Cuisine
La cuisine néo-zélandaise s’en est longtemps tenu
au fish & chips, à la meat pie et au pudding directement
débarqués de leur Angleterre natale. Ce n’est heureusement plus le cas !
Marquée par l’excellente qualité des produits frais locaux (très souvent bio)
et les influences mêlées des différentes communautés immigrées (asiatiques
en particulier), la cuisine néo-zélandaise moderne peut se révéler excellente, dans
un genre fusion salé-sucré.
Certes, au quotidien, dans les cafés, vous ne ferez pas vraiment d’orgies culinaires :
outre les incontournables mentionnés ci-dessus, encore bien présents, comptez
sur des pommes de terre en robe de chambre, des quiches diverses, burgers et
autres fruits de mer frits avec de grosses frites.
Dans les vrais restos, c'est mieux. C’est là qu’il faut aller pour
déguster l’excellent agneau du pays. Certaines recettes vous surprendront,
comme l’agneau à la menthe et à la sauce Worcestershire, l’agneau au kiwi et
au camembert, les cœurs de côtelettes à la gelée de groseille… On trouve du
chevreuil, élevé pour l’export.
La viande, tous genres confondus, est souvent très cuite, précisez donc si vous
l’aimez bleue (rare). Medium équivaut à un « à point »
bien à point. Les légumes servis en accompagnement sont, a contrario, souvent
croquants, tendance nouvelle cuisine.
Le poisson et les fruits de mer ont une place de choix, ce qui
ne surprendra personne dans un pays disposant de 15 000 km de côtes
et de nombreuses rivières à truites et à anguilles. Huîtres et moules sont partout,
ces dernières parfois grandes comme la paume de la main (on n’en mange que deux) !
Dans le genre coquillages locaux, on trouve aussi de temps à autre des paua
(ormeaux), des tuatua et des toheroa (rares et chers). Et aussi,
des coquilles Saint-Jacques et des langoustes (crayfish) – bien
que l’essentiel soit exporté.
Tous ceux qui ont voyagé en Australie ou dans un pays du Commonwealth ont des
chances de connaître (et de détester !) le Vegemite et la
Marmite. Tartinées pour les enfants (de 7 à 77 ans),
ces pâtes vitaminées à base d’extraits de levure (récupérés à l’origine dans
les déchets des brasseries de bière…) et d’arômes de légumes n’ont pas que des
inconditionnels. La seconde a un goût de caramel plus marqué, mais toutes deux
sont très salées. Idéal, paraît-il, pour éviter une gueule de bois… À moins
que ça ne vous en donne une !
À Auckland, la variété des restaurants reflète le nombre important de communautés
d’origine étrangère. Indien, chinois, japonais, thaïlandais… Nombre de cuisines
du monde sont représentées.
Un mot, enfin, pour les amateurs de sucreries. Les Néo-Zélandais, contredits avec véhémence par les Australiens, affirment
qu’ils sont les inventeurs de la pavlova (« pav »), un dessert
meringué conçu en 1935 en l’honneur de la danseuse russe du même nom. Sinon,
plein de fruits, dont l’incontournable kiwi, piqué aux Chinois en 1904
par un maître d’école. On appelait alors ce fruit « groseille de Chine ».
Boissons
Bière
Le Néo-Zélandais est avant tout un buveur de bière :
avec environ 120 litres par an et par habitant, il n’est guère surpassé
que par le Tchèque et l’Australien ! On en trouve de toutes les tailles
et de toutes les sortes, de la seven (200 ml) au jug (pichet),
de la blonde légère et désaltérante à la brune intense. Lion Red, DB
Draught, DB Natural, Speights sur l’île du Sud sont les
plus prisées. Mais ne passez pas à côté des breuvages concoctés pour toutes
les microbrasseries qui ont poussé comme des champs de houblon après la pluie
ces dernières années.
Vins
Autre mamelle du picolage (qui s’adresse à une clientèle plus âgée), le
vin néo-zélandais commence à se faire connaître sur la scène internationale
depuis une dizaine d’années. Fruit du climat tempéré, assez pluvieux, les blancs
sont dans l’ensemble mieux représentés que les rouges. Mais que cela ne vous
dissuade pas de les goûter, nous en avons trouvé certains excellents, à
l’instar du merlot des Saint Clair Wineries.
Les deux principales régions productrices, les plus ensoleillées de tout le
pays, sont celle de Hawke’s Bay, sur l’île du Nord, attachée au chardonnay,
et celle de Marlborough, sur l’île du Sud, réputée pour ses sauvignons blancs.
Dans l’un et l’autre endroit, de nombreux domaines, certains établis depuis
la seconde moitié du XIXe siècle, sont ouverts au public, avec possibilité
de dégustation et visite des caves. Sachez que les vins néo-zélandais sont dans
l’ensemble conçus pour être bus jeunes : inutile donc de faire vieillir
plus de deux ans votre merlot ou votre pinot noir.