10 îles et archipels de rêve en Asie du Sud-Est

Îles et archipels de rêve : Thaïlande

Difficile de faire un choix tant les îles de Thaïlande sont toutes superbes. On a tout de même réussi à en choisir 5, découvrez-les juste ici (alors, vous auriez choisi les mêmes ?) : 

Ko Kut

Ko Kut
© Alexander - Fotolia

À 30 km au large de la frontière thaïlando-cambogienne, Ko Kut satisfait les amateurs d’exotisme et d’insularité reposante.

Nombre de ses habitants sont d’origine khmère, mais l’histoire a faite siamoise cette île de 162 km², la hissant au rang de 4e plus grande du pays, après sa voisine Ko Chang. Par ses reliefs couverts de jungle, ses cascades et ses mangroves, elle ressemble beaucoup à cette dernière, tout en prenant l’avantage sur deux critères incontournables : la beauté des plages et l’absence de tourisme de masse.

À Ko Kut, les colonies de resort et de boutiques ne balafrent pas l’essentiel des rivages, restés fidèles à la palette ultramarine, saturée de sable doré, d’océan turquoise et des verts fluorescents de la végétation.

Calme et sereine dans son ensemble, Ko Kut se pratique aussi bien en solo, qu’en couple ou en famille. Elle réunit, autour de l’embouchure du Khlong Chao, une juste quantité de bars et restos plaisants et, en amont vers la mangrove, les hébergements les plus routards.

Quand l’envie de bouger titille, il est l’heure d’explorer les recoins de l’île en moto, par ses petites routes et pistes. Choisir sa plage, sa cascade rafraîchissante, son morceau de jungle, l’un des arbres géants indiqués par les plans, pousser jusqu’aux trois pittoresques villages de pêcheurs.

Meilleure période : saison sèche, novembre-avril.

Ko Phayam et Ko Chang

Ko Phayam et Ko Chang
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La Birmanie abandonne la mer d’Andaman à sa rivale siamoise au niveau de Ranongd’où l’on navigue vers Ko Phayam et Ko Chang, situées à environ 20 km de la côte.

De tailles similaires (environ 18 km²), ces voisines ont en commun leur écart des grandes routes touristiques et l’absence bénéfique de voiture, sans être toutefois de vraies jumelles.

Malgré son développement récent, Ko Phayam conserve son caractère débonnaire. Ici, chacun règle librement ses curseurs « calme-animation » et « repos-activité » : promenades sur les longues plages, sous les arpents de jungle, à travers les entrelacs de mangrove, examen des coquillages et de la population du sable.

Le village, avec juste ce qu’il faut de bars-restaurants et boutiques et les parties relax données sur Ao Yai, (la longue plage) fournissent les services et diversions nécessaires.

Plus accidentée et sauvage, Ko Chang est la favorite d’une communauté chamarrée. Tendances arty, routines de yoga et rêveries s’adaptent aux plages, en se nourrissant de balades-parenthèses dans la jungle, de sorties en kayak et d’un aller-retour occasionnel sur la voisine.

On aime bien la partie nord de la belle plage d’Ao Kwai (Ko Phayam) pour y nager quelle que soit saison ou la marée, et imaginer le jour où il sera possible de s’immerger dans le vert sombre de la grosse île birmane au large. En attendant, on se contente aisément des jolies croisières vers les îles Surin.

Lire notre article sur Ko Phayam

Ko Ra et Ko Phra Thong National Park

Ko Ra et Ko Phra Thong National Park
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À mi-chemin (environ 150 km) entre Ranong et Phuket, les 30 et 64 km² de terres de Ko Ra et Ko Phra Thong forment un étonnant tandem. Flirtant avec la côte, dans cette mer d’Andaman si désirée, elles sont aussi différentes que complémentaires, et pourtant presque inconnues !

Incroyable. Comme la légende du Bouddha d’or enfoui baptisant Ko Phra Thongl’îleattira de nombreux chercheurs de trésor. Aujourd’hui, les 10 km de plages quasi désertes jouent le rôle du trésor.

Il faut aussi explorer à vélo, moto ou en kayak les très denses mangroves de la face continentale et découvrir l’incroyable : 40 % de savanes, une exception régionale, valant à l’île sa réputation d’africaine en Asie.

Aussi accidentée (point culminant 300 m) que sa voisine est plate comme un billard, Ko Ra est emmaillotée de jungle vierge. Pour l’explorer cette fois-ci, pas de chemin, seulement le kayak.

