Bonjour,
j envisage 3 semaines au laos en decembre.
3 semaines est ce trop long(petit pays).
merci.
Bonjour,
ça dépend essentiellement de votre rythme de visite. Moi, perso, je suis assez lent et j’aime musarder et prendre mon temps.
Bon voyage !
Ci-dessous, mon récent voyage au Laos
3 semaines sont très bien pour visiter le nord et le sud du pays. Mesnotes voyage :
On ne peut guère avoir de pays voisins plus contrastés que le Laos et le Vietnam. La première impression que donne le premier est celle d’être un vaste désert de population. Je me suis promené en scooter autour de Luang Prabang et de Xien Khouang (Phongsavang) et les 120 km de Vientiane à Vang Vien et alentours, plus les 300 km de la « Route aux 1000 virages » Luang Prabang-Phongsavan en bus. À part quelques villages de maisons sans caractère alignées au bord de la route ici et là, pas une âme qui vive à l’horizon. Il est vrai que le Laos compte 6 500 000 habitants pour 236 800 km² (27 habitants au km²), alors que les chiffres du Vietnam sont 100 millions pour 331 700 km² - 302 au km²). Donc, si vous recherchez la solitude, une seule adresse : le Laos ! Les contrastes ne s’arrêtent pas là.
Ce que j’ai particulièrement apprécié :
Le calme. Un vrai bonheur : pas de concerts de klaxons, pas de haut-parleurs dans les rues, des locaux discrets, quel plaisir !
La gentillesse des locaux. Des grands sourires, une politesse exquise, très peu de harassement des touristes, même au marché de nuit de Luang Prabang et, en ce qui me concerne au moins, aucune petite arnaque à part l’attitude parfaitement normale qui consiste à demander – mais sans exagérer - plus que le prix normal dans les marchés.
La beauté des laotiennes (phou sao). Elles ne sont pas d’origine thaïe pour rien !
Les paysages. Moins variés qu’au Vietnam. Superbes entre Luang Prabang et la frontière vietnamienne et dans les 4000 Iles, monotones ailleurs, essentiellement de la jungle montagneuse
Ce que j’ai moins apprécié :
La relative cherté de la vie comparé aux pays voisins. Il est vrai que le Laos ne produit pas grand-chose, donc grosses importations par exemple alimentaires nécessaires ; Par contre, on y trouve deux produits exceptionnels le café (fantastique !) et la bìère Lao, dont on dit qu’elle est la meilleure du Sud-Est asiatique. Les petits hôtels de Routards sont à peu au même prix qu’ailleurs dans la région.
Le gros problème de drogue chez les jeunes (les amphétamines de l’ignoble junte birmane + l’héroïne du Triangle d’or et la coke arrivant de Thaïlande), donc de plus en plus de vols et tous les loueurs de motos insistent à ce que vous mettiez une chaine (qu’ils vous donnent) le jour et ne jamais laisser la moto dans la rue la nuit, chaine ou pas, et de ne jamais laisser un sac sur la moto le jour, ce qui est très ennuyeux quand vous voulez visiter quelque chose en chemin, il faut trimballer les bagages avec soi.
LE NORD DU LAOS
LUANG PRABANG ET PLAINE DES JARRES
Pour info, la haute saison dans le Nord est de septembre à avril.
LUANG PRABANG
J’adore ! Le centre historique a été superbement restauré, les belles balades autour sont innombrables, et on s’y régale.
Mon hôtel préféré est le Golden Sun Bouti****que Hotel, ex Lao Lu Lodge (Ban Pakham, rue Komsi Phay) ; joli petit jardin avec une exceptionnelle maison thaïe sur pilotis vieille de 150 ans (réception et tables pour petits déjeuners) et, au fond du jardin, 2 petites maisons de 2 étages reliées par un balcon, avec 15 chambres très élégantes , doubles et twins 40$, triples (3 lits) à 50$, petit déjeuner non-inclus 5$ par personne. +856 20 99 29 16 46. L’ancien propriétaire, M. Lo, très francophone, a une excellente agence de voyage, Meuang Lao Tour, qui vous arrange tout y compris des tours extra du Nord et du reste du Laos.
La cuisine laotienne est vraiment remarquable. Je me régale au Khaiphen 100 Sisavangvatana St, ex-Couleur Café (la mousse au chocolat est divine !) ; en, plus, vous faites une bonne action, car les serveurs sont des jeunes défavorisés qui y apprennent un métier) ; ATTENTION : ils ferment à 19h. La belle Céline, propriétaire du superbe Carpe Diem aux chutes de Kuang Xi, a racheté le restaurant gastronomique Elephant, l’a fermé et réouvert sous le nom de Grasshopper (La Sauterelle) ; élégante petite salle et cuisine aussi raffinée qu’à l’Eléphant. Le petit Ban Vat Sene propose d’excellentes copieuses salades, pizzas et autres). Pour pas un sou, on dine dans la petite ruelle à gauche juste après l’Office du tourisme, un vrai souk à mangeaille. Maintenant, si vous voulez du sensationnel dans un cadre splendide, allez au Manda de Laos¸10 Norassan Street ; grandes terrasses au bord d’un étang à lotus tellement parfait qu’il est classé au patrimoine culturel de l’Unesco. Cher, mais vraiment unique ! Résa la soir au 25 39 23. Remarquable est aussi le Gaspard, restaurant français du même propriétaire que le Manda, avec belle terrasse et salle intérieure - 5 Nab Wat That (juste avant le marché de nuit) 071 252 247.
