Moscou, dans le plus beau métro du monde

Moscou, dans le plus beau métro du monde
Mayakovskaya © arthit k. - stock.adobe.com

Le Kremlin, la place Rouge, les chefs-d’œuvre de la galerie Tretiakov, le monastère de Novodievitchi… Autant de trésors qui font de Moscou l’une des capitales les plus attractives d’Europe. Mais le plus étonnant d’entre eux se situe dans les entrailles de son sous-sol. Un musée 100 % public. Un lieu de vie et de transit dont la beauté saute aux yeux, mais que les usagers finissent par ignorer, tant ils sont happés par leurs contingences urbaines. Partons égrener les perles de ce bijou moscovite : sans conteste, le plus beau métro du monde !

Le métro de Moscou : un bébé de Staline

Le métro de Moscou : un bébé de Staline
© andreiorlov - stock.adobe.com

1935. Alors que les métros de Londres et de Paris soufflent respectivement leurs 73 et 35 bougies, Staline accomplit enfin le rêve que les Tsars ne seront pas parvenus à concrétiser : offrir un métro à Moscou.

Le projet est confié à Kaganovitch, assisté de Khrouchtchev et Boulganine. Évidemment, la moustache du Petit père des peuples ne pointe pas loin. La légende (pas du tout avérée) attribue d’ailleurs la fameuse ligne Koltsevaïa (le premier circulaire) à la trace ronde imprimée par la tasse de café du dictateur sur un synoptique de travail. Est-ce un hasard ? Cette ligne est affublée d'une couleur brune sur les plans.

L'ouvrage est pharaonique. Il doit composer avec un sous-sol instable, fait de sable, de marnes et de rivières souterraines. Les études de faisabilité contournent la difficulté en privilégiant la profondeur. Les galeries iront se loger jusqu’à 85 m sous le niveau du sol.

L’entreprise est collective. Elle réquisitionne toutes les énergies. « Tous à la construction du métro » scande un slogan d’alors. On dit que 75 000 paires de bras mirent la main à la pâte ! Certains « volontaires » y sacrifient leur repos hebdomadaire, gratuitement. Un « Palais du peuple » (selon les mots de Staline) fait par le peuple. Alléluia !

© Fabrice Doumergue

Les artistes en vogue créent le décor (mosaïques, fresques murales, staffs…). Les matériaux les plus nobles de l’empire sont employés : une vingtaine de sortes de marbres, des escalators en bois et même certaines pierres de la cathédrale du Christ-Sauveur, démantelée par Staline !

Le 14 mai 1935, la première ligne est inaugurée. Elle compte une dizaine de stations.

Ce chantier à la gloire du socialisme soviétique sonne comme une machine propagandiste bien huilée. Il sera d’ailleurs largement photographié, filmé, affiché par la dictature. On y trouve allégories, statues et de nombreuses représentations de Lénine ou de Staline. Ces dernières ont pâti de la déstalinisation du pays (1956), puis de la chute de la dictature communiste (1991).

Pourtant, une citation du sanguinaire Petit père des peuples est parvenue jusqu'à nous : « Nous avons été élevés par Staline. Il nous a inspiré la fidélité au peuple, le goût du travail et de l'exploit ». Sa restauration en 2009 fit largement polémique !

Métro, c’est trop !

Métro, c’est trop !
Station Prospekt Mira © TTstudio - stock.adobe.com

Quelques chiffres pour donner le tournis, avant de s’enfoncer dans les entrailles de ce métro… l'un des plus profonds au monde !

En un peu plus de 80 ans, les tunneliers n’ont pas chômé, perçant 370 km de lignes (80 km complémentaires sont en cours de réalisation depuis les années 2000), ponctuées de quelque 220 stations (une trentaine de plus programmées à l’horizon 2020). L’écart important entre les stations (0,5-1,8 km) permet une honorable vitesse moyenne de 42 km/h, allant jusqu'à 80 km/h en vitesse de pointe (le métro parisien atteint 22 à 39 km/h) pour transporter chaque jour 6,5 millions de passagers. Avec 2,5 milliards par an, il est l'un des plus fréquentés au monde !

