S’informer
– Il existe un journal
hebdomadaire en français pour les expatriés, le Journal francophone de
Budapest, que l’on peut trouver dans les kiosques de Vörösmarty tér,
dans les librairies internationales ainsi que dans certains grands hôtels ;
il a également son site internet : www.jfb.hu .
- Par ailleurs, on
trouve deux journaux ciblés sur la clientèle des expatriés : Budapest
Sun en anglais et le Budapest Times en anglais et en
allemand. En vente dans les kiosques, et en dépôt dans certains hôtels
internationaux. Le premier, plus festif, balaie l’actualité de la ville et les
principaux événements culturels (théâtre, cinéma, concerts, expos...), avec en
prime une sélection subjective des nouveaux lieux branchés. Le second est centré sur les actualités
nationales et sur la vie politique hongroise. Intéressant.
- Le Pariscope local est le Pestiest,
hebdomadaire gratuit très complet. Un seul inconvénient, mais de taille :
il n’est disponible qu’en hongrois ! Vous le trouverez dans la plupart des
bars, des hôtels et des restos.
- Budapest
Funzine, ptit nouveau, est plus axé sur les lieux
alternatifs, les expos et le shopping et ne contient pas les programmes de ciné.
- Brochures plus conformistes éditées par
le ministère du Tourisme : Programm in Hungary, en allemand
et en anglais, qui concerne aussi l’ensemble du pays, ainsi que Budapest
Panorama, également multilingue.
Fêtes et festivals
Budapest, tout au long de l'année, bourdonne de différents événements qui
la hissent au rang de capitale culturelle européenne.
- En février, c'est le festival du Film hongrois qui donne le
coup d'envoi des festivités, suivi immédiatement des cérémonies du 15 mars
en mémoire de la révolution de 1848. La ville se couvre alors de drapeaux et
de défilés.
- Mais le plat de résistance est assurément le festival de Printemps.
Quinze jours (en mars) d'un programme éblouissant de concerts, de ballets, d'expos,
de théâtre, de films.
- Le 1er mai est fêté au bois de la Ville sous
des chapiteaux où la bière coule à flots.
- Festival « Un été sur le pont aux Chaînes » :
du 23 juin, veille de la Saint-Jean-Baptiste, au 12 août. Ce pont
demeure fermé à la circulation.
- Kermesse de Budapest : fin juin. Avec
défilés sur l’eau et feux d’artifice.
- Festival de théâtre en plein air : en
juillet. Infos : tél. : 375-59-22. Internet : www.szabadter.hu.
Sur l’île Margit et au théâtre de Városmajor. Il compense la fermeture estivale
des théâtres.
- Festival Sziget (« île » en hongrois) :
2e semaine d’août. Rens : tél. : 372-06-50. Internet : www.szigetfestival.com. Le plus grand festival de musique outdoor d’Europe, 7 jours,
14 scènes, du métal au jazz en passant par le rock et la musique world,
avec notamment une scène tzigane très appréciée, qui transforme l’île d’Obudai
en camping géant pour l’occasion.
- Hungaroring : mi-août. Le Grand Prix
de Formule 1 de Hongrie fait l’actualité à Mogyoród, à une vingtaine de
kilomètres au nord-est.
- Fête de la ville : 20 août. En
l’honneur de saint Étienne (Istvan), et prétexte à un feu d’artifice
gigantesque tiré de la colline de Gellért. Plusieurs milliers de personnes sont
alors au coude à coude sur les berges du Danube et les ponts Szabadság et Erzsébet
(fermé à la circulation pour l’occasion).
- Festival d’automne : pendant environ 10 jours,
mi-octobre. La saison culturelle est clôturée par le frère jumeau du festival
de printemps, qui propose un même cocktail de spectacles en tout genre.
- Marché de Noël : pl. Vörösmarty ; dernière semaine de novembre jusqu’à Noël. Environ
150 spectacles, assurés par des marionnettistes, des musiciens et des
danseurs folkloriques, animent cette place considérée par beaucoup comme la
plus belle de la ville.
Les bains
Budapest compte plus d'une centaine de sources thermales riches en calcium,
magnésium, sulfates... un bon remède naturel pour rhumatisants, cardiaques
et autres anxieux, et le tout dans des décors orientaux, ottoman ou Art déco.
