Raasay et Skye . Midges, brouillard, déluge et tempête sur les îles

Forum Écosse

Nous avons bien dormi dans notre dortoir où la moitié des places sont restées vacantes . Notre programme est de passer une journée à flâner dans Edimbourg, au gré de nos humeurs . Nous ne l’avons pas fait depuis notre premier voyage . Par la suite , nous y avions passé au mieux une demi - journée ,entre deux trains, faute de temps . Prévoir une ou deux journées à Edimbourg (ou Glasgow) en fin de voyage me paraît judicieux pour pallier les éventuels retards, d’autant plus qu’en cas de nécessité, les moyens de transport pour regagner facilement la France sont multiples : avion, train, et autobus En ce qui nous concerne, cela nous permet aussi de nous réadapter en douceur à la vie normale, et il y a tant à voir que nous ne risquons pas de nous ennuyer . J’irais bien volontiers y passer quelques jours hors saison à l’improviste, si j’avais un peu plus de disponibilités .
Ce matin, nous devons être les dernières à nous lever . Nous allons profiter d’une grande et belle salle quasi déserte pour prendre notre petit déjeuner .

J’apprécie la vue sur le vieil Edimbourg ,malgré les échafaudages .
Il y aussi de la documentation pour la visite de la ville en libre accès . Je le remarque maintenant .

Quant à Théodorine , elle va être vivement intéressée par cette découverte, sur la porte de la buanderie .

Il y a là en effet une idée d’un intérêt remarquable pour ceux qui passent leur temps à chercher leurs chaussettes .et se retrouvent avec un nombre considérable de chaussettes célibataires éplorées.Théodorine connaît beaucoup de personnes concernées par le problème dans sa famille . Quant à moi , j’ai affaire presque tous les jours à des chaussette ensorcelées dont je ne comprends jamais où elles ont bien pu passer . J’accuserais volontiers Grisette et Mâla, les pensionnaires de Cyrus, s’il était avéré que la gent féline était chaussettivore . La gent bovine l’est : Cyrus a perdu en 1990 dans l’estomac d’une vache une chaussette d’âge canonique et d’une solidité remarquable, inconnue de nos jours. C’était sur une crête face à la Marmolada, dans les Dolomites où nous faisions une randonnée et des vie ferrate . La délinquante avait profité du relâchement de l’ attention générale, lorsque le campement de la bande de Robin Hood de Fontainebleau Sherwood , avait été subitement envahi par des chevaux mal éduqués qui voulaient absolument goûter notre porridge et prenaient notre gamelle pour une mangeoire . Je sais également de source sûre qu’une vache Salers a dévoré un pull over suspendu à la clôture du jardin pendant que la propriétaire du pull récoltait des haricots verts . Quoi qu’il en soit , Théodorine est tellement enthousiasmée par l’ingéniosité de cette idée qu’elle a entrepris de fabriquer des planches de ce type et se propose de les offrir à sa famille pour Noël .

A suivre

Edinburgh Backpackers est donc un hébergement qui nous a donné toute satisfaction mais nous ne pouvons pas y passer deux nuits consécutives car j’avais réservé au printemps au Royal Mile Backpackers ,un hébergement lui aussi fort bien situé , tout proche de la Cathédrale Saint Gilles , à moins de 60 euros pour deux lui aussi . Nous ne pouvions pas obtenir le rembousement pour annulation du voyage mais seulement un échange . Réprouvant fortement les gaspillages privés et publics, j’avais décidé que nous y passerions la dernière nuit de notre voyage . Ce n’est pas loin du tout du gîte que nous devons quitter et Edinvurgh Backpackers a une consigne à bagages . Donc, nous allons pouvoir y laisser nos gros sacs jusqu’à notre déménagement et partir légères flâner dans Edimbourg .
Nous n’avons pas de projet de visite précis pour Edimbourg. J’aurais un peu envie de visiter la Scottish National Gallery . Finalement ,d’'ailleurs, nous n’en ferons rien , pas plus que nous n’irons au concert . Nous avons deux objectifs prioritaires : bien repérer le plus court chemin pour rejoindre la gare de Waverley le lendemain matin , où nous devons prendre le train pour Londres vers 7 heures et manger dans un vrai pub . C’est très prosaïque , je le reconnais mais nous sommes lasses de vivre de cheddar et d’amandes .
Nous partons donc pour la gare et nous descendons l’avenue qui conduit à North bridge Tout est en travaux, l’avenue, le pont . Cela me rappelle les abominables travaux que j’ai dû subir en tant que Parisienne avant les Jeux Olympiques, la palme revenant , je pense , à la gare du Nord et à la gare d’Austerlitz . A Edimbourg ,ce n’est tout de même pas aussi cauchemardesque,qu’à Paris, tant qu’il ne s’agit que des environs de la gare . Juste avant d’arriver au pont , nous tombons sur une proposition alléchante dont je me sens moralement obligée de partager la connaissance avec mes éventuels lecteurs .

N’étant pas sûres de sortir victorieuse de cette épreuve malgré nos remarquables aptitudes, et soucieuses de ne pas provoquer un dérapage budgétaire facilement évitable , nous avons finalement décidé de nous abstenir .

A suivre

North Bridge street conduit comme son nom l’indique à North Bridge . Le pont lui aussi est en travaux et la vue que nous avons sur la ville est bien limitée . Celle que l’on a à partir de South Bridge (l’ université avec son architecture de château de vampires et jardins de Princes Street) est beaucoup plus intéressante . Nous voyons ici essentiellement les toits de la gare de Waverley .

Malgré tout nous apercevons sur la droite le haut du monument dédié à Walter Scott, “l’auteur de Waverley”, le premier roman qu’il a consacré à la question jacobite, plus précisément à la tentavive calamiteuse menée par Bonnie Prince Charlie de rétablir les Stuart sur le trône d’Angleterre et d’Ecosse et qu’il avait publié sous l’ anonymat .C’est du titre de ce roman qui devint rapidement célèbre dans l’Europe entière que la principale gare d’Edimbourg tire son nom .

