PYRENEES, en balade dans le séduisant VAL AZUN

Forum Midi toulousain - Occitanie

Au fait, connaissez-vous cette petite vallée des Hautes-Pyrénées appelée Val d’Azun ?
« Azun », signifie en patois local « Lumière ». En effet, cette large vallée bénéficie d’un bel ensoleillement. Un premier atout parmi bien d’autres …
Histoire de vous éclairer un peu plus sur ce lieu, complétons le décor : un écrin de massifs montagneux encadre une plaine où persistent encore, bourgs traditionnels, fermes et prairies.
Le côté loisirs n’est pour autant pas absent du secteur mais il reste discret, des sentiers de randonnées ou des pistes de ski de fond y font le bonheur des amateurs.

Inutile d’ajouter les classiques superlatifs (somptueux, joyau ou unique …) des brochures touristiques pour vous faire part de mon enthousiasme à propos de ce Val d’Azun. Je l’apprécie depuis des années et le plus souvent pendant la période hivernale.
Après ces quelques mots, place à la balade et aux images …

__

On vient de quitter la vallée d’Argelès-Gazost, une petite sous-préfecture du département des Hautes Pyrénées.
La route sinue sur quelques kilomètres en se faufilant entre des bosquets puis le panorama s’ouvre sur un paysage bucolique de moyenne montagne.

Voici Arrras-en-Lavedan, un village qui comme une sentinelle marque en fait la porte d’entrée de ce fameux Val d’Azun.

Comme la plupart des bourgs de cette région, les habitations aux toits d’ardoise se répartissent autour de son église (17-18e siècle, remaniée). Un édifice qui porte un nom qui m’est particulièrement familier … Saint-Martin !

L’église est surmontée d’un clocher-tour de forme rectangulaire chapeauté par un clocheton que l’on devine tout en haut sur la photo.

Question tours, dans le village, ce n’est pas la seule. Il y a aussi juste à côté la Tour de l’Abbadiale mais la plus imposante, elle est juchée sur un promontoire rocheux et surplombe toute la commune.

C’est celle du Castet Nau (XIIe siècle), un ancien château à la fois dominateur et protecteur. Son système défensif idéalement situé à l’entrée de la vallée devait jouer autrefois un rôle dissuasif, histoire de décourager d’éventuels assaillants.
Longtemps en presque ruines, ce château a connu depuis 1996 une nouvelle jeunesse avec des travaux de restauration entrepris par son nouveau propriétaire, une belle initiative pour redorer ce patrimoine local.

A Arras en Lavedan, 494 habitants (en 2022) on se trouve à seulement 509 mètres d’altitude … difficile de se revendiquer village de haute montagne ou même d’altitude mais ici on a trouvé une astuce bien vue en dénommant le bourg :« Village d’Artitude » !
La raison justifiée de cette appellation, on la découvre en flânant le long d’un sentier pédestre à travers la commune ; il est jalonné de sculptures, du land art inspiré par le patrimoine local, culturel et naturel.
Sur ce parcours artistique on côtoie, entre autre, une surprenante marmotte géante que l’on imagine toute en muscle, elle est statufiée en train de retenir un énorme bloc de pierre, prêt à dévaler une pente !

Autre exemple étonnant avec cette sculpture à deux têtes. D’un côté un taureau et de l’autre celle d’un bélier. Cette œuvre est une réalisation de l’artiste sculpteur local, J-J Abdallah ; il habite et possède son atelier à l’entrée du village où il travaille la pierre dure et le granite à l’image de cette sculpture.
Et si pour la photo j’ai mis en vedette le taureau et pas le bélier qui, soit-dit en passant, est plus fréquemment rencontré dans les prairies de cette vallée, c’est à cause de la meilleure lumière donnant sur la tête et les cornes du bovidé.
Si l’on en croit la probable étymologie du nom du village d’Arras … le lieu était prédestiné pour mettre en valeur des œuvres en pierre. « Arr » en basque aquitain signifierait « pierre » et « as » ? : pointe rocheuse. Enfin, paraît-il !

