Souvenirs d'un joli voyage sur Java et Bali

Forum Indonésie

Bonjour les voyageurs!

J’ai retrouvé des souvenirs d’un très joli voyage de 2 semaines que nous avions fait sur Java et Bali en juillet, il y a quelques années déjà, et j’ai eu envie de partager ce voyage avec vous.

Peut-être pour donner envie à certains, ou pour rappeler à d’autres de beaux souvenirs.
Une fois n’est pas coutume, je ne donnerai pas d’infos “pratiques” ni financières car tout serait obsolète.
Par contre, les lieux, les sites, les volcans, les temples, les rizières… et la gentillesse de l’accueil des indonésiens…
Tout cela n’a pas changé!

Sur 2 semaines, nous avons choisi de parcourir Java d’Ouest en Est, puis de découvrir un peu de Bali. Ce n’était pas un voyage Routard puisque nous avions choisi de nous déplacer en train et en voiture privée avec chauffeur/guide, le confort, quoi!

C’est un de nos premiers grands voyages en individuel!
Premier vol sur l’A380, avec Singapore Airlines, première escale à l’aéroport de Singapour : une merveille!
Ça fait partie du plaisir, et cet aéroport reste l’un de nos favoris.

Il est long, ce voyage vers le pays aux 17000 îles et aux 500 volcans!
Toulouse- Paris- Singapour- Jakarta

Java, royaume des volcans, du batik et des temples millénaires;
Bali celui des rizières, des temples aussi, et des plages paradisiaques.

Pour se situer :

Java (+5h de décalage horaire en été) :
Nous débarquons à Jakarta en milieu de matinée, attendus par notre chauffeur privé Irwan. Formalités rapides (visa à l’arrivée).
La monnaie indonésienne est la roupie.

Un petit tour pour se dégourdir les jambes dans le beau jardin botanique de Bogor, puis nous prenons la route vers Bandung dans les montagnes.

Premier déjeuner indonésien dans un petit “warung” typique au bord de la route du col de Puncak : plein de petites portions de plats différents, on peut goûter de tout, mais on ne paiera que ce qu’on aura entamé! Génial!
On se régale! Nous mangerons très bien en Indonésie.

En route…
On aperçoit des pêcheurs, sur de frêles embarcations.
Et des paysages verdoyants dans le sud de Bandung, le long d’une route de montagne.
Et des plantations de théiers!

Bandung est une ville importante de l’ouest de Java.

L’un des principaux sites touristiques : le Tangkuban Parahu , avec notamment son cratère principal, Kawah Matu (Kawa signifie “cratère blanc”). Ce sera notre 1er volcan!

Au bord du volcan, quelques vendeurs de souvenirs proposent de curieux objets : ce sont des répliques d’“anklungs”, intruments de musique traditionnels en bambou (classés UNESCO, patrimoine de l’humanité).

Justement, notre programme prévoit une visite à l’Ecole de Musique locale (au village de Padasuka) avec un petit spectacle de musique et de danses traditionnelles, assuré par les élèves de l’Ecole!
L’école s’appelle Saung Anglung Udjo.


Ce fut magique!

Nous avons même eu un cours, animé par le directeur de l’Ecole, personnage enthousiaste et haut en couleurs :
Chaque spectateur se voit confier une partie de l’angklung, avec une seule note (j’ai eu le ré), le professeur indiquant la note à jouer à l’aide d’un code avec ses mains.
“Jouer”, ça signifie “secouer” le bambou pour faire vibrer le son.
Les “pros”, eux, secouent plusieurs notes en même temps…

Imaginez 200 ou 300 touristes, indonésiens ou non, assis en cercle sur les gradins d’un amphithéâtre, hyper attentifs.
Et nous avons réussi à jouer ensemble! Moment magique, très émouvant.
Différents morceaux : hymnes locaux ou “tubes” internationaux, Hymne à la joie de Beethov, “Ce n’est qu’un au-revoir”…
Que du bonheur!

Ça ressemble à ça (photos empruntées à internet car j’étais trop occupée à jouer!) :

Nous avons même rapporté un morceau d’angklung (couvrant une octave) à la maison.


(Désolée pour la poussière, il ne sert pas tous les jours!) :joy: :joy:

Après le concert, ce fut le tour des danseuses.

Ce premier épisode nous a laissé un souvenir très fort!