QUOI VOIR A LP ?
Le Palais impérial, les temples et les pagodes. Le matin, monter au mont Phousy, des tas de sculptures dorées et très belle vue sur la ville. Une bonne journée !
Les temples de l’autre côté du Mékong. Traversée du Mékong en face de LP (10 000 K avec la moto, 5000 sans). En haut de la berge, prendre à droite pour le village de Xieng Men. Grimper beaucoup de marches pour arriver au temple de Chompet, pour la superbe vue de LP ; continuer à pied jusqu’au temple de Long Khoun ; un endroit charmant et surtout de superbes fresques à l’intérieur, hélas très dégradées ; quel dommage !
LES EXCURSIONS AUTOUR DE LP
Les grottes aux mille bouddhas de Pak Ou, à 20 km au nord-est, abritent plus de 6000 statues de Buddha de toutes tailles et styles déposées par les fidèles depuis des siècles aux fêtes du Nouvel An. L’accès se fait soit en scooter + bateau pour traverser le Mékong, soit en remontant le Mékong en bateau, c’est super !).
Les chutes de Khouang Xi, idylliques à 35 km à l’ouest de LP ; on dirait que tout le site a été dessiné par un paysagiste chinois ou japonais tellement c’est parfait ; amener les maillots de bain pour vous baigner dans les plans d’eau au pied des chutes 1 et 3. Arrêt en route à l’étonnant Ock Pop Tok (chemin à droite juste après le marché Phousy). Développé par une Anglaise et une Lao, Ock Pop Tok (« l’Est rencontre l’Ouest ») était au départ un centre artisanal destiné à promouvoir la teinture et le tissage traditionnels de la soie. Elles ont commencé avec 5 employées et font maintenant travailler plus de 400 réparties dans les villages alentours. Atelier de teinture, atelier de tissage avec 20 employées permanentes, cours de teinture et de tissage. Boutiques (une sur place et deux dans Luang Prabang : Boutique pour des textiles aux motifs traditionnels et Heritage Shop pour des motifs plus modernes, les deux face à l’hôtel Naga 3, rue Sakharine). Excellent restaurant avec une grande terrasse sur le Mékong offrant une vue exceptionnelle du fleuve et des montagnes. Petit hôtel de 4 chambres très élégantes (2 avec balcon vue Mékong et 2 vue jardin) ; basse saison (avril-fin sept) 95 et 60 $, haute saison 115 et 75$.
Deuxième découverte – sensationnelle ! à 200 m à droite avant l’entrée du parc des chutes, le restaurant Carpe Diem. Développé par le Français Olivier, le Suisse Alex et sa femme Céline, c’est un endroit extraordinaire. Neuf mois de travaux pour construire un magnifique ensemble de terrasses sur multiples niveaux autour d’une petite chute (piscine naturelle au pied). De plus, on se régale d’une cuisine raffinée préparée par un chef formé par un chef niçois. A ne pas manquer !!! La belle Céline, a racheté le restaurant gastronomique Elephant, l’a fermé et réouvert sous le nom de Grasshopper (La Sauterelle) ; élégante petite salle et cuisine aussi raffinée qu’à l’Eléphant. L’adresse: Ounheun Road,. 0600 Luang Prabang. Tel: + 856 (0) 20 91 51 64 00. Ouvert du lundi au samedi de 7.30 à 21h et le dimanche de 8h30 à 16h. Le grasshopper yoga studio est attenant au restaurant. Chaque personne qui fait un cours de yoga obtient un voucher de 10% de remise sur sa nourriture et boisson
Autre découverte au retour, sur la droite à la sortie du village de Ban Muang Khay (ou à gauche à l’entrée en arrivant de LP), la Laos Buffalo Dairy**.** Créée par l’Australienne Susie et l’Américaine Rachel, c’est la seule laiterie de lait de buffalonne au Laos. Elles achètent le lait aux fermiers locaux, ce qui leur procure un bon revenu supplémentaire. Fabrication de mozarella, ricotta, feta, youghourts, et de délicieuses glaces. Visite du complexe, dégustation et vente. Je me suis regalé de mozzarella aux petits déjeuners suivants.
On peut faire les deux dans la journée.
AUTRES EXCURSIONS
Les chutes de Tad Sae, (pour de l’eau c’est à partir d’août). très belle pagode juste avant d’arriver là où partent les barques à hors-bord pour les chutes. Il n’y a plus d’éléphants pour vous balader le long des chutes. Pas aussi spectaculaires que Kouang Xi, mais c’est très chouette quand même (déjeuner sur le torrent au premier resto avant l’escalier). Sur la route du retour, repérer le grand panneau Elephant Village. On ne peut guère faire plus élégant et charmant ! Petits bâtiments traditionnels en bois locaux dans un très grand jardin tropical surplombant la rivière Nam Khan, abritant les éléphants, un musée des éléphants, deux restaurants sur la rivière et 4 chambres de rêve avec grande terrasse sur pilotis surplombant la rivière. C’est surtout le seul camp d’éléphants sur lesquels on s’assoit à crû, pas de howddha, qui finissent par blesser les animaux ; préférer donc ce centre pour cette raison. L’établissement proposent un bateau pour les chutes de Tad Sae. Frais de visite 10 000 kips, balade à dos d’éléphant 31$ ; chambres 50$ les twins, 60$ les doubles petit-déjeuner compris.
