Bonjour Louis,
Je ne suis pas très ancien sur le Routard, mais suffisamment quand même pour m’être aperçu que vous n’intervenez jamais pour contredire sans donner de bonnes explications. Elles sont du reste relativement facilement compréhensibles aux lecteurs ‘non techniciens’ qui représentent la grande majorité des
routardiens. J’ai aussi pu constater qu’elles sont très souvent basées sur votre expérience professionnelle que vous nous rappelez d’ailleurs de temps à autre dans vos post.
Rassurez- vous, je me range davantage à ce mode de pensée. Tous les processus, logiciels et équations mathématiques les plus perfectionnés sur papier sont parfois contredits par des constats d’avaries pour lesquels il faudra, à défaut de trouver une explication rationnelle, trouver une solution pratique afin d’éviter la répétition.
Je vais donc vous faire part à mon tour de mon expérience au sujet de la fréquence des vidanges d’huile moteur et d’expliquer pourquoi je préconise de les doubler.
Dans mon entreprise j’ai un certain nombre de véhicules utilitaires très similaires voire identiques à la mécanique de nos CC, comme vous ne l’ignorez sans doute pas.
Mes véhicules ne roulent jamais en charge, ou alors très exceptionnellement. La géographie de mon pays ne permet pas non plus de considérer qu’ils souffriraient du relief.
Derrière leur volant s’installent des techniciens sérieux, jamais pris en défaut d’excès de vitesse par nos radars qui fleurissent à foison.
Les fréquences d’entretien du constructeur sont scrupuleusement respectées et contrôlées par un logiciel de traçage.
Et pourtant j’ai eu subir par 2 fois la casse du turbo, une fois sur un VL à moteur français bien connu (je ne cite pas de marque, c’est sans intérêt), une autre fois sur un autre VL d’une autre marque dont le moteur totalisait 230.000. Lorsque par 2 fois ça vous arrive avec des véhicules de moins de 3 ans, bien entretenus et qu’on s’oblige à conserver pour atteindre l’amortissement alculé à l’achat, on s’interroge sur le pourquoi du comment.
Je me souviens du rapport du chef d’atelier que j’avais demandé à rencontrer, et qui m’avait indiqué la cause de la casse :
« cokefaction de l’huile moteur »
Ignorant tout de ce nom barbare, j’en avais demandé la signification : = « dégradation de la viscosité de l’huile ». Je pourrais encore développer la cause de la perte de viscosité mais je deviendrais vite ennuyeux.
Pour éviter le risque de cokéfaction, mieux vaut sans doute revendre le véhicule avant 200mKm ? …avais-je rétorqué au mécanicien. Réponse, « non, mais si vous ne voulez prendre aucun risque de casser un turbo à ce kilométrage, changer l’huile 2x plus vite » (et les filtres)
Je dois préciser que pour ces seuls véhicules utilitaires j’applique ce conseil et n’ai plus jamais eu à déplorer un problème de turbo, ni de moteur par ailleurs. Certains de mes véhicules atteignent 300.000Km avant d’être revendus.
Je terminerais par des données que j’ai pu consulter sur ma documentation du moteur de mon CC qui est le 2.3 et doit être identique au vôtre: il est donné pour 145Km/H max, assez éloigné du 170 que vous relatez. Les vidanges doivent se faire tous les 48.000Km.
Il faut savoir qu’à 120 Km/h, le moteur ronronne bien parce que votre turbo souffle. S’il y avait un interrupteur au tableau de bord qui permettrait de le couper à cette vitesse, vous sentiriez immédiatement la perte de puissance et il ferait un tout autre ronronnement.
Tout dépend donc un peu du contexte d’utilisation et d’amortissement propre à chacun; si on roule beaucoup, ou comme vous l’évoquiez, en montagne, par fortes chaleurs etc… ET qu’on souhaite conserver son CC au-delà de 150.000km, je préconise de doubler les vidanges.
Si on remplace son CC à 100.000Km, inutile de se prendre la tête à ce sujet et vous pourriez même ne vous rendre qu’une seule fois au garage en transférant le risque à l’acheteur l’amateur d’occasions.
Personnellement, j’ignore si je le garderai au-delà et à qui je le cèderai ensuite, mais je ne ferai pas d’économies pour quelques litres d’huile moteur.
Chris
Dans mon entreprise j’ai un certain nombre de véhicules utilitaires très similaires voire identiques à la mécanique de nos CC, comme vous ne l’ignorez sans
doute pas.
Mes véhicules ne roulent jamais en charge, ou alors très exceptionnellement. La géographie de mon pays ne permet pas non plus de considérer qu’ils
souffriraient du relief. Derrière leur volant s’installent des techniciens sérieux jamais pris en défaut d’excès de vitesse par nos radars qui fleurissent à foison.
Les fréquences d’entretien du constructeur sont scrupuleusement respectées et contrôlées par un logiciel de traçage.
Et pourtant j’ai eu subir par 2 fois la casse du turbo, une fois sur un VL à moteur français bien connu (je ne cite pas de marque, c’est sans intérêt), une autre
fois sur un autre VL d’une autre marque dont le moteur totalisait 230.000. Lorsque par 2 fois ça vous arrive avec des véhicules de moins de 3 ans, bien
entretenus et qu’on s’oblige à conserver pour atteindre l’amortissement calculé à l’achat, on s’interroge sur le pourquoi du comment.
Je me souviens du rapport du chef d’atelier que j’avais demandé à rencontrer et qui m’avait indiqué la cause de la casse : « cokefaction de l’huile moteur »
Ignorant tout de ce nom barbare, j’en avais demandé la signification : « dégradation de la viscosité de l’huile ». Je pourrais encore développer la cause de la
perte de viscosité mais je deviendrais vite ennuyeux.
Pour éviter le risque de cokéfaction, mieux vaut sans doute revendre le véhicule avant 200mKm ? …avais-je rétorqué au mécanicien. Réponse, « non, mais
si vous ne voulez prendre aucun risque de casser un turbo à ce kilométrage, changer l’huile 2x plus vite » (et les filtres)
Je dois préciser que pour ces seuls véhicules utilitaires j’applique ce conseil et n’ai plus jamais eu à déplorer un problème de turbo, ni de moteur par
ailleurs.
Je terminerais par des données que j’ai pu consulter sur ma documentation du moteur de mon CC qui est le 2.3 et doit être identique au vôtre, il est donné
pour 145Km/H max, assez éloigné du 170 que vous relatez. Les vidanges doivent se faire tous les 48.000Km.
Il faut savoir qu’à 120, le moteur ronronne bien parce que votre turbo souffle. S’il y avait un interrupteur au tableau de bord qui permettrait de le couper à cette
vitesse, vous sentiriez immédiatement la perte de puissance et un tout autre ronronnement.
Tout dépend donc un peu du contexte d’utilisation et d’amortissement propre à chacun; si on roule beaucoup, ou comme vous l’évoquiez, en montagne,
par fortes chaleurs etc… ET qu’on souhaite conserver son CC au-delà de 150.000km, je préconise de doubler les vidanges. Si on remplace son CC à 100
000Km, inutile de se prendre la tête à ce sujet et vous pourriez même ne vous rendre qu’une seule fois au garage en transférant le risque à l’acheteur
amateur d’occasions. Personnellement, j’ignore si je le garderai au-delà et à qui je le cèderai ensuite, mais je ne ferai pas d’économies pour quelques litres
d’huile moteur.
Chris