrière sur notre parcours . L’Archiduchesse gravissant la pente su le sentier. A droite la gorge vue d’en haut .

A voir la photo qui suit, il est clair que nous ne pouvions pas poursuivre notre route en pénétrant dans la gorge .

Peu de temps après nous découvrons le loch Nevis .

Nous retrouvons donc la mer au terme de la descente, qui est assez rapide . On voit ici l’extrémité Est du loch Nevis enchâssée dans le montagnes .

Une fois parvenus au terme de la descente, nous découvrons tout au début du loch côté Nord la cabane de Sourlies .

A suivre

Sourlies bothy est situé dans un lieu très solitaire, accessible seulement par bateau ou à pied . Le lieu vraiment civilisé le plus proche (il y a bien quelques maisons isolées accessibles par bateau, peut-être temporairement habitées plus loin le long du loch Nevis) est Inverie où nous devons nous rendre le lendemain, mais ce n’est pas très aisé comme on le verra bientôt . Il y a eu autrefois à proximité un village ,Carnoch dont ne subsistent que des ruines .
Avant de l’atteiendre, nous devons traverser une zone plate où le sentier se faufile autour de plantes assez hautes .

La cabane est déjà occupée lorsque nous arrivons . Nous retrouvons notre jeune Allemand qui nous a devancés . Mais il y a aussi là un Britannique fort bien élevé qui gravit des sommets dans le secteur . Il est accompagné de son guide, qui sera tout fier de nous montrer une photo où l’on voit la reine Elisabeth lui remettre une décoration . Comme le temps est agréable et qu’il n’y a pas de midges, nous décisons de leur laisser l’entière disposition de la cabane .Nous passons une fort agréable soirée à discuter, en anglais et en allemand . Les bothies sont vraiment des hauts lieux de la sociabilité écossaise .L’Archiduchesse est bien sûr la plus à l’aise . Mais je crois bien que j’ai réussi à parler de Walter Scott, de Bonnie Prince Charlie et des Clearances . Les affiches "clearances " apposées sur les vitrines de mon quartier parisien annoncent les soldes . Je précise qu’il s’agit ici des déplacements de population qui eurent lieu après le désastre de Culloden et qui se sont pousuivis ensuite à des fins économiques . https://www.britannica.com/event/Highland-Clearances .
La cabane de Sourlies a la réputation d’être peuplée de souris . Nous en avons obtenu confirmation le lendemain par ses occupants . C’est cependant un abri vraiment nécessaire par conditions méteorologiques difficiles . Le lieu où elle est construite est un endroit magnifique qui m’a laissé des souvenirs marquants , où nous avons eu tout le loisir d’observer les changements de lumière, qui sont un des grands charmes de l’Ecosse .

Photo de l’Archiduchesse

Photo de l’Archiduchesse

Photo de l’Archiduchesse

A suivre

De Sourlies à Inverie

Le lendemain est le dernier jour de notre traversée des montagnes du Knoydart . Nos deux amies, plus matinales que nous , aperçoivent le matin un cerf venu nous rendre visite .

Photos de l’Archiduchesse

La difficulté majeure du parcours se situe au départ . Nous avons une zone très marécageuse assez vaste à franchir près de l’embouchure de la rivière Carnoch avant de passer un pont puis de faire l’ascension d’un col à 550 mètres d’altitude , le Mam Meadall . J’ai écrit au bureau des rangers du Knoydart et l’on m’a conseillé de longer la paroi rocheuse jusqu’au niveau du coude de la rivière Carnoch , puis de rejoindre la rive de la rivière en la suivant jusqu’au pont . Les préconisations relatives à la manière de négocier ce passage délicat diffèrent . D’ailleurs , nos compagnons de la soirée procèderont autrement que nous . En ce qui nous concerne , nous n’avons pas eu de vrai problème, c’était une période assez sèche et nous commençions à être à l’aise dans les terrains spongieux . Malgré tout nous avions parfois à franchir de profondes crevasses dans la tourbière . J’ai malencontreusement laissé tomber ma carte Harvey au 40000ème dans l’une d’entre elles . J’ai réussi en m’agenouillant à la récupérer avant qu’elle ne soit avalée par la tourbe . Lorsque je l’ai retirée ,elle était souillée par une boue collante que j’ai eu du mal à faire disparaître, mais surtout, je n’ai pu me relever que grâce l’ assistance de l’Archiduchesse . Agenouillée entre deux crevasses rapprochées, je ne disposais pas d’une surface suffisante pour me redresser en toute sécurité en ayant sur le dos un sac aussi lourd .
Le terrain était beaucoup plus ferme et sec là où nous l’avons traversé pour rejoindre la rivière . Nous avons ensuite atteint sans difficulté le vieux pont branlant que nous avons franchi tour à tour .