NONG KIAW
Vraiment à faire ! Je l’ai fait au départ de Luang Prabang en scooter de location. 140 km de route assez barbante, mais bonne sauf une portion d’environ 30 km assez défoncée par les camions chinois de construction d’un grand barrage (un de plus !). Mon conseil : à moins que vous ne fassiez une boucle, allez-y en bus et baladez-vous dans le village à pied ou en vélo. Si vous y allez en scooter, ne vous étonnez pas de ne voir aucun panneau ni borne kilométrique marquée « Nong Kiaw », car le bourg s’appelle officiellement Muang Ngoi, bien que le village de Muong Ngoi indiqué sur les cartes soit à une heure de bateau au nord de Nong Kiaw ; les bornes sont donc marquées « M. Ngoi ».
Précision importante : si vous entrez ou sortez du Laos par Dien Bien Phu, la portion Luang Prabang-Nong Kiaw n’est plus praticable en bateau sur la Nam Ou à cause du grand barrage en construction. Par contre, la portion entre Nong Kiaw et Muang Khoua est navigable ; grand barrage aussi, mais le bateau s’arrête d’un côté et un tuk tuk vous conduit à un autre bateau en contournant le barrage. Compter cinq heures de trajet.
Le cadre de Nong Kiaw est beau. Petit bourg sur la rivière Nam Ou, cerné de hauts pitons et falaises calcaires (la plus haute montagne culmine à 1700 m). Nombreuses guest-houses, la plupart de l’autre côté du pont construit par les Chinois en 1973. J’ai choisi la rive droite pour dormir à la Nam ou River Lodge (petit chemin en terre juste au coin sud de l’école et ensuite à gauche). Chambres impec à 100 000 kips avec balcon commun sur rivière + très large terrasse. Le patron, M. Mang, possède aussi une agence de voyage de première classe (juste avant le pont au coin de la route principale et de celle longeant la rivière), la Nong Kiaw Adventure Tours, que je recommande pour les balades, car c’est le seul opérateur né localement (anglais impec)… Au coin rive droite du pont, la Sendao Chittavaong GH est impec pour le prix, avec des bungalows Jardin en bambou tressé (ventilo seulement) à à 80 000 kips et des bungalows en dur avec climatiseur et terrasse sur rivière à 100 000. Pour les plus fortunés, au coin du pont côté rive gauche, très élégants bungalows sur l’eau de la Nam Ou River Lodge, bungalows et restaurant avec terrasse sur rivière. 55$ la nuit, mais seulement 35 en basse saison.
Pour manger, le Coco Bar, à droite à l’entrée du bourg, bon mais pas très traditionnel, ou Alex, traditionnel de l’autre côté du pont, puis à droite au milieu des petites maisons.
Nong Kiaw est le paradis des balades dans la nature. Programmes traditionnels dans le coin, combinant bateau, trekking avec visite de villages Khmu (ça se prononce kamou), de cascades et de grottes, et kayaking. Le programme le plus populaire, une superbe journée, est la montée sur Muang Ngoi en bateau (1 heure magnifique), avec visite du village de tisserands de Sop Jam, puis trekking et retour soir par le bateau soit en kayak (le retour en kayak prend environ 2 heures et demi). Départ 8h30, retour normal 17h. 370 000 Kips par personne, prix dégressif selon le nombre de passagers. Autre programme très populaire : la même chose en 2 jours avec nuit en maison d’hôtes. Il y également des programmes de 3 et 4 jours. M. Mang vous arrange tout cela sans problème. En fait, j’avais loué un scooter, car je pensais continuer le long de la Nam Ou jusqu’à Muang Ngoi et plus haut, mais la piste est tellement défoncée que même les locaux ne s’y aventurent pas (je l’ai faite sur 3 km, un enfer !).
XIEN KHOUANG (PHONGSAVAN) ET LA PLAINE DES JARRES
La route est longue et super-sinueuse, et la ville (appelée aussi Phongsavang) est un vrai bled au milieu d’une grande plaine. Un côté effrayant, les restes des centaines de milliers d’obus et de bombes non explosées balancées par les américains, les chinois, et les nord-vietnamiens –ne pas oublier ! – sans compter les grenades et autres joyeusetés, qui servent de décoration pour les maisons, hôtels, restos, etc. (la plaine des Jarres est la région la plus bombardée de l’Histoire !). C’est d’autant plus effrayant qu’à peine 10% ont été déterrées ; à 15 km de la ville – donc pas au diable, sur la route allant au site des jarres No. 3 - j’ai photographié 4 laotiens quadrillant une petite rizière au bord de la route avec des détecteurs de métaux ; quand on pense que la guerre s’est terminée en 1975, on se dit que les pauvres h’mongs du coin n’ont pas fini de sauter sur une saloperie.
J’ai couché au Nice Guesthouse, impec pour $12 (chambres du bas) et $15 (en étage), avec salle de bain-baignoire, réfrigérateur, et télé câble. Ils louent des motos. Côté restaurant, ce n’est pas la joie ; plusieurs restos OK dans la rue principale où est l’hôtel.