Les rames se succèdent à 35 secondes d’intervalle au plus fort de la journée. Ce métro serait le plus ponctuel au monde : le chiffre annoncé de 99,99 % de taux de ponctualité fera sourire, mais convenons qu'on n'attend jamais longtemps et qu'il est bien plus fluide que ce cher métro parisien !

Métrov, boulov, dodov !

Métrov, boulov, dodov !
© Fabrice Doumergue

Le voyage débute par des stations de surface dont les plus anciennes sont de véritables œuvres architecturales : rotondes, arcades, colonnades, statues monumentales, portes en bois, bas-reliefs révolutionnaires, guichets parfois hors d’âge et autres candélabres massifs. Ce décor à l’ancienne n'interdit pas des portiques de sécurité et autres « tourniquets » ultramodernes.

La descente dans les profondeurs s’effectue par un interminable escalator sur lequel veille un préposé dans une guérite. À l’occasion, ce dernier renseigne les voyageurs égarés. Les stations sont d’une propreté hospitalière, sans tag, sans dégradations gratuites. Mais par-delà ce côté policé, chacune a son âme. Et quelle âme !

La signalétique en cyrillique (parfois doublées en caractères latins) aura de quoi égarer les moins russophones. Qu’ils se rassurent, les annonces dans les rames sont faites en russe et en anglais. En cas de doute, on pourra recourir à son appli favorite de GPS urbain, puisque les rames ainsi que certaines stations bénéficient d'un réseau wifi gratuit. Et puis, si malgré tout on se perd, quel bonheur de découvrir des merveilles inattendues à chaque détour de couloir : une frise par-ci, une mosaïque par-là, des éclairages ouvragés, et même une fontaine !

Certaines rames customisées sont dédiées à l'histoire ou la culture russe et accueillent des expositions ambulantes (panneaux en russe). Une excellente façon de voyager futé : conquête spatiale, tigre de l'Amour, littérature russe, commémorations de grands faits historiques agrémentent le trajet...

Côté animations, des groupes musicaux patentés font résonner les voûtes de certains couloirs. Sans compter d'heureuses surprises, comme cette patinoire installée durant l'hiver 2017-2018 à la station Plochtchad (le plus dur est de prononcer ce nom... sans glisser).

Une dernière précision, les lignes ont été assez récemment numérotées. Pour autant, les Moscovites les distinguent toujours par leur couleur. La première construite en 1935 par les autorités communistes ayant été, on vous le donne en mille... la ligne rouge.

Les plus belles stations du métro de Moscou

Les plus belles stations du métro de Moscou
Station Arbatskaya © marcorubino - stock.adobe.com

Chaque station a sa spécificité, raconte son histoire : on rappelle qu’il s’agissait pour le pouvoir communiste de marteler au bon peuple les évangiles selon Saint-Vladimir-Ilitch !

Prévoyez de faire chauffer la carte mémoire de votre appareil photo. Privilégiez les heures creuses (10 h-15 h), et voici quelques incontournables (par ordre alphabétique, pour éviter les jalousies !) :

- Arbatskaya (ligne bleu foncé, 1953, -41 m), le baroque moscovite à l'état pur. Un décor fait de lustres massifs, soubassements en marbre rouge. Pas un angle, une arête de voûte qui ne soit ouvragée, torsadée, moulurée de stuc. On doit cette station à Leonid Poliakov, l'architecte d'un des 7 gratte-ciel staliniens de Moscou.

- Barrikadnaya (ligne mauve, 1972, -30 m), le beau décor en marqueterie de marbre rouge, bleu, gris et pourpre de la station ne doit pas vous retenir de monter en surface admirer le bas-relief monumental à la sortie. À la gloire de la Révolution de 1905.

