Angkor, toujours

Angkor, encore

Angkor, encore
Beng Mealea © Claude Hervé-Bazin

Au bout de trois jours, la plupart des visiteurs s’offrent un break, éventuellement entrecoupé d’une séance de shopping — chez les Artisans d’Angkor, où l’on assiste à la transmutation des bombyx en soieries. Certains font comme les Cambodgiens, filant jusqu’aux berges du Baray occidental pour une baignade rafraîchissante, entre hamacs et stands de poulet grillé.

Mais il reste tant à voir… Le Musée de Siem Reap et sa remarquable salle des 1 000 Bouddhas, par exemple : un lieu idéal pour mieux saisir l’histoire d’Angkor, l’évolution de ses styles architecturaux et de ses croyances.

Au-delà de la ville, vers l’est, le groupe de Roluos mérite aussi que l’on s’y attarde. C’est ici que naquit la première capitale khmère, à l’aube des années 800. Baptisée Hariharalaya, elle était placée sous la double tutelle de Shiva et de Vishnou. Ses quelques vestiges datent de la fin du IXe siècle.

Le petit temple de Preah Kô, dédié au taureau Nandi (monture de Shiva) et aux premiers monarques khmers divinisés, est le plus ancien. Consacré l’année suivante (881), le Bakong est le premier temple-montagne de l’histoire cambodgienne. Un peu plus loin, Lolei (893) a été réinvesti par les moines bouddhistes.

Impossible de résister à une dernière exploration : Beng Mealea (photo). Situé à 60 km à l’est de Siem Reap, ce site du début du XIIe siècle, entièrement enfoui sous la végétation, aurait servi de modèle à Angkor Vat.

Sa visite ramène au temps des premières découvertes dans les années 1860. Franchissant de considérables éboulis, on déambule en quête de bas-reliefs oubliés. Quelques escaliers de bois ont été aménagés récemment, permettant de se hisser entre tours et murs penchés. L’Atlantide tropicale a été retrouvée…

Texte : Claude Hervé-Bazin

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