10 îles et archipels de rêve en Asie du Sud-Est

Îles et archipels de rêve : Malaisie et Cambodge

Plongée, farniente et rando, diffcile de faire beaucoup mieux sur ces îles de rêve de la Malaisie et du Cambodge

Îles cambodgiennes du golfe de Thaïlande - Cambodge

Îles cambodgiennes du golfe de Thaïlande - Cambodge
© Aleksandar Todorovic - Fotolia

Au large du Cambodge méridional et d’est en ouest, Ko Thmey (40 km²), Ko Ta Kiev (7 km²), Ko Rong (80 km²), sa petite sœur Ko Rong Samloen (25 km²) et Ko Kong (105 km²) sont une cible de choix pour les « chercheurs d’îles ».

Encore très sauvages, dotées chacune de leur personnalité, leurs plastiques comptent parmi les plus paradisiaques du golfe de Thaïlande : sables « blanc de blanc », caribéen, collines couvertes de jungle, eaux turquoise et absence quasi totale de routes...

Sur certaines îles, récemment découvertes par un tourisme frénétique, quelques spots se développent de manière anarchique, d’autres restent quasi vierges. Mais dans tous les cas, il faut rapidement y accoster, avant l’entrée en scène de gros investisseurs parfois mégalos. Au Cambodge, on peut acheter toute une île...

Tout existe aujourd’hui sur ces terres : rustiques maison-guesthouse de bois, paillottes rudimentaires, simples ou élégants bungalows et même un îlot privatisé en « resort de luxe ».

Plutôt Robinson ? Choisissez l’étendue et acérée Ko Kong, sa jungle inextricable, ses plages n’ayant que numéros pour noms, ou l’isolée Ko Thmey et son seul resort perdu à la pointe sud. Backpacker (sac à dos) tendance festive ? Cap sur les baies de Ko Tui (Ko Rong) et Saracen (Samloen), qui satisferont vos attentes, tandis que Ko Ta Kiev joue l’alternative.

Plusieurs clubs de plongée exploitent des spots ayant le moins souffert de pêche excessive ou du réchauffement des eaux du golfe.

Les villages de pêcheurs, comme ceux de M’Pay Bay (Samloen) et Prek Svay (Ko Rong) restent bien typiques et dépaysants.

Après la baignade, ne manquez pas les sites de couchers de soleil superbes, comme celui sur la côte est de Ko Rong, rejoint depuis le village de Ko Tui par une petite crapahute ou en bateau.

Meilleure période  : saison sèche, (novembre-avril).

Lire notre reportage Le Cambodge, côté mer

Îles Perhentian - Malaisie

Îles Perhentian - Malaisie
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Situées à une quinzaine de kilomètres au large de la côte orientale malaisienne, et seulement à une soixantaine de la Thaïlande, Perhentian Kecil et Perhentian Besar signifient « petite » et « grande île d’escale » en malais. Les navires faisaient autrefois relâche ici, entre le détroit de Malacca et le golfe de Thaïlande.

Leur statut de parc naturel a épargné un développement excessif à ces deux modestes îles presque accolées, d’une superficie totale de 36 km². À l’exception d’un village de pêcheurs, elles restent inhabitées hormis leurs hôtes impliqués dans le tourisme.

« Kecil » est la plus visitée par les jeunes voyageurs. Les établissements de Long Beach, côte est, concentrent l’animation. Un tiers plus grande, Besar s’ avère généralement plus « huppée » et familiale.

Au-delà des plaisirs universels du farniente et de la simple baignade, l’activité reine des Perhentian tourne autour de leur faune et flore sous-marine, riches en grosses espèces (poissons perroquets, raies, requins inoffensifs) et fréquentée d’avril à septembre par des tortues. De nombreuses écoles de plongée pratiquent des prix très intéressants et fréquentent des sites adaptés aux débutants.

Les « masques et tubas » ne sont pas oubliés, il existe de nombreux tours dédiés. Mais rien n’empêche de rejoindre à pied les meilleurs spots côtiers. On recommande chaudement le site D’Laggon, au nord de Kecil.

Balades ou petites randos divertissantes se composent au gré du réseau de chemins et sentiers. Vous y croiserez peut-être les célèbres varans, impressionnants mais inoffensifs... 

Meilleure période : juin-octobre.

Voir les photos des îles Perhentian
Lire notre reportage sur la Malaisie, côte Est

Tioman - Malaisie

Tioman - Malaisie
© irwanmanan - Fotolia

Au large de la côte orientale malaisienne, à environ 200 km de Singapour ou Malacca, Tioman n’est pas une inconnue dans le monde enchanté des îles de rêve.

Dès les années 1950, ses charmes à la polynésienne lui valent d’incarner la fictionnelle Bali H’ai, dans la comédie musicale « South Pacific ». 20 ans plus tard, Times Magazine l’élit plus belle île du monde.

Plus grande des 64 îles de l'archipel d’origine volcanique de Seribuat, Tioman a su gérer son gros succès touristique sans faner ses atours de naturelle surdouée.

Grimpant brusquement jusqu’à plus de 1 000 m, les montagnes luxuriantes couvrant l’essentiel de ses respectables 110 km² ont empêché l’établissement d’un véritable réseau routier, potentiellement préjudiciable. Le parc national a protégé les fonds marins alentour.

Tioman, c’est tout ce qu’on attend d’une île tropicale et plus encore : baignade superbe, bon snorkelling, notamment depuis la plage de Paya (accès aux îles Renggis), plongée (depuis le village de Salang, par exemple, proche des sites de Pulau Tulai et Monkey Bay).

L’élément terrestre n’est pas en retrait avec de nombreux sentiers de promenade vers de belles cascades ou de véritable crapahutes (traversée de l’île, etc.) et même des spots d’escalade.

Pour un concentré de beauté sauvage, il faut s’établir à Juara Bay, à l’est de l’île, où un centre protège la reproduction des tortues, de mi-mars à octobre. Le « bus de mer » saisonnier ou les bateaux-taxis permettent de rejoindre facilement les autres plages et villages principaux.

Bonne nouvelle, ce paradis n’a rien d’inabordable, il profite même d’un statut théorique de duty-free, retenant l’envol des prix.

Meilleure période : avril-octobre.

Voir les photos de Tioman

Texte : Dominique Roland

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