Au delà des travaux , on aperçoit Calton Hill avec le Monument National Ecossais imitant dans l’esprit de son concepteur l’architecture du Parthénon , sur cette colline qui devait être l’Acropole d’une nouvelle Athènes.
Le pont franchi , nous sortons enfin des travaux et débouchons sur une place où trône la statue de Wellington qui nous a écrasés à Waterloo .


Il est toujours intéressant de voyager chez ceux qui furent nos ennemis . J’avais éprouvé une impression semblable en découvrant dans un jardin public allemand une statue de Bismarck .

A suivre

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Après avoir salué Wellington, nous nous dirigeons vers l’Ouest pour trouver l’entrée de la gare la plus proche , nous refaisons le trajet de la veille . Il s’agit pour nous de minuter notre trajet du lendemain matin . Les travaux nous ont empêchées d’emprunter notre itinéraire habituel pour accéder à Old Town . Nous avions l’habitude d’emprunter Waverley Bridge . Si nous avions pu le faire , nous serions arrivées directement sur Cockburn Street où se trouvait notre hébergement . En passant devant un hôtel de luxe ,nous avons la désagrable surprise de faire bouger une dalle du trottoir . Heureusement , nous ne tombons pas dans un trou, il n’y en a peut-être pas d’ailleurs, mais il y a de quoi nourrir la méfiance pour le lendemain . Nous arrivons enfin à l’entrée de la gare , nous descendons au niveau des quais pour l’explorer et ne pas courir le risque lorsqu’il faudra prendre le train du retour d’errer lamentablement ,comme lors de notre voyage aller où nous avons manqué notre première correspondance pour Inverness . Ce devoir accompli, nous partons pour flâner dans Old Town au gré de nos humeurs, le pas léger et l’esprit d’autant plus libre et insouciant que j’ai réussi à réserver des places assises jusqu’à Londres, il fait beau, c’est une délicieuse journée d’ automne qui s’annonce et nous console des intempéries des jours précédents .

Ami lecteur , je crois que tu ne verras plus désormais de photo de palissade . Quand je terminerai ce récit , je ne t’aurai rien épargné de nos tribulations ni de nos déceptions mais je t’avais prévenu dès les premières lignes !

A suivre

Nous entrons dans Old Town , nous ne nous intéresserons pas du tout à Newton cette fois -ci , et nous sommes à la recherche d’un nouvel itinéraire pour explorer la ville .

Nous jetons notre dévolu sur une ruelle en pente nommée Devil’s Advocate . Le nom nous a séduites . Nous sommes invitées à passer sous un immeuble avant de tomber sur une ruelle avec des marches puis un escalier . Nous avons toutes les deux vécu à Lyon et cela nous rappelle vraiment les “traboules” lyonnaises . Il y a sans doute des itinéraires plus beaux, mais la règle était d’aller au hasard .

Nous débouchons finalement sur le Royal Mile, tout près de la statue de David Hume , exhibant sans pudeur son gros orteil . Son gros orteil est vénéré par les superstitieux qui croient en le touchant s’attirer la chance .

![IMG_20251006_112405|376x500](upload://3PXbsf7YRDCT8a5xiWdeQdV8bgN.jp

Quoi qu’il en soit, jamais je ne rendrai un culte à ce bellâtre qui a osé réveiller mon cher Emmanuel de Kaliningrad de son sommeil dogmatique .

A suivre

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Nous arrivons ensuite très vite à la cathédrale Saint Gilles .

Non loin de là joue un violoniste . Notre hébergement du soir , le Royal Mile Backpackers est tout prèsNous allons repérer son entrée, au bas d’un vieil immeuble , où débouche en débordant sur le trottoir un escalier bien raide .

.

Tout près ,nous repérons un lieu qui pourrait nous intéresser .

Malheureusement , il est beaucoup trop tôt dans la journée . Et vertueusement, avec l’approbation de John Knox le Réformateur, nous entrons dans la cathédrale protestante Saint Gilles .

A suivre

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Nous étions déjà entrés dans la cathédrale Saint Gilles lors de notre premier voyage en 2010 mais je pense que nous ne lui avions pas consacré suffisamment de temps . Cette fois-ci , nous avons été vraiment séduites et nous y passé un bon moment .

Je précise que l’accès en est libre bien qu’un don à la sortie soit apprécié .

En faisant le tour de la cathédrale ,nous avons découvert quelque chose dont nous n’avons pas déterminé la fonction . Etait-ce un autel ou autre chose ?

Tout près de là , nous avons découvert l’accès à une chapelle où se pressait un groupe de visiteurs . C’est un lieu assez extraordinaire que nous avions totalement ignoré lors de notre première visite, la chapelle du Chardon, ordre de chevalerie écossais Thistle Chapel. Il s’agit d’une chapelle terminée en 1911 conçue par Robert Lorimer.

Le vestibule de la chapelle a un étonnant plafond .

Nous accédons ensuite à l’entrée de la chapelle .

Enfin nous pénétrons dans la chapelle elle-même .

A suivre

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Nous n’avons pas bénéficié des explications données par le guide à son groupe , en raison de notre trop faible niveau en anglais . Nous nous sommes contentées de regarder . Je m’aperçois aujourd’hui en observant mes photos que j’ai négligé beaucoup trop de choses

A notre sortie de la chapelle ,nous allons séjourner quelque temps dans la nef.

A suivre

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Saint Gilles a d’intéressants vitraux .

Nous restons un moment assises dans la nef . Un moment après , nous sommes intriguées par cet assemblage de fruits et légumes dont nous ignorons la signification cultuelle . En tout cas, Théodorine fait observer que nulle part ailleurs en Ecosse nous n’avons vu pareil
étalage de fruits et légumes !