En plein centre du bourg, une façade évoque les écoles d’antan, d’un côté les salles pour les filles et de l’autre pour les garçons ; ça fleure bon l’encre et le papier buvard et les pupitres d’autrefois, les tableaux, les ardoises et la craie … comme dans le film « Les Choristes ». Un bâtiment bien entretenu avec les teintes classiques utilisées dans la région.

Et si on continuait sur la route du Val …

… avec la perspective signature d’Azun et ce fond de décor majestueux du massif du Petit et Grand Gabizos (2639 et 2692 mètres de haut).

Lorsque ces versants sont copieusement enneigés comme également les prairies et champs alentour, le tableau est encore plus beau.

Une vue que je me plais à immortaliser en photos quand j’ai la chance d’y assister … car ce n’est pas toujours comme sur ces vues prises pendant l’hiver 2020.
Comme partout, avec le dérèglement climatique les hivers sont ici de moins en moins froids et enneigés … il faut faire avec !

Le spectacle est souvent éphémère car avec les rayons de soleil, on le sait, la belle couche de neige fond vite, au sol ainsi que sur les branches.
Revenons à ce mois de janvier 2025 faiblement enneigé … un aspect positif de cette situation : on circule plus facilement sur les petites routes de la vallée !
__

Passons ce pont qui enjambe le Gave d’Azun (torrrent de montagne) qui serpente au fond du vallon en direction du village de Bun.

Bun, un bourg de quelques 153 habitants et un nom qui évoque peut-être à certains les petits pains pour burgers … Bien sûr, ce nom n’a rien avoir avec ces buns !
A propos de pain, dans ces hameaux de moyenne montagne on a toujours préparé son pain quotidien de façon traditionnelle ; d’ailleurs, plusieurs maisons de Bun conservent encore le témoignage de leur anciens fours à pains : de petits appentis que l’on voit accolés aux habitations.

Côté patrimoine, à Bun, il ne faut surtout pas manquer un bâtiment traditionnel, témoin de la vie rurale dans ces vallées de montagne.
Proche de la mairie, se trouve cet étonnant triplex … pour animaux domestiques !
Une bâtisse à étages, en pierre et en bois, faisant office à la fois de loge à cochons, de poulailler et de pigeonnier.

Et pour les moutons et les vaches ?
On imagine que ces logements pour animaux étaient complétés à proximité par la présence d’une bergerie et d’une étable !

Quant à cette façade, à l’arrière de la mairie elle donne sur un parking avec vue … sur les sommets vedettes du Val d’Azun, les Gabizos.

Pour délimiter l’espace, classiquement sont disposées des dalles verticales de schiste. Afin de faire le connaisseur, précisons que localement on les appelle des « labasses » .
Bon, j’ai juste appris ce terme en visitant Bun:wink:
__

Sur la route à présent d’un des plus lacs beaux du Val d’Azun, qui en compte pourtant quelques autres valant le détour …

Cette étroite route serpente en fond de vallée le long du Gave d’Estaing.

Estaing, une commune, un hameau de 94 habitants nichés dans un petit vallon encaissé et surtout … un lac. Le superbe Lac d’Estaing.

Jugez plutôt, voilà le panorama que l’on découvre en arrivant au bout de la route juste à l’extrémité de ce lac de plus de 11 hectares situé à 1163 mètres d’altitude.

Promeneur, contemplatif et/ou amateur de belles compositions photogéniques … il y a tout ici pour être comblé !
De plus le soleil était de la partie ce jour-là et la route était sans verglas pour y parvenir. La chance ! Car souvent en période hivernale cet accès est fermé en raison de la neige et/ou de la glace.

La glace qui au bord des berges donne un aspect graphique des plus séduisant. Ces lignes et ces courbes ont capté mon attention et mon objectif photo.

Là, ce gros plan sur la surface glacée ainsi cadré ne vous fait-il penser à l’imposante silhouette d’un pic ? Un double sommet avec l’ombre projetée.

