Mission humanitaire Project abroad au Brésil

Forum Brésil

Bonjour ! Je suis plongé dans mes livres sur le Brésil dernièrement et ca fait quelques mois que j’ai vraiment envie d’aller y faire un voyage humanitaire. Voila, je me demandais simplement ce que vous pensiez de Project abroad, organisme spécialisé ( il me semble ) dans ce genre de mission. Est-ce trop cher selon vous ? Le risque est-il trop élevé de partir 1 mois ou plus en étant une fille ? Vaux t’il vraiment la peine de faire le voyage humanitaire ou de me concentrer sur la découverte de ce beau pays ? Ouiii ca fait beaucoup de questions ! hahahaa merci de répondre et de me donner votre avis !!!

Gayae

profitez-en encore qu’il est temps,car dans un bref futur,c’est nous qui iront faire un voyage humanitaire en France
ce que je pense de ce projet est qu’il faut profiter au maximun de la desinformation du peuple et que la misére est un bien gros buisness,
vive les ong’s bidon qui pupulent comme des charognes sur les cadavres

Sans être aussi radical que Nelson, je te conseillerais plutôt de profiter de ton argent (si tu en as) pour faire un beau voyage à la découverte du Brésil. Dépense ton argent dans l’économie locale, ça sera tout bénéfice pour les travailleurs brésiliens qui dépendent du tourisme et pour leurs familles. En plus tu ramèneras tout plein de bons souvenirs.

Ces organismes ne luttent pas contre la misère, mais bel et bien pour leur prospérité.
Ou tu as des compétences reconnues et dans ce cas on ne te fait pas payer - au contraire, on te payera même si c’est de façon très modeste - ou tu n’en as pas et dans ce cas en quoi seras-tu utile, même en payant?
En faisant un boulot non spécialisé donc en payant pour piquer l’emploi d’un Brésilien que l’on paierait?

Pars donc en vacances, entre en contact avec les gens, sans l’idée de “faire le bien”

Comme dit nilson, j’attends avec impatience que des petits bourges brésiliens viennent avec leurs organismes faire de l’humanitaire dans nos cités: apprendre à nos gamins à jouer au futebol, par exemple^^

J’adore la sincérité de ce message ! Tu as tout a fait raison, je crois que je cherchais tellement juste a vouloir aider que je n’ai pas regardé plus loin l’impact que cela pouvait avoir sur les citoyens. Voila je vais faire le tour du Brésil dans ce cas. Je te remercie, c’est exactement ce que j’avais besoin d’enttendre !

Gayae :slight_smile:

Gayae,

Si l’on lit les messages qui précédent le mien, on a l’impression que tout va bien au Brésil et qu’il vaut mieux taper tout son argent dans un voyage touristique que de s’engager. Oui, il faut bien être conscient que vous n’allez pas sauver le monde en participant à une mission de volontariat non-qualifiée, mais ça ne vaut pas dire que cela sert à rien.

Pour tous ceux qui veulent bien se donner la peine, je recommande de lire un peu le site de Projects Abroad pour comprendre de quoi il s’agit. Il y a par exemple la page A propos de nous | Projects Abroad où ils expliquent que l’objectif est de donner de vivre une expérience authentique au Brésil pour s’engager davantage au retour. Aussi, il suffit d’étudier un peu leur site pour voir qu’ils ont des partenariats avec des ONG sérieux.

Si vous faites un “beau voyage” comme certains disent ici, c’est sûr que vous n’allez pas avoir un contact authentique avec la population parce que vous restez toujours la touriste. Chez Projects Abroad, il me semble que vous êtes herbérgée dans une famille. Ca me semble mieux. A vous de voire.

Si on cessait de déformer les propos des gens?

Nous sommes un certain nombre qui nous posons simplement la question de savoir si les interventions au Brésil sont prioritaires ou pas eu égard à d’autres pays dont les nôtres, et si les gens qui payent (cher) pour “faire de l’humanitaire” ont les compétences requises pour cela. Parce que remuer du ciment ou monter des murs, on sait faire sur place (exemple très fréquent). le pompon ça ba été (authentique!) des jeunes français qui ont monté un projet pour… aller apprendre à des gamins de favelas à jouer au foot.