Nous finissons par nous décider à quitter ce lieu . Comme nous nous dirigeons vers la sortie, nous croisons un pasteur (est-ce le recteur de la cathédrale ? ) qui nous salue aimablement .Nous découvrons ensuite des affiches annonçant des concerts à l’intérieur de la cathédrale qui bénéficie , à ce qu’il paraît, d’une excellente acoustique . Il est bien dommage que nous n’ayons pas assisté à un concert .
En sortant , nous donnons notre obole pour la restauration du monument . C’est d’ailleurs pour Théodorine quasiment un devoir familial, l’un de ses fils travaillant dans la restauration des monuments historiques .
La visite de Saint Gilles restera l’un de mes meilleurs souvenirs de ce voyage .
J’ai vraiment envie de revenir à Edimbourg .

A suivre

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@calamity.jane

Vous auriez dû vous renseigner sur l’étalage de fruits et légumes parce que c’est très curieux , c’est peut-être une tradition de la Toussaint ?

Vous avez raison sur le fond, Lizy, mais je ne suis pas angliciste, et je suis très peu motivée en général par les apprentissages utiles . J’ai dû apprendre à lire l’anglais vers la fin de mes études ce qui est facile quand on a fait pas mal d’allemand , et beaucoup de versions latines et grecques, mais je n’apprends dans l’ensemble à prononcer à peu près correctement que des textes pas faciles à caser dans la vie courante *. Je me débrouille par nécessité, je me risque à discuter lorsque le contact a déjà été établi mais je n’ose pas arrêter quelqu’un pour lui demander des renseignements de ce genre !

  • Dernier exemple en date “Let the bright Seraphim in burning row, their loud, uperlifted angel trumpets blow; let the Cherubic host, in tuneful choirs, touch their immortal harps with golden wires .” :smile:
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En sortant de Saint Gilles, nous ne nous intéressons guère à la statue d’Adam Smith située juste à côté . Notre préoccupation est de trouver un pub pour fêter le dernier jour de notre présence en Ecosse . J’ai dans l’idée de rejoindre Grassmarket où nous avons testé à deux reprises le plus vieux pub d’Edimbourg, le White Hart Inn. Mais nous commençons par flâner aux environs de Saint Gilles . Bientôt , Théodorine fait une curieuse rencontre devant un magasin d’épées .

Je ne saurais dire s’il s’agit du chevalier Désherité ou plutôt du Noir Fainéant se préparant à participer à la joyeuse passe d’armes d’Ashby, bien connue de tous ceux qui comme moi ont lu et relu Ivanohé .

Sur le Royal Mile, près de Saint Gilles ,nous ne voyons guère de pubs classiques, mais en revanche quantité de pizzerias, des kebabs et d’autres offres de restauration rapide . En montant dans la direction du château, nous nous trouvons bientôt dans une foule dense , je n’avais jamais vu cela lors de mes passages précédents, le dernier en 2019, et cela nous fait fuir . Nous décidons donc de nous rendre directement à Grassmarket mais nous n’avons pas de plan . Je n’ai que mon téléphone, et une fois de plus le système de guidage va s’avérer inefficace . Après pas mal d’erreurs, nous finissons par trouver la place de Grassmarket, toute proche .
Grassmarket est une grande place où se tient depuis des siècles un marché (actuellement le samedi ) , sur laquelle on trouve plusieurs pubs anciens . J’ai testé The last Drop à mon dernier passage à Edimbourg en 2019 . The last Drop, c’est la dernière goutte de whisky du condamné à mort, Grassmarket ayant été le lieu où avaient lieu les exécutions . Mais nous voulons renouer avec les souvenirs de nos trois premiers voyages et nous recherchons donc The White Hart Inn .
L’entrée de la place témoigne de l’invasion des pizzerias , il y a aussi un lieu de restauration qui se réclame d’une inspiration française .

J’ai eu une fâcheuse expérience de la pizza goût écossais à Glasgow en 2015 , près de la gare de Queen Street . Nous nous étions rabattues sur une pizzeria parce que j’avais mal au genou après avoir trop marché et parce que Théodorine rêvait de pâtes . J’ai vu ou plutôt mangé encore pire,à la gare de Bayonne un jour de fin de randonnée bivouac hivernale avec mon Cyrus Smith MacGyver au Pays Basque il y a vingt ans . Pendant toute la semaine , nous avions rêvé d’un vrai repas * basque avant de prendre le train . C’était un lundi et tout était fermé.Nous avions donc dû nous contenter d’une horreur pâteuse , molle et insipide .Donc ,pas de pizzeria . Et nous ne voulons pas non plus d’un restaurant qui nous rappelle Paris. Heureusement, juste à côté , nous tombons sur le White Hart Inn .

A suivre

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La place de Grassmarket n’était pas déserte, mais cela n’avait rien à voir avec l’affluence rencontrée entre Saint Gilles et le château . Lorsque nous entrons dans le pub, nous avons l’agréable surprise de trouver des places sur une banquette confortable . Pas de touristes bruyants, comme ceux qui nous avaient fait fuir en 2013 , lors de notre dernière soirée, après nos mésaventures sur le Cap Wrath Trail, mais des Britanniques apparemment , qui ne sont peut-être même pas des touristes . En 2013 , alors que nous finissions notre repas et que nous écoutions un musicien jouer et chanter de la musique traditionnelle écossaise , un groupe de retraités français avait débarqué . Parmi eux, une femme avait réclamé un panaché et bientôt après avait demandé au musicien de lui jouer "La vie en rose ". Théodorine, notre Whymper, mon Cyrus Smith MacGyver et moi, nous avions aussitôt cessé d’échanger la moindre parole , redoutant d’être reconnus par eux comme des compatriotes . Nous avions honte et nous étions partis plus tôt que prévu .Pour ma part , je regrettais de n’avoir bu qu’une demi-pinte d’ale, alors que j’en aurais bien encore partagé une avec Cyrus - je suis plus sobre quand il n’est pas là . Ce fut l’une des grandes frustrations de ce voyage !
Nous sommes ravies de nous poser . Ce pub historique (Robert Burns l’aurait fréquenté) est beau . Les poutres sont décorées d’inscriptions destinées à notre édification morale .