Et ces crêtes enneigées ? Elles me faisaient penser à un alignement de pyramides …

Le décor naturel tout autour du lac est un enchantement, ce site est un de ces endroits où quelque soit l’angle où se porte le regard, tout n’est que beauté offert par Dame Nature.

En amont ruissellent des versants les torrents qui forment le Gave d’Estaing.

On le constate c’est basses eaux en hiver à Estaing, d’ailleurs on devine au bout du lac la formation d’un tourbillon, un effet siphon. Le lac est ainsi vidé en hiver, cela évite la prolifération de la végétation et d’algues invasives.

Pour bien profiter de cet environnement, on peut faire le tour du lac, le sentier au bas du versant montagneux est bien plus agréable à parcourir que l’autre passage, celui côté bitume.
Environ une heure de randonnée est nécessaire pour faire l’ensemble du tour du lac d’Estaing. Bien sûr cela dépend du temps consacré aux pauses … à admirer le paysage alentour et le miroir d’eau que ces eaux calmes et lisses forment.

Un beau miroir que rident les quelques canards qui barbotent gaiement ici.

Autres rencontres animales … attiré par des tintements de cloches on s’attend à voir dans une pâturage encore vert quelques moutons ou bien des vaches. Mais non, c’était des ânes, eux aussi ont droit à des cloches autour du cou. Ding ! Ding ! Et cela déchire le silence du vallon comme leurs hi-han ! hi-han !

__

De retour sur les petites routes d’Azun, en pleine campagne. Il n’y a vraiment aucun village depuis Estaing jusqu’à Aucun … il s’agit du nom (original) d’un des bourgs de la vallée.
Bon, le jeu de mot avec « aucun » était tentant et facile ;-)) !

Aucun, donc nous y voici.

Au centre de cette « Vallée du soleil », c’est un des principaux village du val. Quelques 254 aucunoises et aucunois y résident … et dire qu’ils étaient 883 au recensement de 1831, le résultat du classique exode rural.

Histoire de retrouver quelques aspects de la vie locale d’autrefois de cette région de moyenne montagne, on peut visiter le petit Musée Montagnard du Lavedan.
C’est une bâtisse traditionnelle avec galerie extérieure et balustrade (à l’origine XVIeme siècle). Dans cet ancien presbytère et forge attenante sont rassemblés outils, ustensiles et objets d’antan.
Mais en hiver, pas de visite possible, le petit musée était ainsi fermé et paré d’un joli manteau blanc lors de cette prise.

Bref, de nos jours les principales activités de la commune en hiver, on les trouve sur les versants et les hauteurs des environs : des anciennes granges rénovées et transformées en gîtes et un Espace Nordique dédié aux balades en raquettes ou à ski de fond.

Il faut bifurquer sur la droite à Aucun pour arpenter les versants et se diriger vers le Col de Couraduque.

Virage après virage, le panorama se dévoile en grand format sur la vallée d’Azun.

Sur ces pentes, plusieurs anciennes granges et bergeries ont trouvé avec l’essor du tourisme une nouvelle fonction : accueillir des vacanciers ravis on ne doute pas de profiter de ces panoramas qui ont tout pour séduire, l’exposition vers le Sud est vraiment un atout.

Lors de la montée, on voudrait admirer sans retenue tous ces paysages … mais la succession de virages en épingle à cheveux vous contraint à rester vigilant sur la conduite !
Admirer et ou photographier nécessitent des arrêts … possible seulement quand le bas côté offre un peu d’espace, ce n’est pas toujours évident en hiver lorsque la route est enneigée !

Pratiquement le même point de vue : avec un bel enneigement et aussi en janvier 2025 (bien moins enneigé !)

A 1366 mètres d’altitude, voilà le terminus de la route. Le parking est celui de la petite station de sport d’hiver du Val d’Azun.
Ici, on prend soin de conserver l’aspect « nature » des lieux. Donc, rien à voir avec l’ambiance souvent sur-fréquentée des grandes stations dédiées aux foules de skieurs de pistes.
Il y a bien ici, pour les enfants débutants, un tapis roulant et une courte piste pour faire connaissance avec la grisante sensation de la glisse en luge et en ski.

