Les villes musicales dans le monde

Villes musicales d’Afrique

Abidjan, Mindelo, Dakar, le sega, le kwaito, la morna… L’Afrique en musique, c’est par ici !

Dakar (Sénégal)

Dakar (Sénégal)
© Vladimir Zhoga - Shutterstock

Dakar, la vibrante capitale du Sénégal ne s’endort pas dès la nuit venue ! Pour vos sorties, vous avez le Théâtre national Daniel-Sorano, un lieu où se produisent des artistes sénégalais œuvrant dans les domaines de la musique, de la danse et du théâtre.

Mais aussi un beau nombre de clubs permettant de goûter aux saveurs de genres populaires comme le mbalax, dont le grand héros est Youssou N'Dour, lequel possède une adresse nommée, Thiossane, où des groupes jouent notamment cette musique mettant particulièrement en valeur la voix et diverses percussions.

Les épopées chantées des griots ou les instrumentistes experts de la kora font également partie du paysage et d’autres styles encore sont en vigueur, tels que le folk ou le hip-hop, très bien acclimatés ici comme l’ont prouvé respectivement des artistes tels que Ismaël Lô et Didier Awadi.

Côté événements, il y a notamment le Dakar Music Festival qui propose un programme mélangeant concerts et prestations de DJ faisant se croiser musiques traditionnelles et électroniques.

Abidjan (Côte d'Ivoire)

Abidjan (Côte d'Ivoire)
© Roman Yanushevsky - Shutterstock

Ville tentaculaire implantée entre lagune et continent, Abidjan est la capitale économique de la Côte d’Ivoire. Aimant attirant de nombreux Africains de l’ouest, c’est entre autres une plaque tournante pour quantité de musiciens. On ne compte plus les stars des pays environnants qui y ont commencé leur carrière, souvent avant de s’envoler pour Paris.

Des genres locaux tiennent le haut des pistes de danse dans quantité de clubs, bars, maquis (petits restaurants plus ou moins informels), voire dans des lieux en plein air. Le coupé-décalé, ultra dynamique, domine mais n’a pas fait disparaître le zouglou, l’autre style moderne ivoirien.

Le reggae est également très apprécié – Alpha Blondy et Tiken Jah Fakoly viennent de Côte d’Ivoire.

Des festivals sont organisés au cours de l’année, ainsi que des concerts au Palais de la Culture, institution qui propose aussi des spectacles de danse, de théâtre, etc.

Le Caire (Égypte)

Le Caire (Égypte)
Opéra du Caire © efesenko - stock.adobe.com

La capitale de l’Égypte est aussi celle de la culture de ce grand pays riche en traditions, situé entre l’Afrique profonde au sud et le monde arabe au nord.

D’importants compositeurs et interprètes ont émergé au cours du 20e siècle, parmi lesquels figure la diva Oum Kalthoum dont la renommée est toujours vivante, y compris au-delà de sa terre natale. Le musée Kawkab al-Sharq lui est consacré.

Le chaabi de Nubie ou le jeel, cousin du pop raï, ont connu de beaux succès en Égypte où les trouvailles électro ou hip-hop, notamment, ont eu aussi de l’influence parmi les artistes modernistes.

Ça foisonne donc dans cette ville mouvementée qui comprend un opéra où sont données des œuvres occidentales et orientales, ou dans des cabarets, certains proposant des spectacles de « danse du ventre », ou encore des boîtes de nuit.

Le Cap (Afrique du Sud)

Le Cap (Afrique du Sud)
© Rich T Photo - Shutterstock

Riche en musiques traditionnelles issues de ses diverses ethnies, l’Afrique du Sud est également créatrice de styles offrant des perspectives nouvelles à des genres internationaux comme le jazz, le gospel, le rap, le rock ou la house, tandis qu’elle en créée d’inédits tels que le kwaito.

