S’informer
- Pour s'informer de la vie locale, il existe un journal hebdomadaire en français pour les expatriés, le Journal francophone de Budapest, que l'on peut trouver dans les kiosques de Vörösmarty tér, dans les librairies internationales ainsi que dans certains grands hôtels. Internet : www.jfb.hu.
Par ailleurs, on trouve deux journaux ciblés sur la clientèle des expatriés : Budapest Sun en anglais et le Budapest Times en anglais et en allemand. En vente dans les kiosques, et en dépôt dans certains hôtels internationaux. Le premier, plus festif, balaie l'actualité de la ville et les principaux événements culturels (théâtre, cinéma, concerts, expos...), avec en prime une sélection subjective des nouveaux lieux branchés, qui vous permettra de faire vos propres découvertes. Le second est centré sur les actualités nationales et sur la vie politique hongroise. Intéressant. À signaler aussi, pour les golden boys de la finance, le Budapest Business Journal.
- Le Pariscope local est le Pestiest, hebdomadaire gratuit très complet. Un seul inconvénient, mais de taille : il n'est disponible qu'en hongrois ! Vous le trouverez dans la plupart des bars, des hôtels et des restos.
On notera l'apparition d'un petit nouveau, Budapest Funzine, en anglais celui-ci. Il est plus axé sur les lieux alternatifs, les expos et le shopping et ne contient pas les programmes de ciné.
Sinon, il faudra vous rabattre sur les brochures plus conformistes éditées par le ministère du Tourisme : Programm in Hungary, en allemand et en anglais, qui concerne la capitale et l'ensemble du pays, ainsi que Budapest Panorama, également multilingue. On trouvera encore dans les cafés et les hôtels d'autres publications en anglais, comme Where.
- RFI (Radio France International 92.1 en FM) diffuse à intervalles réguliers des bulletins d'information.
Les bains
Budapest compte plus d'une centaine de sources thermales riches en calcium, magnésium, sulfates... un bon remède naturel pour rhumatisants, cardiaques et autres anxieux, et le tout dans des décors orientaux, ottoman ou Art déco. Les Hongrois ne s'en privent pas et y vont beaucoup le matin. Le terme « bains » se traduit par fürdö (prononcer « furdeux ») en hongrois (pluriel : fürdök).
Certaines sources datent des Romains, d'autres ont été découvertes et utilisées par les Turcs. Variez votre bain thermal comme vous l'entendez : piscine froide, puis bain chaud suivi d'un massage. Vous en sortirez rajeuni de 10 ans. Le hic : il est souvent difficile de comprendre le parcours à suivre, le personnel est généralement désagréable et ne parle que le hongrois. Adressez-vous plutôt aux clients d'un certain âge, très serviables (allemand de rigueur).
- Massages : choisir les bains qui ont des jours réservés aux hommes ou aux femmes (et les masseurs du même sexe).
- Maillots de bain : seuls les bains mixtes exigent l'usage du maillot, qu'on peut louer (pas cher) si on l'a oublié. Pour les bains non mixtes, le prêt d'une sorte de pagne, qui laisse les fesses à l'air et qu'on retourne pour s'asseoir au sauna sans se brûler, est compris dans l'entrée. Les pudiques préféreront le maillot.
- Tarifs : en général, les bains accessibles aux non-curistes sont ouverts tous les jours de 6 h 30 à 18 h. Les droits d'entrée des grands bains oscillent entre 2 000 et 3 000 Ft (7,60 et 11,50 €), que l'on vous remboursera en partie selon le temps que vous aurez passé dans l'eau. Calculs très compliqués, mais on y gagne toujours, alors pensez à retourner à la caisse avec votre ticket avant de partir. À noter que le bain Gellért ne rembourse rien.
