Restaurants
Bordeaux compte un millier de restaurants et serait la ville de France qui possède le plus de restos par habitant. Des habitants qui adorent sortir dîner.
Ces derniers temps, bon nombre de bars se sont lancés dans la restauration, avec plus ou moins de bonheur. Résultat, il y a du bon, du très bon et... du moins bon. Certains coins de la ville sont de véritables pièges à touristes.
Bordeaux possède son lot d'adresses bourgeoises, mais les quartiers populaires comptent aussi de sympathiques restos. On trouve de petits rendez-vous pittoresques et accueillants, des bars à vins jouant la carte plats du marché et les tables du marché où l'on peut boire aussi un verre de vin de Bordeaux. Il y a des tables sympas pour manger au soleil ou dans l'ombre d'une ruelle le midi, ainsi que quelques adresses plus raffinées, pour le soir surtout, presque toutes proches du centre. Il y en a aussi dans les environs qui sont désormais à vingt minutes du centre grâce au tramway.
De nombreux restaurants proposent des menus autour de 15 € le midi.
Dans le quartier Sainte-Croix, Saint-Michel, Capucins, Victoire
C'est vers Saint-Michel, ce quartier populaire et vivant, que vous trouverez le plus d'adresses à bas prix. De nombreux petits restos sont tenus par des Marocains, des Turcs, des Portugais ou des Espagnols. On peut manger de bon matin au marché des Capucins. On trouve tous les styles de restauration, sous les halles, dès 7h du matin, mais si vous avez passé la nuit dehors, les troquets alentour servent tard dans la nuit, ou encore plus tôt dans la matinée, selon les points de vue.
Dans le quartier Hôtel de ville, Saint-Pierre, Saint-Éloi
Même si nous savons que cette remarque ne plaira pas à tout le monde, nous préférons vous mettre en garde : la place du Parlement, la rue du Parlement-Sainte-Catherine et les environs immédiats de la place Saint-Pierre, très fréquentés, sont truffés de pièges à touristes.
Pour autant, c'est dans ce quartier de la ville, l'un des plus beaux, que se concentrent un grand nombre de restos.
Dans le quartier des Chartrons
La petite place du Marché-des-Chartrons, avec sa halle pierre-fer-verre rénovée et ses terrasses, est l'un des endroits les plus agréables de Bordeaux pour passer la soirée. On y trouve des restos, dont l'un fait aussi bar, et un pub.
À deux pas se trouvent également de bonnes tables. autour de la rue Notre-Dame qui devrait sortir embellie des travaux de l'été 2011 destinés à donner à tout le quartier un aspect plus glamour.
Les quais comptent aussi de bonnes adresses, intéressantes notamment pour leurs terrasses.
À noter aussi, le marché du « Colbert » du dimanche matin, qui tient son nom de l'ancien croiseur amarré quai des Chartrons pendant une quinzaine d'années avant son départ pour la casse au printemps 2007. Les Bordelais apprécient ce rendez-vous devenu même un peu branché, où l'on se restaure d'huîtres, de fromages, de vins, pas forcément donnés mais de qualité. Très agréable aux beaux jours.
Rive droite
« Il suffit de passer le pont... », chantait Brassens... et de se lancer à la découverte de cette moitié populaire de Bordeaux, qui connaît un nouveau souffle. Les berges de la Garonne sont ici à l'état sauvage, et il est peu courant, en plein centre d'une grande ville, de dîner dans les restaurants du bord de l'eau, au-dessus des ajoncs et des herbes folles.
Notez enfin le marché de la rue Serr. On peut y déguster des huîtres avec un p'tit blanc, et ce n'est pas une mauvaise façon d'attaquer le week-end.
Le vignoble bordelais
Vous voici dans le plus vaste vignoble AOC du monde, qui s'étend sur plus de 120 000 ha et 500 communes. Il produit du rouge à 89 %, des blancs liquoreux (sauternes, barsac, loupiac, sainte-croix-du-mont), moelleux (sainte-foy-bordeaux, premières-côtes-de-bordeaux), et secs (entre-deux-mers, graves), du rosé, le fameux clairet (de couleur rosée plus soutenue) qu'on prend en apéro, le crémant-de-bordeaux et la fine de Bordeaux (eau-de-vie produite à partir de vins blancs).
Il se subdivise en 6 terroirs principaux, eux-mêmes divisés en appellations, qui sont au nombre de 60.
Tout le monde connaît les plus prestigieuses : margaux, pomerol, saint-estèphe, saint-émilion ou sauternes... Mais quelques autres appellations moins cotées valent qu'on s'y arrête : cérons, listrac, fronsac, graves-de-vayres... Ainsi que la nouvelle AOC côtes-de-bordeaux, qui regroupe les premières-côtes-de-blaye, premières-côtes-de-bordeaux, côtes-de-castillon et bordeaux-côtes-de-francs.
Il n'existe aucun classement global des AOC de Bordeaux, et chaque appellation a son propre classement. À l'intérieur des appellations du Médoc et du Sauternais, les châteaux sont classés selon leur notoriété et leur valeur marchande. Au top, les premiers crus (Yquem, Mouton-Rothschild, Margaux, Latour, Lafite-Rotschild et Haut-Brion...).
Les vins de Graves créent leur propre classement en 1953 ; Saint-Émilion suit 2 ans plus tard et l'AOC pessac-léognan est née en septembre 1987. Et puis il y a les autres, les crus artisanaux, quelques milliers de viticulteurs qui font un bon boulot pour se garder une place au soleil.
Et puis, il y a l'appellation bordeaux et bordeaux supérieur (on simplifie un peu) qui concerne la plus grande partie du vignoble girondin (54 % et 64 000 ha). Un bordeaux supérieur n'est lié à aucun terroir. Il peut être produit n'importe où, mais doit quand même respecter un cahier des charges. C'est ce qu'on appelle généralement les « petits bordeaux », des vins à la portée de toutes les bourses.