Jour 10-21.08.2012
Réveillés tôt, nous découvrons le cadre somptueux du Grootberg lodge car il faisait nuit lorsque nous étions arrivés la veille au soir. Pas le temps de faire un petit plongeon, et il fait encore un peu juste tôt le matin de toute façon, mais la vue en jette !
Ce matin-là, nous quittions rapidement ce beau lodge car nous avions rdv à midi à notre prochain hébergement au Camp Aussicht. Nous roulions alors à travers la concession de Palmwag, avec quelques pauses photos pour les superbes girafes, les zèbres etc.
En milieu de journée, nous arrivons au Camp Aussicht, où nous découvrions l’environnement si isolé et dénué de tout luxe.
Après le repas, nous avions convenu avec Marius au téléphone deux jours avant que nous souhaiterions visiter avec lui un village Himba des environs, pour une découverte très attendue pour nous. Conscients de la différence culturelle importante, nous souhaitions être humbles et visiter un village avec lui comme traducteur et être les plus respectueux et agréables possibles.
Marius nous emmena alors tous les 4 vers un premier village. Dans celui-ci où il allait régulièrement, les enfants notamment étaient assez habitués aux touristes et prenaient la pose, pas du tout timides :
Nous passions un moment émouvant et en apprenions un petit peu sur la culture himba, les femmes du village étaient très souriantes et agréables avec nous. Nous leur achetions un petit bracelet et leur laissions un sac de nourriture ramené de Swakopmund :
Les femmes du village (aucun homme en vue) nous montrèrent leurs cheveux, leurs colliers etc.
Ce qui nous frappa bien sûr au-delà de cette rencontre chaleureuse fut l’extrême dénuement du village, composé simplement de quelques cases sommaires, d’un peu d’animaux avec enclos et c’est tout, dans un environnement aride et brûlant alors que c’était l’hiver austral…
Après une heure dans le village, Marius nous fit reprendre la voiture pour aller voir un second village, un peu plus éloigné de son camp et auquel il rendait moins souvent visite. Composé de seulement une famille, avec des enfants moins habitués aux touristes et en conséquence un peu plus timides, nous avions un coup de cœur pour eux, si radieux et souriants, curieux de se voir en photos sur nos appareils ou en courtes vidéos, chose très rare pour eux apparemment. Nous sentions les remerciements et la gratitude dans leurs yeux lorsque nous leur donnèrent un sac de farine de millet.
Les enfants nous firent faire le tour du village, et nous primes beaucoup de photos avec leur accord, ils voulaient tout nous montrer, leurs casseroles, leurs animaux, l’intérieur des maisons etc. Ma femme & moi travaillant comme enseignants avec des enfants d’âge maternelle ou primaire, nous avons souvent le contact facile, et malgré la barrière de la langue, nous nous comprenions avec ces enfants Himba ! La grand-mère et ses filles surveillant avec bienveillance de loin.
Après ce moment intense en émotions et si riche culturellement, il était temps de rentrer au campement. Marius nous arrêta voir des termitières géantes !
Revenus au camp vers 18h, nous montions au point de vue (Aussicht veut dire “vue sur quelque chose” en allemand) pour profiter du coucher de soleil sur le Kaokoland.
La soirée fut partagée à la table de Marius et quelques autres convives du camp, à la lueur des bougies pour économiser l’électricité. Nous en apprenions un peu plus sur cet homme, fervent croyant, son mode de vie en autarcie, avec sa mine (qu’il nous fit visiter le lendemain), tout ce qu’il avait bâtit de ses mains dans ce campement dans cette région sauvage et désertique. Une journée intense, plus centrée sur les humains que sur la faune et la flore de Namibie.