1 « J'aime »

Coucou Patou,
Très allèchant ton début de carnet. Des photos comme j’aime, pleines de couleurs et de vie et un texte très instructif.
Je te suis pour découvrir la suite qui pourra me rappeler des souvenirs (Java est et Bali.)
Bonne continuation. Bises.

Hello Michele,
Bienvenue!

D’ailleurs je me rends compte que j’ai écrit «une octave » au lieu de « un octave »! (initialement j’avais écrit « une gamme » et puis… ):smirk:

La suite du périple sera plus « classique »!
:wink:

J’adore avoir de la compagnie surtout quand elle est sympathique!
À +,
Bises

Patou

Deuxième épisode : les temples … entre autres!

Le lendemain très tôt, nous prenons le train en direction de Jogyakarta, pour un trajet de plus de 7h (l’hôtel nous a préparé un pique-nique).
Les distances sont grandes sur Java, et les routes difficiles.

De magnifiques paysages de cultures défilent par la fenêtre, et c’est aussi l’occasion de rencontrer des indonésiens, dont beaucoup font aussi du tourisme, comme nous.
Ce fut long, mais très sympathique (et reposant!).

… Et à l’arrivée, nous rencontrons Lisa!
Lisa, jeune étudiante adorable d’une vingtaine d’années, étudie le français. Elle fait une thèse sur Astérix!!!
Elle sera notre guide pour ces 3 jours, très agréable, souriante et toujours attentive.
Nous garderons le contact et l’inviterons même chez nous pour 2 semaines l’année suivante, où un groupe de touristes se cotisera pour lui offrir son billet d’avion et la possibilité de découvrir différentes régions de France! Avec nous, elle découvrira Toulouse, Albi, et le Bassin d’Arcachon.

Balade dans le quartier, dîner dans un petit restau de fruits de mer.
Nos premiers repas sur Java furent un régal : nouilles sautées (“mie goreng”) et fruits de mer, carpe frite avec sauce pimentée, crevettes grillées , brochettes de calamars sauce au miel…


Très joli, l’hôtel Santika.

Le lendemain matin, nous partons avec Lisa visiter Borobudur, l’un des plus anciens et des plus grands temples bouddhiques au monde.

En route, nous avons des aperçus sur quelques volcans célèbres, dont le Merapi et le Bromo. D’ailleurs le Merapi entrera en éruption quelques mois plus tard, jetant une pluie de cendres acides sur le temple de Borobudur! Lisa réussit à mettre son groupe à l’abri, d’où l’invitation qui suivit…

Borobudur fut construit au 8e et 9e siècle, ce temple figure au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.
C’est une bâtisse imposante, un carré de 113m de côté, comme un immense stupa avec plusieurs terrasses, conçues pour refléter la conception de l’Univers. Vu du ciel, Borobudur ressemble à un mandala.

Lors de notre voyage, visiter Borobudur était très simple, pas de réservation préalable, on arrive et on visite librement… Peu de monde!
Pour l’anecdote, le site a été découvert en 1814 grâce à Sir Thomas Stamford Raffles (oui, oui, celui de Singapour!) qui, en tournée d’inspection dans le coin, entendit parler d’une immense construction noyée dans la jungle…
Le temple fut sauvé de la ruine grâce aux efforts du Gouvernement et de l’UNESCO.


Lisa.


Les stupas étaient restés à l’abandon pendant des siècles.

Un petit temple, tout près : Candi Pawon (à Magelang)


Et un majestueux ficus pleureur.

De retour à Jogyakarta, Lisa nous emmène dans un petit restaurant typique, manger un “gudeg”, le plat iconique de Jogyakarta, un ragoût dont le principal ingrédient est le fruit vert du jacquier (cuit de longues heures à basse température avec du lait de coco et divers épices).
Nous avons le palais curieux, nous aimons!

Puis nous flânons dans le quartier où se trouvent les boutiques et ateliers de batik (la spécialité!) …

Le batik (classé à l’UNESCO) est une étoffe de coton ou de soie, avec des motifs teints à la main en utilisant de la cire chaude, en points ou en lignes. L’étiquette doit porter la mention " genuine batik, Hand Wax Processed".
Les motifs et les coloris sont multiples.