Le Cap, mais aussi Johannesburg, proposent aux mélomanes des salles de concert ou des clubs, ou bien des bars où aller écouter in vivo toutes ces tendances et en découvrir d’inattendues. Quelle que soit l’une ou l’autre, une extrême vitalité est au rendez-vous, l’invitation à la danse étant quasi générale. Et bien entendu, des festivals sont organisés chaque année.

Mindelo (Cap-Vert)

Mindelo (Cap-Vert)
© Lucian Milasan - Shutterstock

Cesária Évora ! La fameuse interprète de chansons de type morna a rendu célèbre l’archipel du Cap-Vert, lequel s’étend au large du Sénégal.

Ancienne colonie portugaise, ce pays a conservé la langue du pays qui l’occupa, de même qu’une forte influence du fado dans cette morna qui distille ce sentiment si particulier qu’est la saudade.

La morna n’est pas le seul style en vigueur à Mindelo (île de São Vicente), ville où vécut la regrettée Cesária et qui propose une belle série de bars, discothèques, ou restaurants dans lesquels règnent les musiques capverdiennes – un carnaval y est organisé chaque année.

Funaná, coladeira ou batuque sont d’autres formes que prennent musiques et danses des îles du Cap-Vert, territoire plutôt aride, comprenant de belles plages, salines et montagnes où l’on randonne volontiers. L’un des sites immanquables du pays est le Pico do Fogo, volcan actif qui en est le point culminant (2 829 m).

Saint-Denis de La Réunion (La Réunion, France)

Saint-Denis de La Réunion (La Réunion, France)
Saint-Denis de La Réunion © Julien - stock.adobe.com

La capitale de l’île de La Réunion est l’une des villes où se déclinent toutes les variétés de musique que recèle ce pays incroyablement riche en la matière.

Des concerts et autres événements tels que des festivals se déroulent également à Saint-Pierre, Saint-Gilles, etc. Bref, partout dans ce département et région français.

Si l’ensemble des genres internationaux trouvent des déclinaisons ici, tels que le reggae, c’est le maloya qui a l’honneur d’être reconnu comme étant celui qui représente le mieux ce territoire. Il figure sur la liste du Patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco.

Percussif, chanté et dansé, il synthétise différentes influences venues d’Afrique, de Madagascar, d’Europe et d’ailleurs encore ! Dans ses formes modernes, il est une source d’inspiration pour des musiciens en tous genres.

L’autre grande musique de l’île est le séga, généralement festif et dansant, qui est répandu dans l’ensemble des îles Mascareignes.

Enfin, des fêtes de tradition européenne, indienne, ou chinoise rythment toute l’année la vie de La Réunion. C’est une occasion de plus d’écouter de la bonne musique !

Zanzibar (Tanzanie)

Zanzibar (Tanzanie)
© mariusltu - Adobe Stock

Zanzibar est à la fois un archipel de l'Océan indien, situé près des côtes continentales de la Tanzanie, et une ville, laquelle est la plus importante de l'île d'Unguja.

Cette cité comprend un centre historique nommé Mji Mkongwe (Stone Town) qui est inscrit au Patrimoine mondial de l'Unesco. Il s’agit d’une médina dont l’architecture séduit quiconque y pénètre.

La singularité de Zanzibar est sa culture, qui mélange des influences arabes, indiennes et africaines. Nommée taarab, sa musique incarne cette fusion. Elle est jouée par des grands orchestres durant des fêtes et des festivals, ainsi que dans divers lieux.

Les pièces interprétées sont en général splendides, portées par des instruments comme le violon, le kanoun, l’oud ou l’harmonium et des voix qui chantent en swahili des paroles souvent caustiques.

L'un des meilleurs endroits de l'île pour écouter ce genre de musique est l'amphithéâtre en plein air à l'intérieur du fort arabe de Stonetown. Des concerts s'y déroulent de temps en temps. Dans une atmosphère plus intimiste, concerts parfois le samedi au Monsoon Restaurant (infos sur place).

Texte : Michel Doussot

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