Nous comprenons avec un peu de difficulté qu’il nous faut aller commander la boisson au comptoir et attendre un peu pour manger . Comme de coutume , Théodorine commande un cidre , et moi une demi-pinte d’ale . Théodorine a choisi un cidre un peu particulier , à la framboise je crois , qu’elle a finalement trouvé un peu étrange . Pour ma part , j’ai vivement apprécié la première et seule demi-pinte d’ale de ce séjour au cours duquel j’avais jusqu’ici été parfaitement sobre .

Aucune de nous deux n’a réclamé de coca cola . Théodorine avait pourtant repéré non loin de là une affiche bien instructive .

Comme les fois précédentes, nous avons apprécié notre repas . Théodorine avait commandé des saucisses qui lui ont donné satisfaction et j’ai obtenu un excellent haggis .

Pour fêter la fin de notre voyage, nous avons toutes les deux pris un dessert :

une part de tarte accompagnée d’une boule de glace pour Théodorine et en ce qui me concerne , une sorte de moelleux au chocolat accompagné d’une glace . Incapable de résister à la tentation, je l’ai entamé avant de songer à le photographier .

Nous avons été ravies d’échapper à notre régime habituel . Je dois dire que nous avons toujours bien mangé en Ecosse dans les pubs traditionnels . Pour nous, c’était un vrai banquet , dont nous avons dû sortir un peu alourdies . En tout cas , pour mon compte, j’avais moins d’énergie lorsque nous en sommes sorties .

A suivre

Notre objectif en sortant est de récupérer nos affaires à la consigne de l’Edinburgh Backpackers Hostel pour les transférer dans notre hébergement de ce soir .
Nous commençons par traverser à nouveau Grassmarket .

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Puis nous empruntons une rue qui nous ramène vers le Royal Mile .

La distance n’est vraiment pas grande entre nos deux hébergements . Mais nous découvrons combien l’accès qui nous conduit au Royal Mile Backpackers est raide . L’hébergement est situé en étage , l’escalier est étroit . Nous songeons qu’il nous faudra faire attention le lendemain matin pour descendre l’escalier avec nos gros sacs, encore mal réveillées .
Nous traînons un peu après avoir déposé nos sacs dans le dortoir . Il s’agit toujours d’un dortoir mixte où j’ai une place en bas et Théodorine une place en hauteur , en face . Je me dis qu’en cas de besoin, le lendemain matin, il me sera facile de la réveiller . Nous devons faire un effort pour sortir à nouveau . Mes pieds estiment qu’ils ont trop marché depuis notre départ et ils protestent . Mais notre sens du devoir et notre héroïsme prennent le dessus . Nous avons décidé de continuer notre visite et d’abord de faire quelques achats pour compléter les cadeaux que nous devons faire à notre retour . Curieusement , depuis le matin, nous n’avons absolument pas songé au problème de la cartouche de gaz …

A suivre

A suivre

Nous sortons donc de notre gîte par son raide escalier et nous entreprenons de descendre le Royal Mile qui prend bientôt le nom de Canongate . Nous cherchons un commerce d’alimentation.Je voudrais rapporter une boîte de haggis à de grands amateurs de tripous et saucisses de poumon de ma famille familière de ces délices des Highlands cantaliennes, et divers paquets de shortbreads . Théodorine aussi a quelques achats à faire …Malheureusement, ,nous ne trouvons guère que des magasins de souvenirs pour touristes . Nous finissons cependant par trouver un petit magasin où je peux enfin acheter ma boîte de haggis et nous descendons Canongate jusqu’à Holyrood, en passant devant le Tolbooth .

Je joins cet article de Wikipedia à l’intention du lecteur désireux de s’instruire .

Ce monument a fait office de prison municipale . Bien que l’un et l’autre puissent être nommés “Old Tolbooth”, il ne faut pas le confondre avec la vieille prison aujourd’hui détruite située à côté de la cathédrale Saint Gilles où ,après l’affaire Porteous * sur Grassmarket, se déroule une partie de l’action du roman de Walter Scott intitulé
Le coeur du Mid Lothian , ce coeur étant justement l’ancienne prison disparue . Ce roman de Walter Scott, connu également sous le titre La prison d’Edimbourg est à lire avant un séjour dans la ville et ses environs, tout comme Le prisonnier d’Edimbourg , roman inachevé de Stevenson . Mais le prisonnier de Stevenson est un soldat de l’armée napoléonienne incarcéré au château, qui s’évade par la falaise dominant les jardins de Princes Street , donc cela n’a rien à voir.

A suivre

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Peu de temps après, nous arrivons à l’extrémité du Royal Mile au bout de Canongate sur une place où d’un côté se trouve le siège du Parlement Ecossais et de l’autre le Palais de Holyrood . On y apercoit aussi une partie des hauteurs d’Arthur’s Seat .

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Il n’est pas question pour nous de visiter ces monuments . D’ailleurs il se fait tard ,mais nous souhaitons voir du Palais d’Holyrood tout ce qu’il est possible de voir de l’extérieur des grilles .
Holyrood Palace est une résidence royale toujours en activité , qui ne m’intéresse pas en tant que résidence de l’actuel monarque , mais parce que ce château a accueilli Bonnie Prince Charlie après la bataille de Prestonpans où les Redcoats Hanovriens avaient été victimes du bog écossais où leur artillerie s’était enlisée .En revanche les Jacobites n’avaient pas réussi à prendre le château autrement facile à défendre de Castle Hill, celui qui domine les jardins de Princes Street

Photo 2013
On voit bien sur cette photo la falaise par laquelle s’évade le soldat de Napoléon prisonnier du château d’Edimbourg héros du roman de Stevenson . Il part ensuite se réfugier et retrouver sa belle dans les Pentland Hills.

