Carte d'identité Brésil

- Nom officiel : République fédérale du Brésil.
- Capitale : Brasília.
- Superficie : 8 515 770 km², divisés en 26 États et un district fédéral. Et pas moins de 7 491 km de littoral !
- Population : 204,45 millions habitants (estimation 2015.
- Densité de la population : 24 hab./km² (avec 87 % de population urbaine et 70 % des Brésiliens vivant à moins de 100 km de la mer).
- Monnaie : real (pluriel reais).
- Langue officielle : portugais du Brésil.
- Régime : démocratie constitutionnelle. Régime présidentiel.
- Chef de l'État : Michel Temer (PMDB, centre-droit), président par intérim depuis août 2016, depuis la destitution de Dilma Rousseff le 17 avril 2016.
- Religion principale : catholique (65 % de la population).
- Salaire minimum mensuel : 724 Rls (environ 217 € par mois).

- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : Brasília ; le parc national d'Iguaçu ; le centre historique de la ville d'Olinda ; le centre historique de la ville de Diamantina ; le centre historique de Salvador da Bahia ; le centre historique de São Luis ; la place São Francisco, dans la ville de São Cristovão ; le sanctuaire du Bom Jesus à Congonhas ; la ville historique d’Ouro Preto ; l’aire de conservation du Pantanal ; le complexe de conservation de l’Amazonie centrale ; la côte de la découverte - Réserves de la forêt atlantique (États de Bahia et de l’Espírito Santo) ; la forêt atlantique - Réserves du Sud-Est (États du Paraná et de São Paulo) ; Rio de Janeiro.

Économie

Pays continent aux multiples atouts, le Brésil est aujourd’hui une des grandes puissances émergentes réunies dans le groupe des BRICS (Brazil, Russia, India, China et South Africa, selon l’acronyme anglais). Elle a réussi un triple miracle : forte croissance, liberté politique et baisse des inégalités qui lui a permis de trouver sa place dans le monde. Ces cinq pays représentent à eux seuls 40 % de la population mondiale et plus du quart du PIB de la planète - un chiffre doit atteindre 40 % en 2025.
Pourtant, après 10 ans de miracle économique, les fragilités du pays apparaissent au grand jour. Le pays rentre en récession...

2001-2011 : 10 ans de miracle économique

Lula a sérieusement contribué à l’émergence de son pays en tant que véritable puissance mondiale. Il a réussi à l’imposer sur le plan diplomatique.

Les « années Lula » ont été synonymes de progrès social. Selon les statistiques officielles, près de 20 millions de Brésiliens sont sortis de la pauvreté grâce à la croissance effrénée, mais aussi à des programmes sociaux volontaristes.

En 2011, Dilma Rousseff élargit le dispositif Bolsa Família au programme Brasil sem Miseria afin de tirer de la pauvreté extrême les 16,2 millions de Brésiliens vivant avec moins de 70 Rls/mois (17,50 €).

Mieux redistribuer les richesses

Malgré ces avancées, le Brésil reste l’un des pays les plus inégalitaires au monde. Cela tient à des raisons historiques, mais en partie aussi à sa politique fiscale : la majorité des impôts étant indirects (comme la TVA), les plus pauvres se retrouvent proportionnellement plus taxés que les nantis. L’impôt sur le revenu (non progressif) ne permet ni de rééquilibrer cette injustice ni de redistribuer suffisamment les richesses. Les inégalités se sont creusées, l’État ne faisant que compenser un peu à travers ses programmes sociaux.

Autre bémol, et non le moindre, aujourd’hui encore, près du tiers des surfaces arables du pays appartient à 0,8 % des propriétaires terriens ; 8 % d’entre eux produisent 85 % de la richesse agricole nationale... Parallèlement, 1 500 000 paysans peinent toujours à survivre sur de minuscules exploitations.

La corruption coûterait chaque année 38 milliards d’euros au Brésil.

Du miracle à la chute ?

En 2010, exit Lula – malgré ses 75 % d’opinion positive dans les sondages, la Constitution ne lui permet pas de briguer un troisième mandat. Dilma Rousseff, ex-guérillera reconvertie en économiste « mère du PAC » (le Plan d’accélération de la croissance), hérite d’une économie au top : le taux de croissance atteint alors 7,5 % et le taux de chômage est inférieur à 6 %.

Une crise de confiance s’installe. Déjà, l’inflation fait craindre une perte de compétitivité du pays. Le ralentissement de la croissance mondiale – et particulièrement de la Chine, premier partenaire du Brésil – touche le pays de plein fouet. Les prix des matières premières stagnent et la chute des prix du pétrole prive le pays d’une grosse partie de ses ressources.

Le pays rentre en récession. Les faiblesses du pays éclatent alors au grand jour : une politique sociale qui n’a pas les moyens de ses dépenses et surtout déséquilibrée car pas financée. Les investissements étrangers manquent : entre l’interventionnisme gouvernemental et le système gangrené par la corruption, les investisseurs boudent. Les taux d’intérêt sont au plus haut, la consommation au plus bas, l’inflation tout comme le chômage ne cessent de grimper. Les déficits s’installent, la dette publique s’envole.
Pour tenter de faire face, Joaquim Levy, ministre des Finances en 2015, s’est lancé dans une véritable politique d’austérité.