Cet espace est surtout le point de départ pour les balades à travers le domaine nordique d’altitude : les passages boisés de conifères avant d’atteindre les pistes vers les crêtes …
Randonnées pédestres et VTT en été, raquettes et ski de fond en hiver (selon l’enneigement …).

Près d’une centaine de kilomètres de pistes damées et tracées attendent les amateurs de ski de fond, pour le style classique (dans les « rails ») et pour du skating pour les fondus de fond.

Le moment de chausser les skis afin de poursuivre la balade.
Pousser sur les jambes et sur les bâtons et en avant la glisse !

Faux plats montants, petites bosses et courtes descentes pour souffler … et contempler des panoramas à couper le souffle !

Des lignes droites, des courbes et des virages vous font avaler les distances et le dénivelé.

Sur la droite entre deux rangées de sapins apparaît la silhouette du dôme de Bazès. Encore de la piste à parcourir et on parvient au Col du même nom situé à 1509 mètres.
Là, on est au pied du pic qui culmine lui à 1804 mètres d’altitude. Avec sa forme arrondie à son sommet et son aspect général, il fait penser à un imposant pain de sucre. Bon, la mer et la plage ne sont pas ici pour compléter le tableau, évidemment nous ne sommes pas sous les Tropiques ou à Rio !

Avec ces photos prises lors de très belles journées, de la neige, du soleil, de la glisse … voilà présenté et partagé mon enthousiasme pour le site.

Après les montées, place à présent presque essentiellement aux descentes.
Avec tout de même une pause, près de la cabane jaune. Un repère sur ce parcours et un abri éventuel, même si la cabane est désormais fermée en période hivernale, bien cadenassée ! Vous l’apercevez, minuscule et un peu perdue au milieu de ce panorama.

Jaune, c’est la teinte de cette cabane et son surnom habituel, mais son vrai nom c’est précisément Marioulète. Un refuge pour les randonneurs lors d’un tour du Val d’Azun et aussi pour les gardes de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage.

_ _

Retour à présent dans le fond de la vallée, tout en bas, sur le plancher des vaches et des moutons dans le hameau d’Arrens. L’occasion de mettre à l’honneur le pastoralisme d’Azun et les bons produits de ce terroir de moyenne montagne.


Vaches et brebis … lait et fromage, bien sûr.

La ferme fromagerie Etchebarne à pignon sur rue depuis bien longtemps dans le bourg d’Arrens. La propriétaire qui m’accueille dans sa ferme-élevage-fromagerie-boutique me précise d’emblée : « Ici, on fait vraiement tout de A à Z ! ». De l’élevage des bêtes dans les pâturages alentours et aux beaux jours surtout dans les estives d’altitude, puis la traite quotidienne, le travail du lait frais pour la fabrication des fromages dans le laboratoire personnel, l’affinage ensuite sans oublier la vente direct aux amateurs …
«Vous voulez que j’allume la lumière ? » me proposer la fermière-fromagère lorsqu’elle a vu que je m’intéressais à son laboratoire.
Oh ! merci bien Madame, ce sera plus clair pour moi et la photo.

Parmi les fromages appellation Pyrénées proposés à la vente-dégustation, il y a les purs vache ou purs brebis ainsi que les mixtes … mon choix se portera sur un mélange équilibré et goûteux vache-brebis.

Après la saveur salée passons au sucré avec la dégustation d’un autre produit local : un miel de montagne. D’ailleurs les deux peuvent agréablement s’harmoniser, c’est bien connu.
Nous sommes toujours à Arrens, dans les locaux de la Miellerie Arrensoise qui s’honore d’avoir été primée à Paris lors d’un Salon de l’Agriculture.