- Chystie Proudy (ligne rouge, 1935, -35 m). Son vestibule de surface, conçu dans un style constructiviste par un élève de Le Corbusier, a préservé son enseigne метро d'origine. C'est rare.

- Elektrozavodskaya (ligne bleu foncé, 1944, -32 m), présente une magnifique voûte percée de 318 cercles lumineux (on les a comptés !). Sur les côtés, des bas-reliefs en marbre, de Georgy Motovilov illustrent la résistance intérieure durant la Seconde Guerre mondiale.

- Kievskaya (lignes marron, 1954, -48 m), une station émaillée de mosaïques sur le thème de l'Ukraine depuis son affiliation à l'Empire russe jusqu'à la Révolution. Des panneaux raffinés et hauts en couleur. Krouchtchev, ukrainien d'origine, en supervisa la conception.

Komsomolskaya © Leonid Andronov - stock.adobe.com

- Komsomolskaya (ligne marron, 1952, -37 m), summum dit-on du style stalinien. On la doit au sculpteur et peintre russe Eugène Lanceray. Les voûtes exubérantes y accueillent des mosaïques de style religieux, mais où les personnages saints sont... de grandes figures de la Révolution russe. En special guest Tsar, Lénine délivrant sa bonne parole sur la place Rouge.

- Krasnopresnenskaya (ligne marron, 1954, -35 m), présente des bas-reliefs commémorant les Révolutions de 1905 et de 1917. Mais l'intérêt majeur vient du monumental vestibule de surface. Une haute rotonde entourée de colonnes cannelées et devancée d'une imposante statue de combattant. En toile de fond, une des sept sœurs, ces buildings staliniens pur jus.

- Mayakovskaya (ligne verte, 1938, -33 m), dans un style Art déco soigné. Des coupoles ménagées dans le plafond accueillent 24 mosaïques d'Alexandre Deyneka, illustrant les 24 heures d'une journée à la soviétique.

- Novoslobodskaya (ligne marron, 1952, -40 m), donne l'impressionnante sensation de débarquer dans une cathédrale souterraine, illuminée qu'elle est par une série de 32 vitraux de Pavel Korine aux motifs principalement géométriques (6 représentent des corporations).

- Park Pobedy (ligne bleu foncé, 2003, -73 m), marquante par son escalator le plus long d'Europe : 126 m !

Ploshchad Revolyutsii © stocktributor - stock.adobe.com

- Ploshchad Revolyutsii (ligne bleu foncé, 1938, -34 m), remarquable pour ses 76 statues de bronze. Elles illustrent l'histoire romancée du socialisme soviétique : les révolutionnaires armés conquièrent le pouvoir, les artisans bâtissent une société nouvelle, les pionniers symbolisent l'avenir. La coqueluche du lieu est le berger allemand du garde-frontière, dont le museau est censé porter bonheur. Le coq placé en vis à vis, aux pieds d'une fermière, est censé porter malheur (pourtant, lui aussi brille d'être flatté par les mains des usagers...).

- Prospekt Mira (ligne marron, 1952, -40 m), développe le thème de l'agriculture et de la ruralité en URSS. De massifs piliers de marbre rose surmontés de voussures en céramique avec médaillons allégoriques et feuilles d'acanthe aux angles. Les luminaires sont particulièrement... massifs. Mais l'ensemble a énormément de charme.

- Taganskaya (ligne marron, 1950, -53 m). Ponctuée de panneaux bleus de majolique de style italien, elle prend des airs gothiques. Des médaillons portent des profils de héros anonymes de la Révolution : marins, chefs de chars, entourés de bannières, de feuilles de chêne ou de laurier. Engagez-vous, rengagez-vous !

- Teatralnya (ligne verte, 1938, -42 m), donnant accès au célèbre théâtre Bolchoï, illustre avec luxe de détails les musiques et danses populaires de l'empire soviétique.