Un épisode du Waverley de Walter Scott est consacré au séjour de Bonnie Prince Charlie à Holyrood, où il a tenu sa cour .

A suivre

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Au lieu comme d’habitude de nous rendre directement devant les grilles du château au bout de Canongate, nous nous introduisons dans la cour d’un bâtiment annexe situé à droite face au château qui semble étre actuellement le passage obligé pour accéder au palais .

Nous nous retrouvons dans la cour .


Cette photo montre l’entrée dans la cour côté rue .
Dans la cour nous découvrons une grille où l’on nous interdit l’entrée . Il est trop tard pour la visite, ce qui ne nous étonne pas .

Je suis très intéressée par cette fontaine qui évoque une couronne royale du style pièce-montée sophistiquée .

Quittant ce lieu , nous allons nous coller devant les grilles du château , pour essayer de voir le maximum qu’il est possible de voir de l’extérieur de sa façade .

![Holyrood Palace1|690x375](upload://gwnPg3cdD9whzLrrHbxSjjbbxOF.jpe

Nous ne réusssissons plus à voir de là la fontaine . D’autre part, ce qui m’intéresse désormais , ce sont les ruines de l’abbaye d’Holyrood que j’avais repérées le matin , mais pas identifiées lorsque nous errions sur les pentes de Castle Hill à la recherche de Grassmarket .

Nous allons donc nous intéresser à un jardin situé cette fois-ci à gauche face au château et découvrir de nouvelles grilles .

Malheureusement , des travaux de réfection des peintures sont en cours et nous empêchent d’approcher, nous privant d’une nouvelle vue intéressante sur le château.

En revanche , nous découvrons des arbres intéressants (des bouleaux ?)dans ce petit jardin .

En ayant fini avec la recherche de vues sur le château, nous nous dirigeons vers la boutique royale de souvenirs du château, face au Parlement .

A suivre

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Nous passons devant l’entrée de la King’s gallery, fermée à cette heure, en remarquant une belle porte au passage .

En continuant à longer le bâtiment, nous découvrons le magasin de souvenirs dépendant du château, encore ouvert . C’est une aubaine pour nous , qui avons encore quelques achats à faire . Il y a du très kitsch , du beau , du linge de maison , et aussi des choses qui se mangent . Je vois alors un très joli et très petit paquet de shortbreads ,que je pense offrir à celle qui m’a donné des kilomètres de partition à déchiffrer . Comme j’apprends par Whatsapp par lequel elle communique avec ses élèves qu’elle est momentanément aphone, j’opte finalement pour un petit pot de miel de bruyère de Balmoral . Il est très petit , mais la destinataire m’a dit depuis qu’il était délicieux .
Pour la seconde fois (nous avions pensé la même chose en 2015 à la fin de notre voyage dans les Small Isles en passant à la boutique de Buckingham Palace, nous pensons toutes les deux qu’il nous faut acheter nos cadeaux dans les boutiques des palais royaux . C’est cher mais c’est léger et plutôt classe !
Nous remontons ensuite vers notre hébergement .

A suivre

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Comment se débarrasser d’une cartouche de gaz . Troisième épisode . Suite et non pas fin .

Revenues dans notre dortoir, nous nous avisons que nous avons oublié qu’il restait un peu de gaz dans la cartouche, pas beaucoup, mais un petit peu quand même . Nous n’avons pas envie de redescendre . Il n’y a personne d’autre dans le dortoir . Théodorine va alors prendre une initiative parfaitement répréhensible . Elle ouvre la fenêtre , dévisse la cartouche et le gaz se répand sur le Royal Mile . Il y en a si peu malgré tout qu’il n’y a pas de risque d’explosion. La pression est très basse . Cela n’empêche qu’un coup de vent malencontreux fasse flotter quelques instants dans le dortoir une légère odeur de gaz . Théodorine cesse donc l’opération . Nous laissons quelque temps la fenêtre ouverte pour faire disparaître toute trace du crime . Le problème est qu’il nous reste encore une toute petite quantité de gaz dans la cartouche et que tôt le lendemain matin ,nous prenons le train pour
Londres où, si nous n’avons pas réglé le problème , nous ne serons pas admises dans Eurostar . Convaincues que la nuit porte conseil et que demain est un autre jour, nous allons préparer notre frugal repas, je programme un réveil pour 5 heures et bien que nous en soyons parfaitement indignes *nous nous endormons jusqu’au lendemain matin du sommeil des justes .

  • Le lecteur verra que nous atteindrons le lendemain le comble de l’ignominie .

A suivre

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Le lendemain matin, nous nous levons de très bonne heure , sans difficulté, et nous nous préparons rapidement . Nous n’oublions pas de rendre les clés en les déposant dans la boîte prévue à cet effet .La clé du dortoir m’a toujours posé quelques problèmes . Pour être sûre de pouvoir entrer à nouveau dans la chambre après une courte absence, je prenais la précaution de coincer une sandale dans l’ouverture . Nous descendons avec prudence l’escalier, pour ne pas risquer d’être malencontreusement entraînées par nos gros sacs et nous nous retrouvons dans la rue , alors qu’il fait encore nuit noire . C’était pour nous un hébergement tout à fait convenable, même si l’escalier ne correspondait pas aux normes en vigueur chez nous . J’ai d’ailleurs eu l’impression que les normes écossaises en général étaient dans l’ensemble moins strictes que les normes françaises. Mais j’aime bien les hébergements simples, un peu rustiques et bon marché où je me sens tout à fait à ma place .
Nous retrouvons rapidement North Bridge Street toujours en travaux nous passons le pont et nous arrivons rapidement à la gare . Nous sommes bien en avance, la voie de notre train pour Londres n’est pas encore annoncée mais je crois avoir identifié le secteur d’où notre train doit partir . Il y a par bonheur un café ouvert, le Caffe Nero . Nous allons en profiter pour prendre notre grand café au lait rituel et une viennoiserie plutôt bonne , Théodorine n’ayant pas réussi à s’expliquer pour des gâteaux encore plus tentants . Peu après, notre train est annoncée . Nous nous y installons . Notre wagon est presque vide au départ d’Edimbourg .
Le jour se lève peu à peu . Le ciel est encore assez sombre
quand nous passons la Tweed . Plus loin, nous reconnaissons bien les ponts de Newcastle