Nous faisons bien sûr quelques achats parmi chemises, chemisiers, robes, nappes…

Ensuite, nous poursuivons nos visites : Temples de Sambisari,
et Prambanan (sanctuaire hindouiste dédié à Shiva, et ses temples du 12e siècle).


Le travail de restauration est énorme!

A 800m au nord, Candi Sewu, sanctuaire bouddhique du 8e siècle.
(“candi” signifie “temple”)

Puis nous rejoignons Solo, ancienne capitale princière, où nous passons 2 nuits.

Départ tôt le lendemain matin sur la route qui longe le volcan Lawu, pour visiter les “énigmatiques” temples hindouistes Candi Cetho et Candi Sukuh surnommés “les temples érotiques”, dédiés à la fertilité, comme en témoignent diverses sculptures très évocatrices.

Candi Cetho fut construit assez tardivement (15e siècle!), juste avant que ces îles soient converties à l’islam.

Il est constitué d’une dizaine de terrasses qui se succèdent en étage sur le flanc de la montagne, précédées d’un candi bentar, immense porte fendue qui fait penser à Bali et à certains palais.

Sur les 3 dernières terrasses se trouvent des petits pavillons restaurés qui abritent des statues et un lingam.

Cetho est toujours un lieu de culte, les habitants de la région sont restés hindouistes.


(dans un pavillon au sommet)

Construit à la même époque et niché dans la verdure, Candi Sukuh a une architecture atypique, qui rappelle certains temples Mayas.
Mais avec des fresques et sculptures hindoues!

Ensuite, retour à Solo. Sur la route, nous croisons de jeunes écoliers facétieux.

Avant un coup d’oeil au marché aux oiseaux, nous allons visiter le “Kraton”, le palais du Sultan, avec une jeune guide locale toute mignonne.
Encore habité et symbole du pouvoir, il n’est que partiellement accessible.


(Photo Trip Advisor)

Quelques très belles pièces à l’intérieur… mais souvent mal éclairées!

Un moment exceptionnel : nous assistons à une répétition d’un orchestre traditionnel de gamelan!
On y voit des xylophones particuliers (sarons), ainsi que des gongs carillons (qui ressemblent à des petites marmites).


Concentration extrême…

Et changement d’ambiance à l’extérieur!
Je n’aime pas les oiseaux captifs, mais les cages sont belles.

1 « J'aime »

Nous quittons Solo le lendemain en train pour Kertosono (vers l’Est), où nous arrivons vers midi, après un trajet de 3 heures.

Nous faisons connaissance avec notre nouveau guide, Roni, (accompagné du chauffeur Rofiq) qui nous fera regretter vivement Lisa!
Mais chaque guide a une habilitation pour une région donnée… et ce n’est pas modifiable!

Déjeuner dans un warung Mataran, avec un succulent Nasi Kari Ayam (recette traditionnelle, sorte de curry de poulet avec riz et légumes).

Après le déjeuner, nous partons sur une belle route de montagne vers Malang, une bourgade paisible où nous passerons la soirée et un début de nuit (hôtel Sentira encore une fois très agréable, avec un mélange de style colonial/chinois) .
Tour de ville, marché aux oiseaux mais aussi poissons, chats, coqs, serpents, souris…

La nuit sera courte! Pour assister au lever de soleil sur le volcan Bromo, nous nous levons à 01h15 , pour un départ à 2h du matin !!!
Nous avons 2 heures de route pour arriver à 4h du matin sur le site d’observation de Penanjakan, où nous grignotons un petit déjeuner basique préparé par l’hôtel.
Puis nous nous installons sur une terrasse pour attendre le soleil.
Nous ne sommes pas seuls, mais nous avons une place “avec vue”, au bord de la balustrade!

Nous sommes très chaudement habillés, style bibendum, avec plusieurs couches superposées, grosses chaussettes, etc…
Mais nous avons juste oublié les gants, et ça gèle dur!


5h du matin.


Enfin!!! :star_struck:

C’est tellement beau que l’émotion vous saisit. Nous sommes émerveillés.
On voudrait arrêter le temps et immobiliser cet instant magique…

Nous descendons ensuite dans la caldeira. Il y a un peu de monde dans la brume!

Le jeu consiste à traverser pour aller voir le cratère principal.
On marche un peu, mais c’est difficile… Le chemin nous semble long!
Nous sommes un peu fatigués, le manque de sommeil se fait sentir!
Et si on prenait un poney? Un poney ou un cheval?