Dans la tourbière

La rivière Carnoch er le Sgurr na Cicche

Rivière Carnoch et Mam Meadall

Après le pont

Ruines du village de Carnoch . Au fond, le Sgurr na Cicche

Après avoir franchi la pont ,nous passons à proximité des ruines de Carnoch et nous entamons l’ascension du col . Le pont était vétuste en 2010 . En 2019, il n’existait plus . Il a été reconstruit depuis, je crois .Lorsque la rivière est en crue , il est indispensable . Nous avons bénéficié de conditions vraiment très favorables . La proximité de la mer ne nous a pas gênés après avoir quitté la cabane lorsque nous longions l’éperon rocheux . La tourbière n’atait pas trop humide . Par conditions très humides,si la marée est haute d’après ce que j’ai lu depuis, si la toubière est beaucoup trop molle ,si la rivière est en crue ,on ne doit pas pouvoir passer .

A suivre

Avant d’entamer la suite de ce récit , je dois dire , au vu de l’examen de la carte , que la montagne visible dans l’axe de la vallée de la rivière Carnoch serait non pas le Sgurr na Cicche comme je l’ai écrit à tort mais le Ben Aden .
En ce qui concerne le risque de hautes eaux des cours d’eau dans ce secteur, ,il faut savoir que la région du loch Quoich toute proche détient le record de précipitations du Royaume Uni avec 3 mètres d’eau par an .

A suivre

Après avoir franchi le pont sur la rivière Carnoch et dépassé les ruines du village de Carnoch, nous quittons ces lieux solitaires où l’on se sent vraiment coupé du monde (je rappelle qu’il n’ y a là aucun réseau et que l’on ne peut compter que sur soi-même ), nous gravissons en lacets sur un sentier étroit mais sans difficulté particulière la pente raide qui doit nous conduire au Mam Meadall .


Vue sur la tourbière de l’embouchure de la rivière Carnoch

A suivre

L’arrivée au col est l’un des moments les plus marquants de ce voyage . Nous laissons derrnière nous la vallée de la rivière Carnoch par laquelle on peut rejoindre soit le loch Quoich, soit le loch Hourn à Barrisdale, en passant un col , le mam Unndalainn . Le passage direct Sourlies Barrisdale semble être actuellement l’itinéraire le plus souvent emprunté pour traverser le Knoydart par ceux qui se lancent sur la Cap Wrath Trail . Devant nous s’ouvre la baie d’Inverie et tout au fond dans la brume nous distinguons la Pointe de Sleat au Sud Ouest de l’île de Skye et tout au fond à gauche l’île de Rum

Photo de l’Archiduchesse

Les photos que nous avons prises n’arrivent pas malheureusement à rendre justice à cette apparition quasi onirique des îles .

Une longue descente s’ouvre devant nous mais avant d’entreprendre cette dernière étape , nous nous arrêtons pour nous restaurer juste un peu en contrebas, à côté d’un minuscule lochan .

L’Ecosse est tellement humide que l’on peut y trouver de tout petits lochs jusque sur les crêtes .

Nous allons peu à peu descendre vers Inverie par un sentier étroit mais qui nous a paru facile , la baie d’Inverie se rapprochant peu à peu.

A suivre

La descente sur Inverie est d’abord plaisante et nous donnera l’occasion de voir de curieuses roches métamorphiques .

Au fond, l’île de Skye et tout à fait à l’arrière-plan à droite, l’île de Rum

Mais cette longue descente dans le glen Meadall (pas loin de 10 kilomètres finit pas nous paraître interminable, d’autant plus que nous rencontrons des midges empressées .

A droite sur un piton rocheux, le monument à la mémoire de lord Brocket, sympathisant du nazisme, ancien possesseur des terres qui appartiennent maintenant à la Fondation Knoydart à la suite d’une longue lutte . Au fond, l’île de Skye et l’île de Rum avec son plus haut sommet, l’ Askival .


A l’horizon, les Cuillins de Rum .


Après la forêt . Regard en arrière sur le glen Meadll .


Elevage de cerfs près d’ Inverie .

Notre arrivée à Inverie est précédée de la traversée d’un bois éclairé par les rhododendrons et infesté de midges .

Enfin , nous atteignons la mer, le village et le bunkhouse de la fondation Knoydart où nous allons nous installer pour la nuit .

Inverie , après cette longue marche depuis Glenfinnan, c’est pour nous la terre promise . Nous y retouvons le montagnard britannique et son guide . Nous avons tous les six l’intention de nous rendre au pub “The old forge” qui s’enorgueillit d’être le pub le plus isolé du Royaume Uni .


Publicité vue à Mallaig pour le pub d’ Inverie, accessible uniquement à pied ou par voie de mer .

Nous irons donc manger tous les six au pub, où le montagnard britannique nous offre une dégustation de whisky . Je regrette seulement d’avoir été une néophyte qui n’était pas en mesure d’apprécier toutes les nuances séparant les différents whiskies . J’ai un tout petit peu progressé depuis .
Pas de musique malheureusement ce soir-là . Peut-être cela commença-t-il plus tard , mais nous étions fatigués . Ce fut cependant une belle soirée . La cuisine était excellente . Lorsque nous sommes rentrâmes nous coucher , légèrement alcoolisés ,une vue merveilleuse sur la baie d’Invérie ajouta à notre béatitude .