Nous arrivons à Durham .

Une fois encore , j’ai échoué à prendre en photo les tours de la cathédrale d’York .
Par la suite , le trajet devient assez monotone . Nous traversons des villes assez tristes ,des petites maisons avec les mêmes cours closes de murs , qui nous paraissent affectées par la désindutrialisation, et nous finissons par arriver à Londres, à la gare de King’s Cross .

A suivre

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Où nous réussissons finalement, mais de manière honteuse, à nous débarrasser d’une cartouche de gaz

Pour aller de London King’s Cross à Saint Pancras, il suffit de traverser une place et une rue . Nous ne pouvons plus tergiverser , le problème de la cartouche de gaz doit être réglé . Il faut la vider, et une fois vide, trouver un endroit où la jeter . Nous nous asseyons sur un banc au milieu de la place . Le réchaud muni de sa cartouche est dans un sachet plastique que Théodorine extrait de son grand sac . Elle dévisse la cartouche à l’intérieur du sachet protecteur pour dissimuler son crime, le nôtre plus exactement , car je suis sa complice . Je veille pour m’assurer qu’aucun représentant de la maréchaussée ne va surgir . Au bout de quelques instants , il n’y a plus du tout de gaz mais il nous faut faire disparaître le corps du délit . Or , nous ne trouvons nulle trace de poubelle publique sur la place . Sans doute redoute-t-on , à Londres comme à Paris, les attentats terroristes, et plus particulièrement à côté de deux gares importantes et si rapprochées .
Qu’y a-t-il de plus suspect qu’une bouteille de gaz, même très petite ? Une solution serait de l’oublier, dans son petit sac qui la dissimule *. Mais on ne peut pas oublier innocemment un objet quand on n’a pas la conscience tranquille . Une autre serait de se la faire voler . Je connais une personne qui s’est fait voler un sac plastique contenant une peau de banane alors qu’elle était assise dans un jardin public, les héros d’ Un mort encombrant, un roman hilarant écrit par Stevenson et son beau-fils Lloyd Osbourne se font bien voler un cadavre , mais on n’a pas toujours la chance d’avoir un voleur sous la main . Nous traversons donc la place , puis la rue, nous longeons Saint Pancras . Je repère des bacs à fleurs et je suggère à Théodorine un abandon discret , après avoir fait le guet pour nous assurer que personne ne nous repère . Théodorine refuse avec indignation une telle proposition . Elle a eu raison . Sa découverte aurait provoqué à coup sûr une alerte à la bombe et une enquête de Scotland Yard qui nous aurait valu de finir nos jours en prison. Nous sommmes donc vraiment dans l’embarras et continuons notre chemin le long d’une avenue lorsque le salut nous apparaît . Devant un immeuble , plusieurs poubelles ont été sorties, dans l’attente du passage des éboueurs . Faisant taire les scrupules de notre conscience , nous nous dirigeons vers les poubelles où Théodorine , au mépris des règles du tri sélectif, fait disparaître le corps du délit .
A ce jour, nous n’avons pas encore été identifiées comme les responsables de ce crime .

A suivre

  • Une cocotte-minute emplie d’un boeuf bourguignon longuement mijoté par mes soins manqua de peu d’être oubliée, en toute innocence, sur le trottoir de mon immeuble par quatre membres de la bande de Robin Hood de Fontaiebleau Sherwood . Nous avions aussi à charger nos sacs à dos ,des bouteilles de vin et des glaces Berthillon destinées à un banquet dans la résidence rurale de notre chef , alors que des pervenches venaient de surgir , aiguisant leur crayon pour dresser un procès verbal à Cyrus Smith MacGyver le conducteur.
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Notre forfait accompli, nous nous dirigeons le coeur léger vers l’entrée de Saint Pancras avec une impudence qui ne manquera pas de scandaliser mon lecteur ,s’il n’est pas déjà fermement décidé à ne plus jamais lire une seule ligne de mes écrits . Nous nous perdons un peu moins que d’habitude et nous atteignons la galerie marchande d’où part l’accès aux postes de contrôle des frontières pour accéder à Eurostar . Nous sommes bien en avance , il y a beaucoup de monde et nous ne trouvons pas tout de suite de places assises . Nous avons bien encore quelques amandes et un peu de cheddar mais il y a là de quoi améliorer notre ordinaire .