Pour tout ce qui touche de près ou de loin à l’enfance, un bon moyen d’éliminer une assoc: si elle ne vous demande pas un casier judiciaire vierge plus une évaluation psychologique avant de vous agréer, elle est soit monstrueusement irresponsable soit totalement cynique, permettant que par son entremise des tarés ou des pervers aillent bousiller des gamins. Vous n’êtes peut être pas taré ou pervers, mais le seul fait qu’on ne le vérifie pas doit vous mettre la puce à l’oreille: c’est pas sérieux, ou c’est glauque.
Et s’imaginer qu’on peut avoir une quelconque efficacité avec des “meninos da rua” sans connaissance fine du contexte psychologique et sociologique (et je ne parle pas de la langue^^) c’est se mettre le doigt dans l’oeil. On peut faire énormément de mal en croyant faire du bien!

En plus c’est singulièrement méconnaître la mentalité brésilienne que d’imaginer qu’ils apprécient la mentalité “gringo” qui, pour le meilleur (aller faire de “l’humanitaire”) ou pour le pire (venir piller les ressources, monter des boîts pour exploiter la main d’œuvre encore meilleur marché dans certains secteurs) viennent là pour leur dicter ce qui est bon (ou non) de faire “pour leur bien”. Pour avoir vu sur place avec mes amis brésiliens le forum des alters de Belém, je peux certifier que ces fils de bourges qui monopolisaient la parole dans les cercles de discussion et expliquait aux locaux quelle était leur “réalité sociologique” et “ce qu’il fallait qu’ils fassent” étaient méprisés.

Tout n’est pas rose au Brésil, c’est évident. mais ça bouge (en bien) d’année en année. Mon opinion personnelle qu’on peut ne pas partager est que “l’émancipation des Brésiliens ne peut se faire que par les Brésiliens eux mêmes” (paraphrase; Et j’ajoute: “et elle se fera”)

J’ai donné ailleurs des fils de discussion très… animés on va dire, sur le sujet. Avec échange d’arguments. Chacun en fera ce qu’il veut. Bis repetita à mon avis, si vous voulez vraiment aider des gens au lieu de soigner votre propre mal être en croyant faire le bien il vaut mieux voyager “économique et populaire” au Brésil et vous informer auprès des ONG locales pour, par exemple, payer une bourse linguistique à un gamin brésilien qui en veut. Parce que vu le déficit en gens bilingues, un jeune qui parle français ou anglais sera assuré d’avoir un boulot ou un boulot mieux payé. Exemple parmi d’autres.

Maintenant si d’aucuns ont besoin de s’accomplir ainsi, qu’ils le fassent! Il faut aussi faire vivre (très bien) les responsables de ces structures qui eux, ne sont pas bénévoles, loin de là.

tu a tout dit Ben et bien dit
le benevolat,c’est d’abord pour s’aider soi-même,sortir de son ennui ou de sa depression,on en a eu des centaines,c’est pathetique …
a Salvador sur 328 ong,280 sont bidon,juste pour prendre des tunes aux bobo’s et se partager le blè avec le secretaire d’etat qui autorise la magouille …

Ne donnez pas de fric aux gamins des rues, jamais! Ne leur donnez rien, d’ailleurs. Le coup habituel c’est “un peu de nourriture pour ma famille”. Vous dépensez 20 R$ pour acheter du lait de bébé, du riz, des haricots, vous avez les yeux humides devant tant de misère, le coeur ému par votre bonté… à peine avez vous tourné le coin de la rue que le môme revend au même commerçant, complice, ce que vous avez payé. Fifty fifty 10 R$ pour lui, pour bouffer une merde, se camer et rester dans sa condition.

Parce que vous bousillez le travail des éducateurs qui tentent de les sortir de la rue pour les mettre à l’école: si ça rapporte davantage de faire le clown que d’apprendre à lire et de permettre à la famille de toucher la “bolsa familial”, certains font les clowns. Seulement quand ils perdront leur joli minois de petit gosse malicieux ils n’attendriront plus personne et analphabètes, désocialisés, il n’y a plus que le trafic de drogue qui permet de vivre.

Parce que la plupart du temps ces gosses sont rackettés pour avoir le droit de mendier; en créant le marché vous perpétuez le système.

Parce que la rue, c’est la pédocriminalité, la drogue, l’essence sniffée quand on n’a pas de quoi se payer le caillou, etc.

