Hong Kong : un nom légendaire signifiant « Port aux Parfums », du nom de cet ancien rocher quasi inhabité par lequel des générations d'aventuriers anglais firent transiter des cargaisons entières d'opium avant de laisser la place à tous les businessmen et self-made men de la planète, aux amateurs de shopping et de contrefaçons…
Ce confetti de colonie britannique est devenu l'un des phares du capitalisme en Asie. Il est revenu dans le giron de la Chine communiste en 1997 avec un statut particulier, de plus en plus soumis au pouvoir central.
Hong Kong, c'est à la fois les marchés traditionnels de Kowloon et les boutiques des grandes marques européennes et asiatiques ; la pharmacopée chinoise et les fast-foods internationaux. Et puis il y a les clichés qui ont la vie dure, comme les vieux tramways à impériale, les sampans et les jonques au pied des gratte-ciel, de plus en plus rares.
Malgré la rétrocession, Hong Kong continue de cultiver une identité particulière. Derrière ses airs de city londonienne ou de petit New York de l'Asie, c'est une ville chinoise où bat le cœur d'une population venue majoritairement de Canton et de Shanghai.
Mais quel avenir au milieu de l’empire ? Depuis la rétrocession qui a soulevé nombre d’interrogations, la crise asiatique qui a au moins autant frappé les consciences. Depuis l’épidémie du SRAS, qui l’a littéralement coupée du reste du monde, Hong Kong ne parvient pas tout à fait à cacher sa peur de l’avenir ni ses angoisses : l’autonomie vis à vis de Pékin, le flot d’immigration chinoise à ses portes, le chômage en hausse et, bien sûr, le souci constant de préserver sa prospérité économique.
Hong Kong veut rester ce symbole de réussite en Asie : comment cultiver une prospérité et une identité à part tout en se faisant avaler progressivement par le géant communiste ?