Agriculture et élevage

Le Brésil est d’abord un géant agricole. Il se place parmi les premiers producteurs et exportateurs agroalimentaires et agro-industriels du monde : café, canne à sucre, soja, coton, cacao, agrumes, pâte à papier et cellulose, viandes.

L’économie de la forêt brésilienne

La forêt recèle des richesses comme l’huile de tung (vernicia) utilisée en imprimerie, la cire de carnaúba (cosmétiques), la fibre de caroá (corderie), le caoutchouc (latex de l’hévéa), mais aussi des huiles végétales, des résines, sans parler de l’immense variété de plantes médicinales. Les États forestiers du Nord sont à leur tour touchés par la croissance de l’agro-industrie. L’État du Pará produit à lui seul 80 % du bois tropical exporté par le Brésil.

Les mines et l’industrie

27 % du PIB du pays provient des industries et des mines.

- L’industrie minière est d’abord attachée au fer. Le Brésil pourrait bientôt dépasser l’Australie et devenir le 2e producteur mondial, après la Chine, et il détient les deuxièmes réserves de la planète.
- L'industrie automobile : 7e producteur de véhicules automobiles au monde, en fort déclin courant 2015.

Le tourisme au Brésil

Le Brésil fait rêver et attire de plus en plus. En 2014, année du Mondial au Brésil et en toute logique, année record, près de 7 millions de personnes ont visité le pays.

Quelque 7 millions d’emplois dépendent directement ou indirectement du tourisme. Bien décidé à encourager le mouvement, le gouvernement s’est attaqué à la fragilité et à l’insuffisance des infrastructures.
Dans le cadre du Mondial 2014 et des Jeux olympiques de 2016 à Rio, de grands travaux ont été entrepris pour mettre à niveau les aéroports du pays, améliorer la sécurité, encourager le développement de l’hôtellerie, etc.
C’était sans compter sur la grave crise politico-économique que traverse le pays, et l’épidémie de zika qui fatalement freine les réservations...

Droits de l'Homme

Système au « bord de l’implosion », « coup d’État parlementaire», « désenchantement » : les éditos des journaux n’ont pas été tendres avec le régime brésilien ces deux dernières années.
Le scandale Petrobras qui a éclaboussé toute la classe politique brésilienne et a abouti à la suspension de la présidente Dilma Rousseff laissera des traces indélébiles. Les observateurs les plus optimistes y voient le signe d’une émancipation de la justice brésilienne, capable désormais d’inquiéter les plus hautes sphères du pouvoir, y compris l’emblématique ex-président Lula, également visé par une enquête pour trafic d’influence.
Les associations craignent surtout que le départ du pouvoir du Parti des travailleurs ne remette en cause les programmes sociaux, comme la Bolsa Familia, qui avait permis une baisse sensible de la pauvreté.
Mais la confiance envers les élites du pays s’était déjà érodée depuis un moment, avec en toile de fond les coûts exorbitants du Mondial de 2014 et des JO de 2016. Des dépenses somptueuses, pas forcément rentables, et qui ont été à l’origine de nombreuses expulsions avec relogement précaire.

Malgré d’importants efforts consentis par le gouvernement et quelques réussites notables dans des zones ultrasensibles, le point noir du Brésil demeure certainement le climat de violence généré par la criminalité (plus de 50 000 morts par an). Les forces de l’ordre ne sont pas en reste, qui utilisent encore trop souvent des moyens illégaux.
En 2014, le nombre d’exécutions extrajudiciaires a augmenté de 40 % pour dépasser les 3 000 morts (des chiffres difficiles à obtenir pour 2015). Si la police se défend en affirmant que ces morts interviennent lors d’échanges de coups de feu (un argument contesté par les ONG), des « escadrons de la mort », qui impliquent des éléments de la police, sont régulièrement démantelés.

Une loi antiterroriste, adoptée début 2015, présentait en outre des risques en matière de libertés d’association et d’expression, selon les organisations internationales. Ces dernières ont fait aussi campagne contre la surpopulation chronique au sein des prisons brésiliennes, ce qui a conduit les États à s’engager à réduire les délais de détention préventive.
En mars 2015, un mécanisme national de lutte contre la torture a également été mis en place.

Alors qu’il se targue d’être la plus grande démocratie métissée, le Brésil souffre d’un racisme sociétal important, et les jeunes issus des populations noires sont souvent les premières victimes de ce climat de violence. Dans les zones rurales ou forestières, les petits paysans ou les populations indigènes doivent toujours faire face à la voracité des orpailleurs, des grands propriétaires terriens ou des multinationales.
La loi sur la redistribution des terres n’est appliquée qu’au compte-goutte. Les ONG dénoncent le soutien aux grandes exploitations, visant à accroître l’agrobusiness.
En outre, les intérêts économiques et énergétiques menacent également aujourd’hui la survie des dernières populations amérindiennes d’Amazonie.

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