Serviette et cabine sont en supplément. Il est également d'usage de glisser la pièce au gardien qui, dans le cas contraire, ne manquera pas de vous la réclamer. La plupart des services sont payants mais, à moins d'être accompagné d'un Hongrois bilingue, vous aurez bien du mal à comprendre la liste des options (massages, etc.).
Excursions en bateau sur le Danube
Budapest possède une flotte de bateaux-mouches, de style et de taille variés, pour découvrir la ville sur le Danube. Des audioguides sont distribués aux passagers, avec commentaires en 30 langues !
- Pour des excursions de jour, on recommande le Duna Bella. Tél. : 317-22-03). Il part de Vigadó tér (embarcadère numéro 7), et va jusqu'à l'île de Margit au nord. Tarif : 3 900 Ft (15 €)/adulte ; réduc étudiants et avec la Budapest Card 2 900 Ft (11 €). Deux rafraîchissements inclus. D'avril à septembre, 7 départs par jour de 11 h à 17 h 30 ; en octobre et mars, 4 départs par jour de 13 h 30 à 16 h 30 ; de novembre à février, 1 départ par jour à 14 h 30. Durée : 2 h, dont 1 h de promenade découverte sur l'île.
- De la même compagnie, le Danube Legend. Tél. : 266-41-90. Internet : www.legenda.hu. Mêmes lieu de départ que le précédent. Durée : environ 1 h 30. Il est conseillé de réserver avant la haute saison. Compter 4 900 Ft (18,50 €)/adulte ; réduction pour les étudiants et avec la Budapest Card : 3 700 Ft (14 €). Il navigue la nuit et permet d'admirer les quais et les collines de Budapest illuminés. D'avril à septembre, départs à 19 h 30, 20 h 15, 21 h et 22 h ; en mars et octobre, départs à 18 h 30, 19 h 30, 20 h 15 et 21 h ; de novembre à février, départ seulement à 18 h 30.
- La compagnie fluviale nationale Mahart propose diverses formules d'excursion sur le Danube : de mai à septembre, de 11 h à 21 h 30 ; en avril et octobre, de 11 h à 18 h. Également croisière Budapest-Bratislava et Budapest-Vienne. À 20 h, programme folklorique dansant avec dîner pour 10 000 Ft (38 €). Départ de Vigadó tér, embarcadère 6 (immeuble jaune). Tél. : 484-40-13, 15 ou 16. Internet : www.mahartpassnave.hu.
Les marchés de Budapest
- Vasarcsarnok (grand marché central) : Vamhaz krt 1-3. Ouvert du mardi au dimanche de 6 h à 18 h (14 h le samedi). Magnifique architecture métallique de Gustave Eiffel abritant des dizaines d'éventaires et boutiques d'alimentation.
- Ecseri bolhapiac (marché aux puces Ecseri) : Nagykörösi út. 154, dans le 20e arr. Ouvert tous les jours de 8 h à 16 h environ (13 h le dimanche), et le samedi de 6 h à 15 h. Accès par le bus numéro 54, départ de Petöfi híd, en demandant (poliment) l'arrêt au chauffeur. En voiture, c'est juste après la fourche qui sépare le boulevard et l'autoroute M 5. Assez loin du centre. Pour les chineurs qui aiment marchander. On y trouve des bijoux, des croûtes, du vieux matériel soviétique, de la Zil miniature au pistolet mitrailleur AK47, en passant par les appareils photo. Dans certains stands, quelques dérangeantes reliques du nazisme. Assez cher dans l'ensemble, et surtout animé le samedi. Petite buvette sympa, mais environnement déprimant.
Fêtes et festivals
Budapest, tout au long de l'année, bourdonne de différents événements qui la hissent au rang de capitale culturelle européenne.
- Semaine du film de Budapest : en février. C'est elle qui donne le coup d'envoi des festivités.
- Fête nationale : 15 mars. En mémoire de la révolution de 1848. La ville se couvre alors de drapeaux et de défilés.