La palette de miels et de saveurs est riche, la dégustation proposée en témoigne. Miels doux et liquides jusqu’au produit plus fort et crémeux. Ainsi lors de la dégustation les papilles sont séduites par les miels de rhododendron, de tilleul jusqu’à celui foncé et corsé de châtaignier. Quant au miel « Toutes fleurs de montagnes », sa saveur révèle de séduisants arômes aux papilles.

A l’extérieur de cet établissement artisanal, dans les ruches alignées les abeilles sont en mode repos au cœur de l’hiver, comme si elles hibernaient en attendant le printemps et les premières floraisons.

__

A peine deux kilomètres plus loin voici le bourg de Marsous. En fait on est toujours dans la même commune car en 1973 les villages d’Arrens et de Marsous ont fusionné pour former l’unique commune d’Arrens-Marsous dont la population est de 696 habitants au dernier recensement.
Souvenirs d’automne avec ces premières vues.

Au centre de Marsous, trône comme de bien entendu son église et son clocher. Un clocher barlong … je fais savant avec ce terme architectural que j’ai découvert en me documentant. La signification ? Cela désigne une forme rectangulaire comme pour ce clocher tour datant à l’origine des années 1750 mais remanié ensuite.
Autre précision au sujet de cette église, son nom, à nouveau Saint-Martin !

Côté balade dans le secteur, sur la gauche, la route chemine dans la petite vallée d’altitude du Gave d’Arrens et peut mener vers le Lac Barrage du Tech et ensuite par une belle rando vers le charmant Lac de Suyen.
Des randonnées à faire de préférence en dehors de la période hivernale … ce sera sans doute pour ce qui me concerne pour une autre fois.

Sur l’autre versant, une autre route de montagne gagne les hauteurs du Val d’Azun, elle permet d’atteindre le Col du Soulor.
En la parcourant, le festival de splendides panoramas est au rendez-vous. Après chaque lacet se dévoile de superbes paysages : des versants enneigés, des granges traditionnelles et quelques bosquets.
Et puis il y a surtout en point fort l’ imposant massif des Gabizos, le petit (tout de même 2639 mètres de haut) et le grand Gabizos qui culmine à 2692 m.
Des montagnes qui se situent à cheval entre les départements des Hautes Pyrénées et celui des Pyrénées Atlantiques.

Souvenir d’automne depuis cette même route.

D’un col à l’autre … plus loin, au bout de la route, c’est celui du célèbre Aubisque (1709 m). Mais en hiver la petite route tracée et creusée dans la paroi rocheuse est fermée à la circulation, trop verglacée.
Et dire que ce parcours Soulor-Aubisque est souvent au programme des cyclistes du Tour de France. Il faut être « costaud » comme on dit dans le jargon du cyclisme pour arpenter cette série de cols pyrénéens, bravo aux courageux compétiteurs !

Sur cette photo, on aperçoit la cabane du fameux col de l’Aubisque.

En hiver, le secteur du Soulor est fréquenté par les randonneurs et les skieurs de fond, c’est l’autre petite station de ski de l’Espace Nordique d’Azun après celle de Couraduque.

Bon, il faut le reconnaître pour le fond, le ski, ici, il y a un problème de plus en plus récurrent : le manque ou même l’absence de neige. Les pistes au départ de la station, exposées au Sud, sont de plus en plus souvent en manque de neige et ce ce fait non skiable … l’effet du dérèglement climatique ! Dommage car l’ensemble du domaine sur les pistes des crêtes est magnifique. Jugez plutôt avec cette série de photos, prises lors de périodes bien enneigées.

Sur la piste, après le passage du col de Cantau, le Lac d’altitude de Soum à 1510 mètres d’altitude offre au randonneur (ou au skieur) un splendide panorama.

Glacé l’hiver … et purement lacustre aux autres saisons.
Une double photo ci-dessous pour comparer les aspects de ce paysage en automne et en hiver. Toujours splendide.

Depuis les pistes de fond le décor environnant qui défile sous le regard au gré de la glisse est un vrai enchantement.

