Drapeau Bordeaux

Un peu d'histoire Bordeaux

D'un timide village de forgerons gaulois naîtra Burdigala la romaine, au développement rapide, à l'économie florissante dès le Ier siècle. Les alentours sont occupés par des Ligures d'origine ibérique et des Celtes. Celtes ? Pas si sûr. Burdigala viendrait de deux mots : gala, qui signifie « gaulois », et burdin, en basque, qui est le « fer ».
Les invasions répétées du IIIe siècle vont probablement amener ceux qu'on appellera les Bordelais à se réfugier à l'intérieur d'un rempart qui délimitera la ville jusqu'au XIIIe siècle. Les fortifications suivent la courbe de la Garonne, d'où le nom de « Port de la Lune » donné à la ville et ses armes au croissant de lune argenté.

La période anglaise

En 1137, Aliénor, héritière du duc Guillaume d'Aquitaine, épouse le prince Louis, fils du roi de France, mais 15 ans plus tard, le roi Louis VII demande le divorce. Quelques semaines seulement après la répudiation, en 1152, elle apporte en dot, lors de son remariage avec Henri Plantagenêt, de nombreux domaines, dont le duché de Guyenne et Bordeaux. Par héritage, Henri devient roi d'Angleterre, inaugurant 3 siècles de période anglaise en Aquitaine.
Henri et Aliénor sont alors à la tête d'un vaste territoire qui déséquilibre les Capétiens et déclenche une guerre sans fin (celle de Cent Ans) entre Français et Anglais. Cette situation favorise l'expansion viticole et l'exportation massive du claret (vin primeur) en direction de l'Europe du Nord. On établit le « privilège des vins », qui impose la vente des vins de Bordeaux avant ceux de l'arrière-pays. La ville s'agrandit, son commerce prospère.
La « Guyenne », déformation anglaise d'Aquitaine, n'a jamais été aussi riche en vendant son vin et ses armes, sans distinction de camp. Les grands seigneurs aquitains sont farouchement anglophiles. Mais la bataille de Castillon marque, en 1453, le retour de la ville sous tutelle française et la fin de la guerre, malgré de nombreuses révoltes.

La transformation de Bordeaux

Louis XIV fait détruire tout un quartier pour élever une forteresse à la Vauban afin de contrôler la partie nord de la cité. Au XVIIIe siècle, Bordeaux va vivre son « âge d'or », fondé sur la continuité du commerce du vin, que l'on sait maintenant faire vieillir, et la naissance du commerce triangulaire vers l'Afrique et les Antilles.
La prospérité du premier port de France détermine une ambitieuse politique d'expansion urbaine. Le marquis de Tourny et Claude Boucher, entre autres, font détruire les remparts et vont transformer la ville médiévale, avec ses rues sinueuses et exiguës en une cité moderne. Des cours, bordés d'arbres, sont créés sur l'emplacement des remparts, des ensembles grandioses longent les quais, la place de la Bourse et les allées de Tourny. Le quartier des Chartrons, véritable QG du négoce du vin, date de cette époque.
On aménagera des jardins, des promenades, des placettes. La construction du Grand Théâtre et de l'archevêché, le palais Rohan, l'actuel hôtel de ville, l'édification de somptueux hôtels particuliers et d'immeubles bourgeois parachèvent un ensemble architectural d'une exceptionnelle cohérence.

La Révolution

La Révolution vit la création du parti des Girondins, mené par Vergniaud. Les Girondins prônaient une république de type fédéral et s'opposaient aux Jacobins. Accusés par les Montagnards de conspirer contre la république, 22 Girondins furent exécutés après une nuit de beuverie à la Conciergerie.
Durant le Premier Empire, le blocus décrété par Napoléon amorce le déclin de l'activité commerciale avant que le Second Empire ne voie une amélioration de la situation économique de la région.

Bordeaux XXIe siècle

Bordeaux a connu une mutation incroyable au cours de ces 15 dernières années.

À la fin du mandat de Jacques Chaban-Delmas, maire inamovible de 1947 à 1995, le problème des quais n'était toujours pas vraiment résolu. 1994 révéla le projet d'aménagement des deux rives du fleuve, confié à Dominique Perrault, mais le problème des ponts, faute d'avoir été traité à temps, se révélait crucial. Avec seulement quatre ponts, la ville manquait de points de franchissement de la Garonne.
Bordeaux (banlieue incluse) avait fait partie des premières villes de France à donner dans le « tout-automobile ». Seulement 10 % des déplacements s'effectuaient en transports en commun.

En 1995, les Bordelais ont élu Alain Juppé à la mairie, espérant qu'il dynamiserait la vie économique locale et ferait aboutir les grands dossiers du tramway et de l'aménagement des quais. Alain Juppé a relevé le défi, et une grande partie du réseau est aujourd'hui achevée (d'autres lignes sont en cours d'aménagement). La ville est peu à peu rendue aux piétons et l'ensemble du centre classé en « zone 30 » (vitesse limitée, accès limité par des plots).
La construction du pont Chaban-Delmas reliant les quartiers Bacalan et Bastide a permis de fluidifier le trafic, en même temps qu'a été décidée une réorientation de la ville vers le fleuve, ce fleuve qui coupe la ville en deux. De même, c'est avec sérieux que la ville a réalisé des mises en lumière des monuments les plus notables et la promenade plantée le long des quais, ravalé ses façades grisâtres, réintégré des balcons et ferroneries contemporaines, et a favorisé aussi la construction d'un énorme complexe cinématographique dans l'ancienne gare d'Orléans.
Les aménagements du centre se poursuivent chaque été, apportant son lot de voieries refaites selon un cahier des charges précis, classement Unesco oblige. De nombreux quartiers sont en mutation. Bacalan et bientôt Meriadeck au nord, Paludate au sud, ainsi que la rive droite où se développent des quartiers à la mode cernés d'espaces verts.
Les centres de gravité sont en train de se déplacer : Euratlantique, qui devrait englober la construction de 500 000 m² de bureaux, d'autant de surfaces commerciales et d'un million de mètres carrés de logements, va changer la vision que l'on a aujourd'hui de la ville en arrivant avec le TGV... sans compter que la ligne LGV va rapprocher en 2016 Paris de la capitale... du vin (2h).
Capitale qui ne cesse de voir grand en ce domaine. Il existe à travers le monde de nombreux « lieux du vin », mais aucun ne célèbre le vin dans son universalité, sa dimension culturelle et sa modernité. Le futur Centre culturel et touristique du vin a l'ambition de rendre ce patrimoine vivant et universel accessible à tous et d'offrir une expérience personnelle et inédite à chacun. Ce projet à l'architecture audacieuse ouvrira ses portes en 2015.




Drapeau sejours week end Bordeaux

Partir à Bordeaux