Les 3 sites de jarres sont étonnants – il y en a en fait 20, mais on n’en visite que 3 - et un des grands mystères historiques du monde : Par qui ? Quand ? Comment ? Pourquoi ? Réponses inconnues, bien que l’on pense que ce soit des urnes funéraires abritant temporairement les corps, qui étaient ensuite incinérés. Le site 1 (5 km de Phongsavan) est le plus grand (250 jarres), avec une étonnante jarre de 6 tonnes ; j’ai préféré le Site 2 (30 km – 90 jarres), plus « intime » sur 2 petites collines adjacentes. Le Site 3 (150 jarres) est atteint après une marche très sympa de 2 km et le panorama sur 360° du haut de la colline est magnifique. J’ai fait le tout en moto en 2 jours, car j’ai poussé jusqu’à l’ancienne « capitale » de Muong Khoun pour voir un très beau stupa du XVIe et les ruines d’un vieux temple avec une grande statue du Buddha, mais ça se fait facilement en solo ou en excursion organisée dans la journée.
LE SUD DU LAOS
VANG VIEN, VIENTIANE, LES BOLAVENS ET LES 4000 ILES
VANG VIEN
Si vous ne faites que l’aller-et-retour de Luang Prabang ou de Vientiane, prenez un bus, pas un scooter de location ; la route est barbante et avec de grands travaux tout le long (construction très réelle de la fameuse ligne chinoise de chemin de fer Chine-Singapour), donc épouvantable poussière. On trouve des scooters de location partout. La grande folie du moment est les buggies, au moins 200 au total, folie créée par les innombrables Coréens qui débarquent depuis qu’un épisode d’une célèbre série télévisée coréenne a été tournée au Blue Lagoon 1 ; impeccable pour le bruit, la fumée d’échappement et la poussière infernale soulevée sur les pistes. Allez tout de même voir le lagon, c’est beau (+ grotte au-dessus). Les autres lagons ne sont pas très excitants. Ne pas aller au 2 et 3 en vélo, piste abominable pleine de cailloux et aucun réparateur en vue en cas de crevaison, et de buggies soulevant des nuages de poussière.
Les autorités ont finalement rétabli l’ordre, donc plus de soûleries + drogues (et morts annuelles d’overdose). C’est très sympa ! Beau cadre de pics calcaires, belle rivière que l’on peut descendre en kayak ou en chambre à air, nombreuses grottes et grimpettes-points de vue, excellente hôtellerie et bons restaurants. Ceci dit, le centre-ville, moderne, est sans aucun charme, bourré d’hôtels, restaurants, bars et agences de voyage. Pour le calme et le grand charme, passer le pont à péage et séjourner de l’autre côté de la rivière.
En ville au bord de la rivière, la Villa Nam Song est très belle ; ne pas prendre les chambres sur l’arrière, qui font face à un mur. De l’autre côté du pont à péage, les guides-papier recommandent Chez Mango ; À FUIR ! Bungalows OK mais sans grande vue, mais, surtout, patron français qui ne dit bonjour, merci et au revoir que sous la torture. Tourner plutôt à droite au bout du 2e petit pont et séjournez dans un endroit super, la Maylin GH : accueil impec, petites chambres avec S de B communes (50 000 kips) ou bungalows avec S de B (100 000 K), les deux avec vue superbe sur une grande prairie et les pics calcaires ; resto en terrasse très correct. En chic, le mieux est la Riverside Boutique Hotel, à droite de l’entrée du pont à péage, avec des chambres de luxe et suites en bâtiments, des bungalows, le tout face à la rivière, une grande piscine et un excellent restaurant, le Crabe d’or.
Une excellente adresse à l’extérieur la Vang Vien Ecolodge Resort (village de Viengsamai 15 km au nord de la ville sur la route de Luang Prabang). 020 58 001 82 54 – vvecolodge2016@gmail.com. Très bel ensemble récent en surplomb de la rivière. 16 chambres 420 000 K vue montagnes et 530 000 vue rivière, et 10 bungalows 530 000-740 000 K, pt déj inclus. Excellent restaurant lao et thaï.
Vang Vien est loin d’être un centre gastronomique ! Innombrables restos lao et coréens. De l’autre côté du pont à péage, la Pizza Luka propose des pizzas délicieuses mais, hélas, c’est le même patron rébarbatif que Chez Mango. Allez plutôt au coin du pont au Lotus ; vous êtes reçu par un patron français hilare et sa gentille femme-Cordon bleu laotienne et on se régale (poissons, curries, etc. et un bon vin français au verre et en carafe) ; le patron loue deux belles chambres dans une petite villa juste à côté, avec balcon vue montagnes et cuisine au rez-de-chaussée. Pour de la cuisine qui sort du reste, le Crabe d’or, pas si cher que ça pour la qualité.
Une excellente adresse à 5 km au nord sur la route de Luang Prabang, la Organic Mulberry Farm, adjacente au site de départ de la descente de la rivière en chambre à air ou kayak. Grande terrasse sur la rivière et bonne cuisine, incluant un fromage de chèvre frais Maison divin. Un dortoir et quelques chambres à pas cher, pratiquement cadeau si vous travaillez dans la ferme.