J’ai déjà testé deux fois le pain de cette boulangerie pâtisserie . Bien qu’il s’agisse d’après ce que j’ai lu d’une chaîne belge, c’est un plaisir de retrouver du pain français . J’achète là de quoi nous restaurer, cela m’occupe un peu de temps et c’est pour moi une nécessité . Il est autour de midi , j’ai prévu de prendre directement un train pour la Picardie pour rejoindre Cyrus et je ne devrais pas arriver chez lui avant 20 heures . Théodorine , quant à elle , s’engouffre dans un magasin où elle trouve quelque chose à offrir pour ses petites-filles .
L’attente est un peu longue dans ce hall . Finalement ,nous sommes admises à passer devant la police des frontières . L’examen du passeport de Théodorine fait l’objet d’un examen suspicieux , alors que d’habitude c’est moi qui ai droit à cette attention . Peut-être a-t-on déjà signalé notre crime ; or c’est elle la suspecte ,c’est elle qui a déposé l’objet du délit dans la poubelle ! D’autre part ,une voyageuse dont la cheville et les chaussures tintent sous les portiques ne saurait être une personne honorable . Quand il s’agit de scanner nos bagages, je ne rencontre pas de problèmes . L’expérience de l’année dernière où j’ai dû sous la contrainte jeter mon appareil photo dans un panier en marche sur le tapis roulant m’a servi de leçon . Tout est dans mon sac à dos et passe sans encombre .
Tous les contrôles passés ,nous attendons encore une fois, assises cette fois-ci, que ce soit le moment où nous sommes autorisées à accéder au train . Le voyage entre Londres et Paris ne mérite aucune remarque particulière, si ce n’est qu’il fait beau .Nous arrivons à 18 heures . Je quitte Théodorine qui m’a donné les amandes et le cheddar restant . Il a longtemps séjourné chez Cyrus sans que personne n’y touche ,ayant bientôt eu à subir la concurrence d’un Salers primé , d’un excellent Bleu d’Auvergne et d’un Saint Nectaire en provenance directe de mes Highlands cantaliennes . J’ai été dégoûtée des amandes pendant un mois .
J’ai eu le train pour la Picardie que je visais, il est parti à l’heure, chose digne d’être notée ,et j’ai pu obtenir ma correspondance . Je suis arrivée à destination 14 heures après mon départ de notre hébergement d’Edimbourg . J’ai été accueillie par une soupe de légumes . Comme Max ( je me sens beaucoup d’affinités avec lui , et aussi avec la Vache Orange ), je suis revenue de chez les Maximonstres et le lendemain matin , mon petit déjeuner m’attendait .
Tout chaud .

Mon récit terminé, il me reste à tirer les conclusions de notre voyage .

A suivre

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Bilan matériel d’abord
Ce fut le plus coûteux de nos voyages en Ecosse . Autour de 1000 euros , voyage, hébergement et nourriture compris . Les intempéries et le fait que Skye soit très urbanisée, en comparaison de nos destinations habituelles, nous ont contraintes à dormir dans des hébergements en dur plus souvent que prévu . En ce qui concerne les moyens de transport , nous avons dû recourir aux services d’un taxi et nous avons dû payer un bus entre Kyleakin et Glasgow alors que nous comptions sur nos pass ferroviaires . Il est vrai que nous avions été transportées gratuitement par notre grenadier polonais d’Inverness à Portree .
L’Ecosse est-elle pour autant vraiment une destination chère ? Si l’on voyage comme nous , non . 1000 euros pour 13 jours dont presque la moitié en moyens de transport, ce n’est pas énorme . Il n’y a
pas là de quoi nous empêcher d’y revenir au printemps prochain .
J’ai été satisfaite du matériel dans lequel j’avais investi pendant l’hiver en vue de la randonnée dans le Glen Affric et dans l’île de Harris que nous avons dû annuler . Mon nouveau duvet m’a donné satisfaction . Ma veste Gore tex trois couches, une Patagonia Triolet achetée lors de promotions au Vieux Campeur m’a gardée parfaitement au sec . Je n’ai pas senti le vent non plus . Je n’ai donc jamais eu froid .Je l’ai testée à nouveau un jour de déluge à la Toussaint dans les rues d’Aurillac où j’ai avec constance vérifié son efficacité sous la pluie . Pour le moment , elle a subi victorieusement les épreuves auxquelles je l’ai soumise. Si j’ai eu des affaires mouillées, c’est parce que nous avions stocké trop de choses sous la tente ,au lieu de les mettre dehors , enfermées avec le sac à dos dans un grand sac poubelle .
Je suis satisfaite aussi de la gourde filtrante Katadyn achetée sur les conseils que m’a donnés Glen Coe sur ce forum . Je n’ai pas été malade à ce jour .
Mon matelas gonflable Decathlon m’a préservée de l’inondation de la tente . Théodorine, quant à elle , a été bien mouillée .
Une fois de plus ,je n’ai pas eu les pieds mouillés . Chaussures Quechua bien larges en cuir de chez Décathlon + graisse imperméabilisante vendue par le Vieux Campeur + un peu de discernement dans les passages boueux spongieux , cela s’est révélé une combinaison gagnante comme l’année prédédente, dans l’île de Harris . Pas d’ampoules non plus ,grâce à mes doubles chaussettes Thyo . C’est un peu ennuyeux à enfiler, mais c’est efficace .
J’ai voulu enfiler une cape de pluie raccourcie sur mon gore-tex le jour où nous avons fait notre aller -retour de Uig au col du Quiraing sous une pluie continue . Finalement , elle a laissé rapidement passer l’eau , alors que mon gore tex résistait . Elle a eu pour effet d’augmenter le nombre des choses mouillées à stocker sous la tente .