Parce que sortir un gosse de la rue, c’est un travail colossal qui demande une infinie patience et des compétences extrêmes. Ils ont parfois des sortes de foyers qui font l’interface, où ils se rendent pour se doucher, manger se faire soigner. Et des éducateurs qui gardent un lien ténu avec eux et qui tentent le coup au bon moment “se quiser vamos lhe ajudar para sair da rua”; Si vous leur donnez des opportunités d’espacer leurs visites à ces points (des fois ce sont des écoles du cirque), vous vous faites plaisir mais vous perturbez un travail souterrain de longue haleine.

Au lieu du Brésil, partez faire de l’humanitaire en Palestine Gaza ou en Afrique décolonisée:-) ils en ont vraiment besoin et puis il y a des plages magnifiques. Au Brésil nous n’avons pas besoin de vous pour ça… au Canada, les inuits droguès, alcooliques et miséreux, ça ne vous inspire pas? Ah:-) ils n’ont pas plages?

Voilà, je reviens d’un voyage de 2 mois en Argentine et au Brésil avec mon sac à dos. Pour être allé dans les Favelas à plusieurs reprises je peux vous confirmer que les enfants n’ont pas besoins de l’aide de simples personnes de l’extérieur. J’aurais du mentionner, avant que les esprits s’echauffent, que c’etait un message a TITRE INFORMATIF pour une jeune femme qui n’a AUCUNE DÉPRESSION. Je trouves triste de relire quelques messages et de voir la reactions de quelques personnes. Ca m’a emmené a me poser quelques questions. Sommes nous rendu tellement egoiste et individualiste que quand une personne souhaite faire quelque chose de bien nous devons en sortir les problêmes et denigrer les bonnes intentions de cette personne ? Je suis daccord que certains coins de l’Afrique ont besoin de plus d’aide maintenant que j’ai un peu plus d’experience car oui, j’en avais pas avant et c’etait la raison de mon inscription sur ce site. Je remercies les gens qui m’ont donné de précieux conseils et pour les autres, commencez a être ouvert d’esprit avant d’évaluer les autres pays.

P.S je suis Canadienne et vous donnez l’impression d’être plus au courant que nous sur les Inuits. Peut-être que j’avais la même impression a propos du Brésil: De voir ca pire que ce l’était !

PPS je n’ai jamais été a la plage de tout mes 2 mois car beaucoup de choses me semblaient plus intéressante.

Jeune femme, Canadienne de 20 ans qui a réalisée un de ses plus grands rêves.

Comme le dis un internaute,les brésiliens n’ont pas besoin de toi ,ni de moi,ni de nous;vas au Brésil pour profiter de la vie,arrête de regarder ton nombril,ce pays est mille fois plus riche que le nôtre,bois une Skol bem gelada na beira do mar,olha as pessoas,dança com elas e depois talvez tu va ser mais feliz…et commence par apprendre le portugais pour comprendre les brésiliens…

T’as pas lu mon message plus haut hen ? On se calme !

’ ‘Sommes nous rendu tellement égoïste et
individualiste que quand une personne souhaite faire quelque chose de
bien nous devons en sortir les problèmes et dénigrer les bonnes
intentions de cette personne ?’ ’


C’est justement parce que des gens de bon sens ne sont ni égoïstes ni individualistes qu’ils ne veulent pas, même avec les meilleures intentions du monde, se faire plaisir pendant quelques jours ou quelques semaines en risquant, pas par perversité mais mais ignorance, de foutre en l’air le patient travail des éducateurs sociaux et des vrais associatifs brésiliens compétents.

L’assistance dans le domaine social requiert des connaissances très pointues, et se lancer dedans, c’est comme jouer au docteur Schweitzer et distribuer des médicaments sans avoir fait des années d’études de médecine.
Sauf que ça, c’est puni de prison ferme pour “exercice illégal de la médecine”, même si on ne se fait pas payer.

Suite à toutes ces discussions, j’ai joué le jeu “pour voir” et tenté d’approcher quatre associations “humanitaires” qui recrutent des gringos. Ça confirme ce que j’ai écrit ailleurs: c’est bidon, voire malsain! Le mode de paiement est très bien décrit, mais à aucun moment on ne m’a demandé un extrait de casier judiciaire vierge, ni une attestation de bonne santé physique et mentale.