VIENTIANE
J’y ai passé une semaine je ne sais pas trop pourquoi. C’est sympa mais sans plus ; il y a ce qui est appelé « Le Centre », avec 3 grandes rues est-ouest, Fa Ngum au bord du Mékong (enfin, pas tout à fait au bord car grande esplanade du coté fleuve et développements immobiliers en veux-tu en voilà ; bref les bords du Mékong sont vraiment moches), Setthatirat, et Samsenthai, et un tas de petites rues nord-sud. Pas grand-chose de transcendant à visiter : wat wat wat wat wat ! Attendez-vous à vous perdre le 1er jour vu que les panneaux de rue sont aux abonnés absents sauf pour les rues du « Centre », où il y a tout de même du rarement vu, des rues sans nom même quand il y a dedans de bons hôtels et restos ; quant aux plans de Vientiane, pas de noms de petites rues non plus ! Une adresse « normale » à Vientiane est « derrière le Wat Im Peng » ; comme il y a plusieurs rues derrière ….
Tout cela se visite facilement en vélo. Excellents engins (normaux et VTT) au Lao Bike sur Setthathirath juste en face du wat Ong Teu. Plusieurs loueurs de motos dans le même coin. J’ai loué au Vientiane Backpackers Hostel juste en face du wat Bane Mixai (rue Nakeokoumane Tl 021 255 058)
En très bien pas cher dans le Centre, le Mali Namphu, très prisé à cause de son grand patio, et la petite Heuan Lao GH (avec les innombrables chats et chiens de M. Somboune, le patron artiste-peintre francophone), sont mes préférés ; en 3 étoiles, définitivement la belle Villa Manoly, mon hôtel préféré avec son grand jardin et large piscine, au grand calme « sur le côté du wat Phyavat » (petite rue en terre sur le côté droit du wat) et le Sala Impeng, petits bungalows très chouettes dans un grand jardin (mais pas de piscine) ; en 4, l’Ansara, mais ce ne sont pas les mêmes prix.
Evidemment, les restos pullulent. Je me suis régalé 2 fois au célèbre Chokdee, ouvert par un belge super-sympa ; je vous recommande les moules à la moutarde ; attention : il a une sacrée collection de bières belges dont une délicieuse Blanche à la pression et Blanche de Namur en bouteille, mais les prix… 10$ pour une petite pression ; je n’ai pas fait attention et ai vidé mon porte-monnaie dans la soirée ! Une belle trouvaille, le Xang Khoo au coin de la fontaine de Nam Phu, que le très sympathique et cultivé jeune français Arnaud a repris lorsque c’était une crêperie réputée comme la meilleure du Laos (100% sarrasin, une grande rareté en Asie du Sud-est – Essayer la crêpe Normandie aux pommes caramélisées et calva !) ; il a ajouté sur le menu des plats laotiens traditionnels (excellents Lap) ainsi qu’occidentaux, des spaghettis à un filet mignon de bœuf local qui fond dans la bouche. Le tout dans une belle salle au carrelage rouge et grosses poutres en bois au plafond, avec large terrasse, et à des prix si doux (pour Vientiane) qu’on croit rêver. Voilà une excellente petite adresse pour se régaler et passer une bonne soirée à bavarder avec vos voisins de table ou au bar avec Arnaud.
Pour déjeuner, facile pour moi de choisir : tous les midis à la terrasse du Banneton, célèbre boulangerie-pâtisserie-salon de thé français ; des tartelettes divines (mais ils ont aussi un tas de salades, etc.) + un ou 2 verres de Chardonnay blanc bien frais ont fait l’affaire à chaque coup ! Rue Nakeokoumane
Pas grand-chose dans les alentours de Vientiane, qui sont en plaine, à part un endroit étonnamment farfelu, le Wat Xien Khuan (Buddha Park), à 24 km au sud de la ville en longeant le Mékong (route de Thadeua) ; imaginez un immense terrain où un riche lao, M. Luang Pu, qui rêvait de fusionner le bouddhisme et l’hindouisme, a érigé plus de 200 statues en béton armé, dont certaines sont vraiment très chouettes (et le Buddha couché gigantesque) ; on y passe un après-midi dans un vrai Disneyworld lao.
PAKSE ET LE PLATEAU DES BOLAVENS
Bolavens ou « Bolovens »« la région des Lavens », une vieille tribu.
PAKSE
Une ville qui roupille, mais bourré de routards en transit entre le Laos et le Cambodge. Les rues marchent avec des numéros mais comme il n’y a aucun panneau, on se débrouille (il parait que les panneaux sont prévus…depuis des années ; heureusement que son centre n’est pas grand). Un tas de petits hôtels dont le très connu Sabaidy 2, rue 20, un grand bazar pour toutes les bourses allant du dortoir sombre SdB commune à des vraies chambres avec terrasse ou balcon ; très connu donc résa à l’avance conseillée ; mon préféré : le Sala Champa, plus cher mais avec 2 grandes terrasse dont une avec un bar et surtout un restaurant sur terrasse que je considère comme le meilleur de Pakse (essayer le divin poisson à la vapeur à la citronnelle + la bière Lao Gold, un délice pas très facile à trouver ; demander la chambre 100, avec grande terrasse) ; plus cher, la belle Résidence Sisouk, gérée par la très classe et francophone Mme Sisouk, de la richissime famille lao Sisouk, premier producteur de café du pays, de ces grandes familles francophones qu’on rencontrent ici et là dans le vaste monde, dans lesquelles règnent la classe et la culture – et un français parfait. Délicieuses pâtisseries et évidemment, une dégustation de cafés extraordinaires. Mêmes prix au Pakse Hotel, géré par des français et célèbre pour son bar-restaurant en terrasse sur le toit (belle vue !).