Les Hongrois ne s'en privent pas et y vont beaucoup le matin. Le terme « bains »
se traduit par fürdö (prononcer « furdeux ») en hongrois, pluriel fürdök.
- Massages : choisir les bains qui ont des jours réservés
aux hommes ou aux femmes (et les masseurs du même sexe).
- Maillots de bain : seuls les bains mixtes exigent l'usage
du maillot, qu'on peut louer (pas cher) si on l'a oublié. Pour les bains non
mixtes, le prêt d'une sorte de pagne, qui laisse les fesses à l'air et qu'on
retourne pour s'asseoir au sauna sans se brûler, est compris dans l'entrée.
Les pudiques préféreront le maillot.
-Tarifs : en général, les bains accessibles aux non-curistes
sont ouverts tous les jours de 6 h 30 à 18 h. Les droits d'entrée
des grands bains oscillent entre 2 000 et 3 000 Ft (8 et
12 €), que l'on vous remboursera en partie selon le temps que vous aurez
passé dans l'eau. Calculs très compliqués, mais on y gagne toujours, alors pensez
à retourner à la caisse avec votre ticket avant de partir.
- À noter que le bain Gellért ne rembourse rien. Serviette et cabine
sont en supplément. Il est également d'usage de glisser la pièce au gardien
qui, dans le cas contraire, ne manquera pas de vous la réclamer. La plupart
des services sont payants mais, à moins d'être accompagné d'un Hongrois bilingue,
vous aurez bien du mal à comprendre la liste des options (massages, etc.).
Excursions en bateau sur le Danube
Budapest possède une flotte de bateaux-mouches, de style et de taille variés,
pour découvrir la ville sur le Danube. Des audioguides sont distribués aux
passagers, avec commentaires en 30 langues ! Différentes formules
d’excursions sont proposées de jour comme de nuit. Certains programmes comprennent
des soirées dansantes.
Les marchés de Budapest
- Le grand marché central : Vamhaz korüt 1-3.
Ouvert tous les jours de 6 h à 18 h (le samedi jusqu’à 14 h). Cette magnifique grande halle de 1900, tout en métal a été conçue
par Gustave Eiffel. Le rez-de-chaussée est réservé à l’alimentation. Au sous-sol,
une grande surface avec toutes les marchandises. Au 1er étage, quelques
stands de nourriture et de dégustation de vins, mais surtout des boutiques de
broderies folkloriques hongroises.
- Le marché aux puces Ecseri : Nagykörösi út. 154,
dans le 20e arrondissement. Ouvert tous les jours sauf le dimanche,
de 8 h à 15 h environ. Assez loin du centre. Pour les chineurs qui
aiment marchander. On y trouve des bijoux, des croûtes, du vieux matériel soviétique,
de la Zil miniature au pistolet mitrailleur AK47, en passant par
les appareils photo. Dans certains stands, quelques dérangeantes reliques du
nazisme. Assez cher dans l'ensemble, et surtout animé le samedi. Petite buvette
sympa, mais environnement déprimant.
Visites
- Le Musée national (Magyar Nemzeti Múzeum) : visite
indispensable pour qui s'intéresse à l'histoire mouvementée du pays. On appréciera
de toute façon l'architecture néoclassique de cet imposant bâtiment et sa moderne
muséographie.
Le musée fut fondé en 1802 grâce au comte Ferenc Széchényi, un aristocrate hongrois
très fortuné. Après avoir admiré les peintures du hall principal, dirigez-vous
vers la salle qui abrite le manteau du couronnement. Au 1er étage,
une vingtaine de salles retracent l'histoire de la Hongrie depuis le Moyen Âge
jusqu'à l'établissement et l'effondrement du système communiste en passant par
l'occupation turque et la fin de la monarchie des Habsbourg. Au sous-sol, le
lapidarium renferme la plus importante collection de la Hongrie de pierres
de la période romaine, ainsi qu'une belle collection de pierres médiévales.
