Istanbul, Souvenirs d’une ville

Auteur : Orhan Pamuk

Editeur : Gallimard, collection Du Monde entier

448 Pages

Istanbul, Souvenirs d’une ville

Sa propre vision d’Istanbul, comme les nombreuses photos et gravures reproduites dans son livre, est en noir et blanc, reconnaît Orhan Pamuk. Non pas tant parce que sa ville natale ressurgit sous son style gracieux d’entre les brumes du XXe siècle, mais parce que l’écrivain explore ce « sentiment fondamental » qui imprègnerait ses habitants : la tristesse.
Istanbul, souvenirs d’une ville relate d’abord la jeunesse du prix Nobel de littérature 2006, né en 1952 dans un milieu bourgeois : son enfance dans l’immeuble familial, le mouvement d’occidentalisation qui touche les élites turques, les promenades à la découverte des quartiers et les contemplations offertes par le berceau de cette cité, le détroit du Bosphore.
Mais au-delà de l’autobiographie, c’est une carte sentimentale d’Istanbul qu’esquisse Pamuk. Dans les pas d’auteurs turcs (encyclopédiste et journaliste) et d’écrivains occidentaux (Gautier, Nerval, Gide), il tente de mettre à jour le charme vénéneux de cette ville. Livrée à un sentiment de mélancolie, Istanbul n’aurait pas réussi à surmonter le temps révolu de sa splendeur. Les « bâtiments historiques » et les « moindres petites mosquées » sont perçus par les Stambouliotes comme « les résidus » de l’empire ottoman.
Entre le roman autobiographique et l’essai érudit, l’ouvrage d’Orhan Pamuk invite donc à regarder la métropole au-delà de l’exotisme : « C’est surtout à Istanbul que les voyageurs doivent oublier qu’une ville n’est pas seulement faite de ses paysages, mais aussi des scènes qui se produisent à l’intérieur de ses maisons ».

Texte : Joël Métreau

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