Un tas de restos en plus de ceux du Sala Champa et du Pakse Hotel : du Dao Lin et Sabaidee au coin de la rue 20 et de la 13, à un restau hindou correct (Hassan) et un petit sympa pas cher, le Lao Restaurant & Bar, où on se régale de cuisine lao pour peu de kips, les 2 également sur la rue 20. Vous pouvez vous régaler de poissons grillés aux terrasses des innombrables gargotes au bord du Mékong.
Pakse est le fief du célèbre Yves, un belge marié à une laotienne, Noy, qui ont ouvert l’agence de voyage Miss Noy, et qui se met à genoux pour aider les touristes ; il est incroyable, le vrai Office du Tourisme de la région, avec cartes, conseils infinis et, chaque jour de la semaine à 18h, une véritable conférence sur les Bolovens et les 4000 Iles ; un tas de jeunes écoutent religieusement ses explications sur toute la région (il donne une carte polycopiée très bien faite). Il loue également des vélos et a café Internet avec des ordis qui, oh miracle, marchent impec. Il est tellement populaire qu’il faut en haute saison réserver une moto 2-3 jours à l’avance (mais s’il n’en a plus - et il en a 40 - il se débrouille pour vous en trouver une).
LE PLATEAU DES BOLAVENS
Décidément, les plateaux, c’est pas mon truc : plat…eaux ! Il y a bien de - relativement - hauts sommets au milieu, mais accessibles uniquement en trekking. On fait le tour des chutes en petite boucle Pakse-Tad Lo-Thateng-Pakson-Pakse, ou en grande en allant de Tad Lo à Sekong, puis plein sud pour rejoindre la route de Paksong-Pakse. En commençant par le nord, chutes de Phu Xam, OK (intéressant village-musée de minorités locales à droite du parking, et restau en terrasse au-dessus des petites chutes) ; bon, c’est sur la route, alors autant les voir ! Après, une route barbante mène aux chutes de Tad Lo, avec un tas de petits hôtels ; j’ai choisi la grande maison bleue au bord de la rivière au coin droit du pont, la Sipaseth GH, petits bungalows cadeau dans le jardin, 4 chambres avec balcon sur la rivière, et on mange très bien sur la terrasse face aux chutes. A fuir absolument : la Saisee GH, autrefois bien avec ses petites maisons sur pilotis au bord des chutes, mais devenue un monument de saleté, de j’men-foutisme et d’impolitesse (vérifié auprès de plusieurs personnes, unanimes sur la question) ; heureusement, la belle Tad Lo Lodge avec ses bungalows sur les chutes et son restau gastronomique juste au-dessus des chutes, le tout pas bon marché du tout, a fini par construire de petites maisons dans les bois de l’autre côté, à 25$.
Le lendemain matin, je n’avais plus envie de plateau, donc petite boucle en allant plein sud de Tad Lo à Thateng et là, une merveille à 5 km au sud du bourg, la Sinouk Resort ; on est dans les plantations de coton du temps d’Autant en emporte le vent ou chez le chevalier de Leyritz en Martinique. Au milieu des 34 ha de caféiers de la famille Sisouk, un immense jardin avec 3 grandes maisons de style colonial : une au bord de la rivière et étang avec une suite + 3 chambres de luxe + pour moi une petite toute sympa à 40$, une avec 4 chambres supérieures à 60$, et une très grande dominant le tout avec 6 chambres de luxe (60$) + 2 immenses suites à 90$. Evidemment, tout cela est décoré de meubles anciens, bibelots locaux et antiquités ; piscine ; belle salle de restau avec 2 terrasses, une surplombant un grand étang et une à son bord ; cuisine et service impec…et le café : de l’expresso Chantilly au cappuccino au thé vert ou au miel sauvage… dommage que ça empêche de dormir, on en dégusterait toute la soirée (et le matin et le midi et entre). Bref, un rêve !
Retour sur Paksé par Paksong (quel bled !) et les chutes de Tad Fane, celles-là spectaculaires, 2 sœurs jumelles dégringolant de 200 m ; on peut descendre se baigner en bas (1h de jungle aller et retour). En face, la sympa Tad Fane Resort (petites maisons et grande terrasse-restau face aux chutes).
Il parait que j’ai raté les chutes de Katamkok ; je ne crois pas, toutes ces chutes, ça vaut pas les chutes de Ban Gioc dans le nord du Vietnam !!!