- Le musée des Beaux-Arts (Szépmüvészeti Múzeum) :
un très grand musée européen, à ne rater sous aucun prétexte, même en constatant
la désuétude de sa conception muséographique. Sa façade néoclassique de temple
grec est à la hauteur de ses richesses. Au menu, la peinture italienne, surtout
les Vénitiens du XVIe siècle. Également la plus grande collection
de peinture espagnole hors d'Espagne. Ils y sont tous : Zurbarán, le Greco,
Goya, Vélasquez. Ajoutez encore une bonne sélection de postimpressionnistes
français comme Cézanne, Toulouse-Lautrec, Bonnard, ainsi que quelques Rodin,
et un formidable cabinet d'estampes de plus de 100 000 dessins. Au
sous-sol, une collection variée et pertinente d'antiquités gréco-latines.
- Városliget : le bois de la ville. C'est un îlot de verdure
et de calme en plein Budapest. À 4 stations de métro d'Oktogon, on
peut se promener dans les sous-bois, faire du canoë sur le lac, aller se prélasser
dans l'un des plus beaux bains de Budapest, faire un tour dans un des plus jolis
zoos du monde, à l'architecture Art nouveau... Après la place des Héros,
traverser le pont (patinoire en hiver sous le pont). On découvre la silhouette
d'un château tout droit sorti de Walt Disney : c'est Vajdahunyad
var, pot-pourri de différents styles d'architecture hongroise au cours
de l'histoire.
- Le Parlement : sa silhouette dominant le Danube
est devenue une des images emblématiques de la capitale hongroise. De style
éclectique, c'est le moins qu'on puisse dire ! Terminé en 1902 après 17 longues
années de construction, il fut à l’époque le plus grand parlement d’Europe et
du monde. L’architecte s’est inspiré du parlement de Londres, intégrant des
éléments byzantins et néogothiques. Le Parlement abrite aujourd’hui les joyaux
de la Couronne portés par les rois de Hongrie depuis le Moyen Âge. Au cours
de la visite guidée, on voit donc l’escalier d’honneur, plusieurs salles dont
celle de la Couronne, et l’amphithéâtre où se réunissent les 386 députés
élus pour 4 ans (dont 10 % de femmes).
- Le château royal : après avoir connu une époque
florissante sous le roi Mathias Corvin (XVe siècle), le château
a été détruit et reconstruit plusieurs fois, notamment après le siège et la
libération de Budapest de l'occupant turc (1686). Une statue est dédiée à Eugène
de Savoie : « Prinz Eugen » le représente fièrement monté
sur un cheval. Ravagée par les bombes durant la Seconde Guerre mondiale, la
colline du Château a mis 20 ans avant de retrouver un aspect engageant.
Plusieurs musées très riches occupent les différentes ailes de l'édifice parmi
lesquels la galerie nationale hongroise qui accueille les
œuvres d'artistes locaux, depuis l'Antiquité romaine, mais surtout du XVe siècle,
à nos jours et le musée d'Histoire de Budapest (Budapesti Történeti
Múzeum) qui retrace 2 000 ans d'histoire de la ville.
- L'église Saint-Mathias : couverte de magnifiques
tuiles peintes qui la rendent assez gaie, l'église domine la ville avec son
haut clocher ajouré. L'église date en grande partie du XIIIe siècle,
mais a subi (c'est le mot) de nombreuses restaurations. On y donne parfois des
concerts d'orgue : acoustique formidable et grand moment d'émotion.
À droite du chœur, guichet du musée du Trésor (compris dans le
prix d'entrée) : à côté de l'église, un bâtiment moderne, franchement
laid, et le bastion des Pêcheurs (superbe point de vue pour la photo-souvenir !).
- Le mont Gellért et la citadelle : la plus belle
vue sur Budapest. Les Autrichiens ont bâti cette forteresse en 1854 pour mieux
surveiller les Hongrois. Pas de doute, c'était le bon choix, la vue d'en haut
(235 m) est imprenable. Depuis 1947 s'y dresse la statue de la Liberté,
devenue un des symboles de Budapest. On peut visiter à l’intérieur du mur d’enceinte
de la forteresse, un ancien bunker allemand transformé en musée Panopikum
Waxworks évoquant la guerre et l’occupation de Budapest par les nazis
en 1944-1945. Il faut dire que l’on a, de ce point le plus haut des collines,
la plus belle vue sur Budapest.