Enfin arrivés! Mais tout est noyé dans un énorme nuage, on ne voit rien si ce n’est la barrière!
Alors, demi-tour : on rejoint ensuite le Lava View Resort, apparition fantomatique dans ce paysage de brume. Objectif : un (vrai) 2e petit déjeuner, bien mérité!

Dernière vue sur la caldeira, puis route vers Lumajang, en traversant une belle forêt équatoriale et en admirant au passage le “méchant” (mais beau) Merapi.

Près du village de Ranu Pani, on croise un très joli lac jaune (ou vert anis?).
Je ne sais pas s’il a toujours cette couleur, mais Ranu signifie lac , et c’est depuis ce village que partent les treks pour le volcan Semuru.

Sur la route un peu plus bas dans la vallée, beaucoup d’animation. C’est vendredi. `D’ailleurs nous avons du mal à trouver un warung ouvert pour le déjeuner. Notre guide “ne sait pas”…

Nous poursuivons notre route vers Banyuwangi, au pied du volcan Kawah Ijen…
Mais ceci sera une autre histoire!

1 « J'aime »

À Banyuwangi, nous logeons dans un très bel hôtel (Ijen Resort), en pleine nature.


On aperçoit le volcan au loin.

Levés tôt une fois encore, nous partons en 4x4 à 6h du matin, pour 1h30 de route vers le volcan Kawa Ijen.
Entrée du site, parking à 7h30. Excursion facile à organiser à l’époque (pas de nécessité de certificat médical ni autre autorisation, juste un droit d’entrée). Le nombre de touristes était sans doute plus faible!

Nous entamons doucement la montée jusqu’au bord du cratère (dénivelé de 500m sur 3 km environ), après l’achat de 2 paquets de bonbons à distribuer aux porteurs croisés en chemin.

Car tout le long du chemin nous croisons des “forçats du soufre”, ces hommes qui, moyennant un salaire de misère (pour nous!), vont faire chaque jour l’ascension, puis descendre au bord du volcan, pour aller ramasser de gros blocs de soufre qu’ils vont remonter, puis descendre au point de collecte, chargés comme des mules.

Ils effectuent 2 à 3 fois par jour un parcours aller-retour de plus de 4 km, et gagnent en moyenne 5$ par aller-retour, ce qui est nettement mieux que dans les rizières. Cela permet de faire vivre une famille.
Ils fument tous énormément “pour se donner des forces”!
Ils sont environ 250, et leur espérance de vie est d’environ 45 ans.

Mais il y a pire : les mineurs, qui extraient le soufre qui a cristallisé au bord du lac d’acide sulfurique, la plupart sans aucune protection, car les masques qui leur sont fournis les gênent (sic). Ils sont 25 à 30, et travaillent par périodes de 15 jours en étant payés 120$.

Il y a quelques années (après notre voyage en tout cas!), un suisse installé à Bali, Heinz von Holzen, s’est ému des conditions de travail des porteurs et a mis en place un projet visant à leur fournir des chariots à 2 roues pour alléger leur charge. Mais j’ai lu que ces chariots servent maintenant parfois à transporter des touristes fatigués…
Je suis consternée.


Outre des problèmes pulmonaires et une grande fatigue générale, la plupart des porteurs ont les épaules déformées.

La montée est rude (1h à 1h30) surtout dans sa première partie, même pour nous qui ne sommes pas chargés. Nous allons lentement et nous nous arrêtons plusieurs fois, nous suçons un ou deux caramels, le sucre nous redonne des forces.
Nous avons bien sûr emporté un foulard (pas de masques à l’époque!), pour nos protéger d’éventuels gaz toxiques. On ne sait jamais… Si le vent tourne, cela peut être dangereux!
Mais le matin, il y a moins de risques, et peu de brouillard.

Certains portent des sandales ou des bottes, d’autres vont pieds nus.
Notre jeune guide, lui, qui gambade comme un cabri, porte des crocs, une nouveauté à l’époque!

A mi-chemin, le point de pesée. C’est ici que les porteurs déposent leur charge, et les poids sont notés pour chacun, puisqu’ils sont payés au kilo transporté. Cela peut atteindre 60 à 100 kg.