CHAMPASAK ET LES 4000 ILES
CHAMPASSAK
Encore plus assoupie que Pakse ! Pour éviter le ferry, vous traversez à Pakse le nouveau pont sur le Mékong et, à une dizaine de km, tournez à gauche au grand panneau « Phaphinoy » (le 1er village du bourg). En arrivant, tourner au panneau « River Resort » ; somptueuse resort sur le Mékong développée avec des capitaux américains, du très grand luxe (ils ont même leur propre rizière et jardin potager pour le restau). En continuant, vous allez tomber sur la très agréable Anouxa GH, où j’ai diné et dormi ; petits bungalows face au fleuve, petites chambres sur jardin et deux grandes maisons en bois avec d’immenses chambres Familles + une grande terrasse sur le Mékong, et on y mange fort bien ! Location de vélos et motos. Plus loin à droite, le cher Inthira Hotel, sans intérêt à mon avis car sur la route au lieu du Mékong. Il y a aussi une Folie Lodge dans l’ile de Don Daeng, où je suis pas allé (le mot « Folie » est justifié : folie des prix, jusqu’à 200$ et plus)
Quelques wat sympas et évidemment le Wat Phou, le site archéologique le plus important du Laos, à 10 km au sud de Champassak en plaine et flanc de montagne (les escaliers grimpent dur !) ; attention, il peut y faire une chaleur effrayante et ça ferme à 16h30. Bon, ce ne sont pas les temples d’Angkor, mais ça vaut le détour quand même. Compter 2 heures de visite. 50 000 kips d’entrée + 5000 pour garer la moto.
KHIET NGON
Pour continuer vers le sud pour les 4000 iles, il faut prendre le “ferry” (en fait des trucs marrants, 2 pirogues accouplées par une plateforme, il ne vaut mieux pas rater son coup quand on monte la moto !) Une fois de l’autre coté, tourner à gauche et vous tombez sur la nationale 13 Pakse-Siphandone (les 4000 iles), la route la plus ennuyeuse que j’ai jamais faite avec la Phnom Penh-Siem Reap, du tout plat et rien à voir SAUF une sacrée belle surprise vraiment à voir, Kiet Ngon : au Km 48, vous prenez la route en latérite allant à Attapeu (grand panneau « Attapeu 155 km ») et bouffez de la poussière rouge sur 8 km (péage 20 000 kips) pour tourner à droite (panneau) sur une bonne piste ; vous pénétrez dans le beau parc national de Xe Pian, où on trouve encore des éléphants sauvages, des léopards et des tigres. Vous arrivez à l’entrée du petit village de Ban Khiet Ngon; à votre droite, un petit bâtiment en dur avec 4 chambres OK pas chères (60 000 kips), en face d’une vieille maison en bois qui sert d’office du Tourisme et son jardin “parking à éléphants” ; c’est en effet de ce village qu’on peut aller à dos d’éléphant (20 000 K) au sommet du Phou Asa, un des endroits les plus curieux que j’ai jamais vus ; vous montez en pleine jungle et débouchez sur un sommet plat d’ardoise complètement dénudé, on se croirait vraiment sur la Lune ! Au fond, un site étonnant, construit en commémoration d’une victoire de nationalistes lao sur les envahisseurs siamois au XIXe (donc le site n’a pas 1000 ans comme le prétendent les locaux). Vaste site archéologique avec un enclos de 180 m sur 50 délimité par des murs et colonnes de 2 m en ardoises empilées sans mortier ; au fond, un temple en ruine et une tour. Très belle vue de toute la région. Très prisé par les touristes qui arrivent en minibus de Pakse ; bon, les balades à dos d’éléphant à la queue leu-leu, c’est pas mon truc, donc on vous dit que c’est interdit de monter en moto, mais je l’ai fait quand même sans problème à part l’air pas content des cornacs (vous tournez sur la piste à droite à l’entrée du village, panneau « Phou Asa »).
Si vous avez les fonds, vous suivez les flèches « Kingfisher Lodge » et arrivez dans la première écolodge du Laos, développée par une famille lao-italienne ; belles maisons sur pilotis (750 000 K avec pt déj) et 2 bungalows de 2 chambres avec ventilo seulement (250 000 K) ; petit bâtiment en bois de 2 étages restaurant + une terrasse au bord d’un étang avec un joli plus : le soir, des éléphants et buffles sauvages viennent boire un coup avec vous ; résa à l’avance conseillée car pas mal de groupes de Pakse.
Les guides-papier parlent également du village plus éloigné de Ban Papho, celui-là vraiment en pleine jungle ; il y avait autrefois des balades à dos d’éléphant mais c’est terminé. Par contre, super-trekkings dans le parc national (voir à Pakse avec l’agence Green Discovery, spécialisée dans les trekkings dans tout le Laos).
LES 4000 ILES
On continue la 13 rasoir partant de Paksé et on arrive à un grand pont tout neuf pour aller dans l’ile de Don Khong, où il n’y a rien à voir à part 2 wat, donc si vous n’y allez pas, vous ne perdez rien. Ensuite, panneau Nakasang, petit port avec mini-ferries.traversAnt le Mékong jusqu’à ile de Don Jet ; une célébrité, celle-là, une de ces poubelles pour jeunes qui croient qu’on ne s’amuse que si on est bourré d’alcool et de drogue. Une petite rue longeant le fleuve, bordée de GH, restos et bars, un vrai souk ! En plus, rien à voir dans l’ile. Donc, vous prenez un tuk-tuk à la jetée, traversez la poubelle et arrivez dans un petit paradis, l’ile de Don Khone ; j’avais prévu 2 jours, il a fallu me torturer pour la quitter au bout de 6. Un petit village principal d’une rue en terre, un tas de GH et bons restos, et un tas de belles choses à voir.