- Budapesti Tavaszi Fesztivál (festival de printemps) : 2de quinzaine de mars. Internet : www.festivaldeprintemps.hu.
Le plat de résistance depuis 1991. Programme éblouissant de concerts,
de ballets, d'expos, de théâtre, de films : 200 spectacles dans 60
lieux !
- Journées du film français de Budapest : la 3e semaine d' avr. Créé en 1995, il enthousiasme les cinéphiles.
- Fête du Travail : elle est fêtée au bois de la Ville, sous des chapiteaux où la bière coule à flots.
- Nyár a Lánchídon (festival « Un été sur le pont aux Chaînes ») : du 23 juin, veille de la Saint-Jean-Baptiste, au 12 août. Ce pont demeure fermé à la circulation.
- Kermesse de Budapest : fin juin. Avec défilés sur l'eau et feux d'artifice.
- Festival de théâtre en plein air : en juil. Internet : www.szabadter.hu. Sur l'île Margit et au théâtre de Városmajor. Il compense la fermeture estivale des théâtres.
- Sziget fesztival (festival Sziget, « île » en hongrois) : la 2e semaine d'août. Internet : www.szigetfestival.com.
Le plus grand festival de musique outdoor d'Europe, 7 jours, 14 scènes,
du métal au jazz en passant par le rock et la musique world, avec
notamment une scène tzigane très appréciée, qui transforme l'île
d'Obudai en camping géant pour l'occasion.
- Hungaroring : mi-août. Internet : www.hungaroring.hu/en. Le Grand Prix de Formule 1 de Hongrie fait l'actualité à Mogyoród, à une vingtaine de kilomètres au nord-est.
- Fête de la ville :
le 20 août. En l'honneur de saint Étienne (Istvan), et prétexte à un
feu d'artifice gigantesque tiré de la colline de Gellért. Plusieurs
milliers de personnes sont alors au coude à coude sur les berges du
Danube et les ponts Szabadság et Erzsébet (fermé à la circulation pour
l'occasion).
- Budapest őszi fesztival (festival d'automne) :
pendant environ 10 jours à la mi-octobre. La saison culturelle est
clôturée par le frère jumeau du festival de printemps, qui propose un
même cocktail de spectacles en tout genre.
- Marché de Noël :
sur la place Vörösmarty, de la dernière semaine de novembre jusqu'à
Noël. Environ 150 spectacles, assurés par des marionnettistes, des
musiciens et des danseurs folkloriques, animent cette place considérée
par beaucoup comme la plus belle de la ville.
Visites
- Le Musée national (Magyar Nemzeti Múzeum) : visite
indispensable pour qui s'intéresse à l'histoire mouvementée du pays. On appréciera
de toute façon l'architecture néoclassique de cet imposant bâtiment et sa moderne
muséographie.
Le musée fut fondé en 1802 grâce au comte Ferenc Széchényi, un aristocrate hongrois
très fortuné. Après avoir admiré les peintures du hall principal, dirigez-vous
vers la salle qui abrite le manteau du couronnement. Au 1er étage,
une vingtaine de salles retracent l'histoire de la Hongrie depuis le Moyen Âge
jusqu'à l'établissement et l'effondrement du système communiste en passant par
l'occupation turque et la fin de la monarchie des Habsbourg. Au sous-sol, le
lapidarium renferme la plus importante collection de la Hongrie de pierres
de la période romaine, ainsi qu'une belle collection de pierres médiévales.
- Le musée des Beaux-Arts (Szépmüvészeti Múzeum) :
un très grand musée européen, à ne rater sous aucun prétexte, même en constatant
la désuétude de sa conception muséographique. Sa façade néoclassique de temple
grec est à la hauteur de ses richesses. Au menu, la peinture italienne, surtout
les Vénitiens du XVIe siècle. Également la plus grande collection
de peinture espagnole hors d'Espagne. Ils y sont tous : Zurbarán, le Greco,
Goya, Vélasquez. Ajoutez encore une bonne sélection de postimpressionnistes
français comme Cézanne, Toulouse-Lautrec, Bonnard, ainsi que quelques Rodin,
et un formidable cabinet d'estampes de plus de 100 000 dessins. Au
sous-sol, une collection variée et pertinente d'antiquités gréco-latines.