- Vorobyovy Gory (ligne rouge, 1959, +10 m), est la seule station de métro au monde à occuper un pont sur une rivière (la Moskova). Elle est aussi la plus longue station de Moscou. Des expositions y sont régulièrement organisées.

- Mais il y a encore tant de merveilles et d'originalité : Rimskaya à la gloire de la Rome antique, Dostoyevskaya honorant Dostoïevski, Aviamotornaya autour des moteurs d'avions...

Métro de Moscou, mode d’emploi

Métro de Moscou, mode d’emploi
© Fabrice Doumergue

- Site internet (en russe) : www.mosmetro.ru

- Ticket à l'unité : 55 R. Carte Troïka : 50 R (remboursés à la restitution), que l'on charge du montant de son choix. Trajet ramené à 36 R avec cette carte.

- Le métro circule de 5 h 25 à 1 h.

- Pour se retrouver, les Moscovites se donnent rendez-vous au milieu de la salle centrale de telle ou telle station. Plus exceptionnellement à la sortie, quand il n'y en a qu'une.

- La station Aéroport... ne dessert pas d'aéroport : ne tombez pas dans le panneau si vous avez un avion à prendre !

- Plusieurs stations font doublon, parfois sans connexion entre elles. Pas de méprise !

- Les rames convergeant vers le centre de Moscou sont sonorisées par une voix masculine en direction du centre et féminine vers la banlieue... Pour la ligne circulaire (marron), la femme annonce la circulation dans le sens trigonométrique et l'homme dans le sens des aiguilles d'une montre. Facile ! Non ?

- Fantasme ou réalité ? Un réseau parallèle dédié aux activités stratégiques, et surnommé Métro 2, aurait été bâti sous Staline sous le nom de code D6 et entretenu par le pouvoir depuis. Romans, rapports, enquêtes lui prêtent des caractéristiques variables : invérifiables puisque c'est top secret. 3 livres d'anticipation de Dmitri Gloukhovski (Metro 2033-2034 et 2035 ; éd. ldp imaginaire), et un jeu vidéo éponyme le mettent même en scène... Bref, si vous aboutissez à un couloir bourré de types patibulaires avec gabardine, borsalino et lunettes noires, posez-vous des questions !

Fiche pratique

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Visa : une procédure longue et fastidieuse à la fois indigne d'une « démocratie » et d'un pays moderne. Passer par une agence économise bien du tracas. Compter 35 € de visa et 26-40 € de frais de dossier auxquels il faut ajouter les frais d'agence si on y recourt. Sur place, obligation de se « déclarer » aux autorités lorsqu'on séjourne plus d'une semaine dans une ville (les hôtels s'en occupent, contre commission pour certains).

Comment y aller ?

- En avion :  depuis Paris Charles-de-Gaulle, jusqu'à 9 vols/j avec Air France, pour moitié en collaboration avec Aeroflot qui assure par ailleurs 2-3 vols/j depuis Nice (1 vol/j en hiver). Depuis Paris-Orly, 2 vol/sem avec Aigle Azur.

- En train : 1 train/sem au départ de Paris (trajet 40 h) et 1 train/sem au départ de Nice (50 h). Visa de transit obligatoire pour la Biélorussie.

Où dormir ? Où manger ?

- Leonart Hotel : Chaplygina, 2. Métro : Chistye Proudy. Doubles 5 000-5 400 R le w-e, 6 700-8 400 R en sem. À proximité des spots animés de Kitaï Gorod, tranquillité, chic et confort forment un trio gagnant pour cet hôtel. Les chambres se déclinent en plusieurs catégories : de quoi ravir toutes les envies et tous les budgets. Petit déj complet et copieux. Accueil très pro.