Pour le logement à Dong Khone, ce sont en général des bungalows en bois avec terrasse sur le fleuve ; ça va de l’élégant et cher Sala Done Hotel au Somphamit, Pan’s, Pakha GH, et plein d’autres. J’ai trouvé mon havre à l’écart de tout : le petit Phonvilay, 3 petits bâtiments EN BAMBOU de 2 chambres toutes simples, avec terrasse au-dessus d’un bras du Mékong et un gros plus, un petit chemin juste à droite qui descend la berge de la rivière, donc 3-4 baignades sympas chaque jour ; le tout pour 60 000 K ; pour y aller, prendre à droite au bout du pont jusqu’au wat, et le petit chemin vers la rivière à droite du mur du wat.
Pour manger, que l’embarras du choix ; j’ai pris tous mes diners chez la Cordon bleu de la Fleur du Mékong ; je ne sais pas comment elle fait, mais même les plats les plus simples ont un petit quelque chose extra ; elle est célèbre pour son curry (plutôt un ragoût peu épicé) de canard ou de poulet aux pommes de terre et patates douces, un copieux régal ; prenez celui au poulet, les canards asiatiques n’ont que la peau et les os. Son poisson grillé est divin !
L’ile a toute une histoire : le Mékong en amont fait plus d’un km de large (il parait qu’il peut faire 14 km en hautes eaux) et “tombe” sur une barrière rocheuse ; il se divise donc en multiples petits bras et passe partout où il y a des fissures, d’où les 4000 iles et les impressionnants rapides. Les français ont découvert ça en cherchant à naviguer sur le Mékong de Saigon à Luang Prabang et la Chine, et paf, impassable ! Donc ils ont construit un chemin de fer à voie étroite qui partait du sud de l’ile, contournait les rapides, et finissait au nord de l’ile de Don Det. On peut voir 2 locomotives rouillées, découvertes dans la jungle en 1990 par un explorateur français : l’une dans le prolongement sud du pont et l’autre au village de Ban Hang Khone à la pointe sud de l’ile, les 2 avec grands panneaux en anglais et très intéressantes photos d’époque expliquant tout l’histoire du chemin de fer, abandonnée lorsqu’a été construite la route 13 longeant les 4000 iles (les rails ont été récupérées et la voie de chemin de fer est maintenant une excellente piste).
Rapides de Somphamit (Li Phi)
Les locaux les appellent Li Phi, qui signifie « le gouffre aux mauvais esprits « (les « phi » auxquels les Lao croient encore beaucoup) car les locaux croient que les chutes et rapides captent les phi, au point où aucun ne se baignera jamais à cet endroit. C’est très spectaculaire. Droit d’entrée 35 000 K. Petite plage et grand restaurant avec terrasse et tables sous toits en chaume de riz.
Rapides de Khon Pa Sai
Un tout autre genre, tout aussi spectaculaires, et moins fréquentés par les touristes. Prendre à gauche à la sortie du pont et aller jusqu’au bout nord de l’ile (village de Ban Khon Nua) et continuer vers le sud jusqu’à un grand panneau jaune « Khon Pa Sai Waterfalls » indiquant un petit chemin à gauche. On arrive devant un petit pont suspendu au coin surplombé par un petit restaurant avec terrasse où l’on se régale (j’y ai pris la plupart de mes déjeuners). Traverser le pont et suivre le chemin ; on débouche sur un site spectaculaire de chutes et rapides. Au milieu de ceux-ci, vous y verrez des structures uniques, de gigantesques nasses à poissons de plus de 10 m de longueur ; en période de hautes eaux, ces nasses peuvent attraper chacune jusqu’à 500 kg de poissons (oui, cinq cent) par jour.
Ban Hang Khone
C’est le « port français » à la pointe sud de l’ile, au large de laquelle le Mékong a fini ses rapides et s’étend sur des km, une véritable mer intérieure ; c’est là qu’on peut voir les fameux dauphins de l’Irrawady le matin ou en fin d’après-midi (excursions en bateau). Pour y aller, vous prenez la piste qui était l’ancienne voie de chemin de fer, ou vous continuez plein sud la piste qui passe aux chutes de Khon Pa Sai (mais pas en moto car pont coupé). Immense terrasse en béton faisant partie des anciennes installations du port, avec magnifique panorama du Mékong à perte de vue. Un peu avant, une petite piste mène sur une grande plage (restos).
Si on retourne sur la 13 (ou pirogue de Don Khone), il y a également plus au sud les chutes de Pha Peng, les plus hautes chutes fluviales d’Asie (15 m). Je n’y suis pas allé, mais il parait qu’elles sont spectaculaires.
Juste une remarque : évidemment oui pour Luang Prabang mais c’est très très touristique et donc bruyant et moins authentique.
Ne pas oublier non plus l’autre rive en face de L-P qui est plus tranquille et qui mérite une visite
Merci pour votre réponse.
je me permets 2 questions.
Dois je me faire vacciner contre le fievre jaune?
Vol Paris VIENTIANE? ou
Paris LUANG prabang.
Merci.
Pour les vaccins, et en fonction de votre actuel état de santé et vos antécédents, le mieux est de consulter votre médecin traitant.
Pour les vols, je ne crois pas qu’il existe des vols directs Paris - LP
Bon voyage !
Désolé, mais je ne vois pas où LP est bruyant. ; comparer avec Bangkok et Hanoi
Autre côté du Mékong très chouette, mis ni hôtel ni restaurant