Nous avons de la chance, il n’y a pas de vent, et pas de nuage toxique.
Nous n’avons pas de masque, mais on nous avait conseillé d’emporter foulard ou écharpe à mouiller et à mettre devant le nez si le vent venait à tourner.

Nous voici arrivés au bord du cratère.
Le lac d’acide sulfurique est d’un bleu turquoise féerique!

Sur la gauche, on aperçoit le sentier qui descend vers le fond du volcan.
C’est une vision entre l’enfer et l’émerveillement.

Nous avons choisi de ne pas descendre au fond du cratère : nous ne voulons pas gêner les porteurs car le sentier est plus étroit et pentu, et nous avons reçu des conseils sur la sécurité, le dioxyde de soufre étant un gaz extrêmement dangereux (un touriste néerlandais était décédé il y a quelques semaines après inhalation de gaz sulfuriques).

L’épuisement est tangible.

Au retour, la queue pour la pesée.
Nous achetons aux porteurs 2 ou 3 petits morceaux de soufre, en souvenir.

En bas, peu après 10h, nous aurions aimé prendre le temps de repasser à l’hôtel pour une douche, car nos vêtements sentent le soufre. Mais non, le guide est pressé de se débarrasser de nous et de nous emmener jusqu’à l’embarcadère pour Bali.

Nous traversons de belles plantations de caféiers et de girofliers, en expédiant un repas rapide (riz, poulet, légumes) dans un warung en bord de route.

Puis c’est l’arrivée en bord de mer, nous prendrons le ferry de 13h.

Le port de Ketapang est le lieu de départ des ferries vers Gilimanuk à Bali.
Pour un trajet de 45 minutes, il y a des départs toutes les demi-heures, 24h/24. Ce sont des ferries relativement modernes et plutôt confortables.

1 « J'aime »

Et nous arrivons à Bali, l’île mythique, “l’île des Dieux”

Décalage horaire de +1h, et 2 heures de route pour atteindre notre hôtel sur la tranquille côte nord.

Nous passons une nuit à Lovina (hôtel Aditya), au bord de la plage, l’une des rares au sable gris/doré, les autres plages du coin étant de sable noir .
Le coucher de soleil y est de toute beauté.

Nous aurons droit à un joli spectacle de danses accompagnant le dîner.

Beaucoup moins fréquentée que la côte sud, Lovina est réputée pour les dauphins qui passent régulièrement à proximité. Nous ne ferons pas cette sortie qui se déroule dans des conditions déplorables sans aucun respect pour les animaux.
Il y a aussi à proximité le site de Banjar Hot springs, qui semble assez sympathique.
Mais il faut faire des choix!

Le lendemain, c’est “grass mat’!”
Le rdv avec notre nouveau guide/chauffeur est à 9h. Relax!
Et voilà que nous faisons connaissance avec Martin, un grand gaillard francophone, chaleureux et sympathique, guide exceptionnel.
Martin parle 5 langues (français, anglais, espagnol, allemand, indonésien bien sûr… et il étudie le russe!), et il aime beaucoup le ricard!
En saison touristique, il est guide. Accessoirement agriculteur, en toutes saisons, et puis aussi maçon, en hiver (de novembre à avril en saison humide il y a peu de touristes). Il se révèlera être un guide extraordinaire, que nous retrouverions avec grand plaisir.

Dès le premier trajet, sur une route de montagne à travers des rizières, il nous montre comment utiliser la petite faucille pour moissonner le riz. Bien que le ridicule ne tue pas, on hésite à essayer!

Et ça, c’est la cueillette de clous de girofle!

Girofliers et cueilleurs, au bord de la route. Impressionnant!

Dans la région de Bedugul, petit stop au bord d’un lac. Nous y achetons des épices, à une petite vendeuse.

Des singes nous observent…

À 1500m d’altitude, le lac Bratan est le 2e plus grand lac de Bali, il irrigue toute la région centre . Niché au fond d’une caldeira, il fut jadis divisé en 3 lors d’un tremblement de terre (les autres lacs ainsi formés sont Buyan et Tamblingan).

A proximité, nous allons découvrir l’un des plus beaux temples de Bali, Ulun Danu Bratan Temple (16e et 17e s.).
Temple hindou construit au bord du lac Bratan, sur un ancien site sacré de la période mégalithique, en l’honneur de la déesse Danu (qui signifie Lac), il est dédié aux 3 divinités Brahma, Shiva et Vishnou.
C’est une des icônes de Bali, on retrouve son image sur d’anciens billets de banque.