A suivre

Le bunkhouse de la fondation Knoydart est un hébergement confortable et abordable où les dortoirs portent le nom des sommets environnants . Nous y avons trouvé un accueil aimable . On m’y a procuré une pommade antihistaminique qui m’a permis de retrouver peu à peu mon visage habituel alors que j’étais boursouflée par les piqûres de midges . Cyrus a acheté une coiffe anti-midges du plus bel effet et nous a offert à toutes les trois des badges portant l’inscription " Knoydart midgies survivor " . Nous avons survécu, certes, mais jusqu’à la fin de notre voyage, nous avons passé tous les quatre nos nuits à nous gratter frénétiquement , avec un redoutable effet de mimétisme .

Lorsque nous quittons le bunkhouse , la personne chargée de l’accueil m’a dit "Au revoir " . Je ne l’ai pas revue , mais je suis revenue par deux fois à Inverie, deux ans plus tard, puis en 2019 .

Notre programme de la journée est de traverser le loch Nevis pour rejoindre Mallaig puis de prendre le ferry pour Skye . Nous commençons donc par nous diriger vers le port pour mieux voir le village, dans l’attente de notre bateau . Nous longeons la mer avant d’arriver dans le “centre-ville” de ce village de 80 habitants . La péninsule en comporte environ 120 .

Le pub

Après nos passages en 2010 et 2012 ,le pub avait connu quelques vicissitudes et nous n’avions pas pu nous y rendre en 2019 . Il est à nouveau ouvert, après son rachat par la communauté .

Le village possède un pub et une épicerie , un camping, un bunkhouse, et un port , autrement dit tout ce qu’un randonneur peut attendre . Aucun véhicule de touriste n’est admis dans la péninsule . On y jouit donc de la tranquillité . Nous allons flâner au soleil jusqu’à l’arrivée de notre bateau . Inverie est un lieu dont j’ai gardé la nostalgie

A suivre

Le bateau que nous empruntons appartient à la compagnie nommée Western Isles .

Elle effectue plusieurs traversées par jour pour rejoindre Mallaig, la plus intéressante passe par Tarbet , minuscule localité située au bord du loch Nevis sur un isthme situé entre loch Nevis et loch Morar, parce qu’elle permet de remonter partiellement le loch Nevis . Par beau temps, c’est absolument magnifique . Le loch Nevis, comme le loch Hourn , se visitent à pied et en bateau . Pas de route au delà de Mallaig pour le loch Nevis , ni au delà de Kinloch Hourn pour le loch Hourn . Ce sont les deux plus beaux lochs maritimes d’Ecosse que je connaisse . Ils échappent au tourisme automobile .


Arrivée à Tarbet . Au fond, les montagnes qui dominent le loch Morar .

Tarbet


Tarbet . On voit distinctement le chemin qui fait communiquer le loch Nevis et le loch Morar

Photo de l’Archiduchesse

Le bateau de la Western Isles ne pouvant accoster à Tarbert , un transfert est nécessaire .Nous avons assisté au transfert du panier à chat .

A suivre

Comme on peut le voir sur la photo qui suit embarquer ou débarquer à Tarbet est une petite aventure que je regrette de n’avoir pas vécue .

Le large chemin que l’on voit distinctement sur cette photo permet de rejoindre la rive Nord du loch Morar sur laquelle un sentier puis un chemin conduit jusqu’à Morar . Je n’ai pas testé la partie sentier de cet itinéraire en 2019 (carnet de voyage Rum, Canna, Inverie . Retour dans les Small Isles ) On peut faire un circuit à partir de Mallaig , Morar étant reliée à Mallaig par le bus et le train .


Bonnie Prince Charlie s’est caché dans les montagnes du secteur du loch Morar, et du loch Nevis , du glen Pean et du glen Dessarry où il avait des partisans et où les Redcoats craignaient de se rompre les os .

Nous continuons notre navigation sur le loch Nevis . Des maisons très isolées apparaissent sur ses bords , accessibles par mer (leur accès par voie de terre peut-être vraiment difficile ) Nous voyons apparaître le Sgurr na Cicche dominant l’horizon dans la direction du fond du loch Nevis, où nous avons passé la nuit à Sourlies, puis dans la direction opposée les Black Cuillins de l’île de Skye .

Photo de l’Archiduchesse


Le Sgurr na Cicche, le Cervin du Knoydart vu des environs de Kylesknoydart . Kylesknoydart est un détroit que l’on devine sur la photo au delà duquel le loch Nevis se proplonge jusqu’à la cabane de Sourlies .

Photos de l’Archiduchesse

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Nous arrivons enfin à Mallaig.

A l’arrière-plan, l’île de Rum

Un ferry de Calmac effectuant la traversée Mallaig Armadale

Par beau temps, cette traversée Inverie Mallaig par Tarbet est une expérience exceptionnelle . Elle l’était d’autant plus pour nous qu’elle nous récomprensait des efforts fournis depuis Glenfinnan .

A suivre

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