Angkor, toujours

Angkor Thom, la cité du Bouddha

Angkor Thom, la cité du Bouddha
Angkor Thom © Claude Hervé-Bazin

Certains y vont à pied, d’autres sautent dans un tuk-tuk. Il ne faut guère plus de 5 min, alors, pour rejoindre la capitale qui succéda à Angkor Vat : Angkor Thom, la « grande cité ».

Quelques années seulement après le sac de la ville par les Chams (vietnamiens) en 1177, Jayavarman VII, le “Louis XIV” khmer, entreprit l’érection de cette cité plus belle, plus grande et plus ambitieuse que les précédentes. Il la dédia au Bouddha Avalokiteśvara, bodhisattva de la compassion ultime.

C’est une enceinte de 3 km de côté, cernée d’une douve et entrecoupée de cinq portes. Côté sud, une chaussée gardée par des yaksas se déroule jusqu’à un monumental portail coiffé d’immenses visages. Une famille de macaques batifole dans les arbres et jusque sur les blocs de grès sculptés.

Au confluent des larges chaussées marquant le cœur de l’enclos sacré, un autre temple-montagne se dresse : le fantastique Bayon, aux 54 pinacles ruiniformes et entremêlés — autant que de grandes villes de l’empire.

Reproduisant l’image brouillonne d’un mandala, le sanctuaire est veillé par d’autres visages au sourire énigmatique, personnification probable de Jayavarman VII en avatar du Bouddha — à moins, pensent d’autres archéologues, qu’il ne s’agisse de représentations de Brahmâ.

Difficile de démêler le fil de l’histoire et de l’architecture ici : tout a été remodelé au gré des changements de cap religieux décidés par des rois tantôt hindouistes, tantôt bouddhistes.

Texte : Claude Hervé-Bazin

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