- Városliget : le bois de la ville. C'est un îlot de verdure
et de calme en plein Budapest. À 4 stations de métro d'Oktogon, on
peut se promener dans les sous-bois, faire du canoë sur le lac, aller se prélasser
dans l'un des plus beaux bains de Budapest, faire un tour dans un des plus jolis
zoos du monde, à l'architecture Art nouveau... Après la place des Héros,
traverser le pont (patinoire en hiver sous le pont). On découvre la silhouette
d'un château tout droit sorti de Walt Disney : c'est Vajdahunyad
var, pot-pourri de différents styles d'architecture hongroise au cours
de l'histoire.
- Le Parlement : sa silhouette dominant le Danube
est devenue une des images emblématiques de la capitale hongroise. De style
éclectique, c'est le moins qu'on puisse dire ! Terminé en 1902 après 17 longues
années de construction, il fut à l’époque le plus grand parlement d’Europe et
du monde. L’architecte s’est inspiré du parlement de Londres, intégrant des
éléments byzantins et néogothiques. Le Parlement abrite aujourd’hui les joyaux
de la Couronne portés par les rois de Hongrie depuis le Moyen Âge. Au cours
de la visite guidée, on voit donc l’escalier d’honneur, plusieurs salles dont
celle de la Couronne, et l’amphithéâtre où se réunissent les 386 députés
élus pour 4 ans (dont 10 % de femmes).
- Le château royal : après avoir connu une époque
florissante sous le roi Mathias Corvin (XVe siècle), le château
a été détruit et reconstruit plusieurs fois, notamment après le siège et la
libération de Budapest de l'occupant turc (1686). Une statue est dédiée à Eugène
de Savoie : « Prinz Eugen » le représente fièrement monté
sur un cheval. Ravagée par les bombes durant la Seconde Guerre mondiale, la
colline du Château a mis 20 ans avant de retrouver un aspect engageant.
Plusieurs musées très riches occupent les différentes ailes de l'édifice parmi
lesquels la galerie nationale hongroise qui accueille les
œuvres d'artistes locaux, depuis l'Antiquité romaine, mais surtout du XVe siècle,
à nos jours et le musée d'Histoire de Budapest (Budapesti Történeti
Múzeum) qui retrace 2 000 ans d'histoire de la ville.
- L'église Saint-Mathias : couverte de magnifiques
tuiles peintes qui la rendent assez gaie, l'église domine la ville avec son
haut clocher ajouré. L'église date en grande partie du XIIIe siècle,
mais a subi (c'est le mot) de nombreuses restaurations. On y donne parfois des
concerts d'orgue : acoustique formidable et grand moment d'émotion.
À droite du chœur, guichet du musée du Trésor (compris dans le
prix d'entrée) : à côté de l'église, un bâtiment moderne, franchement
laid, et le bastion des Pêcheurs (superbe point de vue pour la photo-souvenir !).
- Le mont Gellért et la citadelle : la plus belle
vue sur Budapest. Les Autrichiens ont bâti cette forteresse en 1854 pour mieux
surveiller les Hongrois. Pas de doute, c'était le bon choix, la vue d'en haut
(235 m) est imprenable. Depuis 1947 s'y dresse la statue de la Liberté,
devenue un des symboles de Budapest. On peut visiter à l’intérieur du mur d’enceinte
de la forteresse, un ancien bunker allemand transformé en musée Panopikum
Waxworks évoquant la guerre et l’occupation de Budapest par les nazis
en 1944-1945. Il faut dire que l’on a, de ce point le plus haut des collines,
la plus belle vue sur Budapest.