Au loin, vers l’Est se détache l’imposante silhouette du célèbre Pic du Midi de Bigorre (2877 m) avec à son sommet, son Observatoire.

En voyant ce rapace, un milan royal qui tournoie et plane dans les airs, on se prend à rêver à la vision qu’il doit avoir sur l’ensemble des paysages alentours …

Du rêve à la réalité, les amateurs de parapente en font l’expérience en se jouant des courants d’air, ascendants et descendants.
Dans le Val d’Azun le principal spot de parapente est situé à Couraduque, d’ailleurs il y a une école pour parapentistes au pied du col dans le village d’Aucun.

Je me souviens de la vue de ce parapentiste qui virevoltait dans les airs autour des versants des Gabizos. Le temps était au beau fixe et son aventure a du s’avérer inoubliable.

Comme si on le suivait … survolons (virtuellement) tout le Val d’Azun jusqu’à son extrémité côté Est. Et atterrissons dans un prairie précisément à Arcizons-Avant.

Le village et ces habitations (envi. 390 résidents) sont à la jonction de deux vallées, celle d’Azun et d’Argelès-Gazost.

Le charme des lieux tient en grande partie à son lac.

Ce lac des Gaves s’étend sur 7 hectares. Certes en voyant cette longue digue on comprend qu’il s’agit là d’un lac artificiel, une étendue réservoir d’EDF.
En l’absence de vent, la surface lacustre se transforme en un parfait miroir d’eau, un aspect qui ne peut que séduire les contemplatifs et les photographes.

__

Notre boucle dans le splendide Val d’Azun se termine. Sur le versant opposé on aperçoit le premier village visité lors de ce périple, Arras-en-Lavedan.

Et on le constate depuis ce point de vue, le versant d’Arras est sous le soleil alors que celui sur lequel nous nous trouvons en cet après-midi est toujours à l’ombre, froid et givré. C’est ainsi en hiver sur ces pentes exposées au Nord.

Images hivernales classiques de la région et qui réchauffent un peu … une cheminée qui fume et un traditionnel tas de bois, parfaitement agencé.

Après l’image … imaginez le son de ces instants, classique ici.
En prenant cette grange en photo j’ai dû réveiller le chien de garde qui faisait la sieste. Il ne cesse maintenant d’aboyer.
Voilà que le plaisant silence des montagnes est déchiré et de plus il y a de l’écho parmi ces versants !
Bref, concernant la discrétion de ma visite et de mon regard, c’est raté !

Allez ! poursuivons encore la visite en faisant une dernière escale au village de Saint-Savin, juste à la lisière de la vallée.
Son imposante abbaye vaut, selon la formule consacrée, le détour et la visite.
Cette grande abbatiale de St-Savin-en-Lavedan fut un grand centre religieux au Moyen-Âge, la construction de ces bâtisses ont en effet débuté avant l’an mille.

De l’extérieur la tour octogonale du clocher attire immanquablement le regard. Elle est surmontée par un cône en ardoise qui pointe vers le ciel.

Son architecture est singulièrement originale avec cette forme en éteignoir.

Quant à St-Savin, c’était un ermite de Bigorre au VIIIe siècle, originaire de Catalogne, il vécut une bonne partie de sa vie dans la solitude, on lui prête quelques actions miraculeuses et son sarcophage repose en paix à l’intérieur de l’église.

Cette vallée qui s’étire vers le Sud avec en sentinelle la chapelle De Notre Dame Piétat n’est plus un secteur du beau Val d’Azun mais la vallée encaissée menant vers Luz-Sauveur … une autre très belle région avec ses hautes montagnes et ses charmants villages … un autre sujet et une autre balade, déjà partagée sur le site du Routard.com.

Si cela vous dit, vous pouvez ainsi poursuivre la découverte … en un clic ci-dessous !

Jean Saint-Martin – Hautes- Pyrénées - Val d’Azun – Hiver 2024/2025 et quelques photos plus anciennes …

Sujets suggérés

Services voyage