- Element Hotel  : Bol'shaya Nikitskaya, 24/1. Métro : Arbatskaya. Doubles 4 300 R (w-e) à 8 300 R (sem).  Cet hôtel a tout pour plaire : un bon accueil, une situation très pratique, 4 catégories de chambres, toutes décorées dans des tons pimpants de bleu, de vert, d'orange, de rouge... Salles de bain moderne et confort qui vous maintiendra au frais l'été, au chaud l'hiver.

- Markell : bolchoï Karetny, 4/5. Métro : Tsvetnoy bulvar. Doubles 5 000-6 000 R. Une adresse de charme bien au calme qui propose une quinzaine de chambres au goût bourgeois (papier peint à motif damassé) et chaleureux (boiseries et mobilier de bon goût). Les « standards » sont de taille correcte, les « appartements » usurpent un peu leur nom, malgré la kitchenette dont ils sont équipés.

- Kulinarnaya Lavka Bratiev Karavaev : Tlj 8 h-23 h. Une chaîne à mi-chemin entre boulangerie et fast-good-food, qui a essaimé tous les quartiers animés de la capitale moscovite. Trouvez le vôtre, prenez un ticket, repérez votre choix de bons petits plats (vendus au poids), viennoiseries, pâtisseries, et dégustez-les au coude à coude avec des jeunes ou des plus âgés dans un décor moderne.

- Propaganda : Bolchoï Zlatoustinskiy per, 7. M. : Kitaï-Gorod ou Loubianka. Tlj 12 h-6 h. L’un des plus vieux restos-bars-clubs de Moscou, connu pour son ambiance et ses prix accessibles. Vaste salle faussement défraîchie et bien sombre, avec des mezzanines pleines d’étudiants et de jeunes managers au coude à coude. Le dimanche, l'adresse se fait même gay. DJs étrangers très fréquents. De plus, on y mange pas mal du tout.

- Lavka Lavka : ul. Petrovka, 21/1-2. M. : Teatralnaya. Tlj 12 h-minuit (1 h ven-sam). Boris Akimov est l’inspirateur du mouvement « De la ferme à l’assiette », qui vise à ressusciter la cuisine russe d’autrefois. Ses fournisseurs sont identifiés sur sa carte courte, de saison et d'inspiration locavore (en Russie, les distances chiffrent vite !). Canard, renne, chevreuil du Grand Nord, burger de brochet, poisson de Crimée, légumes ou céréales en accompagnement, bières de microbrasserie. Service discret et attentif.

- Oblomov : Monetchikovsky per., 5. Tél. : 495-953-68-28. Métro : Dobryninskaya. Tlj 10 h-minuit. Une des belles tables de Moscou, dressée dans un hôtel particulier aux salles d'un chic raffiné et feutré. En été, une agréable terrasse s'installe à l'arrière. L'assiette accueille des grands classiques de la cuisine russe : strogonoff, canard aux fruits rouges, il y a même de la chèvre ou de l'ours ! Service ampoulé, mais sans excès.

- Café Pouchkine : Tverskoï boulvar, 26A. Tél. : 495-739-0033. M. : Pouchkinskaya, Tverskaya ou Tchekhovskaya. Tlj 24h/24. Un incontournable, créé de toutes pièces en 1999 en écho à la chanson de Gilbert Bécaud. Décor intérieur bluffant d’une ancienne pharmacie baignée d’une pénombre savamment entretenue. Ce restaurant donne l’impression d’être là depuis le 18e s. Tout y est « chic et charme ». Avec ou sans Nathalie, ne pas manquer le somptueux chocolat chaud... 

- Craft Republik : Gnedznikovsky, 9/7. Tél. : 965-112-66-71. Tlj 14 h-23 h. On vous passe les quelques tables jetées à même le trottoir pour s'enfoncer illico dans le sous-sol voûté. La chaleur du lieu tient aux clients qui l'animent autant qu'à la déco de marqueterie colorée et de bois blond. Ambiance musicale (hard)rock et un écran façon bureau de change pour annoncer 25 sortes de bières. Hips !

Texte : Fabrice Doumergue

Mise en ligne :

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