C’est à dire qu’on laisse sciemment courir le risque de mettre des gosses en contact avec de doux (ou de moins doux) dingues, ou des pédo-criminels Seuls ceux qui s’engagent pour plus de trois mois et qui de ce fait doivent demander un visa sont contrôlés, non pas par l’association, mais par les services consulaires brésiliens, pour ce qui est du casier judiciaire. Pas pour le reste.

Je ne dis pas que tous les volontaires sont des pervers ou des malades: mais une structure qui ne s’en protège pas est forcément bidon. Et je persiste: où vous avez des compétences et dans ce cas on ne vous fait pas payer: on vous paye ou à la rigueur on vous défraie (le cas des médecins de MSF, des techniciens de Handicap International etc.), ou vous n’en avez pas et on se demande ce que vous ferez, si ce n’est prendre la place d’un travailleur local qui a besoin de l’emploi pour faire vivre sa famille en exerçant des tâches non spécialisées.

Alors pour ma part, malgré plus d’un quart de siècle de voyages au Brésil, conscient de mes insuffisances, je ne fais pas dans le pseudo humanitaire - pas plus qu’au Canada j’irais aider les Inuits ou les Pygmées en RCA. Je doute d’ailleurs qu’un habitant de Montréal “normal” en sache beaucoup plus sur les Inuits qu’un étranger^^.

J’en veux pour preuve la totale méconnaissance des problèmes soulevés par le choc de civilisations subi par les Amérindiens de Guyane en… Guyane, chez tous les habitants. J’ai bossé avec eux mais c’était mon job à plein temps, j’étais formé pour ça (ce qui m’incitait à la plus grande prudence et à réfléchir un maximum avant de faire quoi que ce soit). Et 99% des interventions dites “humanitaires” à leur niveau nous polluaient la vie, flanquaient par terre un travail de longue haleine, avec les meilleures intentions du monde. J’en ai retenu à peu près une seule valable: des dentistes venant sur leur temps de vacances avec du matériel pour faire des plombages. Mais c’étaient des professionnels, pas des rigolos qui venaient fraiser des ratiches sans compétences (par contre les gogos énamourés par les petits bouts de chou amérindiens, qui leur distribuaient des bonbons au kilo alors que leurs dents sont très fragiles, il y en avait des dizaines qui nous flanquaient des mois d’éducation en l’air: je me suis frité grave à ce sujet avec un ministre et un préfet)


Maintenant pour être constructif, si vraiment vous voulez aider des Brésiliens pour eux mêmes et pas pour vous, voilà quelques suggestions.

Approchez une Alliance française. Elles reçoivent des tas de demandes de gens qui veulent apprendre notre langue et elles délivrent des bourses PARTIELLES. Ce qui reste à payer, pour un pauvre, c’est encore trop. Payez la différence… s’il est bilingue il trouvera plus facilement du travail (un salarié bilingue, c’est une denrée rare au Brésil) ou du moins un travail mieux payé. J’ai fait ça pour un jeune, et quand il m’a demandé comment il pouvait me remercier, je lui ai demandé une invitation à une feijoada familiale (pour le côté convivial et je suis venu avec ma caisse d’antartica), et de faire pareil pour un autre boursier une fois qu’il aurait son salaire amélioré. (nb. pour ceux qui voudraient donner les leçons eux mêmes: enseigner, c’est un métier!)

Approchez un orphelinat ou un centre d’aide pour jeunes en situation de rupture et faites vous désigner un cas intéressant. Un jeune qui est en études techniques, avec ce que vous donnerez à une association “humanitaire”, vous pouvez lui payer l’auto école qui lui permettra d’avoir son permis. Là encore, porte grande ouverte sur le marché de l’emploi.

Avec 550 R$ à Belém on paye un cours tecnique au SENAC qui permet à un jeune de gagner 1800 R$ par mois à la COSANPA (distribution d’eau), un an après, plutôt qu’un salaire minimum à se crever dans la précarité.

Vous voulez vraiment agir par vous même sur le terrain?

OK, prenez des cours par correspondance pour devenir logisticien ou avoir au moins de solides compétences en ce domaine. Ça, plus une relative connaissance de la langue, et une ONG reconnue mondialement vous retiendra (ex fondation danielle mitterrand pour l’eau, très active au brésil, MSF, MDM, handicap international, etc.).

Seulement ça suppose un investissement sur le long terme, des mois d’études… de quoi éliminer les velléitaires. Prouvez vous à vous même que vous n’en êtes pas un ou une!

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