(Photo internet)

Il y a un peu de monde, mais pas trop.

On retrouve ces portes monumentales que nous avions découvertes à Java.
Le sanctuaire principal, le plus haut, est dédié à Shiva. Il paraît qu’en saison des pluies quand les eaux sont très hautes, il semble flotter sur l’eau!

Le temple est entouré de très beaux jardins, et des sentiers permettent de se promener au bord du lac.
On peut aussi trouver un stupa bouddhique dans l’enceinte du temple hindouiste. C’est “l’harmonie des religions”!

Et puis, Martin nous emmène déjeuner dans une petite échoppe qui vend du cochon de lait rôti à la broche et farci de piments, d’ail, de citronnelle et de gingembre, plat emblématique balinais. Servi, bien sûr, avec du riz.
Miammm…, la peau croustillante!
Un délice, ne posant pas de problème à Bali, qui n’est pas musulmane!
Habituellement réservé aux repas de fêtes, mais proposé par quelques petits restaurants typiques.

Martin nous explique qu’ici, on mange alignés côte à côte, les uns à côté des autres, sur une tablette face au mur, car selon la tradition : “on ne discute pas en mangeant”, “pour ne pas se disputer”! “On discute après, quand on a l’estomac plein”.
Heu… je vous laisse digérer?

2 « J'aime »

Et si je glissais deux mots à propos de la gastronomie indonésienne?

Le cochon rôti cuit à la broche au feu de bois se nomme “Babi Guling”. Il faut plusieurs heures pour le préparer et le farcir (ça commence dans la nuit!), et ensuite la cuisson dure au moins 5 heures…
Plusieurs warungs en proposent dans les lieux touristiques, mais les prix peuvent aller de 1 à 10!

J’ai déjà évoqué certains de nos repas javanais, mais il faut aussi rendre hommage aux délicieuses brochettes que nous avons eu l’occasion de goûter :
Sate Kambing (brochettes d’agneau ou de mouton),
Sate Ayam (brochettes de poulet, délicieuses avec une sauce arachide)…

Et puis le célèbre Nasi Goreng : l’emblématique riz frit asiatique, servi avec divers accompagnements - ce qui le distingue ici, c’est l’utilisation de “kecap manis”, sauce soja sucrée et caramélisée, qui apporte un parfum différent.
Et la version nouilles frites, le Mie Goreng, un grand classique aussi, inspiré du chow mein chinois.

Il y aura bein sûr les poissons grillés que nous dégusterons au bord de la mer!

Et puis, l’autre grande vedette de la gastronomie balinaise, le Bebek Betutu, fameux canard farci que nous découvrirons bientôt!
Sa version poulet s’appelle l’Ayam Betutu.

Bien sûr, la gastronomie fait partie intégrante de l’histoire et de l’identité du pays, et de son patrimoine culturel. En Indonésie, nous nous sommes régalés!

1 « J'aime »

Après le déjeuner, nous poursuivons notre route vers le sud.
J’ai beaucoup aimé les environs de Mengwi, ses villages et ses rizières.

En chemin, nous traversons un village où a lieu une fête de famille, avec d’adorables petites filles en costumes traditionnels, prêtes pour un spectacle de danses et ravies de se faire photographier. Nous n’y assisterons pas car c’est une fête privée.

Nous enchaînons par la visite du fameux temple Taman Ayun, construit en 1634 par le roi de Mengwi et classé à l’UNESCO, dédié aux ancêtres de la dynastie Raja de Mengwi et aux dieux importants.
J’aime beaucoup la silhouette des “meru”, ces tours à plusieurs étages aux toits de chaume.
Entouré d’un large et élégant fossé et doté d’une majestueuse entrée en brique rouge, c’est le second plus grand temple balinais.
Taman Ayun signifie “beau jardin”.
L’atmosphère y est paisible.

Ceci représente un Barong (mythologie balinaise) : Roi des esprits et seigneur de la forêt.
Cette créature mythique représente le Bien, opposé aux forces du Mal (symbolisées par Rangda, la Reine des Sorcières).
La célèbre “danse du Barong” raconte ce combat éternel, sans vainqueur ni vaincu.
Nous aurions aimé assister à une représentation!

Route à travers des rizières… En pleine saison de repiquage.

