Le couchsurfing

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Caroline a voyagé deux semaines en Roumanie grâce à Couchsurfing.com. Elle héberge également des couchsurfeurs chez elle, à Rennes.

« Avec le couchsurfing, on se retrouve vraiment dans des situations improbables… Un soir, en Roumanie, nous logions avec ma sœur dans une famille. Nous avons fêté avec eux l’anniversaire de leur fils. Une soirée mémorable à boire des bières en écoutant du rock avec des jeunes de 20 ans !

On s’implique vraiment dans le quotidien des gens. Nous avons par exemple été accueillies chez un couple d’Américains qui s’installaient tout juste dans le pays. Ils n’avaient pas un radis mais nous ont laissé leur lit. Eux ont dormi sur des matelas par terre, impossible de les faire changer d’avis… À Bucarest, nous avons logé avec un couchsurfeur anglais chez un Roumain qui, malgré son absence, nous avait confié les clés. Souvent, nous nous sommes retrouvées dans des conditions de grande promiscuité, à cinq dans une chambre par exemple. L’ambiance est toujours détendue et simple.

J’héberge aussi des gens chez moi: j’ai reçu un Américain, un Québécois et une Allemande, que j’ai eu l’impression de connaître depuis toujours. J’ai aussi participé à une soirée jeux de société organisée par un couchsurfeur dans ma ville.

Je pars à la fin du mois en Tasmanie, toujours avec ma sœur. À Hobart, nous avons déjà trouvé un canapé ! Mon seul conseil : ne pas craindre la rencontre et oser la promiscuité. Au pire, si ça ne marche pas, on peut toujours rester moins longtemps que prévu ».

Stéphanie et Vincent ont voyagé ensemble grâce au couchsurfing en Turquie.

« Le plus étonnant, c’est qu’on se retrouve à avoir des discussions assez profondes avec des gens qu’on ne connaît pas. Au pied du Mont Ararat, un guide de haute montagne nous a hébergés. Il était Kurde et nous a beaucoup parlé de la situation de son peuple.

Par le biais du site Couchsurfing, nous avons aussi pris un café avec des militaires en poste dans la région. Leur point de vue sur la question kurde était, bien sûr, complètement différent. Ces rencontres nous ont appris plein de choses. C’est aussi l’occasion d’avoir de bons tuyaux. À Istanbul, le couple qui nous accueillait nous a amenés dans un port de pêche, au bord de la mer Noire, en voiture. Ils nous ont fait découvrir des endroits où nous ne serions jamais allés sans eux !

Être en couple ne nous a pas posé de problème, nous avons été extrêmement bien reçus, même s’il est arrivé qu’on nous demande si nous étions mariés. Toujours à Istanbul, nous avons pris un café avec un jeune informaticien qui ne pouvait loger personne car il vivait chez ses parents. Il n’était jamais sorti de Turquie mais connaissait plein de choses grâce à ses rencontres avec les couchsurfeurs de passage ! Finalement, on se rend compte que, où qu’on aille, on partage certaines valeurs avec ces personnes ».

Marie a tenté l’expérience au Québec et à Buenos Aires

« J’ai testé le couchsufing pour la première fois au Canada. Avec une amie de Montréal, nous avions envie d’aller visiter le Québec, mais nous avions un tout petit budget ! J’avais une légère appréhension, donc je suis contente d’avoir expérimenté ce système à deux. J’ai contacté une dizaine de personnes, qui m’ont presque toutes répondu très vite. Finalement, nous avons été accueillies par René, dans un super appartement en plein centre de la vieille ville ! Nous avions une chambre pour nous avec deux lits. En posant nos affaires, on n’arrivait pas à y croire !

Emballée par cette première expérience, j’ai récidivé à Buenos Aires, où je suis partie en tant que volontaire pour un mois. J’ai été hébergée par un Italien, dans une colocation. Je ne devais rester que deux nuits, j’ai finalement habité là une semaine. Dès que je suis arrivée, il m’a emmenée jouer aux échecs dans un parc avec toute une bande de couchsurfeurs du monde entier. Grâce à lui, j’ai trouvé un petit boulot. Il a été ma première attache à Buenos Aires, et j’ai continué à le fréquenter par la suite. Le couchsurfing est un excellent moyen de nouer des rencontres en débarquant dans une ville ».

Eva, une couchsurfeuse autour du monde !

« J’ai commencé l’échange d’hospitalité par le biais du site Hospitality Club, en Europe de l’Est. Depuis, je n’ai jamais arrêté ! Cela permet de ne pas voyager un guide entre les mains et de s’immerger dans la vie des gens. À Prague, je logeais chez une fille, en banlieue. C’est finalement dans son quartier que j’ai commencé mon projet de photo. Le couchsurfing m’a permis tant de choses !

À Berlin, j’ai squatté dans une grande colocation, on changeait de chambre tous les soirs. L’expérience qui m’a le plus marquée, c’était dans une colonie israélienne en Palestine. Ce sont des lieux complètement fermés, et pourtant une famille m’a reçue. C’était des gens adorables et cette rencontre a nuancé mon opinion sur la politique israélienne.

Dans chaque pays, j’ai été accueillie différemment. Au Canada, on m’a souvent prêté la voiture de la famille, donné des clés… Je n’ai jamais été aussi bien accueillie ! Souvent, je remercie ceux qui me logent en cuisinant, je prépare des gâteaux par exemple. Je n’ai eu que des bonnes expériences, sauf une, en Russie, chez quelqu’un qui vivait vraiment dans la saleté… Je pense que le couchsurfing m’a aussi aidée à vaincre ma timidité, à m’ouvrir aux autres. Ça fait vraiment du bien ! »

Texte : Virginie de Rocquigny

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