Les rivages des deux îles sont favorables au snorkelling et à la plongée. La faune terrestre est riche : oiseaux dans les savanes, présence de tortues enhardies par les plages désertes. En option, de belles croisières vers les îles Surin et Similan.

Communément appelés « gitan des mers », les Moken (ou Chao Layen thaï), peuple mystérieux et réservé, habitent la poignée de villages.

Meilleure période : novembre-avril. Accès : bus réguliers ; aéroports les plus proches à Phuket ou Ranong. Puis barque motorisée du quai de Saphan Pla, via Khuraburi.

Ko Yao Yai et Ko Yao Noi

Ko Yao Yai et Ko Yao Noi
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Proches de Phuket et Krabi, et pourtant préservées  de leurs foules touristiques, Ko Yao Yai et Ko Yao Noi offrent à leurs visiteurs environ 150 km² de belles terres. Mais aussi l’opportunité de sillonner en bateau ou en kayak la « James-Bondienne » baie de Phang Nga, célèbre échancrure de la Thaïlande péninsulaire, plantée de photogéniques îlots karstiques.

Le tourisme est plus développé sur Ko Yao Noi, la « petite » de ces deux « longues îles ». La communauté locale, de confession musulmane, veille à conserver son mode de vie serein, à mille lieues de Phuket, internationalisée et enfiévrée. Deux fois plus grande, Yai vit encore largement de pêche et d’agriculture.

Frangée des plus belles plages, sur sa côte est, « Noi » est fréquentée par tous les styles de voyageurs. « Yai » attire plutôt les « budgets moyens » et les familles. Plus étendue et traditionnelle, elle s’avère idéale pour les excursions à vélo ou à moto.

Noi rajoute son relief aux généreuses mangroves et zones cultivées communes à ces deux îles.

Elles partagent également les légendaires et magnétiques levers et couchers de soleil, enrichis par les arrière-plans féériques de la baie de Phang Nga. Pour ne rien manquer dans la région, il suffit d’embarquer sur les bateaux longtail faisant la navette en 15 min, entre Yai et Noi.

Accès : facile, multiples bus, avion par Phuket, train par Surat Thani. Puis, bateau de Phuket (en 30 min), Krabi (1 h) ou Phang Nga. Période : saison sèche (novembre-avril).

Voir Ko Yao Noi dans le reportage sur la Thaïlande côté Andaman

Ko Tarutao Marine National Park et Ko Lipe

Ko Tarutao Marine National Park et Ko Lipe
© tirachard - Fotolia

Le parc national marin de Tarutao englobe 1 500 km², dont 300 km² de terres réparties sur 51 îles éparpillées dans la mer d’Andaman, à l’extrême sud-est de la Thaïlande, peu avant la frontière malaisienne.

Ko Lipe est sa meilleure base d’exploration. Juridiquement en dehors des limites du parc, elle concentre les hébergements, l’animation et les liaisons maritimes, avec le port de Pakbaraet, en haute saison, le chapelet d’îles (dont Ko Lanta et Ko Phi Phi) s’étendant de Phuket et Krabi jusqu’à la malaisienne Langkawi.

Autrefois exclusivement habitée par les Chao Lay (« Gitans de la mer »), Ko Lipe est dorénavant saturée, mais sa petitesse (2 km²), négociée à pied sur des chemins bétonnés, l’aide à conserver une ambiance relax, adaptée à tous notamment aux familles.

Les excursions à la journée se dirigent vers les îles inhabitées de Ko RawiAdang et la plage de Ko Hin Ngam, couverte de galets incongrus dans la région. Élevez-y un cairn de 12 pièces, et votre souhait se réalisera. Mais attention, dérober un simple caillou porte malheur. Certains reviendraient par la poste, accompagnés d’un mot suppliant de les remettre en place !

Passer 2 nuits (une c’est trop court) sur l’île de Ko Tarutao (bungalow et camping) est hautement conseillé. Vous comprendrez pourquoi son nom signifie « mystérieux et primitif » en vieux malais...

À pied, en VTT ou grâce au camion-taxi, découvrez cette nature vierge et intimidante, les reliefs tapissés de jungle insondable, les plages désertes et interminables, le brouhaha des macaques, et la lenteur débonnaire des tortues en saisons de ponte. Sans oublier les vestiges « hantés » du bagne, dont les occupants livrés à eux-mêmes sous la Seconde Guerre mondiale devinrent de redoutables pirates.

Belles plages, baignade sereine, snorkelling et plongée intéressantes sont un dénominateur commun à toute la zone.

Période : mi-novembre à mi-mai, parc national fermé le reste de l’année.

Lire notre reportage sur Ko Lipe

Texte : Dominique Roland

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