Et traversée de villages en fête!

Martin porte une tenue traditionnelle (à l’exception du turban) : chemise et sarong.

Pour terminer cette première journée très dense, c’est le temple Tanah Lot qui nous accueille, bâti sur un rocher au bord de l’Océan Indien.
C’est le temple que je rêvais de voir! Mais ce ne fut pas mon préféré, il y avait trop de foule et trop de bruit.


(photo wikipedia)

À marée basse, on peut marcher jusqu’au temple, mais seuls les balinais peuvent y entrer. Le rocher est en grande partie artificiel, sauvé de l’effritement grâce à des dons japonais!

Pour les Balinais, le Pura Tanah Lot est l’un des 7 temples de la mer les plus importants et les plus vénérés, qui forment une chaîne le long de la côte sud-ouest.
On dit que chacun des temples de la mer devait être visible depuis le suivant.

Nous avons l’impression d’un “piège à touristes bien organisé”, et je pense que la situation a encore dû s’aggraver depuis : nombreuses échoppes de souvenirs, bousculades pour prendre des photos, cris et haut-parleurs…
Ce temple très populaire chez les locaux et les touristes n’est pas très loin de nombreuses plages très fréquentées…

Nous ne nous attardons pas.

Environ 300m plus au nord, la silhouette spectaculaire de Pura Batu Bolong, accessible en quelques minutes à pied depuis Tanah Lot. Plus calme.


Scène peu banale sur les pelouses de Tanah Lot.

Nous rejoignons ensuite notre hôtel sur la plage de Sanur, le Segara Village.
Soirée plage et poisson grillé.

1 « J'aime »

De bien beaux souvenirs !! Merci Patou.

Coucou Michèle,

C’est sympa de m’accompagner dans cette balade!

Nous avions limité nos ambitions en choisissant de prendre le temps sur certaines parties de l’itinéraire…

Bon voyage…
Patou

Le lendemain, c’est notre journée immersion dans les rizières, du côté d’Ubud.
Nous avons déjà traversé des paysages de rizières, plus au nord, mais nous ne nous y sommes pas promenés.

Nous allons donc consacrer la matinée à une balade au milieu d’un magnifique paysage de villages et de rizières, guidés par Martin, qui nous aidera aussi à franchir quelques passages difficiles…

Çà et là, des offrandes sont disposées, 3 fois par jour, évoquant 4 “vertus” (gentillesse, richesse, plaisir, sagesse) avec quelques fleurs, du riz, de l’encens, et une prière pour remercier les dieux de protéger les récoltes, le village et les familles.

C’est parfois sportif.


Oups! … Faut sauter!

À midi, nous sommes accueillis par un notable du village, en tenue traditionnelle, pour un repas chez l’habitant, que nous prendrons sur la terrasse, seuls tous les trois.
C’était tellement bon que j’ai oublié de prendre des photos!

Martin profite de cette pause pour nous expliquer qu’à Bali, coexistent 3 calendriers.
Un peu compliqué car les 2 premiers s’enchevêtrent :

  • le calendrier “Saka”, d’origine indienne, basé sur le cycle lunaire ou luni-solaire (en gros, 12 mois de 29 ou 30 jours, avec réajustements) qui régit le cycle agraire; il fixe “nyepi”, qui marque le jour de la nouvelle année : c’est le “jour du silence”, où la vie s’arrête sur toute l’île!
  • le calendrier “Wuku”, ou “Pawukon”, qui tire son origine de la religion hindoue, avec des cycles de 210 jours (30 semaines de 1 à 10 jours…) pour les rites de la société;
  • et le calendrier grégorien, le nôtre, quoi! Utilisé pour le scolaire et la fête nationale.


Image d’un calendrier Pawukon.

Après le repas, nous faisons un petit tour au village voisin pour un coup d’œil sur la richesse de l’artisanat local, notamment le travail sur le bois, remarquable.

Nous rentrons ensuite à notre hôtel de Sanur, pour un après-midi paresseux …

Le lendemain, Martin nous emmène découvrir un autre temple perché sur des falaises au bord de l’Océan, Pura Luhur Uluwatu Temple, lui aussi iconique.
Le site est impressionnant, à plus de 70m de haut!

Le temps est à la pluie, nous avons sorti les K-Ways.