A suivre

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Ce voyage nous a-t-il donné satisfaction ?
Comme je l’ai exposé dès le début , ce n’était pas le voyage initialement prévu au printemps . Le bilan est positif en ce qui concerne la cheville de Théodorine , qui a bien tenu le coup . Apparemment ,elle n’a pas eu de problèmes après puisque Théodorine est prête à repartir au printemps prochain . En ce qui me concerne, il me semble deux mois plus tard que cela m’a plutôt mise en forme .
La tempête a sérieusement perturbé notre voyage, en nous bloquant à Portree , les intempéries qui l’ont précédée aussi . Théodorine trouve malgré tout qu’il est intéressant de vivre les conséquences d’une tempête dans une île . Skye reste une île , ce que le pont pourrait , à tort, faire oublier . Nous avons, grâce à la tempête , découvert un aspect non touristique de Portree, lorsque nous voulions réserver à Kyleakin, lorsque nous nous sommes rendues à la médiathèque. Portree n’est pas qu’une halte pour touristes, c’est un lieu où l’on vit et où l’on étudie .
Les deux premiers jours se sont déroulés avec un beau temps et une lumière exceptionnelle . J’ai beaucoup aimé le parcours glen Moriston ,glen Shiel jusqu’à l’entrée du loch Duich . Je suis très attirée par les secteurs sauvages qui se situent de part et d’autre derrière les lignes de crêtes qui dominent ces vallées .
Mes plus beaux souvenirs de l’île de Skye sont deux images de notre arrivée dans l’île : l’île de Skye avec ses montagnes émergeant de la mer lors de notre passage du pont (j’ai vraiment regretté de ne pas être à pied ) et dans un virage , une extraordinaire vision sous le soleil des ravinements de l’une des Red Hills . Le Quiraing ressemblait trop aux photos que l’on trouve par centaines . Il aurait fallu l’aborder à partir de Flodigarry. Les deux traversées entre Skye et Raasay ont été vraiment intéressantes . Glenbrittle , c’était une bonne idée . Malheureusement , nous n’avons eu une météo très défavorable qui nous a empêchées de profiter du voisinage des Black Cuillins.
Enfin ,la journée à Edimbourg a été une sorte de moment de grâce . Une belle journée d’automne dans une ville qui se visite si agréablement à pied , après plusieurs jours de grisaille ,d’enfermement et de pluie . Je rêve depuis d’aller passer une semaine à Edimbourg et dans ses environs . J’aimerais bien me rendre enfin à Abbotsford et Melrose, comme je voulais le faire pour notre premier voyage, et marcher dans les Pentland Hills , à cause du prisonnier d’Edimbourg de Stevenson .Je proposerais volontiers, à la place du rituel séjour en raquettes que j’organise sur le plan matériel dans le Cantal pendant l’hiver avec l’assistance technique de notre Whymper pour les itinéraires, un tel séjour à Edimbourg à mes amis de la bande d’outlaws de Fontainebleau Sherwood .
Le voyage aller a confirmé mon intérêt naissant pour les Cairngorms .
Enfin , j’ai pas mal de critiques à formuler contre la façon dont j’ai organisé ce voyage . Je n’ai pas su vraiment faire des choix, j’ai planifié à contretemps ,et fait des choix conformistes .
J’avais prévu trop peu de temps pour Raasay . Si cela n’avait pas été le cas , nous serions allées jusqu’au sommet du Dun Caan . Nous aurions dû bivouaquer plus au Nord sur la route de Callum . Raasay doit mériter au moins quatre ou cinq jours .
Si nous y étions restées plus longtemps ,nous n’aurions pas pu cependant nous rendre de Sligachan à Glenbrittle, alors que cette étape fut réellement intéressante .
Si la météo avait été autre, il aurait été plus intéressant de randonner dans le glen Sligachan , d’aller jusqu’à Camasunary, de rejoindre la route d’Elgol , et d’explorer le secteur de Torrin . J’aurais dû oser ignorer pour la seconde fois la presqu’île de Trotternish , où passent tous les visiteurs de Skye . Ce n’est pas d’avoir vu enfin le loch Ness sous le soleil , le Quiraing dans la brume , et Glencoe sous la pluie qui fait de ce voyage un voyage réussi .
Enfin , j’ai planifié à contretemps . Si nous n’avions pas réservé dès le jour de notre arrivée dans l’île une nuit à l’Independent Hostel pour la date où finalement a eu lieu la tempête (avec l’idée de visiter la presqu’île de Trottenrnish) , nous aurions pu nous replier plus tôt sur Edimbourg ou Glasgow où nous aurions trouvé toutes les deux sans mal des choses à faire . D’autre part , je n’avais pas anticipé la fermeture du camping de Sligachan, dont je pensais qu’il nous serait très utile pour la suite de notre voyage .
Cela dit, l’île de Skye est -elle vraiment faite pour nous ?
L’île de Skye , dans sa partie Est, est tout de même très urbanisée, avec Broadford et Portree en particulier . Quant à Uig ,c’est une véritable agglomération , c’est-à-dire pas exactement ce que je cherche quand je randonne . Pour la partie Ouest , j’avais étudié les possibilités de nous rendre à pied à la baie de Talisker et à Carbost . La météo a exclu cette possibilité . Je serais intéressée par les falaises de la presqu’île de Duirinish mais il faut du temps pour les atteindre, et ensuite pour les longer, et je crois que ce n’est pas facile . D’autre part , par conditions bien venteuses , cela doit être problématique .
Enfin , il y a eu les problèmes liés à la période de l’année . Les jours étaient beaucoup plus courts que fin Avril début Mai, notre période préférée . Pour la météo , bien que l’on ne soit jamais sûr de rien , l’automne est tout de même la saison des tempêtes . L’affluence touristique était tolérable , c’est la raison d’ailleurs pour laquelle nous avions choisi Skye pour destination, en pensant que c’était une période favorable pour échapper aux foules qui envahissent l’île .
Mais je pense, paradoxe de Parisiennes esthètes, que nous sommes surtout faites pour les Highlands de l’intérieur et les îles beaucoup moins peuplées , Small Isles et Hébrides extérieures ,ou pour le patrimoine et les ressources culturelles des vraies villes .

Fin

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@calamity.jane

Merci pour ce carnet de voyage très sympa , truffé d’humour et très instructif .

@lizy_fd
Merci pour votre jugement, lizy . C’était tout de même une expérience un peu limite , mais on peut s’attendre à tout en Ecosse, en toute saison .Au programme du printemps prochain, si notre projet aboutit, ce sera ,je pense : pluie, neige ,tempête et famine !

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