Sur le sentier, les singes observent attentivement les touristes, guettant quelque objet à voler, lunettes, portefeuilles, casquettes, téléphones ou autres…
Parfois agressifs!
Nous sommes prévenus, la vigilance s’impose.

Ils sont environ 600 macaques à longue queue qui ont pris possession des lieux, une véritable mafia : ils attendent de la nourriture en échange de la restitution des objets volés.
Les “tractations” ne sont pas évidentes, en général on fait appel aux gardiens.
Et les gardiens qui parviennent à récupérer des objets volés reçoivent en général une récompense de la part des touristes.
De là à induire une activité lucrative… Sait-on jamais?
:sweat_smile:

Pour dîner, nous avons réservé une table sur la plage de Jimbaran, les pieds dans le sable, c’est The Place To Be pour admirer le coucher de soleil.
Mauvaise pioche!
Aujourd’hui, le soleil ne se couche pas. :smirk:

Bon, c’est pas trop mal quand même, le poisson grillé est délicieux, et il ne pleut pas!

1 « J'aime »

Voilà! Et nous avons choisi de terminer notre voyage par 4 nuits dans un bel hôtel de charme à Nusa Dua, sur une presqu’île au sud de la capitale Denpasar.
Sur la plage…

Ce sera un séjour farniente qui vient clôturer agréablement une dizaine de jours passés à un rythme assez intensif.

Nous ferons quand même quelques petites sorties dans les alentours, nous ferons quelques restaus sympas (le Bumbu Bali était très bien!) et quelques couchers de soleil…

C’est ici que nous goûterons le fameux “Bebek Betutu” (canard en papillote).
Un juteux canard aux épices et à la citronnelle, cuit doucement dans des feuilles de bananier, pendant 48h (en principe!). À commander à l’avance bien sûr.
Une tuerie!


Heu… un canard pour deux, c’est pas mal!!!

Voilà! C’est la fin de notre belle escapade.
Ce fut une magnifique découverte!

On a volontairement zappé des sites réputés comme le lac Batur, mais on aurait aimé passer plus de temps autour d’Ubud, dans les paysages magiques des rizières. On s’est dit qu’on pourrait revenir, peut-être. L’Indonésie est tellement vaste!

Du coup, on avait même envisagé de poursuivre l’aventure en allant découvrir Nusa Penida, et aussi Flores, et puis Komodo (et son dragon!), le Sulawesi et le pays Toraja, et puis…

Et puis nos pas nous ont conduits ailleurs,
vers d’autres destinations de rêve, en Asie, en Australie, en Amérique Centrale en Afrique Australe …!

J’espère que ce carnet a réveillé quelques beaux souvenirs ou qu’il vous a donné l’envie de faire quelques pas en Indonésie.
Il me reste à souhaiter de magnifiques voyages!

Patou

2 « J'aime »

Merci Patou pour ce carnet ensoleillé et coloré.
Bon week-end. Bises.

Bonjour Patou,

Oui ce carnet m’a évoqué de jolis souvenirs !.. tous récents de l’été dernier !
Nous n’avions passé que quelques jours à Bali autour d’Ubud, mais c’était une chouette prise de contact avec l’indonésie. Nous avions poursuivi par Flores et Lombok, un super voyage !

Merci beaucoup pour le partage, c’est toujours un plaisir de se replonger dans ces paysages et de se remémorer ces sourires et la gentillesse de l’accueil.

Babou

Merci Michèle,
Ravie de t’avoir emmenée dans cette évasion de charme!

Bon voyage à toi aussi,
bises
Patou

Bonjour Babou,
Merci pour ce sympathique message!
J’aurais été heureuse de séjourner plus longtemps autour d’Ubud.

Mais l’Indonésie fait partie des pays où on a envie de revenir!
Le problème c’est que ce n’est pas le seul…

Belle journée,
Patou

Bonjour
Nous avons parcouru votre récit ( non daté) avec plaisir et nostalgie.
Si vous souhaitez aller un peu loin regardez le film de notre parcours de 45 jours à travers l’Indonésie fait en mai 2025 .N’hésitez pas à le commenter et à le partager si vous l’avez apprécié.

Merci mabuse,
À l’époque ( 2009) nous ne faisions pas de vidéos, donc je regarderai votre film avec grand plaisir!
Merci et belle journée,
Patou

Sujets suggérés

Services voyage